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Très bonne idée que de réaliser un film sur Hannah Arendt et contribuer ainsi à la faire connaître.
Un film qui nous replonge dans le contexte du procès Eichman, au cœur de l’analyse de la philosophe sur les origines du totalitarisme.
Un procès au cours duquel elle découvre, avec stupeur, un Eichman humain, et non le monstre qu’elle s’attendait à découvrir (signalons, au passage, la présence à de multiples reprises de vraies images de ce procès, ce qui est intéressant et parfaitement approprié, permettant ainsi de renforcer l’impression liée aux événements, en les replaçant mieux encore dans leur contexte historique).

S’en suivent ses célèbres analyses sur la banalité du mal, avec à la source bien souvent l’incapacité de penser, qui va lui apparaître comme une révélation.
Ainsi, c’est la plupart du temps par incapacité de penser et de savoir refuser de se soumettre à la loi que les hommes ont la capacité à commettre le mal, presque malgré eux. Et c’est ce qui va intriguer la philosophe.
On sait aujourd’hui que peu nombreux sont, hélas, ceux qui en des situations extrêmes (lien expériences de Milgram) font appel à leur conscience pour refuser l’obéissance aveugle à la loi inique.

Cependant, lorsqu’elle tente d’expliquer, au cours d’une série de quelques pages, la responsabilité qui a pu être aussi celle des Juifs eux-mêmes au cours des terribles événements de la Shoah, elle se heurte à un mur d’incompréhension. Et la haine se déchaîne contre elle, accusée à la fois d’arrogance, d’incapacité à éprouver des sentiments et de trahir le peuple juif.
C’est aussi cet épisode qui est traité ici.

Le film fait référence également à son admiration de jeunesse, puis sa liaison avec le philosophe Heidegger, dont l’adhésion au Nazisme constitua pour elle un terrible traumatisme.
Au total, un film intéressant, qui doit conduire à s’intéresser à l’œuvre écrite de la philosophe et conduire ainsi à enrichir sa pensée sur les sujets graves du Bien et du Mal.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 21 août 2013
Le film de Margarethe von Trotta offre un beau portrait de femme.
Le portrait de Hannah Arendt, philosophe allemande d’origine juive, réfugiée aux États-Unis pendant la guerre et qui “couvrit” le procès d’Adolf Eichmann pour le compte du New-Yorker en 1961.
Le livre qu’elle tira de ce procès fit polémique.
Parce que son reportage refusait de diaboliser le bourreau nazi : ce n’était qu’un homme ordinaire qui obéissait aux ordres. Ce n’en était que plus terrible mais les propos de Hannah Arendt furent mal compris et surtout, ne correspondaient pas à l’idéologie sioniste de l’état israélien qui voulait faire de ce procès une tribune à grand spectacle.
Les écrits de Hannah Arendt transcrivaient également des propos tenus lors du procès, propos qui mettaient en cause l’attitude des “conseils juifs” pendant la guerre et leur coopération avec les nazis.
Quand on sait de plus que Hannah Arendt fut la maitresse de Heidegger (avant guerre) et que le bonhomme se montra ensuite moins fin politique que grand philosophe, allant jusqu’à s’inscrire au parti national socialiste, on comprend que la dame fut l’objet d’une vive polémique.
Mais le film est loin de se réduire à cette controverse historico-philosophique, bien au contraire.
L’histoire qui nous est contée est plutôt celle de la naissance d’une pensée, la pensée de Hannah Arendt qui, à l’occasion du procès Eichmann, mit la touche finale à sa philosophie du totalitarisme. Décrivant le processus par lequel ce totalitarisme déshumanise totalement les bourreaux (et les victimes) et au nom duquel les actes les plus horribles sont commis sans remord, sans morale, sans humanité … La banalité du mal ordinaire. Rien de diabolique là-dedans, malheureusement.
Le film montre (et fort bien) la naissance de cette pensée, le cheminement intellectuel de la dame et bien sûr son opposition à ses détracteurs. Avec ce qu’il faut de suffisance et d’arrogance pour que la pensée d’un individu parvienne à se dresser contre vents et marées. C’est tout simplement passionnant.
Le film, qui reste très classique et presque académique, fait la part belle à Barbara Sukowa qui incarne là une belle figure, féminine et intellectuelle.
On apprécie également l’habile montage avec les images d’archive du procès : le mélange rappelle un peu ce qu’on avait déjà goûté dans le film chilien No.
La seconde partie du film se laisse tirer un peu trop sur la pente de la controverse et de la polémique mais cela ne suffit pas à gâcher ce très bel hymne à la pensée libre et indépendante, seul rempart contre le totalitarisme.
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Ce film, sur la philosophe Juive Allemande, Hannah Arendt, grande spécialiste de l'étude du phénomène Totalitaire, se concentre autour de la période du procès à Jérusalem, en 1961, du Nazi : Adolf Eichmann, principal responsable de la mise en place de "La solution finale de la question Juive en Europe", également nommée la Shoah ou l'Holocauste, conduisant à l'extermination de 6 000 000 de Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale !

La sortie de ses articles puis de son ouvrage Eichmann à Jérusalem portant donc sur le procès, ont engendré d'importantes polémiques, voire une certaine haine à son encontre, suite à sa théorie sur "la banalité du mal", et, selon elle, sur l'éventuelle "responsabilité" de certains représentants des Conseils Juifs (Judenräte).

Le film effleure également ses relations, dans sa jeunesse, avec son mentor à Penser, le philosophe Allemand et Nazi : Martin Heidegger.

Dans ce film on découvre aussi des extraits filmés de l'époque du procès, avec des interventions de Eichmann, des juges et des familles de victimes Juives.

Personnellement, je trouve que la "Morale" de ce film fort intéressant, portant sur la personnalité de Hannah Arendt, démontre l'importance pour l'être humain..., de Penser. Et que, de plus, pour Penser, il ne faut pas s'interdire d'échafauder une multitude de pistes de réflexion, afin de prendre en considération le plus de paramètres possibles, pour l'étude d'un phénomène aussi complexe, qui plus est, ici..., monstrueux !
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le 22 octobre 2013
Un film très intéressant et bien joué sur la vie d'Hannah Arendt qui s'intéresse tout particulièrement à la période durant laquelle elle participa en tant que philosophe-journaliste au procès Eichmann et ce qui suivit.

Ne connaissant à l'époque H. Arendt que de nom, je suis ressortie de ce film mitigée. Non pas à cause d'une hypothétique déception mais par goût de trop peu, ce qui m'a donné envie de creuser l'oeuvre et la pensée de cette philosophe majeure.

Intéressant pour les non-initiés mais peut-être insuffisant voire décevant pour ceux qui la connaissent mieux.
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le 2 juin 2014
Très bon film sur cette période de notre histoire traitant des méfaits du nazisme mais aussi du "mal" que tout homme ordinaire porte en lui et pouvant l'utiliser à des fins de destruction.
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le 22 novembre 2013
J'avais vu ce film à la télé et me suis empressé de l'acquérir. L'approche de Hannah Arendt est pédagogique et captivant. L'interprétation achève de me convaincre.
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le 21 janvier 2014
Un film que tout le monde devrait voir pour apprendre à réfléchir sur les problèmes avant d'émettre une quelconque opinion.
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le 17 mai 2014
Très bon film (pas très gai), bon exercice pour les polyglottes. Une lucidité très en avance sur son temps, les 70 années écoulées depuis la dernière guerre mondiale et leur lot d'horreurs diverses et variées nous montre a quel point elle était "visionnaire": le mal est une chose extrêmement banale...hélas.
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Contrairement à ce que le titre peut laisser croire, Hannah Arendt n'est pas un biopic. La gageure de Margarethe von Trotta est autre : expliquer au plus grand nombre l'un des concepts les plus passionnants et controversés du XXe siècle... Avril 1961 : la philosophe juive allemande Hannah Arendt couvre, pour le magazine The New Yorker, le procès Eichmann à Jérusalem. Elle a alors déjà publié son oeuvre majeure : Les origines du totalitarisme. Elle est célèbre et respectée, surtout aux Etats-Unis où elle s'est installée depuis 1941. Elle rend son article en mai 1962, après la pendaison d'Eichmann : dans ce long texte, elle explique qu'elle s'attendait à voir le diable mais n'a découvert, dans sa cage en verre, qu'un homme banal, « un falot », un homme « dépourvu de pensée », qui, durant tout le procès, n'a cessé de répéter qu'il n'avait fait qu'« exécuter les ordres ». Elle en tire un concept philosophique inédit qui provoque un scandale : la banalité du mal. Considérer l'un des organisateurs de la solution finale comme un exécutant soumis à l'autorité choque même certains de ses plus proches amis, d'autant que la théoricienne politique soulève, parallèlement, la question du rôle des Judenräts (conseils juifs) dans les déportations...

