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le 9 mars 2014
"Je m'amuse beaucoup". C'est Pierre Lemaitre qui le confie dans un papier du journal Le Monde
Et moi donc! ... Avec son dernier livre, quel plaisir macabre et jubilatoire!

Dans les derniers combats de la Grande Guerre, deux jeunes poilus, improbables frères d'armes, se sauvent la mise mutuellement. A la démobilisation et au difficile retour à la vie civile, ils ne sont que des rébus pour une société désirant tourner le dos aux années noires.
Le combat pour la survie continue, entre secrets, regrets, blessures du corps et de l'âme. Quelqu'en soit le prix, le désir de revanche sur les hommes et la vie est le plus fort et va être le terreau d'une magistrale et cynique escroquerie.

Dès les premières pages, la lecture se fait avec un creux à l'estomac, car combien effrayant est le destin de ces jeunes hommes dans l'affreuse tuerie de 14/18!
Vacarme des armes, odeurs pestilentielles, blessures atroces des gueules cassées, horreur de soi, incurie des gradés et misère du trouffion, toute la guerre est là, dans son carnage de machine infernale. Dans la réadaptation si difficile, c'est tout le désenchantement et la détresse d'une génération sacrifiée en "chair à canon", instrumentalisée par la raison d'état, ses affidés et leurs excès.

Réquisitoire envers l'administration, l'armée, les turpitudes opportunistes de la société d'après-guerre, le frénétique commerce de la mort et de la commémoration, face à l'indifférence de la nation pour les rescapés.
C'est aussi une réflexion sur le patriotisme, le courage, la couardise, la loyauté.

Pierre Lemaitre, en conteur magistral, nous fait changer d'époque, avec une écriture vivante et des portraits hauts en couleur, au plus près du réel. Ca secoue, fait vibrer, fait trembler et compatir. Ca se lit comme un carnet de soldat avec le langage coloré et gouailleur de ce début de siècle. L'auteur a le sens de la formule et joue joliment avec les mots.
C'est à la fois d'une tristesse infinie et d'une cruauté glaçante mais aussi une chronique ironique aux personnages et situations croqués avec humour.

Après ce livre, je ne verrai plus monuments aux morts et cimetières militaires de la même manière...
11 commentaire32 sur 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 novembre 2013
Acheté mercredi, dévoré et terminé hier matin.
J'ai eu vent de ce roman en écoutant une émission littéraire il y a une dizaine de jours. Ma passion pour tout ce qui touche à la "grande guerre" m' a irrésistiblement attiré vers cet auteur jusqu'alors inconnu pour moi.
D'abord le choix du titre, Au revoir la haut, m'a mis en confiance: ce sont les derniers mots d'un fusillé de 1914 (réhabilité en 1922) à son épouse ; j'aime qu'une injustice soit réparée...., et pour cette époque, il reste beaucoup à faire!
Ici la guerre est la vedette; enfin ses débordements, je veux dire tout ce qu'elle peut engendrer de violent, de moche, de sale. Aux tranchées putrides a succédé un monde plus putride encore, que Pierre Lemaître décrit sans concession.
Le plus cruel est le constat au fil des pages que ce monde là perdure de nos jours, laissant l'amère saveur de sacrifices inutiles avec ses mensonges encore plus gros, ses "affaires" tout aussi puantes ...
Derrière l'auteur de polar qui sait vous tenir en haleine jusqu'au bout, j'ai beaucoup aimé aussi le style, la justesse des analyses de caractères et l'implacable pamphlet contre les "élites" adoratrices du fric et du pouvoir qui les y mène.
Pour faire court, j'ai aimé: ça m'entretient la colère, celle que je nourris contre ceux qui ont exterminé impunément mes grands frères , français et boches, en en tirant gloire et fortune.
33 commentaires99 sur 106 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Mais quelle galerie de portraits ! Car c'est bien avant tout de cela qu'il s'agit. Albert, le bon soldat pétri de conscience, de morale, dont la vertu sert la chance lorsqu'elle s'avère nécessaire ; Edouard, la gueule cassée, fracassée, l'inimaginable et l'indicible que l'on prend en pitié au point de lui pardonner toute son amoralité ; Aulnay-Pradelle, ce nouveau riche dégoulinant d'arrivisme, que l'on aime haïr et dont la réussite machiavélique nous irrite ; la douce cruauté de Madeleine ; le doux-acide Péricourt ; l'obséquieux-minable édile ; l'inspecteur méticulo-crasseux ; l'enfant innocent ; la compagne bonne et simple... La liste est sans fin et la précision du trait au rendez-vous de chaque page. On en redemande car tout est vrai, même si rien ne l'est ; on a croisé chacun, pourtant ces portraits sont uniques, nouveaux, osés, irrévérencieux, anti-académiques.

C'est le Goncourt pour ceux qui ont peur du Goncourt (à l'image du finaliste de l'an passé, La vérité sur l'affaire Harry Québert, finalement distingué par les lycéens), le roman sur la Grande guerre destinés à ceux que le sujet n'attirerait pas nécessairement de prime abord dans un roman. Car il est impossible de le refermer !

