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5.0 étoiles sur 5 Magnifique écrin, un contenu excellent !
Allez donner votre avis, après une superbe critique de Loïc Picaud (juste!)!
La description du produit est parfaite !
Très important, je n'ai pas à revoir mon jugement car j'ai toujours aimé ces albums 'Self Portrait' et 'New Morning' !
Le coffret est absolument magnifique, dans le même style que la version deluxe du Bootleg...
Publié il y a 12 mois par Mr. Remi Proux

versus
67 internautes sur 83 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Comment piquer du fric aux Dylan's freaks
Là, on touche vraiment aux tréfonds de l'absurdité s'agissant des "Bootleg Series" de Dylan distribuées au compte-goutte par Columbia depuis quelques années.
Une bonne initiative assurément que cette série d'éditions de raretés pour les amateurs du barde Américain, mais une entreprise...
Publié il y a 12 mois par joan


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67 internautes sur 83 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Comment piquer du fric aux Dylan's freaks, 28 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series, Vol. 10 (CD)
Là, on touche vraiment aux tréfonds de l'absurdité s'agissant des "Bootleg Series" de Dylan distribuées au compte-goutte par Columbia depuis quelques années.
Une bonne initiative assurément que cette série d'éditions de raretés pour les amateurs du barde Américain, mais une entreprise également entachée d'un je-m'en-foutisme insigne.

Pourquoi ?

1) Tout d'abord, à l'encontre de toute méthode et de tout respect du public, ces Bootlegs series ont été mises sur le marché en dehors de toute chronologie: ainsi, nous eûmes en prélude le coffret Biograph, mélange de morceaux connus et de raretés très inégales, puis vint le coffret des "Bootlegs Series volume 1 et 3" fait de bric et de broc mélangeant perles authentiques et oeuvrettes dispensables toutes époques confondues; un des sommets de ces éditions fut le "Live Royal Albert Hall" (en fait Manchester) de 1966, suivi d'autres livraisons variées de 75 ("Rolling Thunder Review"), de 1964, des années récentes ("Tell Tale Signs") et des tout débuts de Dylan, sans parler du cd soit-disant "soundtrack" du film de Scorsese, très mal fichu, ou des "inédits" parsemés à dessein ici et là dans des compilations du genre "Live 1961-2000" et autres énièmes "best of"...
Bref, une politique d'édition en grande partie désordonnée, indigne d'un grand artiste universel comme Dylan.

2) Pour qui a eu l'opportunité d'écouter plusieurs enregistrements "pirates" non officiellement disponibles de Dylan, enregistrements historiques, d'excellente facture et parfois tellement géniaux qu'ils en font pâlir les versions éditées, on se dit que les responsables de ces éditions Bootlegs de Columbia sont soit des incompétents, soit des escrocs.

En effet, qu'attend donc Columbia pour éditer intégralement les outtakes de "Freewheelin'", de "The Times They're A-Changin", les inédits studio pléthoriques de la période 65/66, les outtakes de "John Wesley Harding", les bandes complètes de la tournée de 1974, la version primitive de "Blood On the Tracks", les outtakes de "Desire" qui constituent le double-album épique qu'aurait du être cet opus, et surtout, priorité absolue, l'édition intégrale des "Basement Tapes" (une des oeuvres les plus réussies de la "Geste" Dylanienne) qui comprend des dizaines de morceaux jamais sortis...?

Eh bien, non : Columbia nous sort "Another Self Portrait"...Une collection de chutes de studio et de versions alternatives d'un album, "Self Portrait", qui quoi qu'en disent certains esthètes "décalés", n'est pas une oeuvre dadaïste incomprise mais un double-album quasi inaudible enregistré à une époque où Dylan avait voulu saborder son statut de porte-parole générationnel et où il se fichait de son disque, un peu comme si Coppola nous avait tourné "Bienvenue Chez les Ch'tis"...

Dylan avait cependant des excuses : son contrat avec Albert Grossman était léonin et Dylan voyait beaucoup d'argent filer sous son nez pour tomber dans l'escarcelle d'Albert. "Dear Landlord", l'un des chefs-d'oeuvre de l'album "John Wesley Harding", était d'ailleurs une parabole de ses relations avec Grossman.
Un moyen de neutraliser cette situation était donc d'enregistrer un album presque dépourvu de morceaux originaux, ce qu'il fit avec "Self Portrait".
Il est à la rigueur possible d'imaginer, dans une hypothèse très optimiste, que Dylan ait malgré tout envisagé de faire une sorte d'exercice de style, un genre d'album concept "mainstream", pourquoi pas, mais Dylan déclara lui-même plus tard que cet album était une "blague"...Et de l'avis de certains des témoins impliqués dans les séances, il finit par se désintéresser complètement du projet et le laissa aller à vau l'eau.

Dylan quitta d'ailleurs Columbia quelques temps plus tard, le temps de deux albums pour Asylum Records ("Before The Flood" et "Planet Waves") avant de réintégrer le bercail Columbia.

