undrgrnd Toys Avant toi nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Cliquez ici Cliquez ici nav_ss16 Acheter Fire cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

3,7 sur 5 étoiles41
3,7 sur 5 étoiles
Format: DVD|Modifier
Prix:6,13 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Comme tous les films d'Ozon, « Jeune & Jolie » dérange dès ses premiers plans non dénués d'ambiguïté. Sans en avoir l'air, le réalisateur nous plonge immédiatement dans le malaise et l'inexplicable, sans nous dire pourquoi, mais en nous livrant très subtilement tous les éléments qui vont nous permettre de comprendre ensuite l'histoire d'Isabelle, cette jeune fille de 17 ans qui semble trouver sa vocation dans la prostitution via internet.

Il est ainsi question du rythme des saisons, de l'absence d'un père, du manque de confiance d'une mère, de l'admiration d'un frère et plus globalement de l'inexistence de repères face aux infinies possibilités de se perdre qu'offrent les moyens modernes de communication et de mise en relation. Devenue étrangère à elle-même, après sa première expérience amoureuse sur la plage, Isabelle vie sa propre vie avec un regard totalement détaché sur sa propre personne : elle se dédouble en deux personnes, au lieu de passer de l'adolescence à l'âge adulte.

Isabelle, l'adolescente qui vit chez ses parents, et Léa, la jeune fille qui donne rendez-vous dans des hôtels à des hommes plus âgés, cohabitent dans le même corps et passent d'une personnalité à l'autre avec la même facilité qu'il y a à changer de vêtement. Léa est-elle simplement dans l'état d'esprit du poème de Rimbaud qu'elle étudie avec sa classe : « On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans ; Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade. » ? Que cherche-t-elle ? A-t-elle conscience de sa beauté et cherche-t-elle à l'évaluer ? Le regard distant, mais intime, que la caméra d'Ozon pose sur cette histoire n'apporte que peu de réponses, mais il inquiète et fascine jusqu'à ce qu'apparaisse enfin la petite trace d'amour qui semblait absente de tous les actes d'Isabelle.

Les actrices, Marine Vatch, Géraldine Pailhas et Charlotte Rampling sont parfaites. Frédéric Pierrot, dans le rôle du beau-père - inutilement « copain » - est efficace et très étonnant dans son rôle. Si atypique dans le paysage du cinéma français, Ozon fait une nouvelle fois mouche. Seules les chansons de Françoise Hardy qui illustrent le film m'ont laissé cette fois sur ma faim...
0Commentaire|9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 janvier 2015
Pour ce qui est du scénario et de l’analyse de ce film, on se reportera à l’excellent commentaire de l’ami “Kivoaki”, qui est presque complet. J’ajouterai simplement que l’on retrouvera avec plaisir le sympathique Serge Hefez dans le rôle du psy (ça tombe bien) et que la scène finale (avec Chrlotte Rampling) est aussi sobre qu’admirable.Le réalisateur a bien fait de ne pas choisir la fin alternative qui figure dans les scènes coupées!
Les interrogations que suscite ce film sont de deux ordres; la première est : pourquoi Isabelle/Léa se prostitue-t-elle ¿ Elle a bien des raisons de ne pas le faire : milieu bourgeois (elle fréquente le lycée H4), pas de goût particulier pour l’argent, qu’elle entasse d’ailleurs dans une boîte. Pas non plus d’addiction au sexe, pas de carence affective flagrante.
Mais les raisons suivantes peuvent l’emporter : elle est au zénith de son adolescence et la tentation est grande de braver les interdits, de prendre des risques (MST, vol et brutalité de la part de ses clients), de faire irruption dans le monde des adultes, mais aussi de sortir d’un cadre trop normé, d’une existence sans relief, sans objectif et sans ideal. Comme toujours, plusieurs de ces facteurs peuvent se conjuguer pour amener à la transgression.
La seconde interrogation porte justement sur la transgression : en quoi la prostitution est-elle répréhensible ¿ La réponse est évidente dans le cas (hélas général) de prostituées exploitées par des réseaux de type mafieux, qui traitent les femmes comme des esclaves sexuels. L’activité de ces réseaux est, de toute évidence, criminelle.
Mais dans ce cas précis d’une femme qui choisit la prostitution occasionnelle de façon apparemment libre, quelle est la réponse ¿ Certains auront une réaction tautologique du style : “c’est répréhensible, parce que la Société, les Eglises, la Famille, la condamnent”, ce qui ne fait que repousser le problème.
Jésus, cet empêcheur de penser en rond, ne nous aide pas, pour avoir déclaré : “…les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume de Dieu …”, en Matthieu (21, 31). Nos femmes philosophes actuelles sont divisées sur ce sujet ; E. Badinter tolère ce type de prostitution, alors que S. Agacinski le condamne.
Alors, où est le problème ¿ Il peut venir de ce que la personne qui se prostitue, se met en position d’être méprisée par ses clients (c’est un cas fréquent dans le film). Autrement dit, elle est volontairement soumise à autrui, au risque de perdre une partie de sa liberté ou de sa dignité. La Boëtie avait dénoncé en son temps une démarche analogue, dans son “Discours de la servitude volontaire”.
Mais si un commentateur a une idée plus convaincante que le mienne, je suis preneur…
0Commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Isa est une très belle fille de dix-sept ans qui se fait dépuceler en vacances sur la Côte D'Azur par Félix, un jeune éphèbe allemand. En réaction à la rentrée, elle se transforme en Léa, call-girl sophistiquée qui racole sur internet des clients fortunés d'âge mûr. Personne ne se doute de rien jusqu'à ce que Georges, un vieil habitué, décide de mourir dans ses bras et dans une chambre d'hôtel de luxe.