L'entrée en matière est un peu longue (mais c'est absolument nécessaire, il ne faut surtout pas se décourager !). Les personnages mettent du temps à s'installer mais la greffe prend, durablement. Le factuel donne la matière, la construction patiente et d'une efficacité redoutable donne le corps du récit, son déroulement implacable. Reste l'ironie, le cynisme brûlant, absolument décapant, qui augmente au fil des pages et offre à cette fresque le poids du chef d'oeuvre. Bien plus que la critique d'une époque, c'est celle d'une civilisation, l'affrontement des à-pics, le champ de bataille de la guerre qui, une fois les fusils remisés, voit se déchirer les arêtes les plus sombres des caractères humains, ces facettes obscures que l'on sait, que l'on sent, qui font splendeurs et misères de notre espèce.

Alors on jubile, mais en lisant de biais : il est impossible de rire avec légèreté. On dévore d'un oeil seulement, mais d'un oeil affamé et insatiable ! Tout est vrai car tout est tellement humain. Jusqu'au plus improbable. Quelle réussite ! On en a jamais assez...
11 commentaire73 sur 78 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 novembre 2015
Ce livre est superbe.
J'ai lu le livre magnifique de Pierre Lemaitre, et pense qu'il ne faut pas essayer de les comparer. Ce sont des oeuvres
très différentes, car le choix des couleurs, (symphonie en bleu, gris, vert et ocre à part pour les cases où Edouard met ses
masques où les tons chauds font percevoir tout à coup une joie fugace, particulièrement pour les scènes avec Louise)
en font un joyau à part qu'on peut apprécier indépendamment du roman. L'émotion tragique et poignante qui s'en dégage est
superbement rendue par ces choix de couleurs, mais aussi par un tracé sensible des visages, des silhouettes et des regards.
Le récit, dans ses grandes lignes est le même, mais le dessin ajoute une dimension différente, comme une très belle bande musicale
illustre les images d'un film.
Absolument merveilleux.
0Commentaire6 sur 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 novembre 2013
Au revoir là-haut est une œuvre à part entière. Le livre est une fresque de la France d'après guerre, la Grande Guerre...
Je connaissais LeMaître dans ses quelques romans policiers et j'ai découvert en ce roman quelque chose de fameux.

Un réquisitoire contre la violence qui se soldera finalement par la violence. Guerre barbare, sang versé dans le déchirement de nations devenues folles.
Au travers du destin des personnages, nous vivons la peine, nous vivons la vengeance, nous vivons le traitement affame des combattants héroïques oubliés. Lire ce livre est presque un devoir pour nous, citoyens français.

Lire ce livre, c'est honorer la Mémoire de ceux qui sont tombés sous le feu sanguinaire. Nulle haine coule dans ce livre, seulement une réalité dure et parfois d'une violence insoutenable. Le prix est si mérité...
La littérature n'est pas morte, voilà la chose que l'on se dit en posant les yeux sur ce livre.
0Commentaire83 sur 92 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 octobre 2015
Avant l’heure, puisque sorti en 2013, année précédant l’offensive commémorative de la Grande Guerre, « Au revoir là-haut » (Ed. Albin Michel), signé Pierre LEMAÎTRE, se révèle être un bon roman où se mélange fiction, pas si improbable que cela, par ailleurs et fond historique.
Avec le talent qu’on lui reconnaît, Pierre LEMAÎTRE, nous emmène avec beaucoup d’efficacité, de justesse et de questions dans cette période trouble de fin de guerre. À travers ses mots, ses images, ses silences, on peut ressentir et mieux cerner le quotidien lourd de boue et sans grande espérance des poilus englués dans les tranchées. On peut s’aigrir aussi de l’arrivisme de ces chefs qui se servent plutôt que de servir leur pays.
Le livre s’ouvre à la veille de l’Armistice. Alors que la rumeur de ce dernier se précise de toutes parts, la volonté d’un officier de lancer encore une dernière charge sur le front 131 n’a d’égale que celle des troupes qui préféreraient jouer la montre et enfin oser croire à un retour rapide à la vie civile. L’officier trouvera le moyen de dynamiser ses troupes contre les Boches. Les poilus iront au carnage. Ceux qui en reviendront seront à jamais des gueules cassées, tandis que l’officier ira aux honneurs, d’abord, à ses magouilles d’après-guerre, ensuite... Quelle ineptie ! Quelle bassesse ! Quelle ignominie !

La seconde partie du roman, plus fictive celle-là, met en scène les protagonistes de la première partie qui, pour des raisons différentes, s’enferment peu à peu dans l’engrenage des mensonges, des malversations, des arnaques aux sentiments et des règlements de comptes intra-familiaux. Au fil de l’histoire, le lecteur est habité de l’envie d’en connaître le dénouement. Qui s’en sortira ? Qui s’y perdra ? Les mauvais devront-ils enfin répondre de leurs actes. Les bons seront-ils in fine gagnants ? Et, après tout, y-a-t-il seulement des bons ? Au-delà de l’envie de connaître la fin, le lecteur aura, je crois, envie de chercher réponses à ses questions sur les soifs de revanche, de pouvoir, de puissance et d’argent qui gauchissent la droiture humaine !

