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4,2 sur 5 étoiles10
4,2 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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Dixième opéra de Meyerbeer, et premier a être présenté à Paris, en 1831, Robert le Diable provoqua une telle sensation, un tel engouement, que tous les compositeurs qui suivirent (Bellini, Donizetti, Verdi...) voulurent surfer sur ce succès et composer pour la capitale. N'oublions pas que Wagner créa spécialement pour Paris le ballet d'ouverture de son Tannhäuser... Dans sa très courte interview le metteur en scène Laurent Pelly, nous prouve que même Offenbach, dans ses Contes d'Hoffmann, semble avoir copié le cœur des chevaliers, au premier acte, pour l'adapter au chœur des buveurs dans le cabaret de son Prologue, avec la même insistance sur les bienfaits du bon vin et de la beuverie.
Et puis, Robert le Diable retourna en Enfer, oublié, méprisé, jusqu'à quelques résurrections, notamment au Mai Musical Florentin de 1968, avec Mereghi, Scotto, Christoff et Malagu, mais surtout dans l'éblouissante reprise de l'Opéra de Paris, en 1985, avec Vanzo, Ramey, Anderson et Lagrange, dont un "pirate" circule à travers le monde. Le spectacle du Covent Garden est presque parfait, avec des couleurs et des lumières d'une grande beauté, des costumes appropriés à chaque personnage (on retrouve même les magnifiques robes et hennins des damoiselles du Comte Ory, récemment donné au MET de New York). Les décors sont simples, lisibles, osant même le carton pâte sans le moindre complexe, ou les tours bleues du château d'Isabelle. "Presque parfait" car la fameuse scène du cloitre, au 3ème acte, ressemble plutôt à un dortoir de jeunes filles déglinguées, avec ses grillages au gothique rouillé.
Dans le redoutable rôle de Robert, le jeune ténor Bryan Hymel est stupéfiant : d'abord son français est impeccable, mais son jeu de scène, son implication, utilisant sans hésiter les hauteurs de sa voix, en font un être tourmenté que l'on suit avec attention, sans éprouver le moindre ennui (l'opéra dure plus de 3 heures!). A ses côtés, le Bertram de John Relyea ne lui cède en rien question intelligence, même s'il n'a pas la beauté vocale de Samuel Ramey à Paris en 1985. Marina Poplavskaya (Desdemona à Salzburg) est une Alice toute en pureté, en douceur et en féminité. Dans un rôle plus sacrifié, Patricia Cofi n'a pas l'abattage d'une Sutherland et la voix reste bien ordinaire, mais elle complète un quatuor très équilibré.
Il faut souligner le travail très soigné apporté aux attitudes du choeur dont chaque élément apporte au drame sa sensibilité, que les gros plans de la vidéo nous permettent d'apprécier , et qui sont le fruit d'un grand metteur en scène qui ne se contente pas, comme c'est trop souvent le cas, de faire défiler des potiches qui se dandinent avec la même expression convenue. Ici, tout le monde participe vraiment à l'action, et l'on sera quelque peu surpris de voir les nonnes sortir de leur tombeau, avec la même langueur que les fiancées de Dracula. Pour ne citer qu'un seul exemple, prenons la dernière scène du 5ème acte : à gauche, l'église, extrêmement stylisée (squelettique), à droite, la bouche de L'enfer, près de laquelle se tient Bertram, dans laquelle il veut s'engloutir avec Robert (dont on sait maintenant qu'il est son fils). Celui-ci, au milieu, qui semble avoir accompli l'irréparable, est prêt à céder et à se perdre, mais Alice intervient par la gauche, glissant sur un simple nuage: belle, limpide avec sa robe rouge, sa cape verte et ses cheveux blonds, rappelant à Robert le testament de sa mère qui lui confie que Bertram l'a séduite et perdue. Bien entendu, Robert finira par rejeter son père et retourner à l'église. Dépité, Bertram reprendra son haut-de-forme et sa valise, et quittera les lieux avec un air dédaigneux pour aller chercher, sans doute, quelque autre victime.
Une merveille.
66 commentaires|18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2013
Un DVD extraordinaire pour un chef d'œuvre magnifique!!!
Malgré quelques coupures, c'est à mon avis la plus belle édition de Robert le Diable.
Bryan Hymel magnifique dans le rôle de Robert. Le timbre de sa voix n'est pas très beau, mais par contre son interprétation est superlatif. Patrizia Ciofi magnifique aussi dans le rôle de Isabelle. Quelque fois on a l'impression qu'elle soit un peu fatiguée, mais elle nous donne un portrait de son personnage tout à fait magnifique. Très bien aussi Marina Poplavskaya dans le rôle de Alice. Par contre j'ai trouvé John Releya d'un niveau plus bas par rapport aux autres (surtout d'un point de vue vocale). J'ai trouvé magnifique aussi Jean-François Borras dans le rôle de Raimbaut. J'espère lui écouter prochainement plus souvent dans des rôles plus importants. Mise en scène de Laurent Pelly très intelligent et très efficace. Je pense que c'est son mérite d'avoir des interprètes si engagés dans leur part. Direction de Daniel Oren dans le standard. A conseiller absolument. On espère d'écouter dans les prochains années plus souvent ce magnifique opéra (pourquoi pas à l'Opéra de Paris, où il a été créé?).
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les opéras de Meyerbeer, après avoir brillé tout au long du XIXè siècle, sont peu à peu tombés dans l'oubli. Les causes en sont multiples : la longueur des opéras, le format vocal des personnages, presque impossible à distribuer, la forme même du grand opéra, dénigrée par un XXè siècle en quête d'une plus grande sobriété. Aussi, et surtout, par le personnage même de Meyerbeer, à qui l'on n'a jamais pardonné son insolente réussite : il sera successivement le plus grand compositeur d'opéra italien et le plus grand compositeur d'opéra français, un comble pour un musicien juif allemand.

