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500 PREMIERS RÉVISEURSle 10 octobre 2014
Arrivée sous la pluie, un « panneau de fer », des « canalisations rouge sang », une « méchante lumière »… Au bout de moins de deux pages, on aura compris que JM Malet a décidé de rédiger un essai à charge, avec les ficelles, pardon les cordes, habituelles du métier : la cible voyante (entreprise américaine multinationale), la dénonciation des conditions des travailleurs et les allusions ou sous-entendus accusateurs quand sa faible enquête ne lui permet pas d’obtenir d’élément concret.
Ca fait un peu « Candide à l’usine » quand il explique que les chaussures de sécurité sont lourdes et encombrantes (ben oui, elles ont une coque renforcée pour protéger) ou quand il tourne en dérision les consignes de sécurité (ces petites règles tatillonnes peuvent paraitre stupides mais ce sont les petits trucs qui limitent les accidents bêtes, comme de mettre son clignotant).
JM Malet est un peu jeune et un peu ignorant du monde réel. Avant d’aller chez Amazon, il faudrait qu’il aille voir les conditions de travail dans n’importe quel entrepôt, dans une usine d’assemblage, dans une usine de tri des ordures ménagères, à Rungis tous les matins aux aurores, dans un hôpital... Avec un peu plus de maturité et un peu moins de naïveté il aurait pu aboutir à un reportage beaucoup plus percutant et pertinent, pas nous raconter que le travail physique ça fait mal aux muscles, que le travail de nuit c’est fatiguant et que finalement il n’a pas grand-chose à dire parce que pas grand monde a voulu lui parler. Il aurait aussi fallu y passer plus de deux semaines… on est loin des grands journalistes d’investigation.
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le 4 mai 2013
Cela paraît si aberrant qu'un employé puisse faire 25 km de marche par jour? C'est pourtant la triste vérité des nouveaux arrivants que l'on n'hésite pas à faire marcher pendant 7h, tous les jours pendant 2 mois avant de les former à l'emballage des articles. Tout cela avec 2 mini-pauses qui ne sont pas d'ailleurs de 20 minutes mais de 15 (moins les 8 à 10 minutes de déplacement plus la queue aux portiques de sécurité ou TOUS les employés doivent passer systématiquement à chaque pause). C'est effectivement difficile à concevoir et c'est pourtant bien vrai. Comment je le sais? J'y ai moi-même travaillé pendant 2 ans.
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le 11 février 2016
enquête participative intéressante dans la description de cette nouvelle division du travail dans les services liés à Internet. Comme le dit l'auteur il s'agit bien "d'usines logistiques" où l'on produit des colis à la chaine. On le savait déjà le taylo-fordisme se déplace de l'industrie vers les services. Mais Amazon n'est pas le seul: la poste, l'hôtellerie ou la restauration rapide sont concernés depuis longtemps. Le travail y est dur, certes, mais dans beaucoup d'autres secteurs utilisant de la main d'œuvre peu qualifiée aussi. d'ailleurs un des intérimaires dit qu'Amazon c'est moins dur que le bâtiment, et à la différence de l'agriculture ils ont un salaire à la fin du mois. Quant à la destruction créatrice c'est un mouvement perpétuel du capitalisme, dans la destruction des libraires indépendants les centres culturels de grandes surfaces ont aussi leur part. Les centres villes des agglomérations moyennes étaient déjà mort bien avant Amazon.
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le 21 septembre 2015
C'est un livre qui fait réfléchir sur les conditions de travail dans ces grandes sociétés du WEB en 2015 ....
Livre bien écrit ce lit très facilement, je le recommande !
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le 27 novembre 2015
Livre acheté et lu à la demande d'un professeur. Situation paradoxale compte tenu du contenu et du lieu d'achat. Ouvrage intéressant mais un peu manichéen.
