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500 PREMIERS RÉVISEURSle 11 octobre 2013
Le sujet n'est pas facile, tant les caricatures sont grandes sur Pétain et le pétainisme. Marc Ferro est plutôt proche du parti communiste, mais c'est un historien honnête. Cela donne donc un livre très intéressant, un véritable livre d'analyse et de compréhension : ni un portrait à charge, ni une hagiographie.

Marc Ferro réussit à se positionner dans l'esprit des Français de l'époque. Il n'analyse pas l'histoire de façon rétrospective, mais en expliquant pourquoi Pétain a fait telle ou telle action, en fonction des circonstances du moment.

La Première Guerre mondiale et l'action du Maréchal pendant l'entre-deux-guerres sont aussi évoquées.
33 commentaires|21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 octobre 2014
émouvant car l'auteur parle un peu de lui dans cet ouvrage, il a vécu la défaite française en 40 et comme beaucoup est parti lors de l'exode puis a vécu l'occupation comme ses camarades d'école.
il est intéressant d'avoir l'avis d'un spécialiste sur la question de savoir quelles sont les responsabilités de Pétain dans la politique de Vichy notamment sur le recensement puis l'envoi en déportation des juifs étrangers réfugiés puis des juifs français.
Marc Ferro répond aux questions ciblées du journaliste, il aurait d'ailleurs été plus correct de mettre aussi son nom en couverture.
Les réponses sont claires argumentées mais aussi nuancées et cela est nécessaire pour cette période trouble de notre histoire.
En tout cas, c'est un livre intéressant et utile car il actualise la vision qu'ont les historiens de cette époque et notamment sur la responsabilité de chacun lors de la collaboration avec l'occupant nazi.
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L’ouvrage de Marc Ferro intitulé « Pétain les leçons de l’histoire » est la réédition chez Texto d’un ouvrage dont le titre était « Pétain en vérité », l’ouvrage est structuré sous forme de questions/réponses, les questions étant formulées par Serge de Sampigny. Cet ouvrage fait preuve d’une réelle modération et esquisse des réponses aussi complexes que les sujets abordés, on peut dire que le livre est dépourvu des aspects émotionnels et manichéistes qui ont tendance à polluer les ouvrages consacrés à Vichy et au maréchal Pétain, sans pour autant tomber dans l’indulgence.

Marc Ferro rappel à quel point le souvenir du maréchal est resté un élément constitutif de la pensée de l’extrême droite française au travers du GRECE mais aussi du Front National qui y puise toujours une partie de son identité idéologique.

Marc Ferro insiste sur le fait que l’existence de Pétain a été marquée par l’amertume et la gloire : en 1914 on lui fait savoir qu’il ne sera jamais général, et à la fin de l’année 1916 Joffre lui explique que le vainqueur de Verdun est le général Nivelle, et finalement en 1918 Foch et Weygand lui souffle une victoire qu’il souhaitait remporter en franchissant le Rhin et en portant la guerre sur le territoire allemand. En 1935, une campagne de presse tapageuse, cherche à le faire appeler au pouvoir (alors même qu’il est étranger à cet évènement), puis la victoire du front populaire en 1936 met fin à ses illusions. Arrivé au pouvoir en 1940, il voit Pierre Laval se substituer à lui pour appliquer une politique qui est aussi la sienne. Ce qui frappe Marc Ferro, c’est que Pétain, contrairement à nombre d’hommes d’état a toujours eu un questionnement inquiet vis-à-vis de son actions : il expliquera au représentant de la Suisse à Vichy Walter Stucki « j’ai trop cédé, beaucoup trop cédé ». Finalement, réfugié en Suisse, Philippe Pétain fait le choix de rentrer en France pour y répondre de son action, alors même que l’on sait pertinemment que Charles de Gaulle était tout à fait favorable à un exil suisse pour le maréchal. Pour M. Ferro Pétain n’a jamais compris la nature du régime nazi, il n’a jamais compris que le nazisme était foncièrement une idéologie raciste et y voyait seulement les ennemis de toujours « une nation de sauvage ». Ce qui fait que Pétain a toujours cru qu’il était possible de s’entendre avec Hitler, même si à Montoire en octobre 1940 les deux hommes n’ont pas eu grand-chose à se dire…

