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Ken Kesey (1935-2001), né Kenneth Elton Kesey, est un écrivain américain. Il a écrit Vol au-dessus d'un nid de coucou (1962) même si le film de Milos Forman en 1975 avec Jack Nicholson a certainement eu plus de retentissement. À côté de son activité d'écrivain, Ken Kesey, avec son groupe communautaire les Merry Pranksters, est aussi l'un des inspirateurs les plus importants du mouvement psychédélique des années 1960. Son second roman, Et quelquefois j’ai comme une grande idée, paru en 1963 vient seulement d’être traduit en français.
L’histoire se déroule dans une petite ville fictive de l’Oregon, bâtie le long d’une rivière et suit l’évolution d’une famille de bûcherons, les Stamper. Après une baisse du besoin de main-d’œuvre dans la région causée par l’arrivée des tronçonneuses, les travailleurs syndiqués de la ville entament une grève pour réclamer le maintien de leur salaire malgré moins d’heures de travail. De leur côté les Stamper qui possèdent et gèrent une entreprise non syndiquée, décident de secrètement continuer le travail et de fournir à la scierie tout le bois qu’elle aurait normalement dû recevoir de la ville si la grève n’avait pas été entamée.
Les principaux acteurs du drame qui va se jouer ici sont Henry Stamper, le patriarche à grande gueule, Hank le fils et Viv sa femme ainsi que Lee, demi-frère cadet revenu de New York où il faisait ses études, officiellement à la demande de Hank qui a besoin d’une aide temporaire pour gérer l’entreprise mais qui compte sur cette occasion pour se venger de lui car « il était à bien des égards l’archétype du genre d’homme que je considérais comme le plus dangereux pour mon monde à moi, et cela justifiait déjà amplement que je cherche à le détruire. »
Que les choses soient tout de suite claires pour un éventuel futur lecteur, c’est un très bon roman mais s’y attaquer, ou se le colleter plutôt, sera un exercice aussi physique qu’intellectuel. Le bouquin fait huit cent pages et pèse un âne mort ! Peu de chapitres et quasiment pas de paragraphes, le texte est d’une densité asphyxiante qu’on ne rencontre que rarement. Les digressions sont nombreuses, on passe d’un personnage à un autre sans crier gare, l’un peu se nommer Joe, Joe Ben ou encore Joby selon les passages mais ce sera le même, des bribes de pensées des acteurs sont incluses dans le texte en italiques, un bout de dialogue de l’un répond à une situation décalée passée, mais tout se tient ! Il y a des scènes rêvées ou remémorées et l’écriture de Kesey ne lambine pas en chemin, ça pulse, ça speed, d’ailleurs parfois on croit y deviner des traces d’amphétamines. La construction du roman donne le tournis, on hésite entre abandon peu glorieux et admiration totale. Le lecteur se retrouve dans la position inconfortable de ces bûcherons héros du roman, conduisant les grumes le long du cours du fleuve, quand le train de troncs file et que vous devez garder l’équilibre au risque d’y laisser votre peau.
J’avoue avoir été déconcerté souvent, perdu quelquefois mais aussi sous le charme de séquences éblouissantes (la rencontre entre Hank et Viv ; Hank au chevet de son cousin Joe, coincé et condamné sous une grume). Ce n’est pas un roman, c’est un bouquin monstrueux aux tentacules innombrables. Le trop est l’ennemi du bien, dit un dicton populaire, ici nous sommes à l’extrême limite et vous passerez d’un sentiment à l’autre au fil de votre lecture. J’ai lu des critiques évoquant Steinbeck ou Faulkner, il y a effectivement du premier le roman prolétarien et l’exploitation d’une certaine misère, et du second l’expiation, mais je crois plus simplement qu’il y a un style Ken Kesey et qu’il se suffit à lui-même.
Je ne sais pas à quel public est destiné cet ouvrage car il faudra d’abord avoir le courage de s’y atteler et ensuite la force et l’endurance pour aller jusqu’au bout de sa lecture. Mais sachez que ceux qui en seront venus à bout en sortiront grandis. Alors, qui veut s’engager sur la rivière sans retour ?