De plus, à part l'effet de son litige avec Grossman, Dylan était à l'époque, après l'incroyable fécondité de sa production des années 60, en panne de créativité-ce qui est bien compréhensible-et les albums qui suivirent ("New Morning" et "Planet Waves") n'étaient pas, malgré de bons moments ("Sign on the window", "Forever Young", "Wedding Song" ou "Dirge"), au niveau de son génie habituel.
Il fallut attendre la tournée 74 puis "Blood On the Tracks" enregistré la même année et sorti en 75, pour le retrouver tel qu'en lui-même.
Dans ces conditions, la campagne promotionnelle orchestrée par Columbia autour de la sortie de cet "Another Self Portrait", basée sur le concept accrocheur de la "tardive révélation d'un album injustement sous-estimé"-et souvent relayée par des journalistes serviles ou dilettantes (à cet égard les articles des Inrockuptibles et de Libération contiennent de telles erreurs factuelles qu'on se demande si ce n'est pas le spécialiste météo qui les a écrit)-est une simple plaisanterie.

On a pu d'autre part lire dans la presse que : "Plus de quarante ans ont passé et, miraculeusement (sic), Self Portrait a une seconde chance. CBS a retrouvé dans ses archives des bandes enregistrées par Bob Dylan entre 1969 et 1971"...
Or, en fait de "miracle" seuls 2 ou 3 morceaux sont réellement inédits : par ex. le traditionnel "Pretty Saro" (je ne compte pas les versions "désoverdubées" qui ne sont aucunement de vrais inédits et font à mon sens office de remplissage ) et le reste des sessions de ce Bootleg 1969-71 circule en fait depuis déjà pas mal de temps chez les complétistes...!

Preuve supplémentaire de l'impéritie des responsables de ces éditions, ce bootleg pourtant intitulé "Another Self Portrait 1969-71", est un genre de bazar contenant aussi UNE outtake des "Basement Tapes" de 1967...qui n'a strictement rien à y faire. De plus, la majorité des morceaux provenant des séances de "Self Portrait" mais aussi de "New Morning" et de "Nashville Skyline", pourquoi alors intituler cette livraison "Another Self Portrait" ??? Très probablement pour le teasing promotionnel.

Enfin, puisqu'il s'agissait d'éditer des inédits de 69/71, on aurait pu y inclure une poignée d'autres enregistrements de la même période bien plus intéressants que beaucoup des outtakes présentes dans cette livraison. Il n'en manquait vraiment pas, qu'ils fussent partiellement édités ou complètement inédits. Pour en donner une idée, j'en mentionnerai quelques-uns plus loin.

Résumons :
Version simple de 2 cd: inédits ou versions sans overdubs de morceaux de toutes façons dispensables, à 4 ou 5 exceptions près.
Version Deluxe : les mêmes 2 cd + la version "Remastérisée" (mais pourquoi remastériser un échec artistique?) de l'album "Self Portrait" + le concert à l'île de Wight, un concert mou-du-genou et sans grand intérêt, tellement médiocre qu'à l'époque ni Dylan ni Columbia n'osèrent le sortir...(Notons en passant que les acquéreurs de la version Deluxe seront victimes d'un doublon puisque deux morceaux du Live de Wight -qui ne sont pas parmi les meilleurs du concert- se retrouvent sur la version "2 cds" à destination des prolétaires)

Bien sûr, dans l'ensemble, la voix de Dylan, alors plus "veloutée" que d'ordinaire, est parfois touchante (couacs compris) mais le niveau du chant est loin d'être égal sur tous les morceaux et pour le reste, les compositions, à de très rares exceptions près, sont plus qu'anodines, venant du type qui a offert au monde des chef-d'oeuvres du calibre de "The Times They're A-Changin'","Highway 61 Revisited", "Blonde on Blonde", "John Wesley Harding", "Blood on the tracks", "Oh Mercy", "Time out of mind" et compagnie.

Pour revenir en détail à la discographie du "Zim" parfois supérieure à l'originale, à laquelle j'ai fait allusion, on peut penser par exemple aux "Basement Tapes" de nos jours toujours disponibles mais uniquement dans la version terriblement tronquée sortie en 1975.
Ainsi, dès cette époque, Columbia commençait à se moquer du monde en sortant cette version des "Basement Tapes" au rabais ( c'est-à-dire honteusement privée entre autres de "I Shall Be Released", de "Sign On The Cross" ou du fabuleux "I'm Not There" ), version qui fut d'ailleurs mise sur le marché dans le seul but de contrarier les versions "pirates", pour certaines pourtant plus complètes, qui circulaient (déjà) sous le manteau.

Une édition augmentée de la tournée 74 serait souhaitable, de la tournée "Born Again" (Toronto 1980, par exemple) également : entendre Dylan, devenu "Fol-En-Christ" en mode protestant millénariste, prêcher le Jugement Dernier au milieu de son harem de choristes est un document qui vaut le détour, historiquement et -parfois- musicalement parlant... Sans parler d'une mine à exploiter des tournées des années 90. Les tournées récentes on pourra s'en passer, évidemment, l'âge ayant fait son oeuvre destructrice sur les capacités vocales et scéniques de Bob. Ce sont là des enregistrements bien supérieurs aux live officiels style "At Budokan", "Real Live" ou "Dylan and the Dead" vraiment médiocres.

