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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'une des toutes grandes voix de sa génération, 4 juillet 2014
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bayreuth Heroine (CD)
Née en Suède, Astrid Varnay est fille de chanteurs hongrois réputés. Emigrée en Norvège durant son enfance, ensuite à Buenos Aires, puis aux Etats-Unis, c'est un drame qui va donner l'impulsion à sa vie de chanteuse : son père décède alors qu'il n'a que 35 ans, en 1924 (Astrid a alors 6 ans). Du coup sa mère doit faire bouillir la marmite seule; elle se lance dans des cours de chants, ce qui lui permettra plus tard de faire profiter sa fille d'une solide formation. A 22 ans, avec le soutien de Kirsten Flagstad, elle est prise en charge par son futur mari Hermann Weigert, au Metropolitan, pour parfaire sa formation.

Les débuts de Varnay font partie de l'histoire du Met : la veille de Pearl Harbor elle remplace au pied levé la légendaire Lotte Lehmann, malade, dans une Sieglinde radiodiffusée (avec à ses côtés le Siegmund de Lauritz Melchior). La même semaine, elle remplace Helen Traubel cette fois en Brünnhilde ! Un double exploit, et un double triomphe, qui propulse Astrid Varnay au firmament des grandes wagnériennes pour les deux décennies à venir. Elle sera l'un des piliers du Nouveau Bayreuth, dès la réouverture du Festival en 1951 (à la recommandation de Flagstad).

Cette place de wagnérienne hors pairs donne son titre à ce coffret, ainsi que sa substance principale : les six premiers CDs (et une partie du 10ème) sont exclusivement consacrés à Richard Wagner, avec quelques saucissonnages horripilants, malheureusement courants dans ce type de coffret. Les autres CDs proposent Varnay dans le répertoire italien (ou même français), dans un soupçon de Beethoven, et dans quelques uns de ces rôles straussiens qu'elle défendait remarquablement. Un beau panel donc, pour l'une des toutes grandes voix de sa génération.

Ci-dessous le contenu détaillé du coffret. Abréviation utilisée : OSRB=Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise.

CD01 -- Brünnhilde (Die Walküre)
Extraits des scènes 1 et 2 de l'Acte 2, puis les Scènes 4 et 5, avec les formidables Wotan de Hans Hotter et Siegmund de Ramon Vinay, mais aussi la Sieglinde de Birgit Nilsson et le Hunding de Josef Greindl; capté à Bayreuth en 1957 sous la baguette de Hans Knappertsbusch. Suivent les Scènes 2 et 3 (jusqu'aux Adieux de Wotan) de l'indispensable Acte 3 enregistré par Karajan à Bayreuth en 1951, avec le trop rare Wotan de Sigurd Björling... dont l'amputation des Adieux est ici une frustration insupportable (on ira donc chercher cet Acte indispensable dans sa totalité chez EMI).

CD02 -- Sieglinde (Die Walküre)
Le 1er acte de la Walkyrie (à partir de la première intervention de Sieglinde; pourquoi diable l'éditeur s'amuse-t-il à scalper un acte de la sorte ??), avec Astrid Varnay en Sieglinde pour ses débuts au Metropolitan (et non simplement les "débuts de Varnay" comme indiqué; elle remplaçait ici une Lotte Lehmann indisposée, comme elle le fera à peine une semaine plus tard pour Helen Traubel... en Brünnhilde). Avec le Siegmund légendaire de Lauritz Melchior, et le Hunding non moins fameux d'Alexander Kipnis, le Met étant dirigé par Erich Leinsdorf. Une captation proprement historique (le 6 décembre 1941, veille de l'attaque de Pearl Harbor), dans un son acceptable (même si assourdi et parasité).
Deux captations studios en complément : un extrait de la Scène 3 dirigé par Hermann Weigert en 1951, et ensuite la Scène 4 de l'Acte 2 ("Siegmund, sieh auf mich" (avec Varnay en Brünnhilde bien sûr, même si ce n'est pas indiqué), l'Orchestre de la Radio de Bavière sous la baguette de Leopold Ludwig, en 1956.
Pour Varnay en Sieglinde, on se réfèrera aussi à la captation Keilberth 1955 (avec la Brünnhilde de Martha Mödl, chez Walhall).

