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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans le coeur des mélomanes, 22 janvier 2014
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claudio Abbado - The Decca Years (Coffret 7 CD) (CD)
A l'heure où le maestro italien a rejoint le monde immatériel, ce 20 janvier, il me semble opportun de ne pas laisser vide de commentaire ce coffret paru il y a quelques mois, à l'occasion de ses quatre fois vingt ans. Les enregistrements regroupés ici sont ceux, parfois peu disponibles ailleurs, effectués pour Decca dans les toutes premières années du chef, entre 1966 et 1970. A l'époque, il vient tout juste de se faire connaître à Salzbourg (à l'invitation de Karajan), et de faire ses premiers pas à La Scala (avant d'en prendre la direction en 1969). Titulaire à Milan, à Londres, à Vienne, à Berlin; Claudio Abbado aura dirigé les meilleurs orchestres du monde, sans jamais se départir d'une qualité artistique hors du commun. Ce coffret des jeunes années (dont le livret contient en outre les textes des parties chantées, ce qui mérite d'être signalé) est la démonstration d'un talent immense qui n'a pas attendu le nombre des années.

Les 7ème et 8ème Symphonies de Beethoven (avec aussi l'Ouverture Prométhée) en sont déjà un éclatant exemple; à la tête du Wiener Philharmoniker (dont il prendra les rênes en 1986) le chef italien imprime à la fois une volonté de renouveau entremêlé de tradition, et un enthousiasme lumineux qui sera l'une de ses signatures musicales. Ces impressions se retrouvent intactes dans le disque consacré à des oeuvres chorales de Brahms (la cantate Rinaldo et le Chant du Destin, avec le New Philharmonia Orchestra), dans lesquelles Abbado ajoute une passion communicative. Avec la voix d'airain de James King et des Ambrosian Chorus absolument splendides, il s'inscrit ainsi en référence dans la discographie peu fournie (nonobstant le style un peu trop opératique du ténor). Luminosité et passion, ce sont aussi les leitmotives de la 1ère Symphonie de Bruckner, à Vienne. On y ajoutera particulièrement une autre caractéristique du chef : la vitalité. Sans complément le disque est assez court (46 minutes), mais néanmoins électrisant.

Les quatre autres CD nous offre Abbado à la tête du London Symphony Orchestra, dont il sera chef principal entre 1979 (jusqu'à sa nomination à la tête du Philharmonique de Berlin en 1989). Les Symphonies n°3 et n°4 de Mendelssohn constituent un répertoire idéal pour le milanais : dans une générosité et une poésie permanente, ce Mendelssohn virevolte en un feu d'artifice sonore. Les enregistrements consacrés à Prokofiev sont une autre réussite (malgré une Symphonie "Classique" peut-être légèrement en retrait). Dans une clarté rythmique exemplaire, c'est au pinceau que Claudio Ababdo dirige la 3ème Symphonie, et des Suites de Ballet "Chout" et "Roméo et Juliette" absolument remarquables. Dans la Sinfonietta de Janacek, et particulièrement dans les "Métamorphoses Symphoniques sur un thème de Weber" de Hindemith, on atteint de véritables sommets, et Abbado y gagne, déjà, ses galons de défenseur de la musique du XXème siècle. Le dernier disque replace Abbado dans un univers emblématique : celui de Giuseppe Verdi, avec un récital regroupant des scènes extraites de Nabucco, Simon Boccanegra, Macbeth et Les Vêpres Siciliennes. Un disque assez court (tout juste 45 minutes), mais avec la voix luxueuse d'un Nicolaï Ghiaurov au sommet, et un Ambrosian Chorus à l'avenant.

La musique de Claudio Abbado, c'est d'abord celle de la vitalité, et du plaisir. Le plaisir hédonique de colorer l'air de véritables images sonores, le plaisir de donner la vie à l'immatérialité, l'art finalement, de laisser voler la musique en liberté. Un art dépourvu de dogmatisme, et saupoudré de pragmatisme, mais surtout un art animé par le souffle constant du contagieux plaisir de jouer ensemble, du vrai plaisir de partager, et aussi du plaisir de transmettre, au public comme aux nouvelles générations, un indéfectible enthousiasme pour cette musique qu'il voulait universelle.

Ce 20 janvier la maladie a vaincu le chef italien. Mais son art, lui, triomphera encore longtemps dans le coeur des mélomanes.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 parfait, 6 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claudio Abbado - The Decca Years (Coffret 7 CD) (CD)
je retrouve les interprétations devenues légendaires pour la plupart, d'un artiste que j'ai suivi depuis 1975 environ. Magnifiques prises de son. à petit prix
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