Je pense aussi à l'utilité (mais ne rêvons pas trop) d'une réédition de certains albums augmentés d'outtakes en bonus tracks : "Desire" (de quoi faire un double), "Infidels" avec "Blind Willie McTell" ou "Oh Mercy" avec "Series of Dreams" prendraient toute leur dimension... plutôt que de continuer à disséminer des inédits ici et là.

Il est incompréhensible que ce qui à été fait depuis belle lurette pour les rééditions d'autres artistes bien moins importants ne le soit toujours pas pour le catalogue Dylan.

La première version de "Blood On the Tracks" (les sessions de New-York), dont j'ai déjà parlé, plus acoustique que la version officielle, mériterait aussi d'être éditée, elle est formidable, et par moment meilleure que la version finalement sortie. L'interprétation narquoise et épurée de "Lily, Rosemary and the Jack of Hearts" y est supérieure à celle de l'album officiel. Hélas, comme d'habitude, Columbia s'est contenté d'éparpiller une poignée de ces séances sur "Biograph" et "Bootleg series Volume 1-3"...

Bref, des choses bien plus urgentes à sortir que cet "Another Self Portrait". On sait que ce disque de variété-country mainstream où Dylan semble chanter sans jamais s'impliquer vraiment (il y a là, à la rigueur, juste de quoi faire un "simple" en étant pas très exigeant) fut un des plus grand succès commerciaux de Dylan aux USA !...Ce qui dut le faire bien ricaner à l'époque.

D'où l'hypothèse que Columbia ait voulu miser sur la popularité de ce disque sur le marché US en en publiant les outtakes ?
De toute façon, le caractère composite de ce double-album de "raretés" n'est pas très sérieux. J'ai brièvement essayé de montrer pourquoi.
Columbia persiste à l'occasion à égrener des "inédits" sans grand souci de cohérence. En plus, les vraies outtakes (complètes) de New Morning -un album finalement assez attachant malgré ses faiblesses-n'ont été publiées que très partiellement sur cet "Another Self Portrait". Il y en a d'autres et elles auraient vraiment mérité un "Another New Morning" à elles seules, bien plus intéressant que cet "Another Self Portrait".

De celui-là ne valent le coup que quelques morceaux-je ne dis pas que mon avis a force de loi, évidemment!:

CD 1
Went to see the gypsy (démo à la guitare sèche...)
Pretty Saro (Ballade traditionnelle très finement interprétée)
Railroad Bill (un traditionnel, rien de renversant mais bien enlevé où Dylan fait une fois encore preuve de ses dons de caméléon vocal, puisque la voix semble presque venue tout droit des disques de ses débuts)

CD 2
If not for you (Le violon hésitant apporte un charme supplémentaire à cette composition -qui est une habile refonte de "Love Minus Zero-No Limit"- et préfigure les orchestrations de Desire)
Sign on the window (version "symphonique" un peu pompeuse mais inhabituelle dans la production Dylanesque, qui constitue une première bien avant le court concert à Nara en 94. John Cale avait dit il y a quelques années qu'il aurait aimé enregistrer Dylan accompagné par des cordes, et en effet le résultat est intéressant)

Le reste qui va du passable au médiocre est, à mon humble avis, ou redondant ou inférieur aux versions officielles.
Les versions proposées (par ex "Days of 49") ne sont parfois différentes que par la suppression des overdubs !!! D'ailleurs "Days of 49" était bien mieux avec la batterie. Là le morceau ne décolle pas vraiment.
Ou bien on est vraiment dans le domaine du f.... de gueule : par ex, la version avortée de "Country Pie" est sans intérêt aucun (déjà que cette chanson de "Nashville Skyline" est loin d'être inoubliable)...

L'abominable gag "Wigwam" (proposé ici en version voix/guitare) de même et cette version est de plus bien moins bonne (si on peut dire) que la version orchestrée de l'album officiel qui apportait au moins à ce modeste instrumental un certain charme kitsch.
Mais il y a pire : une version "alternative" a-cappella (c'est-à-dire tout bonnement privée de ses overdubs!) de "All the Tired Horses", sorte de farce uniquement interprétée par des choristes féminins qui roucoulent les deux mêmes vers 3 minutes durant et où l'on n'entend donc pas Dylan. Là aussi, la version kitsch de cette ritournelle sur "Self Portrait" était tout compte fait plus supportable, envisagée si l'on veut en tant que musique virtuelle du générique d'un improbable western de série B. On ne voit donc vraiment pas ce qui justifie l'édition de cette chose, étant donné qu'elle n'est tout de même pas l'équivalent d'un choral de J-S Bach...
En entendant ça, on en vient presque à redouter que Columbia ne nous serve un jour un "Bootleg Series" de Dylan sifflant sous la douche intitulé les "Bathroom Tapes".
Dernier exemple: la version criarde et bâclée du traditionnel "House Carpenter" qui est assez pénible à écouter, surtout comparée à celle de 1961.