CD03 -- Brünnhilde (Siegfried/Götterdämmerung)
La Scène 3 de l'Acte 3 de la Seconde Journée de la Tétralogie nous replonge dans l'irrésistible Siegfried de Karajan l'année de la réouverture à Bayreuth, avec un Bernd Aldenhoff au mieux de sa forme. Une Scène qui ne sera pas laissée complète dans cette captation, mais qui est enchaînée (à partir du duo "Ewig war ich") avec la captation studio de 1954 avec l'Orchestre de la Radio de Bavière sous la baguette de Hermann Weigert (avec Wolfgang Windgassen). Deux captations certes indispensables, mais dont on a finalement ici qu'une moitié à chaque fois !
La Brünnhilde de la Troisième Journée nous offre deux captations studios. D'abord en 1955 le duo du Prologue ("Zu neuen Taten"), avec Windgassen toujours à la Radio de Bavière, cette fois sous la direction de Leopold Ludwig. Puis la scène finale ("Starke Scheite"), issue de ces séances d'enregistrement de 1954 avec le mari de Varnay à la baguette.
Pour ces captations studios 1954 et 1955, on se réfèrera à leur republication complète en un double-cd chez Eloquence.

CD04 -- Isolde (Tristan et Isolde)
Le disque commence par la mort d'Isolde ("Mild und Leise"), de manière sans doute pas très judicieuse, mais dans un formidable studio de 1951 avec le Philharmonia dirigé par le trop rare George Sebastian. Suivent de larges scènes (42 minutes) de la captation Bayreuth 1953, sous la baguette d'Eugen Jochum (avec l'incontournable Tristan de Ramon Vinay, Ira Malaniuk en Brangäne et Gustav Neidlinger en Kurwenal; disponible chez Andromeda). Suivent 23 minutes d'éternité, de la Scène 2 Acte 2 extraite des captations studios avec Ferdinand Leitner en 1959 (avec Wolfgang Windgassen et Hertha Töpper; un indispensable absolu, parus notamment dans le double CD Eloquence déjà cité), et pour finir retour à Jochum 1953 à Bayreuth pour la mort d'Isolde.

CD05 -- Elsa (Lohengrin/Ortrude) et Kundry (Parsifal)
Curieux odonnancement à nouveau pour ces extraits de Lohengrin, puisqu'on commence avec l'air d'Elsa en studio en 1951 (Hermann Weigert dirige le Philharmonia Orchestra), pour enchainer avec des extraits où Varnay incarne Ortrude (Bayreuth 1960 sous la baguette de Lorin Maazel, avec le Telramund de Gustav Neidlinger; puis Bayreuth 1959 avec Elisabeth Grümmer en Elsa et Ernest Blanc en Telramund, sous la direction de Lovro von Matacic). On revient ensuite à Varnay en Elsa, avec des extraits de la légendaire captation Leinsdorf 1943 au Metropolitan (avec Lauritz Melchior, le meilleur finalement d'une production aussi disponible en intégrale dans le coffret Sony du bicentenaire).
Pour compléter, un peu moins de 25 minutes de Varnay en incontournable Kundry, d'abord en studio en 1951 avec Weigert et le Philharmonia, ensuite en live au Metropolitan en 1954 sous la baguette de Fritz Stiedry, avec le Parsifal de Set Svanholm (disponible en entier chez Walhall, une captation qui comprenait aussi George London et Hans Hotter; voilà un Parsifal qui aurait bien complété le coffret Sony du bicentenaire !).

CD06 -- Senta (Der Fliegende Holländer) et Elisabeth (Tannhäuser)
L'intense Senta de Varnay est bien représentée ici avec près de 35 minutes extraites de trois captations très proches à Bayreuth : d'abord 1955 sous la baguette de Joseph Keilberth (avec Rudolf Lustig en Erik), puis Keilberth encore mais en 1956 (avec le faramineux Hollandais de George London, et Arnold van Mill en Daland), puis retour en 1955 mais cette fois avec Knappertsbusch (Erik est Wolfgang Windgassen, le Hollandais est Hermann Uhde). Pour Varnay en Senta, on se réfèrera aussi à l'indispensable Reiner 1950 au Met (avec Hans Hotter et Set Svanholm; dans le coffret du bicentenaire).
Pour compléter, 20 minutes de Varnay en Elisabeth. On retrouve d'abord George Sebastian à la tête du Philharmonia en 1951, ensuite deux extraits du Tannhäuser de Rudolf Kempe en 1955 au Metropolitan, avec Ramon Vinay (mais aussi George London et Blanche Thebom, disponible chez Andromeda).

