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7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brahms et rien que Brahms, 26 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms: The Symphonies (CD)
L'achat de l'intégrale des symphonies par le Gewandhaus Orchester Leipzig dirigé par Riccardo Chailly s'est imposé à moi après les avoir admiré le 1er novembre 2013 salle Pleyel dans le 1er concerto pour piano et la 3è.
Ce soir-là, j'ai été transporté par la direction souple et tendue de Chailly mais surtout par la sonorité "Brahmsienne" du Gewandhaus : tout était évident, en place, dosé, inspiré et d'une clarté absolue. Bref, Brahms sans surcharge pondérale !
Et bien toutes ces qualités se retrouvent dans l'enregistrement. J'aime beaucoup la façon qu'a Chailly de clarifier Brahms, de lui enlever cette pesanteur, cette lourdeur, ce côté maelstrom solennel que tant de chefs appliquent ou ont appliqué à la musique du Hambourgeois. Cela ne veut pas dire que l'interprétation est légère ou mièvre.
Bien au contraire : elle est JUSTE. Brahms reçoit une cure de jouvence et apparait tel qu'en lui-même : charpenté mais pas surchargé, coloré mais pas gris, noble mais pas pompier. On entend tout, chaque pupitre respire, les cordes (bien dosées) n'étouffent par l'harmonie (par ailleurs d'une finesse inouie) comme c'est trop souvent le cas. Les cuivres sonnent avec chaleur mais sans ostentation. Les tempi sont justes (ils peuvent paraitre rapides mais c'est la tradition qui, peu à peu a ralentit le tempo, d'où la lourdeur, le maelstrom évoqués plus haut). La musique avance en suivant à la lettre les indications du compositeur. Ici ,pas de séance de larmes factices, pas de pamoison. Mais une réelle émotion, une humanité, une noblesse de tous les instants. Toutes les caractéristiques de la musique du Maitre. Un réel bonheur. Une intégrale de très grande classe (d'autant que le 3è CD est consacré à des interprétations tout aussi intelligentes des ouvertures ainsi que des variations "Haydn", avec, en prime, quelques raretés en guise de "encores"). Bravo et merci.
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20 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Avec noblesse et naturel, sans se prendre les pieds dans la barbe, 24 octobre 2013
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms: The Symphonies (CD)
Offensive Brahms chez les plus grands éditeurs discographiques, et singulièrement chez Decca qui propose rien moins qu'une nouvelle intégrale des symphonies (Brahms: The Symphonies) et une nouvelle version du Concerto pour violon, enregistrée pour l'occasion pour la première fois par un musicien dont je suis heureux qu'il accède enfin à une plus grande exposition : Leonidas Kavakos (Brahms: Violin Concerto, Hungarian Dances; Bartók: Rhapsodies). Toutes deux ont été confiées à l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, aux destinées duquel Riccardo Chailly préside depuis huit ans et qui dirige ici par deux fois 'son' orchestre.

Dans sa recension du disque avec Kavakos Denis Urval écrit à quel point il trouve que l'orchestre plombe le soliste, et j'avoue ne pas être fondamentalement en désaccord avec son propos (même si je l'atténuerais quant à moi quelque peu). Cela m'a d'autant plus déçu que je trouve comme Denis le soliste captivant (à défaut d'être idéal à tous les moments), mais aussi que j'avais découvert peu avant une partie de l'intégrale des symphonies et que je ne comprends pas trop pourquoi Chailly peut aussi bien les réussir et ne jamais être complètement convaincant dans les concertos du même. Denis fait mine de se demander, avec une pointe de perfidie j'imagine, si le Brahms de Chailly fait consensus. Après écoute de l'intégrale des symphonies avec le Gewandhaus, je pense pouvoir au moins lui rétorquer que je n'ai pas la moindre idée de s'il le fera mais que tout est ici réuni pour que ce soit le cas.