Le concert de Wight est d'une grande mollesse et on s'y ennuie ferme : "I pity the poor immigrant" est massacrée et la majorité des autres chansons aussi, le summum du massacre étant la version paresseuse de "Like a rolling stone" où Dylan oublie carrément les paroles.
De plus la "nouvelle mue" vocale 1969 d'un Dylan au timbre suave semble souvent forcée et ne colle pas du tout à l'esprit de certaines de ses compositions passées (cf: un "It Ain't Me Babe", complètement amorphe)
Le Band et Dylan, qui visiblement avaient abusé de la gnôle ou de l'herbe-qui-fait-rire se reprennent à la fin avec les 4 derniers morceaux : "I'll be your baby tonight", "Quinn the eskimo", "Minstrel Boy" et un "Rainy day women" bordélique mais bien adéquat au propos de la chanson.
Un seul vrai grand moment dans ce live : le traditionnel écossais "Wild Mountain Thyme", où Dylan semble enfin se rappeler qui il est et frise le sublime en moins de trois minutes.
Cinq morceaux, c'est quand même peu. A l'époque Dylan avait touché un cachet royal pour se produire à l'île de Wight et les spectateurs furent disons ..."très déçus" de sa prestation. On ne peut pas leur donner tort. Il fallait vraiment avoir fumé beaucoup de farigoulette pour trouver ce concert simplement correct, et même George Harrison avait déclaré que la prestation de Bob et du Band était "un peu plate" (Voir la bio de Dylan de Robert Shelton), en manière de litote.

Pour conclure au sujet des impardonnables lacunes de ces "Bootlegs 1969-71", il aurait été logique et intelligent d'y faire figurer "When I paint my masterpiece" et "Watching the river flow" (seulement disponibles sur "Greatest Hits II").
"When I Paint My Masterpiece" est l'un des textes les plus parfaits de Dylan et la démo de "When I paint..." choisie pour cet "Another Self Portrait" est très anecdotique, n'apporte rien par rapport à la version de 1971 et ne rend pas justice à cette grande chanson méconnue.
Autre oubli : le single "George Jackson" de 71 ( versions électrique et acoustique). Une édition sérieuse aurait également pu inclure en prime quelques passages écoutables des séances avec Johnny Cash, celles enregistrées avec Happy Traum (qui sont disséminées sur des compils variées) et le court concert d'hommage à Woody Guthrie que l'on aurait pu éditer en complément du live de Wight.

Finalement, le mieux aurait peut-être été d'éditer un double CD d'outtakes plus focalisé sur New Morning que sur Self Portrait et augmenté des quelques raretés dont j'ai parlé, et de sortir la remastérisation de "Self Portrait" à part pour les amateurs de cet album, et le concert de Wight à part également, à titre documentaire, au lieu de proposer un coffret à 55 euros (...et maintenant à plus de 100 euros...) Ainsi les Dylanophiles auraient eu la possibilité de faire un choix entre ces différents cds sans être incités à casquer pour la version Deluxe.

Les responsables Columbia du catalogue Dylan vont d'ailleurs, semble-t-il, faire de nouveau preuve de leur médiocrité en lançant prochainement sur le marché un coffret de l'intégrale des albums de Dylan incluant (je cite) "un bonus 2CD compilation of previously released non-album tracks"...
Il s'agit donc seulement de outtakes déjà parues dans diverses "Bootlegs Series" et compilations et, autre indice de la nullité des responsables de ces éditions Dylan, "Blind Willie McTell" n'y figure même pas, ce qui est un comble. Sans doute afin d'hameçonner le client distrait pour qu'il achète un coffret onéreux en croyant qu'il recèle quelques nouvelles pépites, alors qu'en fait, à part la version acoustique jamais éditée en CD de "Georges Jackson", il ne contient rien d'inédit sous le soleil.

Finalement, où sont les VRAIS pirates ? Ceux qui ont pu se procurer (en toute légalité) les bootlegs que les Majors sortent de façon plus ou moins correcte ou/et disséminent chichement à des fins mercantiles dans d'inutiles énièmes compilations, ou bien les Majors elle-mêmes ? Simple question rhétorique, évidemment !

Il existe, s'agissant de Dylan, une discographie parallèle "inouïe", parfois aussi intéressante ou meilleure que l'originale, parfois moins, et qui est comme le VERITABLE "portrait caché" de Dylan. Inouïe jusqu'à présent, sauf pour quelques "happy fews", à cause de l'amateurisme de Columbia Records. Et aussi sans doute la volonté de distiller parcimonieusement quelques échantillons de la mine d'or des inédits Dylaniens, afin de faire fructifier au maximum la machine à se faire du fric sur le dos des Dylan's freaks.
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11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique écrin, un contenu excellent !, 1 septembre 2013
Par 
Mr. Remi Proux (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series Vol. 10 (CD)
Allez donner votre avis, après une superbe critique de Loïc Picaud (juste!)!
La description du produit est parfaite !
Très important, je n'ai pas à revoir mon jugement car j'ai toujours aimé ces albums 'Self Portrait' et 'New Morning' !
Le coffret est absolument magnifique, dans le même style que la version deluxe du Bootleg Series Vol 8 !
Le prix est très correct, un conseil n'attendez pas trop !
Cette version deluxe s'adresse aux fans de Dylan, je ne vois absolument pas à qui s'adresse la version Standard 2CD !
Avec les Cd une petite pub (9 X 9)annonce 'Coming Fall 2013, Bob Dylan The Complete Album Collection'