« Ainsi conférais-je avec la lune tandis qu’octobre touchait à sa fin. Trois semaines après avoir quitté New York, ma valise remplie de certitudes. Trois semaines après avoir infiltré le château Stamper, de vagues projets de vengeance mijotant au fond de ma tête, trois semaines de supplices physiques et de volonté veule, et pourtant ma vengeance ne faisait encore que mijoter. A peine, d’ailleurs. En fait, elle avait considérablement tiédi. Pour dire les choses franchement, elle était presque congelée dans un coin de ma mémoire : dans les trois semaines qui avaient suivi mon vœu de faire tomber Hank de son piédestal, mes intentions s’étaient refroidies et mon cœur réchauffé, toute une famille de mites avait élu domicile dans ma valise et mangé mes pantalons en même temps que mes certitudes. »
44 commentaires| 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 décembre 2013
Alors, bien sûr, il y a le style, l'écriture.
C'est d'ailleurs ce qui frappe au début, cette écriture torrentielle à plusieurs voix simultanées.
Nous sommes dans l'intimité des pensées de chacun des personnages, impliqués, imbriqués dans toute action et toute intention de chacun d'eux (homme ou animal).
Effectivement, dans un seul et même paragraphe, parfois même dans une même phrase, on se retrouve lecteur d'une polyphonie de personnages, comme une vision panoramique.
Ou comme une illustration des multiples portes de la perception chers à Ken Kesey et aux Merry Pranksters.
Ce qui permet de ne pas se fier à une vérité, de saisir toute la complexité des individus.
Une virtuosité vertigineuse, et aussi, un lyrisme étourdissant, des références shakespeariennes.
De plus, pour un amateur de country, de folksong traditionnels, quelles références!
Mais en rester à ce stade, ce serait tellement réducteur.

Il y a aussi, la nature (magnifique et sauvage Oregon, le vol des oies du Canada, la rivière qui bouffe tout sur son passage, berges et maisons, la moiteur du climat qui gangrène les corps) l'Histoire (les pionniers de la conquête de l'Ouest, le mépris pour les Indiens, le retour de la guerre de Corée), le caractère des personnages (bûcherons, commerçants, tenancier de bistrot, musiciens, syndicalistes, pute...) l'histoire familiale, le poids du passé qui s'impose, les non-dits, les rancœurs, les jalousies, les vengeances à assouvir, l'amour sans les mots qu'il faudrait pour le dire, le monde qui change, l'individualisme du rêve Américain qui cède la place au sociétal, au syndicalisme, la bombe atomique qui est une réalité...
Faire gaffe.

La famille Stamper, avec le patriarche Henri, « gueulard » et dur au mal, les fils Hank le « cogneur » et Lee « l'intellectuel », le neveu Joe Ben « le défiguré »
Une hiérarchie stricte, chacun a sa place, chacun à sa place.
Le noyau dur.
et les autres Stamper.
Tu as raison, Viv, il faut remonter très loin pour comprendre.
Une histoire virile, d'hommes bourrés de testostérone où les femmes ne sont parfois qu'un enjeu, un trophée voire un moyen d'arriver à ses fins (Myra, Viv)
Faire gaffe.

Une famille et une terrible vengeance à assouvir.
Seuls, mais unis contre les autres, contre le changement des règles.
Ne rien lâcher.

L'inexorable avancée de ce qui est inéluctable.
Les forts n'ont pas le droit à la moindre faiblesse, toujours ils doivent être forts, ils ne peuvent faire semblant.
Le fleuve et l'érosion.
Ne rien lâcher.

On entend les hurlements, on y ressent dans son propre corps la haine, la force, la violence, les corps et les cœurs fracassés.
On y avance sans pouvoir éviter les dégâts collatéraux.
Ne rien lâcher.