Je ne connais pas tous les films de François Ozon, mais aucun de ceux que j'ai vu ne m'a laissé indifférent: c'est toujours intelligent, esthétique, sensible et toujours un brin provoc. En plus avec "Jeune Et Jolie" on peut se rincer l'oeil en se déculpabilisant grâce à l'alibi culturel.

Ce film n'est absolument pas une étude sur la prostitution des mineurs, mais un portrait très juste d'une jeune fille un peu hors-normes et si l'on y tient, aussi une réflexion sur la sexualité, l'amour, la séduction, vus par les yeux d'une débutante.

L'image est très belle, mais pas esthétisante. Le film se déroule sur quatre saisons, chacune rythmée par une chanson différente d'une célèbre chanteuse-astrologue française. Ce choix n'est pas très hardi, et la BO est ce que j'ai le moins apprécié dans le film.

Les acteurs sont excellents (comme souvent chez Ozon). Marine Vacth (une Laetitia Casta ténébreuse) dans le rôle d'Isabelle-Léa est très bonne, physiquement interpellante et n'en fait pas des caisses "à la Sarah Forestier". Géraldine Pailhas, très naturelle et toujours très belle est une mère très crédible. Frédéric Pierrot en beau-père est toujours juste et touchant tout comme Fantin Ravat dans le rôle du jeune frère. Charlotte Rampling illumine la fin du film de son regard stellaire.

Le film n'a rien de pornographique, les scènes de nu et de sexe sont totalement justifiées et jamais choquantes (dans la mesure où le sexe peut être choquant). Je me demande toujours pourquoi la majorité des films français un peu arty se déroulent dans des milieux friqués et rarement populaires, comme si la richesse du scénario allait de paire avec celle des personnages?

N'ayant pas fait mes études au Lycée Henri IV comme François Ozon, ça doit être un peu pour ça!
0Commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2013
Attention, ce film d'Ozon, même s'il met en scène une ado qui se prostitue, n'est pas un film sur la prostitution, ni sur la prostitution des adolescentes. Si c'était le cas, déjà Ozon l'aurait dit, or il a dit tout le contraire (voir les bonus du film), et surtout il aurait traité cela plus en profondeur, et aurait montré les pires côtés de ce métier. Mais cela n'est pas le cas. Ce qui l'intéresse, c'est CETTE demoiselle, sa solitude, sa difficulté à se trouver elle-même et aussi je pense, à COMMUNIQUER (merci de ne pas y voir un jeu de mots douteux). Il décrit une errance, une perte de soi-même. On est loin, très loin de la volonté de parler d'un métier, ou d'une société.
Et du coup, son film fait mouche. Et partant d'un cas très singulier, touche à quelque chose qui va bien au-delà.
Un film qui reste bien des jours après l'avoir vu.
L'actrice est extraordinaire, belle mais surtout très intéressante. Une belle carrière à l'horizon.
Ozon s'améliore de film en film, cela fait plaisir.
11 commentaire|22 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 mai 2015
C'est du François Ozon et du bon... l'actrice est sublime en tous points et ne manque pas de dévoiler ses charmes et sa faiblesse. Cette dernière nous touche dans ce movie qui n'a rien du film érotique mais qui relève surtout de la délicatesse et de la tendresse qu'une personne voudrait tant recevoir.... grâce à elle, nous percevons à la fois sa détresse mais aussi un manque d'amour qu'elle cherche à combler à tout prix, film à recommander tant il respire la fraîcheur même si le sujet abordé s'avère grave... vous tomberez sous l'emprise de ce métrage et en ressortirez un peu, beaucoup bouleversé ou ému...
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 août 2013
Le thème de la prostitution à l'adolescence est un sujet extrêmement périlleux et François Ozon le traite avec justesse, de manière à la fois crue mais sans vulgarité et surtout sans pathos : il ne s'agit ni des misérables, ni de l'exploitation pédophile, ni d'une banalisation de la prostitution estudiantine, ni d'une mise en accusation ; ici, il ne porte pas de jugements, libre à chacun de s'interroger car vivre n'est pas si simple...

