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5.0 étoiles sur 5 Génial ! Le grand retour du chamane du piano !, 29 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Icon - Witold Malcuzynski (CD)
J’ai eu la chance d’entendre en concert les plus grands pianistes du XX siècle tels que Rubinstein, Horovitz, Horszowski, Arrau, Bella Davidovitch, Magda Tagliaferro, Samson François,, Benedetti-Michelangeli, Gulda, Serkin, Richter, Gilels, Ashkenazy, Ogdon, Pollini, Argerich, Cecile Licad, Zimerman, Perrahia, Anderszewski. Mais personne ne m’a laissé une telle impression, et à plusieurs reprises, que Witold Malcuzynski. C’était un pianiste charismatique ! Sans doute pas par hasard, car en tant que grand romantique, il a été le digne héritier de Paderewski dont il fut le dernier élève. Quel était le secret de ces grands maîtres du piano ? Eh bien, avec eux on entrait dans la sphère de l’Esprit et pas seulement celle d’une technique d’exécution comme chez nombre de pianistes actuels. Ces artistes savaient que « l’art vient de la religion comme un enfant envoyé à la promenade », qu’il y a « dans la musique la pensée comme la foudre dans la nue » et que « les sons révèlent des idées » comme l’écrivait l’un des génies de la Pologne, le poète Cyprian Norwid. Chaque récital de Malcuzynski vous mettait en transe. Il avait le don d’infuser dans la musique une ardeur, une passion, un feu inextinguible et à la fois une tension de la pensée, de la philosophie musicale. Ses interprétations de l’Appassionata, de la Sonate en si bémol mineur de Liszt, du Prélude, choral et fugue de Franck, du 3e Concerto et des Préludes de Rachmaninov, des Etudes de Scriabine, de la splendide Etude en si bémol mineur de Szymanowski sont magiques, métaphysiques, elles transportent l’auditeur dans une autre dimension… Et Chopin ? C’était là sa spécialité. Il semble qu’il soit ici très proche des intentions du grand Frédéric. Très viril et noble et à la fois visionnaire rempli d’un lyrisme dramatique. Personne (à part Rubinstein) n’a su faire surgir tout le « sarmatisme » de ses polonaises, c’est-à-dire ce caractère particulier des anciens Polonais fait d’héroïsme, de force, de grandeur, de noblesse, de fantaisie, de panache et de pensée positive… (Norwid comparait la polonaise à l’épopée grecque !). C’est pourquoi on a pu lire ce qu’écrivait un Croate sur Youtube à propos de cette musique : « Seule la Pologne ait pu donner Chopin ».
Une remarque cependant : le coffret Malcuzynski pourrait être encore plus spectaculaire s’il contenait des enregistrements effectués en Pologne avec l’Orchestre National de Varsovie sous la baguette du grand Witold Rowicki, le « Karajan polonais » (Chopin, Rachmaninov, Tchaïkovski, Brahms). Il y manque aussi les deux études de Chopin dont l’époustouflante « Révolutionnaire », la Chaconne de Bach/Busoni, la Rhapsodie en sol mineur de Brahms et les Variations en si bémol mineur op. 3 de Szymanowski. Espérons que la firme polonaise Polskie Nagrania va sortir elle aussi un coffret Malcuzynski pour le centenaire de sa naissance en 2014. Je l’ai entendu jouer merveilleusement la VIIe Sonate de Prokofiev à Varsovie, mais a-t-elle été enregistrée ?
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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Michel-Ange du piano...l'incarnation de la sublime perfection. Prodigieux !, 8 octobre 2013
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L' AIGLE (Paris France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Icon - Witold Malcuzynski (CD)
De sa haute stature et de ses mains puissantes, le Michel-Ange du piano sculptant dans le marbre de l'ivoire, gravant dans le cuivre rougeoyant et coulant dans les bronzes pérennes les architectures flamboyantes des universels Chopin, Liszt, Tchaïkovski, Rachmaninov, Brahms et Franck... dans la profonde clarté du scintillement sonore d'une nuit étoilé et ... sans brume ! Pas de notes noyées dans la pédale, visibilité absolue sur les profondeurs luxuriantes des galaxies sonores comme dans la plénitude des abysses !