Il est impossible, je m'en rend compte, de parler de ce livre, je n'ai pas ce talent-là non plus.
Pour reprendre la phrase d'un libraire:
« J'ai mis 60 pages pour entrer, je vais peut-être mettre 60 ans pour en sortir »

« You're either on the bus, or you're off the bus »
Quel beau travail d'éditeur, quel boulot de traducteur.
Merci, encore cette fois, Monsieur Toussaint Louverture, le résultat est bien là.
Fort !
0Commentaire| 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Voilà certainement un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. Le lecteur occasionnel sera vite submergé par la tâche qui l'attend et qui consiste à venir à bout de ces 800 pages en suivant le rythme saccadé des crues et décrues de la Wakonda, tantôt difficilement, comme à travers l'épais feuillage d'une jungle, tantôt allègrement, le sourire aux lèvres sur un chemin de campagne. Ce roman vous emporte, vous assomme, vous exténue, exactement comme cette irrémédiable rivière épuisante et infatigable qui grignote ses berges et ses rives la nuit venue. On est en plein dans la grande littérature américaine, celle de Thoreau et de Mark Twain, la nature sauvage étant le grand personnage principal auxquels les véritables personnages font sans arrêt allusion. Le procédé narratif est effectivement d'une grande originalité mais ne gâche rien, car les points de vue s'entrecroisent, parfois même dans la même phrase, si bien qu'on a toujours l'impression que quelque chose va se produire, et il se produit toujours quelque chose avec ces personnages hauts en couleur, ces hillbillies de l'Ouest américain. Après 100 jours de solitude, on en ressort exsangue avec l'impression d'avoir vécu une aventure, d'avoir traversé un chef-d'oeuvre et il ne vous reste plus qu'une envie : découvrir le film tiré de cette oeuvre avec Henry Fonda et Paul Newman (Sometimes A Great Notion qui est le titre original du roman, Le clan des irréductibles en français). Un grand merci à Dominique Bordes de la maison d'édition Monsieur Toussaint Louverture pour avoir permis aux lecteurs français de découvrir ce grand roman 50 ans après sa parution aux Etats-Unis.
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le 11 décembre 2013
C'est un grand, très grand livre. J'ai entendu bcp de critiques (à l'émission "le masque et la plume" : mais je crois, comme il s'agit d'un TRES gros livre (800 pages), que les critiques ne l'avaient pas vraiment lu !). Or c'est un livre qu'on ne peut pas "parcourir" : il faut y avancer lentement et surement, en construisant les strates que l'auteur nous livre peu à peu pour saisir l'ensemble. Car c'est un livre très touffu (les différents protagonistes "parlent" souvent en même temps ...). De toutes ces voix mêlées, peu à peu, émerge une atmosphère prenante, un rendu formidable de la vie (actuelle) des bûcherons de l'Orégon, de leur mentalité, une force magnifique (en fait une histoire de survie dasn un décors et un environnment social très particulier). Derrière le drame qui se noue peu à peu (le "héros" est le briseur de la grève qu'ont entamée ceux de cette petite ville, toute entière tournée vers la forêt et le scierie), se superpose une autre histoire forte, celle de la rivalité âcre et dure de deux frères qui se retrouvent après avoir suivi des parcours différents. Quand on a fini ce livre, on regrette de quitter cet univers dasn lequel on a été immergé, et l'on reste marqué par la vie et la psychologie des personnages (les deux frères).
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le 9 février 2016
Cette histoire est prenante: la lutte entre les 2 frères au milieu des problèmes de grève, de passion amoureuse, d'histoire familiale, de description de la faune locale, de météo et du milieu du bucheronnage... Ouf !
Ce qui m'a gêné, surtout, ce sont tous ces moments où un des personnages se met à penser en même temps qu'il se passe quelque chose. Et, parfois, sur une seule page, il y a 3 personnages différents qui révèlent leurs pensées. J'ai eu, à certains moments, du mal à saisir tout de suite de quel personnage il s'agissait !
Sinon, dans l'ensemble, un livre agréable à lire, une histoire intéressante.
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le 22 avril 2014