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Un mois avant Noël 2012, au moment du plus gros pic d'activité de l'année, le journaliste Jean-Baptiste Malet se fait embaucher comme intérimaire sur la plate-forme Amazon de Montélimar (Drôme). Il estime que c'est le seul moyen de découvrir ce qui se passe réellement dans cet entrepôt géant, grand comme plusieurs terrains de football car Amazon refuse de communiquer avec la presse et interdit même à ses ouvriers de parler à qui que ce soit de leurs conditions de travail. Il va découvrir le travail du picker, qui consiste à parcourir chaque nuit plus de vingt kilomètres pour aller chercher les produits dans les rayonnages, les scanner, les placer dans un chariot et les amener au packer, celui qui pendant ce temps reste six heures debout à emballer les dits objets culturels ou non. Et il va s'apercevoir que c'est un travail épuisant, que les cadences sont infernales, qu'il est perpétuellement surveillé par caméras et ordinateurs et poussé par des leads et des managers à donner le meilleur de lui-même quitte à tomber d'épuisement pour un salaire de misère.
Ce compte-rendu d'infiltration est à la fois édifiant (quel client commandant tranquillement sur Internet s'imagine vraiment ce qu'implique son acte ?) et inquiétant. Le lecteur sent bien qu'Amazon et ses méthodes à l'américaine, c'est à dire cumulant tous les inconvénients des principes de Henry Ford, de Taylor, de MaoTséToung ou de Moon, sans oublier les recherches sur la soumission à l'autorité ou le conditionnement, est une sorte de prototype de l'usine de demain, celle où le travailleur n'a d'autre choix pour survivre que d'accepter d'inhumaines conditions de travail et où le patron joue cyniquement sur l'offre car il sait que sa main d'oeuvre, taillable et corvéable à merci, est parfaitement interchangeable. Pour mieux maintenir les cadences et atteindre les objectifs de production, il fait miroiter au pauvre intérimaire la promesse fallacieuse d'un CDI, lui offre de petits cadeaux et le tympanise largement de sa devise d'entreprise : « Work hard » (travaille dur, ça a au moins le mérite de la franchise), « Have Fun » (Amuse-toi, prends ton pied ! On se demande comment...) et surtout « Make History » (Ecris l'Histoire, là c'est le comble de la forfaiture car seule la multinationale le fait en remodelant au bulldozer tous les circuits de distribution et en renvoyant aux poubelles de l'Histoire les petits ou gros libraires qui ne pourront malheureusement qu'imiter leurs confrères disquaires... Avec la complicité du pouvoir socialiste d'ailleurs. Impôts optimisés (euphémisme), emplois subventionnés (7500 euros payés par nos impôts pour chaque emploi créé avec un Arnaud Montebourg se réjouissant d'une telle aubaine, un comble de sottise !). Il faut absolument lire ce livre ne serait-ce que pour ne pas consommer idiot !
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le 9 décembre 2013
Voici une sélection des comptes rendus d'élèves en 2e année d'informatique à l'Ecole des métiers de Lausanne, placés sous ma responsabilité.

Ludovic Barraud:
"Certes, tout travail mérite salaire et pour cela, il est clair que se fatiguer à la tâche fait partie du contrat. Le travailleur en est conscient lorsqu’il le signe, cependant cela justifie-t-il que l’on traite les employés d’Amazon comme des vaches à lait ? Et tout cela pour n’enrichir que quelques personnes haut placées qui n’ont apparemment aucune mauvaise conscience vis-à-vis des conditions imposées à leurs employés. Se fatiguer au travail est inéluctable, mais le cynisme hiérarchique présent envers le plus bas niveau (intérimaires) me dégoûte.
a été prouvé qu’un salarié heureux ou du moins respecté par ses supérieurs pour le travail qu’il effectue le met dans de meilleures conditions pour accomplir des tâches de qualité supérieure. Mettre tous ces intérimaires en compétition est peut-être facteur d’augmentation de leur production de colis, mais dans le fond cela repose sur des principes malsains qui ne font qu’entretenir de mauvaises relations entre collègues. Et finalement à quoi bon se tuer au travail, sacrifier sa vie sociale et ne même pas pouvoir dépenser son salaire tant l’extrême fatigue physique et mentale est présente à la fin de la journée. Des nouvelles récemment tombées affirment que des campus sont en projet de construction autour de certaines usines d’Amazon, notamment à Seattle. Appartements, restaurants, lieux de détente, tout cela géré par l’enseigne, autrement dit les employés ne sortiraient même plus de l’enceinte de l’entreprise, et ne vivraient que pour Amazon. Le géant des ventes en ligne ne cesse de s’étendre sur le globe, telle une pieuvre dont les tentacules s’allongent indéfiniment, en allant recruter des salariés toujours plus loin de l’entrepôt afin « d’éviter de retomber sur des personnes ayant déjà travaillé pour le groupe ». C’est pour moi une importante régression dans la condition humaine au travail, quand on sait que depuis plus d’un siècle des gens se battent pour avoir des conditions de travail respectables, des syndicats, aujourd’hui à mon avis en totale décadence.