Witold MALCUZYNSKI est un pianiste polonais né le 10 août 1914 à Varsovie et mort le 17 juillet 1977 à Majorque.
Poursuivant ses études de droit et de philosophie conjointement à de celles du piano, ce concertiste de niveau international fut formé par un élève de Ferruccio Busoni et par Ignacy Paderewski et, plus tard, par Marguerite Long et Isidore Philippe.
En 1937 il fut lauréat (3ème prix) du III Concours International Frédéric Chopin. Sa carrière internationale commença en automne 1939 à Paris, alors que l'armée allemande envahissait la Pologne. Après la capitulation de la France, il s'enfuit au Portugal puis en Argentine. Dans les années 1940-1942 il a fait une tournée triomphale dans la plupart des pays de l'Amérique du Sud. Grâce à la protection de Yehudi Menuhin il a été introduit aux États Unis où entre 1942 et 1945 il a joué sous la direction de S. Koussevitsky, D. Mitropoulos, P. Monteux, F. Reiner, A. Rodzinski, G. Szell, P. Paray. Après la guerre il donna des concerts dans les deux Amériques, Australie, Inde, Ceylan.
En 1949 il inaugura l'Année Chopin par un récital au Carnegie Hall de New York. Il apparut de nouveau en Pologne en 1958. Il fut membre du jury du Concours international Frédéric Chopin en 1960 et 1970 et du jury du Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique en 1960.

Grand spécialiste de Frédéric Chopin, il a laissé plusieurs enregistrements de référence, surtout les Polonaises, les Mazurkas, les Ballades, les Scherzos, les Valses, la 2e Sonate en si bémol mineur, la Fantaisie en fa mineur et le 2e Concerto en fa mineur. Il était également un interprète inoubliable de Beethoven (Appassionata), Liszt (Sonate en si mineur), Franck (Prélude, choral et fugue), Brahms, Tchaïkovski, Rachmaninov, Scriabine, Szymanowski, Debussy, Bartok et Prokofiev. Son art pianistique renouait avec la grande tradition de virtuoses romantiques. Emile Vuillermoz soulignait le "tact, le goût et l'intelligence infaillible" de ses interprétations et O. Downes, après son début au Carnegie Hall, son "élan, grand style et feu visionnaire intérieur".

L'ayant entendu en récitals et avec orchestre, c'est un des très rares géants du piano qui m'a le plus profondément impressionné et dont on garde un souvenir ébloui! Son entrée en scène, silencieuse et glissante, avait qq chose d'irréel... mesurant dans les 1m90, mince et drapée dans sa redingote noire, la première chose qui frappait le regard, ses grandes mains blanches paraissant immenses au bout de ses grands bras ballants, et puis cette large tête inoubliable pénétré de ce regard intense dans un large visage blafard... la concentration d'une tenue pianistique immobile, sans aucune esbroufe qui défigure nos contemporains écraseurs de touches, il tirait du piano la clarté d'un feu d'artifice en pleine nuit mystique ou d'efflorescentes confidences dans les perles scintillantes d'une rosée matinale aux premières clartés de l'aurore......La force tranquille d'un géant habité descendu de l'Olympe nous offrir le don de faire vivre les joyaux de la musique ternis par trop d'humaines impuretés !

En avril 1958, Witold MACUZYNSKI put revenir donner des concerts dans son pays natal qu'il n'avait pas revu depuis les années 1938.
Les mélomanes de Varsovie découvrirent qu'il était plus simplement le plus grand pianiste polonais de sa génération.
Des Chopin exceptionnels dans la clarté et la force d'un style lumineux ! Certainement les plus subtils et les plus puissants que l'on puisse concevoir et qui avance sans ces alanguissement brisant la structure du tempo.