Bref, un roman comme je les aime. Il se laisse lire pour le plaisir mais suscite la réflexion et l’envie de s’interroger sur ce qui se passe encore aujourd’hui aux alentours de toutes les guerres qui attaquent notre Monde.
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le 29 octobre 2015
Je n'ai pas lâché ce livre d'une seconde. Je l'ai dévoré et j'ai suivi les aventures de ces deux personnages Albert , modeste employé et Edouard, artiste, fils de bonne famille. Des champs de bataille de la guerre de 14 à l'après-guerre se croisent des personnages antagonistes où les destins, secrets et mystères, iront d'un rebondissement à l'autre s'entrechoquant dans un récit palpitant. Il est question ici d'arnaques et d'impostures mais également de mort, de cadavres, de corps déchiquetés, d'odeurs de putréfaction et de gueules cassées. Le véritable scandale c'est la guerre. C'est un roman visuel où chaque page est d'une grande force évocatrice.On ne peut que penser aux personnages de Tardi, avec un Albert qui ressemblerait à Arthur Même ou le début de "Voyage au bout de la nuit" avec un Bardamu embarqué dans une aventure qui le dépasse. Le récit vire au burlesque et à l'absurde à l'image de cette guerre qui a vu disparaître 1000 hommes par jour pendant 4 ans où ces soldats ne savaient plus pourquoi ils se battaient . Absurdité de ce que la discipline et la hiérarchie militaire ont pu représenter, broyant des vies qui n'avaient aucune valeur. Absurdité d'une machine de guerre administrative à la fois rigide et désorganisée mêlant des corps et des noms dans un chaos le plus total. "Au revoir là-haut" est d'une grande force évocatrice.
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le 20 décembre 2014
Excellent livre sur la guerre de 14, son absurdité, le fossé ente gradés et trouffions, l’insanité des attaques, des décisions, les gueules cassées, les vies brisées. Deux poilus finissent par vivre ensemble, une gueule cassée, venant d’un milieu de la haute bourgeoisie, et un brave bougre que le premier a sauvé de l’asphyxie due à l’effondrement d’un trou d’obus. Le cafouillage de cette guerre absurde ne s’éteint pas avec l’armistice. S’snuit toutes les combines autour de la lucrative activité de vente de cercueils dans lesquels on enterre n’importe qui, « boches » ou « bon français ». Pour économiser le prix du cercueil, on le fabrique trop petit, et on coupe ce qui dépasse. Le rythme du livre est soutenu, une sorte de folie magique, d’un peu de merveilleux, l’amitié de la petite fille et de la « gueule cassée », artiste qui se fabrique des masques tout en se droguant pour survivre.`Cela finit mal, bien sûr, mais c’est une fresque haletante et amère sur une période que l’on s’efforce de glorifier pour en effacer les traces sombres. Cela fait immanquablement penser à ces monuments aux morts restés coincés dans les fonderies haut-marnaises aujourd’hui défuntes ; commandés pour qui ? Par qui ?
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le 6 mars 2014
Grand lecteur de romans policier, j'ai découvert Pierre Lemaitre avec "Travail soigné" et "Alex", et j'ai bien aimé. Avec ce roman primé l'an dernier, j'ai passé des heures délicieuses: la grande guerre et les années qui ont suivi, les arnaques vraies ou véridiques, les personnages surprenants, attachants ou révoltants, hauts en couleur. Tout cela raconté avec un art consommé, merci... j'en redemande!
0Commentaire3 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce livre audio abolit certains de mes préjugés. Premièrement, sur la guerre 14-18 : je ne suis pas d’origine française et cela me surprend toujours ô combien les Français ont été (et le sont toujours!) traumatisés par cette première grande guerre, ce qui se traduit par leur façon d’en parler et d’y revenir en permanence. Dans ce livre, on n’y échappe pas non plus, mais l’auteur décrit en particulier le temps après cette guerre, comment les ex-soldats s’en sortait (ou pas) après et ceci d’une façon, de premier abord assez frivole, mais finalement bien complexe, en détail et très intéressante !
Deuxièmement, étant une grande « consommatrice » des livres audio, j’ai mes préférences quant aux voix, donc quant aux choix des acteurs qui sont censés de lire et surtout d’interpréter des ouvrages. Je dois avouer qu’il arrive que les auteurs qui lisent leurs œuvres ne le fassent pas bien. Certes, ils connaissent leurs livres mieux que quiconque, mais lire à haute voix un livre est tout un art qui n’est pas donné à tout le monde. Et là, une vraie et très agréable surprise ! Je n’aurais jamais parié que Pierre Lemaitre le fasse si bien, qu’il y donne tant de vie, qu’il interprète avec tant d’engagement, tant d’engouement ! J’ai passé dix-sept heures étant sur mon petit nuage, tout là-haut… !
0Commentaire13 sur 15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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