André Frey:
"N’étant pas un grand lecteur j’ai tout de même apprécié lire le livre de Jean-Baptiste Malet nous plongeant très vite dans une ambiance d’infiltration. Intéressant mais par moments très ennuyant. On ressent nettement la routine de ce travail pas forcément dur mais qui requiert de grande capacités physiques et psychiques que les meneurs entretiens d'embauche ne prennent même pas en compte. J’ai d’ailleurs très vite compris le sens des phrases telles qu'«il me faut des gens très motivés » répétées sans cesse lors de l’audition. Du point de vue des postulants conscients des efforts à fournir, on ne peut que ressentir le dévouement et un mélange de haine et de tristesse laissant place à une grande impuissance. Ce livre m’a beaucoup intéressé mais ne changera en aucun cas mes achats sur internet. Nous vivons dans un monde qui se développe à une vitesse impressionnante, et l’avantage de recevoir un colis dans les 24h se transformera obligatoirement en pénibles kilomètres que quelqu’un devra parcourir à pied, mais je pense aussi que certains travailleurs en Asie, voire des enfants, donneraient beaucoup pour un poste à Amazon.

Artan Alimi:
"Que dire de ce livre ? En le lisant, j’ai eu l’impression qu’il avait déjà en tête ce qu’il allait écrire avant même d’être allé travailler chez Amazon. En effet ce journaliste a montré au grand public qu’Amazon fonctionnait comme une usine, avec beaucoup d’heures de travail, du travail de nuit, de la fatigue et peu de pauses; il oublie que beaucoup de personnes ont quasiment les mêmes conditions de travail que chez Amazon, car la production en masse a besoin d’employés. De plus j’ai l’impression que l’auteur n’est jamais sorti de son confortable bureau et n’a jamais dû faire un travail difficile pour pouvoir s’en sortir dans cette société. Mise à part ça, ce livre a dû se vendre bien plus sur Amazon qu'en librairie. En conclusion je dirais que ce livre n’a fait que confirmer ce que je savais déjà et que c’est une personne qui a un travail « facile » qui critique une entreprise qui offre du travail à des personnes non qualifiées, des emplois qui ont aussi bonne condition que les siennes. Bref ce livre et un ramassis d’absurdités écrites par une personne qui ne connaît pas grand-chose à la vie."
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le 8 octobre 2013
mais, travaillant dans la grande distribution, j'invite l'auteur à venir y faire un tour. Il y a bien d'autres lieux de travail ou il faut galoper, subir de nombreuses pressions pour gagner fastidieusement se vie. Je trouve M. Malet un brin naïf sur le monde des "petits travailleurs". Je ne me suis (peut-être malheureusement) pas offusquée en lisant cette histoire, contrairement au désir de son auteur et de la personne qui m'a conseillé cette lecture.
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le 28 septembre 2014
Malgré le fait d'être une très bonne cliente d'Amazon, j'ai été ravie de lire ce livre et de savoir comment sont préparées mes commandes. Pas surprise par ce que j'ai lu, après avoir lu "Toyota, l'Usine du désespoir", celui-ci est dans las même veine, à bon entendeur salut.
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le 13 août 2014
Le marquis parisien découvre la condition ouvrière, découvre que oui c'est dur et fatiguant, et retourne sa surprise en haine de ceux qui l'emploient. Il en dit plus sur lui même que sur ceux dont il parle, assénant au passage une somme impressionnante de clichés sur la vie en entreprise, avec des tentatives de réalisme poétique sur la Province - j'oubliais, Martine découvre aussi Montelimar -.
Barbara Cartland a commis son Germinal.
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