La perception par les français des actions de Pétain n’ont cessé de se durcir à, mesure que l’on a pris connaissance des fonds d’archives : on a découvert la haine que vouait Pétain aux maquis qui étaient qualifiés de terroristes, même s’il avait une fois ou deux exprimé de la compassion envers les résistants exécutés par les Allemands, en outre on n‘avait pas pris la mesure de ses initiatives d’octobre 1940 sur le statut des juifs. Un des points d’ancrage de la permanence des conflits autour de la personne et de la politique de Pétain résulte d’un armistice en juin 1940 qui paraissait inéluctable et la mise en place d’un nouveau régime qui allait mettre bas les principes de la République… D’ailleurs personne n’imaginait que la politique de collaboration voulue par Philipe Pétain ne conduirait à des violences et à des cruautés : Marc Ferro rappelle que quelques semaines après Montoire le maréchal était accueilli avec enthousiasme par des foules à Marseille, Toulouse : les français étaient donc plutôt reconnaissants et personne n’imaginait que cette collaboration conduirait à une droitisation extrême puis à une sorte de régime autoritaire proto-fasciste.

Un assez long chapitre, très intéressant au demeurant est consacré à Verdun et à l’examen des faits qui peuvent conduire à désigner Pétain comme le vainqueur de cette bataille : sur ce point précis, qui est toujours question à polémique, même si les excellents travaux de Guy Pedroncini « Pétain le Soldat tome1 » ont largement contribué à défaire les mythes et à rétablir le rôle de Pétain, Marc Ferro estime bien que Philippe Pétain est bien le vainqueur de Verdun, car pour la France l’enjeu consistait à empêcher la saignée que les Allemands souhaitaient infliger à l’armée française lors de cette bataille d’attrition : si le coup de boutoir de Nivelle et de Mangin met un coup d’arrêt aux entreprises allemandes, cette victoire a été rendue possible par le soin apporté par Pétain aux conditions de vie des soldats et à l’organisation d’un système de communication performant. Par la suite, concernant la répression des mutineries, Philippe Pétain a souhaité que celle-ci soit impitoyable, mais limitée si bien que sur 40000 mutins identifiés, 554 sont condamnés à mort par les tribunaux, 49 sont exécutés sur ordre des tribunaux et 7 sur ordre direct de Pétain : ce qui laisse penser que la répression a été bénigne. Au demeurant sur l’action de Philippe Pétain un jeune capitaine estime que celui-ci a été le seul stratège de la grande guerre a été Pétain, il s’agit évidemment de Charles de Gaulle…A la suite de la première guerre mondiale Pétain va cumuler un certain nombre de hautes fonctions et nouer une grande amitié avec Charles de Gaulle, dont il devient le protecteur attitré, les relations entre les deux hommes vont s’assombrir suite à une histoire quasiment grotesque de paternité intellectuel sur un ouvrage, d’abord destiné à paraître sous le nom du maréchal, puis publié sous le nom de Charles de Gaulle… Même si les deux hommes conserveront au-delà des aléas une réelle connivence intellectuelle ( cf le remarquable ouvrage de Herbert Lottman, « Pétain de Gaulle : règlement de compte »). On note au passage que le diagnostic portée sur la IIIème république agonisante par Pétain : dépendance trop importante à l’égard des partis politiques avec des tractations malhonnêtes d’arrière cours, sans prise en compte de l’intérêt national ; sera le même que celui porté par son ami/ennemi de Gaulle, ce que le futur fondateur de la Vème république appelle « le régime des partis ». La politique française est marquée en 1934 par quelques journées au cours desquels de soi-disant ligues fascistes auraient tenté de renverser le gouvernement républicain (sur le rôle des Croix de Feu et du Colonel de la Roque, Michel Winock a rétabli la vérité et a montré bien au contraire le légalisme de ce mouvement qui a pu soulever bien des amertumes au sein d’autres mouvements) : mais c’est surtout l’instabilité gouvernementale (trois gouvernements en quelques semaines) et la multiplication des affaires politico-financière qui créent une situation du type « tous pourris » que nous connaissons à nouveau sous notre Vème république bien fatiguée…C’est alors que ce fonde la fameuse idée par réellement neuve d’un sauveur suprême : dans un sondage publié par le Petit Journal, Philippe Pétain arrive en tête des personnes pouvant être un recours ultime et dans ce contexte, Gustave Hervé déclare « c’est Pétain qu’il nous faut ». Pétain adopte une position très modérée puisque lorsqu’il est interrogé sur la question, il indique qu’il faut en France un rassemblement national « car moi je ne fais pas de politique ». Marc Ferro indique clairement que Pétain n’a aucune sympathie pour le fascisme. Finalement il accepte de devenir ambassadeur de France en Espagne, avec confiance, car il connaît Franco depuis la guerre du Rif. En plein « drôle de guerre » (expression absurde s’il en est), Daladier demande à Philipe Pétain d’entrer au gouvernement, cette épisode est bien décrit par Marc Ferro qui démontre bien qu’il n’y point eu de complot contre la République : la débâcle des armées françaises doit tout à l’incompétence ignoble des Gamelin et autres Weygand, mais aussi à celle de tous les généraux qui se sont succédés depuis 1919 et qui ont enfermé la France dans une stratégie défensive concentrées sur des moyens purement statique comme la ligne Maginot ou bien des armements obsolètes ou avec des doctrines d’emploi périmées pour les chars en dépit de la formidable qualité des B1 Bis.