« À Paris dans les studios de Pathé-Marconi, il allait graver une vaste anthologie Chopin dont le style pur, l'exactitude rythmique, l'absence de pathos et de rubato déconcertèrent une grande part du public français qui était alors sous les emprises des lectures bien plus déboutonnées de Sanson François. Face au jeune virtuose Français, MALCUZYNSKI continua à engranger son Chopin svelte et droit, élégant mais sans affectation, un modèle qui servira d'abord au renouveau du style de l'interprétation en Pologne... »
En 1956, se confiant à Bernard Gavoty : « l'exemple de Paderewski m'a démontré que, parmi tous les attributs d'un artiste, la personnalité est à la fois le plus rare et le plus important. J'ai compris que le plus difficile était d'avoir une vue personnelle des œuvres, puis d'imposer sa vision en la cadrant dans les limites déterminés par le goût naturel et par le respect du texte. »

- LES 4 CD CHOPIN somptueusement enregistrés par le plus exceptionnel ingénieur du son qu'était Paul VAVASSEUR à la Salle Wagram de 1958 à 1964 pour les 4 CD Chopin superlatifs de timbres et de nuances, de clarté et de présence : vous êtes en direct à côté du piano, vous ne perdez pas une note...vous êtes hypnotisé par cet art vivant et magistral du discours musical !
Tout le reste du programme bénéficie aussi d'une exceptionnelle qualité sonore dans des mono supérieures à tant de stéréo.

-LE CD 5 consacré à 3 œuvres de Franz LISZT est aussi confondant de présence, de clarté et de timbres en révélant un virtuose de la trempe de György CZIFFRA :

- LE 2e CONCERTO (20 :43) enregistré les 2 et 4 mars 1953 avec le célébrissime Philharmonia de Londres au studio ABBEY ROAD de Londres, l'orchestre virtuose que Walter LEGGE avait constitué en 1945 pour EMI et dont la qualité des prises de son restent légendaires de toute la période monophonique. D'abord une formation de studio, c'est l'un des orchestres les plus enregistrés au monde, avec plus de mille enregistrements dont certains des plus célèbres du siècle.
Finesse, force, rigueur et poésie d'un piano toujours présent dans un remarquable équilibre avec l'orchestre ou l'on ne perd jamais de vue (d'ouïe !) le dialogue avec le piano.
Au pupitre le fameux Walter SUSSKIND qui à la fin du concerto s'emporte dans un maelstrom qu'aucun autre pianiste surpris de cet accès inattendu n'aurait pu suivre !

- LA SONATE EN SI MINEUR, (28 :10) enregistré peu après le concerto, soit 7, 9-11 mars 1953 au très fameux studio d'Abbey Road, siège du Philharmonia, est un monument d'une redoutable difficulté où l'on reste suspendu à chaque note du discours tant l'œuvre est magnifiquement vécue. Sans aucun doute une référence qu'aucune tribune de critique n'ont déterré et dont la qualité musicale et sonore ferait bien pâlir tant d'autres versions postérieures !
Ses 6 mouvements en sont heureusement « plagés », ce qui n'est pas toujours le cas dans cet opus, ce qui est infiniment préjudiciable vu sa dimension.

- La RHAPSODIE ESPAGNOLE (12 :33) sur le thème de « La Folia » de Corelli y déroule ses arabesques puissantes et subtiles dans un feu d'artifice Paganinien qui révèle un fabuleux virtuose de la trempe du pianiste Hongrois ci-dessus cité, mais avec une profondeur supplémentaire de cette autre patte de géant.
Il est vrai que le pianiste Polonais n'a pas subi le terrible destin du Hongrois.
Opposé au régime communiste hongrois, György CZIFFRA est arrêté lors de sa tentative de traverser la frontière clandestinement avec sa famille. Il reste prisonnier politique de 1950 à 1953, condamné aux travaux forcés où il exécute la dure tâche de porteur de pierres. Il lui en restera des séquelles qui lui vaudront, à sa libération, de longs mois de rééducation et des douleurs persistantes aux articulations. D'où son fameux bracelet de cuir au poignet droit qu'il portera plusieurs années encore après son exil.
Œuvre très peu jouée et enregistrée que l'on trouve dans : Les Introuvables de Cziffra (Coffret 8 CD)