Pourtant l'écoute de cet enregistrement démontre que non seulement son succès n'était pas usurpé mais que Meyerbeer, et notamment Robert le Diable, a inspiré tout l'opéra du XXè siècle, de Verdi à Wagner, en passant par Gounod, Moussorgski et Offenbach (ce dernier ne se contentant pas de le pasticher). Surtout, les 3 heures 30 de l'opéra passent très vite, grâce à une musique toujours dramatique et remarquablement orchestrée. Si quelques mélodies semblent parfois convenues, les ensembles sont d'une beauté rarement égalée.
Le livret, possède quelques faiblesses, notamment stylistiques : initialement conçu pour être un opéra-comique en trois actes, la transformation en un grand opéra en 5 actes a laissé des traces.

Vocalement, on a ici ce que l'on pouvait faire de mieux face à un tel monument : John Relyea affronte avec courage une tessiture de basse impossible dans le rôle du démon Bertram, même s'il manque d'abattage et de séduction. Patrizia Ciofi est une Isabelle magnifiquement émouvante bien qu'aux aigus parfois durs. Marina Poplavskaya a toute la pureté du rôle d'Alice et ses aigus filés semblent de jamais devoir finir. Jean-François Borras est absolument parfait dans le rôle bouffon de Raimbaut.
Enfin, Brian Hymel est un excellent Robert, qui réussit à chanter (et dicter magnifiquement) d'un bout à l'autre un rôle qui semble être la quadrature du cercle : comment allier une endurance et une puissance wagnériennes à des vocalises donizettiennes ? Seuls les aigus, abondamment sollicités, mais souvent tendus, le prennent en défaut.
Les choeurs et l'orchestre, emmenés par un Daniel Oren qui a fait de Meyerbeer un de ses compositeurs fétiches, sont remarquables.

Hélas, la mise en scène de Laurent Pelly ne rend pas justice à l'oeuvre : si la direction d'acteurs, extrêmement précise, fait mouche, les décors d'un carton-pâte assumé mais souvent risible et les mouvements de groupe stéréotypés relèvent plus de l'opéra bouffe que du grand opéra. Meyerbeer n'est pas Offenbach !

Quoiqu'il en soit, cet enregistrement est un jalon essentiel vers une résurrection de Meyerbeer que l'on attend avec impatience. on murmure même un retour de Meyerbeer à l'Opéra de Paris, lui qui en est absent depuis 30 ans - un comble !
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le 4 octobre 2013
c'est un grand opéra joué avec des costumes d'époque et la musique de meyerbeer est formidable je suis trés satisfait de cet achat michel
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le 19 août 2013
Même si la distribution n'est pas égale à la version de 1985,
cette production est exceptionnellement bonne.
Belle mise en scène, très beaux décors, belle lumière.
Phrasé impeccable des chanteurs.
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le 15 janvier 2014
Mise en scène époustouflantes. Chanteurs parfaits. Mais l'histoire contée par le librettiste peut surprendre les spectateurs. Toutefois qu'ils n'hésitent pas à le regarder et à l'écouter jusqu'au bout, cela en vaut la peine.
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le 5 septembre 2015
J'avais eu la chance d'assister il y a 30 ans à un Robert le Diable à l'opéra de Paris avec Samuel Ramey, June Anderson et Michèle Lagrange.
J'en avais gardé un excellent souvenir: voix et mise en scène sompteuses. June ANDERSON inoubliable.
Patrizia CIOFI, dont je suis pourtant un admirateur, m'a profondément déçu. Sa voix parait fatiguée et elle a toutes les peines du monde à soutenir les aigus.
Quant à la mise en scène je la trouve grotesque.
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le 16 octobre 2015
Je suis déçu par Patrizia Ciofi ; ses grimaces son chant et son acoûtrement ne m'emballent guère ,beaucoup mieux pour les autres , d'autre part le français mal prononcé , c'est très désagréable et puis , et c'est personnel , cette musique ne me fait pas frémir à part peu de beaux airs !
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le 12 avril 2015
A regarder cette vidéo, je peux comprendre l'engouement que suscita cette oeuvre à la création. Les interprètes sont éblouissants tant les voix sont exceptionnelles, de même que l'interprétation de leurs rôles. La mise en scène met en valeur les personnages et c'est tant mieux.
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Meyerbeer ou Major Beer ce qui signifie Très Grand Bière donc Pinte de Bière..

PdB écrit, chante et danse autour de son âtre enfumé : "Gloire à toi Bob, je vais éponger mes dettes"...paske question éponge ça le connait Houblon Man ! Robert van Pochetron vend donc son âme à Minheer Teufel....

Plus tard un Grand Homonyme, L. Robert, dresse un tableau ahurissant (on dirait un bas-relief assyrien traitant de la Chasse à la Lionne-British Museum-) des Grands Royaumes Hittites....La Clé est là donnant accès aux Rites Maçonniques Egyptiens !
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