Ferro montre que la nomination de Pétain doit tout à un malentendu dont la faute repose sur Paul Reynaud qui l’a rappelé pour remonter le moral du pays en raison de la faveur dont son nom bénéficie toujours ; de son côté Pétain lors de son départ d’Espagne est sincèrement convaincu qu’on l’appelle pour négocier avec l’Allemagne un armistice… En fait ce sont surtout les évènements qui vont rendre nécessaire la négociation d’une convention d’armistice : Weygand et Pétain avertissent Reynaud du fait que la bataille de Dunkerque est susceptible de sceller définitivement le sort des armées françaises, on doit noter que l’anglophobie de Pétain est très forte. Malgré les offres britanniques d’union franco-anglaise et l’insistance de Churchill pour que la France continue le combat depuis son empire colonial en utilisant sa flotte pour imposer un blocus continental, Pétain est intimement convaincu de la nécessité d’une demande d’armistice, les personnes souhaitant poursuivre la guerre à partir de l’Afrique du Nord comme Paul Reynaud et Charles de Gaulle sont rapidement mis en minorité. Le reste de l’histoire est bien connue, Weygand pleurniche et fait une crise de nerf… (Sans compter les intrigues d’Hélène de Portes la maîtresse de Paul Reynaud qui est opposée à la poursuite des combats…). On peut rappeler comme le fait M. Ferro que l’opinion de Churchill n’était pas du tout négative concernant l’armistice négocié par la France : « cette armistice est le meilleur possible », et en 1944 il continuera à affirmer que « l’armistice nous a sauvés parce que les Allemands n’ont pas voulu tout de suite occuper l’Afrique du Nord, ce qu’ils prévoyaient puisque leurs troupes étaient descendues jusqu’à Bayonne ».