Critique
Le 8 juin 1970, le magazine Rolling Stone coupait l'herbe sous le pied de l'album Self Portrait de Bob Dylan par l'intermédiaire de son scribe attitré Greil Marcus qui l'alignait en ces termes : « What is this s***? ». Depuis, l'oeuvre n'a pu se défaire de la réputation de premier album raté de Bob Dylan, que cette brassée de chansons inachevées ou inédites vient réhabiliter avec son successeur New Morning, traîté lui aussi de manière peu reluisante à sa sortie.

En deux CD - quatre pour la version deluxe - et trente-cinq titres, Another Self Portrait (1969-1971) refait le tour du propriétaire sur une période mal-aimée du maître qui pour l'occasion se refait le portrait en couverture de ce dixième volume des Bootleg Series. C'est donc sous un éclairage totalement neuf qu'il faut appréhender ces deux recueils de chansons traditionnelles et de folk rural, symbole de retour à la terre et aux racines entamé avec John Wesley Harding (1967) puis Nashville Skyline (1969), dont sont extraits « I Threw It All Away » et « Country Pie », proposés dans des versions alternatives.

Versions parallèles sans retouches (« Little Sadie », « All the Tired Horses », « Wigwam », « Days of '49 »...), ébauches dignes (« Went to See the Gypsy », « When I Paint My Masterpiece ») et compléments inédits de belle facture (le traditionnel « Pretty Saro », « This Evening So Soon », « These Hands » pour Self Portrait ; « Spanish Is the Loving Tongue » et « Working on a Guru » pour New Morning) agrémentent cet autoportrait comprenant quelques hommages aux contemporains Gordon Lightfoot (« Early Mornin' Rain »), Tom Paxton (« Annie's Gonna Sing Her Song ») et Eric Andersen (« Thirsty Boots »).

En outre, l'exercice apporte un document intéressant dans sa version augmentée avec la retranscription du concert d'août 1969 au festival de l'île de Wight. Un album live inédit de dix-sept chansons d'un répertoire irréprochable, qui a changé la face du rock, de « Mr. Tambourine Man » et « Maggie's Farm » à « Like a Rolling Stone ». Le quatrième disque revisite entièrement Self Portrait, remasterisé pour l'occasion. De quoi revoir son jugement sur un album maudit.

Loïc Picaud - Copyright 2013 Music Story
Description du produit
BOB DYLAN
THE BOOTLEG SERIES VOLUME10 -ANOTHER SELF PORTRAIT (1969 - 1971)
35 enregistrements rares et morceaux inédits
Disponible en édition Standard 2 CD, coffret Deluxe 4 CD et Triple Vinyle (35 titres sur 3 LP + un livret 12 x 12) incluant les 2 rondelles du CD standard
L'édition Deluxe comprend le premier enregistrement complet
du concert historique donné à l'ile de Wight en 1969,
remixée à partir de la source
Le 26 Août 2013, Columbia Records sortira le volume 10 des Bootleg Series - Another Self Portrait (1969-1971) de Bob Dylan, donnant ainsi une nouvelle perspective à l'une de ses périodes les plus controversées, démontrant qu'elle fut en fait l'une des plus créatives et prolifiques de la carrière de l'artiste.
Avec 35 enregistrements rares et morceaux inédits, Another Self Portrait (1969-1971) est la dernière édition des fameuses Bootleg Series.
Les enregistrements inédits, démos et prises alternatives présentes sur Another Self Portrait - tirés des séances d'enregistrement studio de 1970 qui aboutirent à la sortie des albums Self Portrait et New Morning - nous donnent un nouvel éclairage sur l'une des périodes les plus importantes de la carrière de Dylan.
Durant les sessions de Self Portrait, Dylan joua une sélection de chansons, accompagné par une petite troupe de musiciens : principalement avec le guitariste David Bromberg et le claviériste/guitariste Al Kooper, mais aussi avec le producteur Bob Johnston qui s'occupa d'ajouter les overdubs aux morceaux originaux à Nashville. Another Self Portrait nous présente justement ces morceaux originaux, dans leur version la plus pure, sans overdubs.
Another Self Portrait révèle de nouveaux aspects, notamment au niveau du génie vocal de Dylan tant le chanteur s'approprie aussi bien les chansons traditionnelles et contemporaines de la Folk Music, que ses propres chansons. Parmi tous les morceaux qui composent Another Self Portrait, Dylan redevient le chanteur country de Nashville Skyline ("Country Pie" et "I Thew It All Away"), l'interprète d'un folk plus traditionnel ("Little Sadie," "Pretty Saro") qui n'hésite pas à chanter les chansons de ses contemporains ("Annie's Gonna Sing Her song" de Tom Paxton ou encore "Thirsty Boots" d'Eric Andersen) avant de retourner jouer sa propre musique ("Went to See the Gypsy," "Sign on the Window").
The Bootleg Series, Vol. 10 - Another Self Portrait (1969-1971) sera disponible en configuration standard avec un boîtier 2 disques, ainsi que dans un coffret Deluxe qui comprendra pour la toute première fois l'enregistrement du concert historique donné à l'ile de Wight le 31 Août 1969.
Présentée dans un étui, l'édition Deluxe comprendra aussi la version remastérisée de l'album Self Portrait paru en 1970, dans son intégralité mais avec un séquençage original, en plus de deux livrets reliés comprenant les critiques écrites par Greil Marcus (auteur du fameux What is this s*** ? » dans le magazine Rolling Stone en 1970.
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un de perdu, 10 de retrouvés., 5 septembre 2013
Par 
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series Vol. 10 (CD)
BOB DYLAN
THE BOOTLEG SERIES VOL 10 – ANOTHER SELF PORTRAIT (1969/71) – 2013
La collection desBootleg Series permet, depuis 1991, date à laquelle le premier volume est inscrit, de pouvoir accéder aux archives de Bob Dylan. Une question s’impose à ce stade du dixième épisode sorti fin août 2013, Another Self Portrait (1969-71). Aura-t-on assez d’une vie pour découvrir l’intégralité de son œuvre ? Au train où vont les choses avec ces mercantiles éditeurs, la génération des babys boomers, les seniors d’aujourd’hui, aura-t-elle assez de souffle pour en voir le bout ? J’en doute, car il est manifeste qu’on est loin d’avoir faire le tour du sujet.

De la même manière que les insatiables et cupides producteurs TV prolongent dans le temps ce feuilleton imbécile des Chtis, en baladant ses pitoyables acteurs entre Las Vegas, Hollywood et je ne sais quelle autre endroit, les maisons d’éditions discographiques prennent un plaisir malin et intéressé à étirer la matière Dylan, très très extensible et pour les mêmes fins que leurs homologues du petit écran. Du postulat, plus c’est con, plus ça dure et ça emplit les poches, j’exclurai toutefois ce qui touche au Zim, par respect pour cet artiste prolifique.

Mais pour l’esprit, c’est du pareil au même, kif-kif bourricot, si l’on considère que ce numéro 10 réfère au Self Portrait de 1970 pour Columbia records, le double album salopé, sciemment bordélique et inabouti du catalogue de Dylan, sabordé par le barde himself, dénué de toute ambition artistique, boursoufflé de titres pâlichons et enflé au remplissage. Poil à gratter de la discographie d’un Dylan m’en-foutiste et qui n’en peut plus d’être le Messie, Self Portrait fera dire au critique de Rolling Stone, Greil Marcus : « Qu’est-ce que c’est que cette m**** ? ». Ce en quoi, il n’est pas loin de la vérité au regard du matraquage en règle dont il fut l’objet à sa sortie. Self Portrait, c’est de la haute trahison et de la provocation à l’état brut. Pour la petite histoire, le même Marcus signe aujourd’hui les notes de la pochette de cette collection.

Cette dixième édition des Boots porte sur la période professionnelle 1969/1971 de Bob Dylan et ratisse autour de son album bâtard, mais pas que, puisque, et ça change la donne, New Morning fait la même année que Self Portrait, est également partie prenante dans cette exhumation. Elle compile des sessions d’enregistrements recentrées autour d’alternatives et de chutes de studio de cette époque. 35 pistes alimentent ainsi les deux Cd de la version basique ou les 3 vinyles dans la version à l’ancienne. En formule Deluxe, on passe à quatre, dont Self Portrait remasterisé et un dernier qui porte plus particulièrement sur le concert de l’Ile de Wight, le 31 août 1969 avec le Band. Les livrets joints font, d’autre part, la part belle à des photos de cette période.
Dézingué de son temps, pourquoi, dès lors, faire tant de tintouin à l’endroit de ce disque surproduit, bâclé et manquant de crédibilité quand on sait le répertoire de Dylan a autre chose à proposer ? Pourquoi, quarante trois berges plus tard, continuer alors à s’agiter comme des sémaphores désarticulés sur un album qui n’a comme réponse qu’un majeur pointé bien haut ?

Parce que Dylan ne laisse pas insensible, d’une part. Parce que fouiller les coffres regorgeant d’archives de Self Portrait amène à mieux cerner et comprendre la genèse d’un album qui peut avoir été injustement matraqué. Cet aspect nous a peut-être échappé de son temps. Enfin, ce n’est pas parce qu’une œuvre a été aussi lourdement persiflée que sa version compilée et revisitée sous un angle différent, n’est pas digne d’intérêt.