Quelqu'un viendra peut-être à mon secours car je ne me rappelle plus trop qui cette anecdote déjà maintes fois entendues concerne, ni même si elle est apocryphe. Celle-ci relate qu'un chef d'orchestre installé, en écoutant un autre plus jeune répéter une Symphonie de Brahms, lui donne comme conseil de 'faire entendre la barbe'. Le jeune homme s'exécute en multipliant toutes sortes de ralentissements et alourdissements. A la question de savoir s'il l'avait bien fait entendre comme il fallait, la réponse fuse : 'Vous vous êtes surtout pris les pieds dedans'. Je rends pour ma part grâces à Chailly de ne jamais se prendre les pieds dans la barbe, quand bien même il ne refuserait ni la noblesse ni le panache romantique de cette musique.

Deux choses m'ont frappé à l'écoute des quatre Symphonies telles que jouées ici : là où les intégrales sont souvent en partie décevantes car dépareillées - il est coutume de dire, à plus ou moins juste titre, que ceux qui réussissent les symphonies extrêmes ne réussissent pas forcément les médianes, et inversement - cette intégrale ne me semble avoir aucun véritable point faible. On aura ses préférences - je ne suis quant à moi pas fou de leur 4ème - mais on a l'impression d'un parcours particulièrement cohérent. Pour autant, Brahms ne semble pas passé à une moulinette qui pourrait faire oublier les différences fondamentales d'une symphonie à l'autre et l'évolution que l'on peut discerner au terme du parcours. Débarrassé des pseudo-impératifs philologiques qui font que la révolution de palais finit par tomber à plat et la musique par être desservie (cf. leur Beethoven), mis en valeur par une prise de son qui ne sent pas le bidouillage tous azimuts (cf. le Brahms de Rattle avec Berlin), le Brahms de Chailly n'est sans doute pas le fin mot de l'histoire mais pourrait bien constituer quelque chose qui se rapproche d'un certain idéal dans cette musique - il y en a d'autres, je n'en disconviendrai pas.

Ce n'était pourtant pas couru d'avance, car outre que Chailly peut se laisser aller à un certain 'manque de flamme, de tension et d'élan' comme l'écrit Denis à propos du Concerto, le Gewandhaus, bien que fort d'une assez grande fidélité à Brahms depuis la création de certaines de ses oeuvres, a toujours eu une relation passablement compliquée avec lui, lui-même a apparemment accompagné l'évolution de la tradition interprétative de ces oeuvres vers toujours plus de pompe et de pathos - les notes de pochette le rappellent, mais je précise que mes oreilles en savent trop peu sur les contributions de cet orchestre dans ces oeuvres pour que je puisse vraiment en juger - et il n'a pas livré de contribution discographique majeure dans cet ensemble depuis belle lurette. Toujours grâce aux notes, on peut constater sans surprise que la réforme interprétative de Chailly - c'est d'autant moins une révolution qu'il se réclame assez évidemment de Felix Weingartner, et il s'agit peut-être de rappeler qu'il n'est vraiment pas le premier! - est avant tout à usage interne et vise à ce que son orchestre ne reste pas confit dans sa tradition d'interprétation. Ce faisant, Chailly me semble d'autant moins révolutionnaire que l'on a parfois l'impression d'une proximité certaine avec de prestigieux prédécesseurs tels que... Otto Klemperer! Chailly gagne cependant sur tous les tableaux en arrivant le plus souvent parfaitement à allier naturel et noblesse, la grandeur ne tournant que peu souvent à la pompe (c'est pour moi dans la 4ème que cela menace le plus), et à imprimer des tempos qui varient volontairement assez peu sans pour autant créer une monotonie qui ferait s'affaisser l'ensemble.

On est d'autant plus ravi de pouvoir entendre cet orchestre, vraiment bien sonnant du côté de tous ses pupitres, dirigé et capté de sorte que les textures soient charnues tout en n'empêchant aucunement d'entendre toutes les lignes se chevaucher ou s'entremêler avec une clarté qui, si elle n'a rien d'inédit, reste absolument nécessaire pour que cette musique exprime toute sa sève. Non seulement les cuivres sonnent de façon assez caractéristique (austro-hongroise?) mais les bois sont toujours magnifiques (mention spéciale au premier hautbois) et entendre aussi distinctement les phrases de ces violoncelles, et des cordes graves en règle générale, enchante absolument (pour preuve l'Allegro giocoso de la 3ème, entre autres).