Je me range du côté de ceux qui ont adoré. C'est une incroyable expérience inouïe de lecture, éprouvante, dure à initier, mais une fois bien arrimé on se retrouve embarqué dans un tourbillon de phrases, de pensées et de personnages tellement jouissifs que l'on regrette profondément d'arriver à la fin des 800 pages. Ok c'est un peu ardu par moment à suivre, de part le style et la construction complètement décousus, mais une fois rentré dans l'univers de Kesey les briques du puzzle s'assemblent de plus en plus intensifiant quasiment jusqu'à la rupture la dramatique du roman. Au vu du français utilisé, la traduction a certainement été une épreuve, mais est à mon sens à souligner pour sa qualité. Elle participe largement au plaisir que j'ai ressenti à la lecture. C'est dépaysant, original, touchant et même marrant par moment. Tout ça dans un roman qui vaut vraiment le coup de s'accrocher. Un sentiment d'assouvissement et de satisfaction est garanti au bout comme une récompense et même un peu de tristesse de devoir le quitter.
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Plusieurs voix roulent comme des cailloux, comme des vagues, comme des troncs d'arbre dans une rivière en tourmente. Une rivière, un fleuve rugissant sa colère contre les hommes. Presque 800 pages et un effort pour rentrer dans le roman, dans la règle du jeu de narration. Une voix qui cède sa place à une autre, puis une autre, un flot de voix pour un chant de la terre et des hommes. Une grève, des hommes en colère, des briseurs de grève, des hommes libres peu respectueux d'une nature qu'ils veulent dompter, une famille un peu folle, un peu incestueuse, des amours en déroute, en folie, tout ça dans un torrent impétueux de mots. Mais une fois qu'on est entré dans le jeu, impossible de lâcher le bouquin, on veut savoir ce qu'il va advenir de ces hommes là. On veut savoir comment l'auteur va s'en sortir avec cette partition impossible qui mêle toutes les voix. Mais on parvient à reconstruire le puzzle. On est à l'intérieur des cerveaux de chacun et on voit les choses autrement. On change de perspective sans arrêt. Un roman puissant, pas facile à lire, mais la technique d'écriture fiévreuse est admirable et tient la route. A lire pour les grands lecteurs. Ou ceux qui veulent s'investir dans une aventure d'écriture. De quoi prendre un grand bain de nature et une découverte d'une région sauvage.
33 commentaires| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les Stampers, bûcherons de père en fils, sont des gens durs à la tâche. Mais depuis qu'ils ont ignoré l'avis de grève déposé par les syndicaliste, les ennuis pleuvent. Les choses s'aggravent un peu plus quand le petit dernier de la famille rentre de l'université après un parcours chaotique avec de surcroît un projet de vengeance. Ken Kesey nous propose avec ce "Et quelquefois j'ai comme une grande idée" un roman faulkenerien un peu fou à la narration musclée et tonique qui emporte le lecteur dans le torrent de son récit. Très réussi grâce aussi à une excellente traduction.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE.COM)
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le 7 septembre 2014
Ne vous laissez pas rebuter par la taille de ce livre. ce torrent de mots à la structure narrative si particulière vaut le détour.
Considéré depuis longtemps aux Etats-Unis comme un très grand classique, à juste raison. La traduction nous donne le plaisir d'en profiter en français.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
« Et quelque fois j'ai comme une grande idée » est un roman-fleuve ou même plus exactement un roman-rivière. Malgré les grands espaces de l'Oregon, ce n'est pourtant pas vraiment un roman d'aventures, à moins que l'on ne considère les aventures intérieures et littéraires qu'il propose. Le lecteur suit sur presque 800 pages le cours ininterrompu des pensées et paroles des personnages. La narration s'attarde bien sûr sur les personnages principaux, en particulier Hank et Lee Stamper, mais opère également cycliquement un tour d'horizon des personnages plus ou moins secondaires. L'histoire est difficile à résumer et résumer l'histoire ne suffirait pas de toutes manières pas à rendre compte de l'entreprise du livre. Je dirai tout de même que la notion d'affrontement y est au centre : affrontement des bûcherons et de la Nature, des grévistes et non-grévistes et de deux demi-frères qui ont beaucoup de comptes à régler. Quand l'affrontement devient acharnement, la tragédie affleure mais l'absence de renoncement démontre néanmoins une force inaltérable, finalement presque plus importante qu'une réelle victoire.

Il faut avouer que la lecture de ce roman est exigeante. Les 800 pages pourront paraître interminables. Mais si le lecteur est prêt à se laisser emporter par le cours de la rivière, il découvrira la prouesse incroyable de l'auteur : dans un style halluciné et avec une précision extrême, il mène au coeur des êtres et de leur univers sauvage. Il suit les méandres de l'âme, retranscrit avec beaucoup de réalisme les particularismes (langage, comportement, valeurs,...), instille une ironie qui met le désespoir temporairement à distance et incarne la Nature avec une poésie inédite.
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