Mon propos n’est pas d’inciter le lecteur à mettre une seconde fois la main au porte-monnaie ; il a vraisemblablement déjà donné pour ce couac, en 1970, et on ne l’y prendra plus. Ma démarche ne vise pas une quelconque quête d’indulgence à son endroit, pas plus qu’une opportune occasion de réhabilitation, mais plutôt à éveiller sur une tranche assez incompréhensible et surprenante du parcours du Zim. A tenter de (peut-être ?) mieux comprendre (et encore ?) les motifs de son sabordage d’alors, foutoir innommable de reprises en veux-tu, en voilà, de titres déjà connus du public, d’instrumentaux guère convaincants, même si Wigman fait un carton, et, suprême provoc’, d’ouvrir l’album avec une chanson affectée aux seules cordes vocales de ses choristes et de choisir pour accompagner ce bordel, un casting musical de derrière les fagots (David bromberg, Al Kooper). Je ne suis pas sûr d’en trouver les clés. Plus d’un Dylanophile avisé s’y est cassé les dents.

Solution de facilité pour éviter toute migraine, il est préférable de mettre ça sur le compte d’un personnage impénétrable et ne pas se poser trop de questions à son sujet. Faut-il rappeler que sur le LP précédent, Nashville Skyline de 69, Dylan se fait déjà remarquer par la concision étonnante de son travail et par un surprenant détour par la musique country ? L’homme, déconcertant, n’en est donc pas à son coup d’essai. Dylan a souvent été là où on ne l’attendait pas.

Le Dylan de Self Portrait, double premier album des années 70, sort d’une période qui l’a isolé des studios et des planches pour des raisons de santé. Depuis quatre ans et son pseudo accident de moto de 66, le porte-parole de la génération ambiante se terre et se tait ; ses silences sont mal interprétés par des adorateurs qui se mettent alors à lui pourrir la vie. De cette existence perturbée et de ce rôle de Prophète de la génération hip’, il n’en veut plus. Il se méfie du milieu. Cette défiance, doublée de son retrait contraint de la scène, laisse le champ libre à la naissance d’un marché parallèle qui lui sera préjudiciable. Dylan veut redevenir un gars normal, déconstruire le mythe qu’il est alors et Self Portrait est sa riposte pour qu’on lui lâche les baskets une fois pour toutes. Ce qui peut se défendre et expliquer le pourquoi du maillon faible de sa discographie. Faible, mais attachant, au motif de cette faiblesse.
L’étrange New Morning, inscrit aussi au programme de ce bootleg ten, propose du mieux et redonne quelques couleurs à cette offre de 2013, mais Dylan est dans la période la moins active et la plus controversée de son parcours, il faut le savoir. Les chutes de studio qui s’attachent à ce deuxième disque de 70 sont souvent meilleures que l’original. C’est déjà ça de gagner. Ajoutez à cela une poignée de titres issus des sessions Horizon Nashville 69, un vestige des Basement Tapes de 67 et des performances live tirées de la prestation à Wight 69 et vous avez ce qui constitue l’intégralité de l’offre basique.

A nouvelle écoute, nouveau jugement. La performance d’ensemble est ici globalement supérieure, car plus spontanée, plus vivante. Elle gagne en virilité et en pureté au niveau du chant. Serait-ce le fait du long silence qui sépare les deux moutures, mais la dernière en date me séduit à un point que je n’aurais pas imaginé avant d’en découdre avec la version exhumée. Comme si un nouveau Dylan naissait au gré de son cheminement. Finalement, ce n’est pas vilain du tout. Another Self Portrait de 2013 corrige les approximations qui affectent les performances des pistes d’hier. Il éclipse largement son prédécesseur tant décrié et amène à revoir sa cotation. De quoi se gratter le crâne…

Ainsi dépouillées d’overdubs et d’une production pénalisante, plusieurs chansons gagnent en qualité : le folk Copper Kettle, Days Of 49, Thirty Boots, Spanish Is The Loving Tongue, la ballade honky-tonk Alberta #3, House Carpenter, Annie’s Going To Sing Her Song, Pretty Saro qui n’est pas sans évoquer son modèle, Woody Guthrie jeune, Little Sadie, Time Passes Slowly ou Belle Isle qui revit. Dans ce contexte brut de décoffrage, Dylan affiche un auto-portrait plus proche des troubles qui l’affectent alors mais éloigné du Dylan messiaque et poète. J’avoue que, là oui, mon intérêt est accaparé plus que dans l’épreuve originale. Dans le même élan, cela m’amène à desserrer l’étreinte malintentionnée opérée sur l’album raté de 70, qui traîne toujours une aussi sale réputation.