Il met en pleine lumière la terrifiante beauté de l'éveil du désir qui taraude le corps dans le paradoxe du rejet des conventions sociales, ou du projet idéalisé des parents pour leur enfant, et la quête de l'affirmation de soi face à celle du bien et du mal dans une société où les limites sont parfois si floues, face à la nécessité finalement de faire comme tout le monde (il faut y passer). Le film n'est absolument pas manichéen avec les méchants mâles exploiteurs d'un côté et la féminité naïvement pure, fragile et avilie de l'autre. Au contraire, n'adoptant pas une perspective moralisatrice, François Ozon, nous donne à sentir comme une part de nous-mêmes peut avoir de commun avec chacun des personnages dans nos propres moments d'inconscience, ceux de mauvaises consciences ou nos illusions de pleine conscience, que l'on soit adulte ou non et fonction du type de compréhension à laquelle on a accès.

Marine Vacth qui joue Isabelle, est certes jeune et jolie, avec quelque chose entre la belle candeur sensuelle d'une Lætitia Casta et l'intériorité d'une Lou Doyon, mais elle incarne avec beaucoup de pudeur toute la force des pressions pulsionnelles (à décharger), assumées et détachées du lien affectif à autrui dans le port sans attache des relations humaines d'une société industrielle, tout en recherchant la signification du rapport intime, l'authenticité de l'érotisme ("Ne simule pas sois naturelle") et la vérité de l'amour.

Le couple de la famille recomposée n'a rien vu venir, Frédéric Pierrot interprète un beau-père humain à l'intelligence bienveillante qui, comme tout le monde, ferraille avec le trouble de la situation et ses propres incertitudes existentielles, le désarroi de la mère d'Isabelle ...

Un élément fort du scénario est qu'il évite de tomber dans des schémas tout faits, l'obscénité émotionnelle, la pornographie des sentiments, la proposition d'une thèse du type « malaise dans la civilisation », le glauque ...

Bref, un très beau film, une grande comédienne, ... entre autre ...
22 commentaires|29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 décembre 2015
pourquoi une lycéenne vivant dans un milieu bourgeois, n'ayant pas de pb. d'argent, se sentant aimé par sa famille, et n'éprouvant aucun plaisir à faire l'amour avec des clients de passage ou des clients plus ou moins réguliers s'adonne t'elle à la prostitution ? c'est la question de fond de ce film à laquelle je ne suis pas sur de répondre avec précision. Malgré ça, c'est un film prenant, très réaliste, portée par la débutante et très talentueuse Marine Vacth, qui en plus comme le titre du film l'indique est très jolie. François Ozon signe un film bien conçu sur un sujet de société actuel et qui m'a subjugué...
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 novembre 2014
Ce film est bien fait et les acteurs sont parfaits.
Le sujet de la prostitutions chez les jeunes filles est bien traité et montre bien l’attrait de l'argent facile.
A voir
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 janvier 2016
Voilà le genre de film que l'on oublie immédiatement une fois que le mot FIN apparaît à l'écran. Certes, Marine Vacth est jeune et jolie. Mais cela ne suffit pas à sauver le film. Un scénario aberrant et décousu, des dialogues creux, c'est mal joué (ou surjoué). Rien n'est traité sur le fond. Ni les problèmes de l'adolescence, ni la prostitution. Bref, ce film est vide, insignifiant et ennuyeux. Je mets juste une deuxième étoile pour la prestation de Charlotte Rampling dans la scène finale. Voilà une très bonne actrice. Marine Vacth, elle, peut aller se rhabiller.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 octobre 2014
j'ai vu 4 fois le film... revoir encore et encore, s'arreter sur les passages les plus forts.... sensualité, mystère, jeu des regards, musique....
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus