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4.0 étoiles sur 5 Jacobs, éternel empêcheur d'écouter en rond
Avant toute chose, si je ne donne pas la note maximale à cet enregistrement, ça n'est pas parce qu'il ne le mérite pas, mais parce que, comme de nombreuses autres approches de René Jacobs, il me "démange" quelque peu au niveau de mes habitudes. Bien souvent, avec le temps, nos mauvaises habitudes finissent par se plier aux raisons, à la...
Publié il y a 14 mois par KLINGSOR

versus
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 J'ai déjà entendu mieux ...
Une hypothèse stupéfiante (et peut-etre fausse) : écoutez Bernarda Fink notamment et le RIAS-Kammerchor attentivement, et écoutez ensuite la version Furtwangler : une continuité assez étonnante : le timbre râpeux, raide parfois de Fink rappelle celui de l'alto des années 1950 ! De même le choeur a évidemment plus...
Publié il y a 9 mois par Luis Cajaroy


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27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Jacobs, éternel empêcheur d'écouter en rond, 11 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Avant toute chose, si je ne donne pas la note maximale à cet enregistrement, ça n'est pas parce qu'il ne le mérite pas, mais parce que, comme de nombreuses autres approches de René Jacobs, il me "démange" quelque peu au niveau de mes habitudes. Bien souvent, avec le temps, nos mauvaises habitudes finissent par se plier aux raisons, à la raison de certaines approches iconoclastes.
Pour ne pas nous plaire (ce qui n'est absolument pas le cas de cet enregistrement, aux mille beautés) dans son "approche", on se doit d'être honnête face à la qualité globale d'un enregistrement. Tout comme, pour ne pas aimer Renoir ou Picasso, on ne peut les traiter de mauvais peintres pour autant.
Les forces en présence, jusque dans l'apport d'un choeur de garçons, sont d'une qualité superlative.

Je rappèlerais au commentateur pour le moins négatif qui n'a noté cet enregistrement que de 2 étoiles, qu'il a à sa disposition, pour comprendre les choix de Jacobs, non seulement le livret contenant des explications détaillées du "pourquoi et du comment" mais aussi, luxe extrême auquel seul Harmonia Mundi nous habitue depuis des années, un DVD qui, s'il le fallait une fois de plus (et, visiblement, c'est nécessaire...), enfonce le clou (sans mauvais jeu de mots...) pour illustrer par le discours, par des dessins, des graphiques, des exemples musicaux, les choix interprétatifs du chef.

Je répondrais à cet acheteur déçu que s'il ne désire entendre que ce qu'il a en tête, chaque fois qu'il achète une nouvelle version d'une oeuvre qu'il aime, faute de pouvoir l'enregistrer lui-même, SURTOUT, qu'il n'acquiert plus d'enregistrements de René Jacobs, qui, depuis des années, tâche, dans chacun de ses enregistrements, de fuir les tics, les traditions, tout en expliquant ses choix; ce que font rarement ses plus célèbres confrères...

Disposerions-nous d'oreilles différentes, selon que nous apprécions ou détestons telle ou telle interprétation ?
Personnellement, je n'entends pas de choeur 2, de solistes vocaux 2 etc "tout au fond du couloir dans un halo lointain", comme ce monsieur.

Mais je suis d'accord avec lui: la Passion selon Saint-Matthieu mérite, par sa richesse, d'être abordée par différents versants; du plus monumental (même s'il n'est plus "historiquement correct") Karajan, Richter, au plus minimaliste Butt.
Cette version de René Jacobs, par la tendresse qu'il insuffle à ses chanteurs (humble et rayonnante Bernarda Fink !) tout au long de l'ouvrage (pas vraiment fan de Johannes Weisser, jusqu'ici, j'avoue que dans cette Passion, son Christ m'a fait "fondre") , par ses accents dramatiques, aussi; par une sensualité sonore qui ravit nos sens d'amateurs d'opéra, mérite largement sa place au panthéon des interprétations déjà célébrées (Leonhardt, Harnoncourt...).
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29 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Passions conjointes, 17 octobre 2013
Par 
KANTATEN (Alpha du Centaure) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Entre Terre et Ciel.
Avec tout ce qui se dit ou s'écrit sur cette captation de la Passion selon Matthieu de JS BACH dirigée par René JACOBS, au moins peut on dire que celle ci est quelque peu clivante ! ("Classica" et"Diapason" en sont des exemples avec leurs commentaires frontalement opposés. "Diapason", qui veut rester le leader, laissant, ici, une étrange sensation de conservatisme systématique et peu argumentée de gardien d'un temple déja révolu. Mais ça arrive aussi à "Classica" !) Cet enregistrement vient en fait titiller certaines de nos bonnes et/ou mauvaises certitudes.