Il n'est pas donné à tout le monde de trouver la quadrature du cercle dans cette musique : l'alliage sonore d'une part - travail sur les textures et sur les phrases, qui arrivent à se prolonger et à fusionner tout en s'entendant le plus naturellement possible dans leur multiplicité - les rythmes de l'autre (et les variations subites voulues par Brahms, auxquelles Chailly ne renonce pas et qu'il réalise presque toujours avec une maestria certaine), tout est frappé au coin de la réussite la plus grande, dans une réalisation instrumentale évidemment hors de pair. Je suis persuadé que l'on peut à juste titre critiquer tel choix de tempo, tel ralentissement, tel ritardando, tel trait trop appuyé, tout ce que l'on voudra, mais franchement à un tel niveau de mise en adéquation de la lecture du chef avec les moyens orchestraux à sa disposition, on aurait mauvaise grâce à se récrier.

J'espère que quelqu'un viendra commenter les symphonies individuellement. Je ne le ferai quant à moi pas, et me bornerai à constater que si à la première écoute la 1ère ne m'avait pas autant convaincu que les deux suivantes - qui reçoivent ici sans aucun doute sinon leur plus belle version récente, tout au moins une des plus belles - je l'ai à présent embrassée totalement. Seule la 4ème me résiste, avec son alliance de tempos un peu trop rapides puis un peu trop lents et de grandeur un peu trop surexprimée à mon goût, là où Chailly arrive soigneusement à éviter cela dans les trois premières. Cela dit, la passacaille me semble quant à elle d'une netteté de conception et d'une beauté de réalisation des plus enviables. De toute façon, qu'il s'agisse de la 4ème ou des autres, beaucoup auront déjà leur version de prédilection comme mètre-étalon (pour la 4ème, cela pourrait être pour certains Brahms : Symphonie n°4, pour d'autres Brahms: Symph No. 4/Beethoven: Egmont, etc). En ce qui concerne les intégrales, si celle-ci est sans doute en passe de devenir pour moi la plus aboutie des dernières décennies, je ne saurais oublier d'en mentionner deux moins fréquentées que d'autres et dont les mérites ne devraient en aucun cas être diminués. A commencer par la 2ème intégrale de Bernard Haitink, celle avec le Boston Symphony, encore préférable à celle avec le Concertgebouw (plus connue et nettement plus facile à trouver), avec d'excellentes 1ère et 4ème en particulier - le coffret étant épuisé, il faut pour se les procurer acheter les cd séparés (ou télécharger) tout en sachant que si les n°2, 3 et 4 ont été rééditées par ArkivMusic et se trouvent sur leur site américain, étrangement la 1ère ne l'a pas été: voici le lien vers la version cd encore parfois trouvable en occasion Brahms-Symphonie N 1-Nanie Pr. Autre intégrale de très grande qualité, trop délaissée, celle réalisée avec le Cleveland Orchestra par Christoph von Dohnanyi : Brahms : Symphonies - Concerto pour violon - Ouvertures. Pas inintéressante non plus, loin de là, même si comme elle l'a noté Denis Urval à propos de la 4ème, elle trouve ses limites, l'intégrale captée pendant des concerts de Dohnanyi avec le Philharmonia Orchestra : Brahms.

Pour ce qui est du 3ème disque de compléments de ce coffret Gewandhaus / Chailly, il faut préciser qu'il est loin d'être inutile. Certes nous ne manquons ni d'Ouverture tragique, ni de Variations sur un thème de Haydn (voire d'Ouverture pour une fête académique), mais outre qu'elles reçoivent toutes deux une interprétation qui présente les mêmes qualités que celle des Symphonies, le cd comporte quelques raretés. La transcription pour orchestre de deux des Intermezzi pour piano, enregistrée ici pour la 1ère fois, peut sembler un exercice un peu vain, mais ce serait sans compter sur le caractère brahmsien et la finesse avec lesquels Paul Klengel les a orchestrés : une belle découverte en ce qui me concerne. Les Liebeslieder-Walzer, également assez rares, ont quant à eux été transposés et orchestrés par Brahms lui-même (en tout cas 9 des 18 valses qu'il avait originellement composées pour quatuor vocal et piano à quatre mains) et le voient à son plus viennois : des pièces qui n'ont sans doute pas l'épaisseur des pré-citées, mais qui se caractérisent par une légèreté de touche appréciable. Pour finir, trois des dix Danses hongroises seulement sur les dix qu'a orchestrées Brahms.