CD07 -- Opéra italien et français
Ce disque propose un récital enregistré en 1951 avec Hermann Weigert à la tête de l'Orchestre Symphonique de Basse-Autriche. Particularité intéressante : il reprend des airs de l'opéra italien et français chantés en langue originale (au lieu des traductions allemandes, comme c'était encore usuel à l'époque en Allemagne; voir p.ex. le CD suivant). Du coup, ces airs verdiens prennent pour ainsi dire des allures d'indispensables : Aïda, Leonora, Amelia, Lady Macbeth, Eboli; Varnay nous montre ici quelle incroyable tragédienne verdienne elle était. Suivent encore le "Suicido!" de la Gioconda de Ponchielli, et une Santuzza anthologique. Varnay nous surprend alors en Thaïs et en Recha de La Juive de Halévy, des rôles que l'on n'a pas l'habitude d'entendre avec une telle densité vocale. Un récital rare et souvent enthousiasmant, précédé ici, en zakouski de luxe (et toujours avec Weigert), par une Aïda faramineuse aux côtés de l'impressionnant Amonasro de George London (avec l'orchestre de Munich en 1953).

CD 08 -- Giuseppe Verdi (chanté en allemand)
Un CD entièrement consacré à Verdi et chanté en allemand, avec d'abord deux captations studios de 1954 : l'air de Leonore de la Force du Destin, et l'air d'Amelia extrait du Bal Masque (OSRB, Hermann Weigert). Ensuite, une sélection (plus de 40 minutes) de Macbeth, capté à Cologne en 1954 sous la baguette de Richard Kraus, avec le Macbeth de Josef Metternich (un habitué du rôle, qui le donnait notamment quatre ans plus tôt à Berlin sous la baguette de Joseph Keilberth et avec la Lady de... Martha Mödl).

CD 09 -- Richard Strauss
Wagnérienne pour l'éternité, Varnay fut aussi une remarquable straussienne, comme en témoigne ce CD au minutage généreux. Début 1953, elle donne sa première Maréchale au Metropolitan, sous la baguette de Fritz Reiner; elle est captée ici le 28 février (même si ce n'est pas mentionné), dans une qualité de son pas très flatteuse. Si elle ne se montre pas forcément idéale dans le rôle, Varnay y fait tout de même preuve d'une remarquable intensité, aux côtés du vibrant Octavian de Risë Stevens.
Parmi ses rôles straussiens, Varnay fut une redoutable Elektra; on n'en doutera plus après ce monologue issu des séances autrichiennes en 1951 sous la direction de Weigert, et ces deux extraits de l'Elektra studio à Cologne en 1953, (soit au total trente minutes dans le rôle), où Varnay est formidablement entourée de la Chrysothemis de Leonie Rysanek et de l'Oreste de Hans Hotter, sous la baguette de Richard Kraus. Un indispensable straussien, disponible notamment chez Capriccio.
Pour terminer, la scène finale de Salomé, également issue des studios 1951 avec Weigert. Un rôle formidable pour Varnay (qui sera aussi plus tard une incontournable Hérodiade, comme une indispensable Klytemnestre), pour lequel on ira chercher l'intégrale studio réalisée deux ans plus tard, disponible notamment chez Orfeo.

CD 10 -- Beethoven et Wagner
Dans la série de captations autrichiennes de 1951 avec à la baguette son mari Hermann Weigert, Varnay nous donne ici deux prestations beethovéniennes : l'air de Léonore extrait de Fidelio, et l'air "Ah, perfido" op.65. Et pour terminer ce coffret en beauté (même si c'est avec le disque le plus court; 40 minutes à peine), on trouvera un incontournable discographique : les Wesendonck-lieder de Wagner, en studio en 1954 (et non 1955 comme indiqué), avec l'Orchestre de la Radio de Bavière sous la direction de Léopold Ludwig (disponible notamment chez Eloquence).
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4.0 étoiles sur 5 une grande dame, 12 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bayreuth Heroine (CD)
Pour les amateurs du chant Wagnérien précipitez vous sur ce très riche coffret qui présente les débuts de madame Varnay sur la scène du Met de New York, électrique! Bien sûr Verdi en allemand c'est exotique mais la voix et le style font tout oublier! !
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The Bayreuth Heroine
The Bayreuth Heroine de Astrid Varnay (CD - 2013)
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