Évoquons rapidement « l'objet » proposé : un coffret classique (merci pour les étagères!) mais de classe (exit le « packaging » illusoire et racoleur)
Ce coffret contient un DVD portant sur la genèse et et le déroulement du présent enregistrement (visionnage indispensable), 1 livret fort bien documenté et 2 SADC.

Sur le DVD, un René JACOBS, un tantinet en apparence patelin, se révèle surtout précis dans ses explications et pédagogue dans ses choix. Pour lui, cette captation est capitale, elle constitue une des asymptotes de sa vie de musicien. On perçoit chez lui un puissant désir et une somme considérable de travail en amont et durant l'enregistrement. Et puis BACH, il connaît. Pour ne citer que 2 exemples, il nous a laissé une des meilleures captations de la Messe en Si et aussi, sa participation à la version LEONHARDT de la présente œuvre où sa superbe voix lunaire fit merveille. En tous cas, voir le trop court DVD joint est quasiment indispensable pour comprendre les choix de JACOBS et la somme de connaissances emmagasinée par ce musicien intègre et, ici particulièrement, quasiment en "mission".

Concernant la présente version, la clef, exprimée ou pas, du questionnement réside dans la disposition des chœurs et de l'orchestre : une partie devant JACOBS, l'autre derrière. Bref, de quoi nous surprendre !

On sait que le Cantor conçu cette Passion capitale pour un double ensembles chœur/orchestre. Voila pour l'esprit qui anime la réflexion et les choix de René JACOBS.
Du reste, suite aux longues recherches du célèbre musicologue Allemand Konrad KÜSTER, au témoignage du Sacristain de ST Thomas de l'époque et à l'iconographie retrouvée, il s’avère qu'il existait bien, en ce temps, une paire d'orgue dans cette église de Leipzig. Un orgue principal et sa tribune à l'extrémité est de la nef , et un plus petit, détruit en 1740, et perché, tribune comprise, sur le mur séparant la nef du chœur de ST Thomas. Dés lors, la disposition des solistes, instruments et chœurs choisie par JACOBS devient plausible et semble bien avoir été utilisée par JS BACH (lors de la 1er représentation de 1727). Il reprend du reste cette configuration organisée autour des deux orgues en 1729 (Version dite de La Grande Passion avec 2 orgues)
De toute évidence cette forme de bi-polarité vient heurter notre habitude : celle de l'écoute d'une passion d’où musique et chants viennent, parfois un peu confusément, d'un point spatial unique, quoique stéréophonique et étagés dans l'ordre suivant : solistes, orchestre et chœurs. Regardez donc les rares supports iconographiques des représentations des Passions de l'époque pour vous faire une idée...différente de ce qui est cru !!

L'enregistrement se révèle d'une excellente qualité. L'image sonore est large, profonde, claire et particulièrement lisible. Elle surprendra diaboliquement certains et divinement d'autres ! La spatialisation obtenue, fait que vous avez l'impression qu'instruments et chanteurs vous « sautent » parfois aux oreilles comme un hologramme...même pour les plus lointains qui bénéficient d'un surprenant respect de leurs tonalités spécifiques.Le terme peut paraître éculé, mais on se sent immergé dans la musique. Nous sommes peut-être à ST Thomas.

Au regard de son expérience, René JACOBS a particulièrement « soigné » les chœurs et les solistes. Ceux ci racontent une histoire, celle des derniers instants de Jésus. On en revient donc, heureusement aux basiques du genre de la Passion et dans un respect absolu de la partition.
Le désespoir, la souffrance, le doute, la lente montée au supplice sont chantés ici avec force et talent.
Le ténor Werner GÜRA est un évangéliste hors du commun, véritable pilier de la narration. C'est un Johannes WEISSER, basse, qui nous montre presque physiquement un Jésus habité et souffrant.
Et que dire du merveilleux « Erbarme dich » chanté avec une infinie tendresse par la remarquable Bernarda FINK...Et puis encore la soprano SUNHAE, bouleversante dans un « Aus Liebe will mein Heiland sterben » d'anthologie.
Superbe
Cependant l' « L'Akadémie für Alte Musik Berlin» n'est pas en reste, elle soutient d'une façon détaillée, lumineuse, pertinente et avec une particulière grâce de ses tonalités boisées et cordées le chant dans un esprit d' osmose rarement rencontré. L'orchestre accompagne dans toutes ses nuances cette marche inéluctable vers la mort physique. Chaque instrument est perceptible dans son originalité sonore.
A titre d'exemple René JACOBS a poussé le sens du détail en allant jusqu'à remplacer les hautbois classiques par des « oboe da cassia » (hautbois de chasse courbé à la sonorité voilée et douce)
La encore : superbe.

Nous sommes bien dans une conjugaison heureuse de talents et de travail d'équipe dans une forte exigence du respect de cette Passion et de ses spécificités...mais non sans inventivités légitimes.

Cette version hors du commun viendra, en ce qui me concerne, du moins, rejoindre celle de LEONHARDT et Sa Petite Bande accompagnée de celle de MC CREESH si humaine.

A acquérir, sans a-priori, les yeux fermés, mais les oreilles bien ouvertes !

Bonnes écoutes à toutes et à tous.
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3.0 étoiles sur 5 J'ai déjà entendu mieux ..., 1 mars 2014
Par 
Luis Cajaroy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Une hypothèse stupéfiante (et peut-etre fausse) : écoutez Bernarda Fink notamment et le RIAS-Kammerchor attentivement, et écoutez ensuite la version Furtwangler : une continuité assez étonnante : le timbre râpeux, raide parfois de Fink rappelle celui de l'alto des années 1950 ! De même le choeur a évidemment plus à voir avec les aspects stylistiques bachiens, mais tout de même ... une certaine lourdeur empesée est là ...
Plus sérieusement j'ai déjà entendu mieux : Koopman, Gardiner, Kuijken, Herreweghe ... Je trouve que Jacobs a tendance a trop vouloir animer le discours orchestral, la théâtralisation est à mon gout excessive à certains endroits, trop d'effets volontairement expressifs et donc pas assez "vrais", je trouve ça un peu "fabriqué" ... Naturellement cela n'engage que moi. L'Akademie fur Alte Musik est exceptionnelle, mais cela relève de l'évidence que de le dire.
Il a déjà été dit ici que certains solistes ne sont pas à la hauteur : les deux sopranos sont complètement hors contexte stylistique, Fink est âpre, je préfère le timbre d'un contre-ténor pour la St Matthieu, notamment pour la douceur du regret dans l'"Erbarme dich" (Scholl, Guillon et d'autres ...). La basse Arttu Kataja n'a aucun intérêt : timbre engorgé et raide. On regrette vivement que Konstantin Wolff n'aie pas plus de temps et d'arias pour s'exprimer ...
En dehors de cela, Gura est un superbe Évangéliste, Weisser un très beau Christ. Lethipuu est largement supérieur à Trumpy.
Je n'entrerai pas plus dans les détails techniques (prise de son et réverbération) : je n'y connais rien.
En résumé je préfère les versions d'Herreweghe (plus "sage", plus consensuelle aussi. Avec un Ian Bostridge qui anime le discours de l’Évangéliste d'une manière exceptionnelle. Certains solistes de Jacobs auraient pu comprendre en l'écoutant ce que signifient les mots réel et factice ...), de Gardiner (toujours aussi profond et net), Koopman (très universel), mais je ne jetterai pas l'anathème sur les amateurs de cette version : le travail musicologique de René Jacobs est tout à fait respectable et même admirable, et cette version mérite bien les louanges qu'elle reçoit. Simplement ... Je ne suis pas fasciné, tout comme pour la Flûte du même Jacobs d'ailleurs ... J'espère avoir expliqué pourquoi : insuffisances du casting vocal, théâtralisation excessive, petits "ajouts" par-ci par là assez agaçants ... Cela suffit-il pour ne mettre que trois étoiles ? Pour certains fanatiques (pas tous naturellement) de la St Matthieu oui ! Pour un non-fanatique, je ne déconseille donc pas cette version.
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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 passionnant ...comme souvent avec Jacobs, 16 octobre 2013
Par 
Bretton "ferbret" (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Les deux commentaires précédents m'invitent à ajouter "mon grain de sel"!
En fait je suis complètement d'accord avec Klingsor, (mais sans hésiter à mettre 5 étoiles...), aussi je ne vais pas réécrire ses arguments si bien formulés...
Je préciserais quand même, que je n'ai pas du tout entendu le deuxième choeur comme s'il était "au fond du couloir dans un halo lointain!!...Sans être un spécialiste de la prise de son et n'ayant pas un matériel d'écoute hyper performant , bien que pas trop ridicule, je suis assez sensible à la qualité du son et de ce fait j'évite les versions trop anciennes pour ne pas être trop frustré de ce coté là. ...Et là mon impression et ma satisfaction ont été autant déterminée justement par la qualité su son entendu, la présence aérée qui est restituée que la qualité , l'originalité de l'interprétation et la qualité des protagonistes. Une seule petite réserve, pour moi, (mais je la connaissais déjà avant l'écoute!!) c'est la voix de Sunhae Im dont je ne raffole pas...

Bien sûr tous les goûts sont dans la nature ..et D Paul a tout fait le droit de préférer des interprétations ...minmalistes de John Buttn Mc Creesch, ou Kuijken que personnellement je trouve un peu "exsangues" et frustrantes...
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La passion selon Saint Mathieu, version 3D, 23 janvier 2014
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Tout d'abord je tiens à remercier René Jacobs pour avoir été, au prix d'un travail époustouflant, le premier à reconstituer les conditions de représentation de la grande passion à Leipzig.

Ensuite, merci aussi à Dominique Gérard pour avoir défendu avec autant de ferveur et d'à-propos cette version.

Paradoxalement je remercierai aussi Michel Plockyn pour son commentaire au vitriol qui ne donne ni dans la nuance, ni dans le respect des musiciens, mais qui est plus utile qu'on pourrait le croire car il contient 2 éléments importants:
1) une réserve technique incontestable: le fait que cette prise de son passe mal sur des appareils "bas de gamme", ce qui n'est pas un détail quand on sait que les preneurs de son valident souvent leur prise de son avec un appareil "bas de gamme" sachant que la plupart des auditeurs n'écoutent pas même la musique classique sur matériel haut de gamme.
2) une réserve artistique/esthétique plus subjective: un possible manque de vision propre du chef.

Je fais partie de ceux qui ont été déconcertés par cette disposition et cette approche particulières qui donnent un aspect composite à cette passion et ne facilitent pas forcément son suivi narratif à moins d'accepter de se laisser simplement porter et surprendre par la volupté et l'éloquence des voix, le timbre stimulant et chaleureux des instruments, les accents dramatiques (on sent parfois les frémissements dramatiques du Jacobs jouant Haendel!) aussi variés que surprenants ou encore par un continuo remarquablement vif et stimulant... mais cela ne me suffit pas toujours car je ne suis pas un adepte du BACH "au premier degré" pour cette musique qui va au delà des notes.

Après avoir écouté cette version plusieurs fois, j'ai fini par un peu mieux cerné mon "malaise" ressenti malgré les merveilles et les nombreuses trouvailles qui nous sont ici présentées pour arriver à une conclusion similaire à celle de la critique acerbe mentionnée ci-dessus: cette version manque peut-être d'une vision spirituelle forte. Cette vision spirituelle semble être ici remplacée par le plaisir de faire vibrer cette musique en tant que telle et par la joie des protagonistes de faire partie de l'évènement et communier ensemble. Ceci fait aussi courir un risque qui pointe à la surface de temps à autre: celui du narcissisme et de la complaisance, le risque du "on est bien ensemble" (pour ceux qui se rappellent de l'émission "la chance aux chansons" de Pascal Sevran: pardon pour les références...), celui d'une sorte de narcissisme collectif consistant à s'auto-encourager et s'auto-congratuler, se renvoyer l'ascenseur.

N'empêche, malgré ce léger "malaise", il faut en même temps avouer que ce qui nous est présenté ici est un sacré travail (c'est le cas de le dire pour cette oeuvre) surlequel il me parait injuste de "cracher" avec notamment avec un art du chant (la technique de chant est époustouflante quelle que soit l'avis sur le timbre de voix de tel ou telle soliste) et du récitatif bachien (quelle performance de Werner Güra notamment) consommé qui justifie à lui seul l'achat de ce coffret (et sur lequel il y aurait des choses à reprocher même à mes autres versions "de référence" mentionées ci dessous).

Il faut aussi reconnaitre que cette version est peut-être la seule à rendre aussi clairement à la Saint Matthieu, au delà de sa beauté contemplative, une dimension dramatique voire opératique que je croyais réservée à la passion selon Saint-Jean. Ceci n'est bien sûr pas sans rapport avec la disposition particulière des parties mais aussi avec l'expertise Haendelienne du chef, sans qu'il tombe dans le hors sujet pour autant.

Enfin, pour tenter d'adresser et expliciter ce "problème" de vision très difficile à "prouver" objectivement, je mentionnerais juste les versions historiquement informées de Leonhardt et Harnoncourt (difficile de se passer des ces deux là dans BACH!) et celles plus ou moins héritées de la "grande" tradition romantique ou plutôt germanique de Karl Richter (années 50!), Peter Schreier voire celle Georg Solti (que je n'attendais pas aussi bon dans BACH). Toutes ces versions me semblent remarquablement cohérentes avec un souffle différent pour chacune d'entre elles mais qui nous tient du début à la fin, au delà de l'hédonisme du beau son et du plaisir de communier ensemble qui caractérise cette version plus composite mais éminement baroque et dramatique (le mot "scénique" serait même presque plus approprié ici) de Jacobs.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une excellente version de la Passion..., 14 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Je possédais déjà une version de la Passion selon Saint Matthieu (label Archiv Produktion) par John Eliot Gardiner, laquelle est une très bonne version. Celle-ci offre une autre dimension : écoutée en version "multicanaux 5.1", le répondant choeur avant / choeur arrière ou soliste offre une écoute encore plus impressionnante. Dans cette version, il est aisé de distinguer chaque instrument (ou presque), tant elle est d'une remarquable précision sonore. Excellent travail du label Harmonia Mundi.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe !, 2 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Une belle oeuvre admirablement interprétée, dans la lignée des réalisations de René JACOBS (Autres oeuvres à écouter : stabat mater ou septem verba a christo de Pergolèse).
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Que du bonheur ..., 1 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Que du bonheur à écouter ce chef d'oeuvre interprété de façon magistrale par René Jacobs. Sans doute, la plus belle version de cette "Passion" écoutée jusque maintenant ! Notons l'excellente qualité sonore de l'enregistrement.
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4.0 étoiles sur 5 Belle interprétation de la St Matthieu, 16 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Satisfaite de mon achat (rapidité de l'envoi, prix intéressant, version de qualité)
Pas toujours en adéquation avec les tempi de M.Jacobs, ni sur l'interprétation des chorals, mais c'est beau
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4 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Nul, 2 janvier 2014
Par 
Michel Plockyn (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Matthäus-Passion / Jacobs (CD)
Non, non et non!
Suis-je différent de tous ces adorateurs béats qui se prosternent devant cet enregistrement?
Non, non et non!
Je suis d'autant plus révolté que je suis (j'étais )jusqu'à présent très convaincu par le travail de Réné Jacobs et que je comprends d'autant moins le produit qu'il vient de nous livrer!
C'est bien simple, il n'y a rie à retenir, ce qui rentre par une oreille sort par l'autre, outre une qualité d'enregistrement très dcevante nous sommes devant un flux indifférencié de notes qui se suivent sans aucun poids.
Les solistes sont de second rayon (la soprano qui devrait chanter Ciboulette!!!)le choeur confus et plat.
J'aimerais avoir le retour de ceux qui ont été déçus comme moi (il doit bien y en avoir!)
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Bach: Matthäus-Passion / Jacobs
Bach: Matthäus-Passion / Jacobs de Johann Sebastian Bach (CD - 2013)
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