Marc Ferro consacre un assez long chapitre à la révolution nationale et à son slogan « travail famille patrie » qui est le véritable « enfant » du maréchal, ce qui peut paraître d’autant plus paradoxal pour un homme n’ayant aucune expérience du monde de travail, sans enfant, séducteur impénitent marié à une divorcée… Pour autant M. Ferro se montre implacable sur le fait que l’analyse du régime de Vichy met peut d’accent sur l’occupant qui était bien le moteur négatif de la politique de collaboration, et le grand historien de dire « je cherche encore les études sur les Allemands eux-mêmes et sur leur comportement et leurs crimes en zone occupée puis en zone libre après novembre 1942 », il nuance son propos en indiquant que son travail d’historien grâce à l’accès aux fonds des archives nationales ainsi qu’aux archives des Etats-Unis et du Canada, la connivence du régime de Vichy avec les nazis le conduit « à porter un jugement beaucoup plus sévère encore » ( page 148).
L’analyse de l’ambiguïté de la collaboration et de son contrepoids théorique le double jeu est sans doute le passage le plus important de l’ouvrage avec une étude tout en nuance et en finesse. Marc Ferro indique que le contexte politique et géopolitique dans lequel a été négocié l’armistice était celui d’une situation où il paraissait évident (sauf pour de Gaulle qui appréhendez mieux l’aspect mondial du conflit) que la Grande-Bretagne allait elle aussi être contrainte de négocier un armistice qui conduirait à une pax Germania en Europe. Or le déroulement de l’histoire fut différent : Marc Ferro distingue plusieurs périodes, la première va de la signature de l’armistice à octobre 1940 et révèle un retournement des alliances ; la deuxième commence avec le renvoi de Laval et la nomination de Darlan fin décembre 1940 et pose la question du « double jeu ». La troisième période débute avec l’envahissement de la zone non occupée par les Allemands suite à l’opération Torch en Afrique du Nord le 08 novembre 1942 et montre que la collaboration est devenue un élément clef de la survie du régime de Vichy. Tout cela est très complexe, Pétain est persuadé qu’une rencontre entre deux anciens combattants de14-18, lui et Hitler est de nature à faciliter les choses… De son côté Laval s’inscrit dans la poursuite d’une tradition pacifiste débilitante destinée à assurer à la France la meilleure place possible au côté de l’Allemagne et s’efforce de tirer à lui la couverture des préparatifs de la rencontre de Montoire : Pétain fulmine et dès lors vous une haine tenace envers un homme qui veut le déposséder de sa propre politique. Contrairement à beaucoup de récit de mythos la rencontre entre le maréchal et Hitler est très froide : Pétain accepte avec gratitude l’offre de la collaboration qui lui est faite, une manière habile de dire qu’il n’est point le demandeur, et attend en échange une compensation économique. Pétain juge durement le Führer qu’il considère comme « un rien du tout » alors que Laval est enchanté par un vainqueur qui accepte une politique de collaboration… Le 30 octobre 1940 Pétain procède à un message radiodiffusé indiquant « qu’il entre dans la collaboration », ajoutant « c’est moi seul que l’histoire jugera » : certes ces paroles excluent de facto Laval, mais surtout Pétain estime bien que quoi qu’il advienne le résultat lui sera attribué…. Le renvoi de Laval le 13 décembre 1940 peut être interprété comme un rejet de la collaboration et c’est justement à ce moment que nait l’idée d’un double jeu. Cette théorie du double jeu prend appui sur des signes adressés par la maréchal Pétain à des diplomates anglo-saxons et notamment dès décembre 1940 à l’ambassadeur du canada, Pierre Dupuy mandaté par Lord Halifax, au cours de la conversation le maréchal déclare « Ah, si de Gaulle au lieu d’attaquer Dakar avait fait quelque chose contre les italiens ! ». Les signes les plus importants sont envoyés aux Américains, qui détestent particulièrement Charles de Gaulle et qui dépêchent à Vichy un ambassadeur de haut niveau en la personne de l’amiral Leahy : Roosevelt était persuadé qu’il était possible de négocier avec Philippe Pétain et de s’entendre avec lui, probablement dans la perspective d’un débarquement en Afrique du Nord (en revanche, M Ferro rejet fermement la mission Rougier comme étant un contrepoids à l’entrevue de Montoire : et toute l’historiographie moderne lui donne raison sur ce point).