- LE CD 6 présente les deux géants russes de la musique romantique :
- Le 1er concerto de TCHAIKOVSKI avec l'ONRF enregistré les 17, 20-21 décembre 1956 au Théâtre Apollo à Paris sous la direction du fameux chef russe. Nikolai MALKO (1883-1961) : Nicolai Malko
et bénéficie d'une bonne prise de son.
- LE 3e concerto de RACHMANINOV, le plus difficile et le plus exaltant, date ici de 1949 au studio Abbey Road de Londres et produit par Walter LEGGE, est d'une étonnante présence sonore mais dont un enregistrement superlatif de 1964 en stéréo avec le National de Varsovie et le merveilleux Witold ROWICKI, vous ferez toucher le Paradis ! Sans aucun doute la plus exceptionnelle prestation de cette partition emblématique du génie russe.
Cependant le double CD de la marque « D Classics 2 Royal long Players » visuel bleu et intitulé « Witold MALCUZINSKI Plays Great Romantic Piano Music » qui contient cet enregistrement stéréo coupe incompréhensiblement et brutalement le final à 4'04 !!! Alors que ce mouvement dure bien dans les 12'26 ! Et ce second CD ne faisant que 65:36 ! Quelle frustration !
Par contre on retrouve l'intégralité de ce concerto sur le CD 4 dans « HOMMAGE à WITOLD ROWICKI » (6CD LYS, 562-56) 1999 DANTE PRODUCTIONS.Hommage A Witold Rowicki Un coffret exceptionnel !
Deux PRÉLUDES n° 5 et 12 Op. 32 de RACHMANINOV terminent le CD.

LE CD 7 consacré à deux opus emblématiques de BRAHMS :
- « Le premier concerto en ré mineur Op. 15 est le plus étonnant de ses enregistrements hors de ses Chopin où son clavier sonne avec des couleurs de bronze, proche de la plénitude de Wilhelm Backhaus, l'élan des phrasés en plus. Respiration ample, sonorité impérieuse, l'œuvre semble naturellement tomber sous ses doigts. » Capté les 6, 7, 9 février 1953 au Kingsway Hall de Londres avec le Philharmonia sous la dir. De Fritz RIEGER (1910-1978)
- LES 30 VARIATIONS HAENDEL (toutes plagés !) captées en 1954 à Abbey Road, deux années après le concerto, comportent les mêmes qualités stupéfiantes de clarté polyphonique.

LE CD 8 comporte des opus fondamentaux de BACH (Fantaisie Chromatique et fugue BWV903);
BEETHOVEN (Sonate « Appassionata »); C. FRANK (Prélude, choral et fugue) DEBUSSY ( La Cathédrale engloutie); puis des œuvres courtes de Szymanowski, Paderewski, Scriabin et Prokofiev.
Tous ces enregistrements de 1949 à 1954 bénéficient de l'excellence du studio Abbey Road.

Né le 10 août 1914 il s'éteignait prématurément dans sa 63e année le 17 juillet 1977 à Palma de Majorque, près du lieu du monastère de Valdemossa où vécu son musicien chéri qui y composa ses Préludes mais qui manquera à jamais à la discographie de son compatriote!