Pris sous cet angle, le bootleg en question lève un petit pan du voile quant à l’aspect déroutant de l’enregistrement qu’il nous a jetés en pâture, il y a quatre décennies, et donne une un éclairage nouveau sur une des périodes les plus troubles de sa carrière ; ce boots a donc, une fois n’est pas coutume, son utilité. Il en ressort que la matière initiale n’était finalement pas si mauvaise que ça, pas bâclée comme rabâché dans toutes les chroniques (y compris les miennes). Par contre, une chose est sûre au vu d’Another Self Portrait : les choix de production, zéro Mr Bob Johnston ! Puisse le projet de trifouiller dans les archives du barde puisse nous réserver autant de surprise que ce volume 10. J’adore et j’adhère (PLO54).
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Se refaire le portrait, 13 septembre 2013
Par 
Debout Jacques "jacquesd" (Nancy, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series, Vol. 10 (CD)
Dans les arrières salles des rédactions des magazines aussi bien que dans les derniers rangs épars des clubs folks, on lui reprochait son timbre de canard, sa voix d’enrhumé, cette chose qui semblait passer par le nez plutôt que par la gorge et qui faisait que le roadie de scène ne savait trop jusqu’à quelle hauteur il devait monter le micro. Les plus cléments disaient que ça lui passerait avec le temps mais aujourd’hui, soixante-dix ans au compteur de son never ending tour, on dit qu’il coasse plus que mille choucas à l’heure où ils se rassemblent pour prendre leur envol du soir. La critique est aisée quant l’art reste difficile et personne ne semble donc jamais content. La preuve ? Quand Bob Dylan se met en chantier pour chanter, pour chanter vraiment, gorge de velours et diction soignée, comme n’importe lequel des chanteurs hantant les plateaux des variétés télévisées, c'est-à-dire au moment de « Nashville Skyline » puis de « Self Portrait » et, pire, qu’il y arrive, tous ceux là qui lui reprochaient d’imiter précédemment la crécelle renchérissent tout de go arguant que ce serait pire et que l’on aurait nullement besoin d’un Sinatra folk, d’un Julio Iglésias woodstockien. Et ces deux disques d’être descendus en flèche, traités de rogatons de renégat, de bluettes pour midinettes attardées voire de manifestes rednecks. Que n’aura-t-il fallu entendre comme conneries !? Des deux, on peut même dire que « Self Portrait » fut le plus éreinté, relégué au rang de bouse par un Greil Marcus, impitoyable tribun d’une tribune du disque qui n’en pouvait mais. Mais le drame des prédicateurs est d’être trop souvent démenti par l’Histoire, Greil Marcus écrivant donc son papier dans ses toilettes ignorait que le pire était à venir, qu’il se nommerait « Infidels » et « Empire Burlesque » avec Dunbar et Shakespeare, le tandem de lourdauds plombant la variétoche des années 80, « Oh Mercy » et « Time Out Of Mind » cornaqués par Daniel Lanois, partisan de la technique pâtissière du mille feuilles dans la production discographique ou « Under The Red Sky », réalisé sous la pesante houlette de Don Was et David Was, deux autres balourds. Quand l’une chante, l’autre pas, dira Agnès Varda. Mais l’heure de la réhabilitation a enfin sonné, de bouse « Self Portrait », dans sa version alternative toutefois, se voit par les vertus d’une totale absence de devoir de mémoire rehaussé au rang de chef d’œuvre. Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, j’aimerais bien que « Sel Portrait » dans sa version originale, celui marqué du sceau de la bouse touch, soit à son tour réédité. J’aimais vraiment ce disque. On a toujours les mauvais goûts qu’on mérite disait Boris Vian.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent du début à la fin!, 12 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series Vol. 10 (CD)
Ah, si Self Portrait en 1969 n'avait pas été massacré à la production, il aurait été chroniqué comme un des grands albums de Dylan, pas torturé comme les précédents, mais apaisé à l'image de Zimmy à Woodstock (chez lui, pas au Festival...)
On a ici la chance de pouvoir se rendre compte de ce que ça aurait donné: ce coffret est un must absolu pour tout amateur de Dylan...
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4.0 étoiles sur 5 IL RESTE TOUJOURS QUELQUE CHOSE, 25 janvier 2014
Par 
P. D. LIMA (Lisbonne, Portugal Portugal) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series, Vol. 10 (CD)
Quelques chansons d'une qualité qui pourrait bien être inclues dans les grandes oeuvres de Dylan. Another Self Portrait s' écoute bien et réste la nostalgie incomparable du maitre des années 66-72 do siécle passé.
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3.0 étoiles sur 5 Another self portrait, 11 janvier 2014
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le seul avantage de l'affaire c'est à mes yeux, d'avoir enfin Self portrait remasterisé. En ce qui concerne les inédits et autres versions alternatives, je ne ferai aucun commentaire.
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4.0 étoiles sur 5 Bonne occase..., 23 décembre 2013
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Que l'on soit fan depuis des années ou que l'on soit simplement curieux de vouloir découvrir l'artiste, cette compilation est parfaite. Elle comporte beaucoup de pistes peu connues, hors des sentiers battus. Le connaisseur appréciera. L'amateur reconnaîtra les grands succès et pourra explorer d'autres facettes du talent du sieur Zimmermann...
Une seule petite critique : le son est parfois trop métallique ou d'intensité variable selon les morceaux.
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5.0 étoiles sur 5 Bob Dylan : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series Vol. 10, 5 octobre 2013
Par 
C. Sacchi ""Melmoth"" (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
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Excellent coffret!!! Que des versions inédites et le concert de l'Ile de Wight de 1971 avec the Band. Vraiment excellent!
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5.0 étoiles sur 5 Magnifique, 21 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Self Portrait (1969-1971): the Bootleg Series Vol. 10 (Album vinyle)
Que dire, sinon que Bob Dylan est un génie, et que chaque album des bootleg series est une divine surprise.
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