Très intéressante est bien sûr la version avant remaniement de l'Andante de la 1ère Symphonie. Voici ce qu'en disent les notes : "Il avait 32 mesures de moins que la version que l'on connaît aujourd'hui ; 15 mesures divergeaient sensiblement par leur contenu et sur le plan de la structure ; et le matériau de 5 d'entre elles ne se retrouve plus du tout dans la version définitive. Ces changements semblent indiquer que Brahms a voulu faire des améliorations dans l'économie du discours qui lui était chère (...) Brahms remania son Andante de fond en comble. Il détruisit la partition et le matériel d'orchestre de la première version de 1876. De cette version ont subsisté cependant des parties de cordes qui avaient probablement été ajoutées après coup à cause des effectifs importants de l'orchestre viennois. Ces parties permirent de reconstituer le mouvement originel". Si les modifications ont été essentiellement faites avec l'architecture de l'ensemble en tête, et au-delà des changements qui sont à même de passionner tout un chacun et pas que les spécialistes, j'ai pris d'autant plus de plaisir à écouter ce mouvement originel que la partie du violon solo me semble un peu mieux réussie là que dans l'enregistrement de la version définitive sur le 2ème cd.

Vous aurez compris que, contrairement à certaines intégrales récentes des Symphonies de Brahms qui me semblent à déconseiller pour des raisons diverses, je pense que celle-ci est de très grande valeur et la recommande sans réserves significatives. Je conseille presque tout autant, en dépit de ce qu'il y a redire de l'accompagnement orchestral, le Concerto pour violon sorti au même moment chez le même éditeur. J'en ai déjà touché un mot plus haut : la prise de son est globalement exemplaire et restitue avec amplitude, profondeur et naturel les lignes de toutes les sections et instruments solistes. On se demande bien pourquoi, hormis acoustique de salle de concert bien connue pour être difficile à capter, ce n'est pas beaucoup plus souvent le cas ; tout au moins le travail a-t-il été très bien effectué ici et cela est à saluer. En outre, le livret broché est bien conçu, les notes assez complètes. Il n'y a regretter qu'un des signes les plus funestes du temps : y figurent 8 portraits photographiques de Chailly pour 2 portraits de Brahms et aucune photo de l'orchestre. Au cas où nous n'aurions pas encore compris que la personnalisation est plus que jamais la règle et que l'atout principal de cet orchestre est aux yeux de son éditeur son chef attitré, nous voilà renseignés une fois pour toutes.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Eblouissant, 25 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms: The Symphonies (CD)
Je me croyais condamné à ne pouvoir entendre que de (plus ou moins) anciennes versions des symphonies de mon vieux père Brahms(que j'aime plus, et autrement, qu'aucun autre): la première intégrale de Jochum (bien qu'en mono), la troisième de Karajan, celle de Wand évidemment. J'aurais donné un bras pour pouvoir entendre Furtwängler, Mitropoulos, ou Abendroth comme ils devaient sonner alors.
Et puis voilà... J'ai ce coffret depuis trois jours. Je l'ai acheté comme ça, pour voir, sans espoir, convaincu par avance qu'il rejoindrait les Abbado et compères dans l'armoire des disques à ne plus écouter. Quelle surprise... Tant de jeunesse, d'énergie et de rigueur, tant de profondeur dans la simplicité. Je croyais ne pas aimer Chailly, et j'étais un fichu crétin. Il y aurait des pages à écrire pour détailler les qualités de ces interprétations, mais d'autres ici le feront sans doute mieux que moi. Simplement.... écoutez, c'est une merveille.
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 An high quality anthology of the Brahms 4 symphonies and incidental Orchestral pieces., 26 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms: The Symphonies (CD)
Un exceptionnellement grande anthologie des 4 Symphonies de Johannes Brahms. Eh bien réalisée. Eh bien enregistrée. Grande valeur pour l'argent. Comme d'habitude, les clients bénéficient de la livraison rapide amazon.fr fantastique et efficace système de suivi postal.
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Brahms: The Symphonies
Brahms: The Symphonies de Riccardo Chailly (CD - 2013)
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