En 1942, Churchill au mois de juin estime toujours nécessaire de ménager Pétain, alors même qu’Anthony Eden pense qu’il faut rompre avec lui. En outre, sous Darlan la collaboration avec les Allemands va aller plus loin encore pour atteindre même le domaine militaire… A l’été 1941, le régime de Vichy est confronté à une Allemagne en apparence surpuissante, que rien ne paraît pouvoir arrêter en URSS, Pétain se dit alors prêt à reconnaître publiquement Hitler comme chef de l’Europe… Sans compter que le maréchal à accepter de prononcer un discours en l’honneur de la légion des volontaires français qui vont aller combattre les soviétiques, et qu’a aucun moment il n’affiche son désaccord avec la politique de Pierre Pucheu qui accepte de désigner des otages destinés à être fusillés par les Allemands. Concernant le débarquement de 1942, les Allemands sont informés du déroulement prochain d’un tel évènement mais ne sont pas en mesure de le situer et dans ce contexte, Benoist-Méchin propose à Laval de monter une alliance militaire avec les Allemands à Laval, qui est furieux, il demande alors l’avis de Pétain qui accepte le principe d’une telle alliance : comme le note M. Ferro, l’historien Philippe Burrin estime qu’il s’agit pour Vichy d’une tentative de prendre pied en zone occupée. En fait, les Américains attendent beaucoup du maréchal pour le débarquement du 8 novembre 1942 et lui adressent un message qui vise à faire collaborer les délégations locales de Vichy en Afrique du Nord et donc explicitement, le message reconnaît la légitimité de Pétain… Malheureusement l’affaire sombre dans un terrible imbroglio, avec ordres et contre-ordres de l’amiral Darlan et de Philippe Pétain : les anglo-saxons ne parviennent pas à faire partir le maréchal pour Alger (même si son entourage pèse fortement en faveur de cette initiative) et sont obligés de négocier directement avec Darlan (le fameux Darlan Deal).

En France la situation est critique pour le régime de Vichy, les Allemands envahissent la zone non occupée le 12 novembre 1942. On peut dire que c’est la fin des capacités manœuvrière de Pétain : - plus de zone non occupée ; - plus d’empire, puisque ce dernier est fractionné entre les anglo-saxons, la dissidence gaullienne, une partie sous le contrôle de Darlan et une autre sous le contrôle de l’amiral Esteva ; last but not least la flotte se saborde le 17 novembre 1942. La déconfiture de Pétain est total, et toute la période qui suit consiste en sa mise à l’écart et la concentration des pouvoirs entre les mains de Laval et l’entrée de ministre pro-allemands au gouvernement (Pétain refusera de signer la nomination de Marcel Déat). On doit noter que Pétain va condamner les massacres de Tulle et d’Oradour en 1944 en convoquant Renthe-Fink. Philippe Pétain va tenter une ultime manœuvre après le débarquement de Normandie par l’intermédiaire de l’amiral Auphan pour prendre contact avec le haut commandement allié et le général de Gaulle : Auphan est éconduit par de Gaulle. Enfin, ultime avanie, Pétain est kidnappé par les Allemands pour l’amener en exil avec le fameux épisode de Sigmaringen, sur lequel Jean-Paul Cointet a rédigé un petit bijou paru dans la collection Tempus… Le procès de Pétain sera le dernier acte d’une tragédie franco-française ou de Gaulle ne pouvait être légitime que si Pétain ne l’était pas…
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le 30 décembre 2014
Pas de partis pris, mais certains aspects auraient pu etre plus fouillés, l'auteur tout en restant objectif elude un peu les derniers jours
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le 22 juin 2014
livre complet et original qui permet une nouvelle vision de ce personnage complexe. Bon travail de recherche et de restitution
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le 2 décembre 2015
je n'ai pas encore lu ce livre mais j'ai lu du même auteur "PÉTAIN" et j'ai été très impressionné. >L'histoire du maréchal est très complexe à analyser et bien malin celui qui en tirera un jugement objectif et ...pertinent. La dernière guerre est par elle -même très complexe dans son histoire. Pour faire court j'ai tendance à porter sur le Maréchal un jugement de mansuétude; il était très âgé et mesurait-il vraiment la portée de ses décisions obsédé par le souci de faire don de sa vie à la France et d'éviter le pire aux Français (donc on pourrait supposer que les Français ont échappé au pire) La grâce accordée par le Général de Gaulle est à mettre à son crédit et cela m'a impressionné de la part du Général même s'il a refusé par la suite une messe. J'avais 8 ans à la fin de la guerre et à l'école catholique où j'étais on chantait "Maréchal nous voilà"; ben oui désolé, à cinq ans on n'est qu'un môme et je dois dire qu'à cette époque on ne voyait pas du tout les choses comme aujourd'hui; un de mes frères a été dans les FFI, un autre plus jeune a failli être embarqué à sa place et je peux dire que pendant cette période ma mère a tremblé jour et nuit pour ses enfants.
Pétain , essayons de ne pas trop l'accabler.
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