Ce coffret de 8 CD à bas prix de cette merveilleuse collection « ICON » d'une très grande qualité sonore par un des géants les plus atypiques du piano dans tous les sens du terme, reprends les différentes parutions précédentes.
À découvrir absolument... sans tarder. À en pleurer d'émotion ! Un moment d'éternité de grandeur bienheureuse qui nous fait toucher dans cette vallée de larmes les harmonies indéfectibles d'un autre monde...
Quand s'occupera-t-on de réunir tous les enregistrements de ses concerts ?
Laisser dormir ces richesses est un crime culturel et spirituel.
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 grand monsieur, 21 octobre 2013
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Soyons bref, car je ne saurais que répéter ce qu'a si bien dit ici le commentateur précédent. Oui, quel grand monsieur! Et quelle allure, dans tous les sens du terme, dont le musical (et ce grand monsieur n'est en cela pas sans me rappeler aussi Jorge Bolet, les deux ayant notamment en commun que je me suis demandé pendant ces dix ou vingt dernières années - au moins - pourquoi quasiment personne n'en parlait plus...). Quelle allure disais-je musicalement, tant voilà des interprétations parfaites et qui se "tiennent", sans rien qui déborde (le côté anti-sentimentalisme des Valses de Chopin, dont la robustesse dansante un peu brute n'est pas sans me rappeler ce qu'Ignaz Friedman faisait des Mazurkas...). En dehors de ce que je connaissais de lui, j'ai découvert ici (sauf erreur, parmi mes quelque 15 000 disques...) son Prélude Choral et Fugue (zut, je viens encore de taper Figue, hihi) de 1949 de Franck, de toute beauté (de son côté, le label polonais Polskie Nagrania - Muza nous en avait proposé une version bien plus tardive de 1971, outre pas mal de trésors chopiniens...). En revanche, dans Bach, tant qu'à faire, je trouve dommage qu'on ne nous ait pas ajouté sa version splendide de la Chaconne (le célèbre arrangement Busoni).
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Reunir les oeuvres de Malcuzynski dans un coffret . . ., 20 février 2014
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Malgré l'age des enregistrements, on a droit à des disques de haute qualité.
Moi qui ai été bercé avec des vinyles qui craquaient mais qui avaient une âme, je suis comblé.
à recommander.

Michel
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6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Paix à Michel-Ange, 8 novembre 2013
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Dans un paysage à langues de bois, les gens à coups de coeur ou à coups de griffes -ce sont souvent les mêmes- apportent de jolies couleurs et méritent notre respect. Cependant, Malcuzynski s'érige-t-il vraiment en Michel-Ange du piano? Gardons-nous des charmes de la métaphore; ne la prenons pas trop à la lettre.

Malcuzynski jouissait à coup sûr d'un talent d'exception: n'a-t-il pas attiré le regard altier de Paderewski! Il a bénéficié d'une formation royale: les bases avec Turczynski, un pédagogue hors du commun disposant d'une culture musicale vertigineuse; des séances chez Paderewski, "l'un des plus grands hommes de notre siècle", disait John Fitzgerald Kennedy; enfin, l'enseignement pointilleux d'Isidore Philipp, un fervent amoureux de la polyphonie qui avait lui-même étudié avec...un élève de Chopin. Ajoutons que Malcuzynski n'a pas manqué d'appuis, notamment venus de Yehudi Menuhin.

En regard de cela, l'album en discussion apporte une déception. Tout d'abord, seul l'équivalent d'un peu plus de 3 CD bénéficie de la stéréophonie, et même si les enregistrements se révèlent effectivement d'excellente qualité, l'oreille actuelle se satisfait difficilement du restant, surtout des oeuvres avec orchestre; que dire, en effet, du 1er Concerto de Brahms en monophonie! En outre, le pianiste n'a pas mûri; il joue comme un merveilleux jeune virtuose, avec beaucoup de sonorité, mais il ne laisse aucune interprétation de référence, comme le Beethoven de Backhaus, ou pour Chopin, comme les Valses de Lipatti, ou les Nocturnes et les Ballades de Magaloff. On traverse, il est vrai, de bons épisodes, par exemple avec la Cathédrale engloutie parmi les enregistrements plutôt anciens, ou avec la 3ème Sonate de Chopin parmi les plus récents, et même avec certains passages du 2ème Concerto. Toujours en écoutant Chopin, on peut certes aimer la main gauche très résolue dans les Valses, ou le caractère délibérément campagnard des Mazurkas, mais je crains qu'on ne s'en lasse vite.

Si bien que selon ma modeste appréciation, il faut acheter cet album sans idée d'y découvrir de véritables trésors. Il convient en outre d'en accepter les limites tant musicales que sonores. Ces conditions remplies, on prendra plaisir à connaître un artiste effectivement original, bien que parfaitement respectueux de la tradition.
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5.0 étoiles sur 5 Un Hommage attendu et remarquable, 5 novembre 2013
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Merci à Warner de nous restituer enfin les enregistrements d'un Pianiste Polonais de grande classe et qui nous offre les oeuvres de Chopin à la perfection . Vivement la sortie des ces enregistrements en DVD .
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Icon - Witold Malcuzynski de Witold Malcuzynski (CD - 2013)
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