On reprochera à la réalisatrice son didactisme : les flash-back sur la passion de jeunesse d'Hannah pour son maître Martin Heidegger sont académiques, et ses discussions éclairantes avec son mari et ses collègues universitaires un peu répétitives. La réalisatrice Von Trotta continue, avec force, à vouloir ouvrir les yeux des Allemands sur leur lourd passé, et aussi sur leurs grandes figures féminines. Barbara Sukowa, son interprète fétiche, parvient à exprimer physiquement le travail de l'esprit.

Ce qui est intéressant dans le film, c'est bien de voir comment cette pensée se construit au fur et à mesure que le procès avance. Margarethe Von Trotta mêle pure fiction et images d'archives saisissantes, utilisant en particulier les véritables témoignages d'Eichmann, enregistrés à l'époque. Reconstituant par des flash-back – évoquant notamment la relation avec Heidegger – la personnalité complexe de la philosophe, remarquablement incarnée par Barbara Sukowa, le film brosse donc le beau portrait d'une femme hors du commun tout en éclairant d'une lumière originale la grande histoire du monde et de la pensée. Quant à l'actualité de ce concept de banalité du mal, est-il besoin de préciser qu'elle est brûlante ?

Filmer l’intelligence en action, la pensée en train de produire est une gageure. Margarethe Von Trotta la relève. Son film d’un style très classique est passionnant. Tout n’est pas réussi. Des scènes dans les rues de Jérusalem manquent de vie. Les retours en arrière qui mettent en scène la relation d’Hannah Arendt avec Martin Heidegger n’ont pas de consistance. Mais Barbara Sukowa joue juste. Margarethe von Trotta et elle font vivre devant nous Hannah Arendt, une femme indépendante, qui pense sans garde-fou et à contre-courant, qui aime son mari Heinrich Blücher et ses ami(e)s et se nourrit de ses échanges avec eux ; une femme qui élabore sa pensée en voyant Eichmann à Jérusalem, en travaillant d’arrache-pied sur les minutes du procès, qui a le goût de la contradiction et le courage de défendre son travail envers et contre tout.

Je regrette une réalisation un peu plate qui ôte une certaine force à un film, qui a le grand mérite d'évoquer une femme intellectuelle juive qui a su s’élever au-dessus du particularisme de sa judéité pour penser le génocide dans la condition humaine globale et se distancer des tentations victimologiques, ce qui est en soi assez remarquable.
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A l'instar de Hitchcock qui racontait la genèse du film Psychose, Hannah Arendt n'est pas un biopic de la philosophe mais un "making of" de sa théorie sur la banalité du mal . Assistant au procès d'un nazi de haut rang responsable des convois de la mort ,elle le dédiabolise en en faisant un individu ordinaire . Elle pose également la question des hautes autorités juives et de leur "collaboration" avec les Nazis. A parler froidement , lucidement et sans colère du plus grand génocide du XXe siècle elle s'aliène journalistes , Israël et ses amis . La polémique qui s'ensuit va être terrible !
Voilà un film que j'ai abordé avec la plus haute bienveillance tant cette question du bien , du mal , de ce qui pousse un homme à gazer hommes, femmes et enfants sans arrière pensée est au centre de mes cheminements intérieurs .
Le film est assez bien fait avec une remarquable Barbara Sukowa qui fait vivre un personnage surprenant: une femme à l'intelligence affutée , glaciale dans ses écrits et chaleureuse en amitié , fumant comme un pompier , amoureuse et pleine de charme . Sa théorie sur la banalité du mal est un peu vite amenée mais suffisamment bien expliquée pour ne pas faire fuir les refoulés de la philo .
Reste que le film prend une direction bizarre : Trois séquences avec Heidegger durant l'enfance , la maturité et la fin de leur liaison . Mais ce sujet aurait peut-être mérité un autre film , car en enlevant ces séquences , le film tient quand même la route . Un développement plus approfondi de cette relation entre une Juive et un futur nazi aurait été nécessaire. Alors que le film est consacré au décorticage de la pensée d'Arendt , nous voilà propulsé dans celle Heidegger sans préavis et sans aucune balise . 3 coups dans l'eau ...
Ensuite la fin brutale et laconique m'a profondément frustré ...Arendt défend ses convictions avec aplomb sans pouvoir convaincre ses opposants ,soit ...
Mais rien n'est dit sur le cheminement de ces idées à travers le temps et les mentalités . Pourquoi ses théories scandaleuses à l'époque sont devenues respectables aujourd'hui ? Et quel impact ces controverses ont eu sur la suite de la vie de la philosophe que l'on voit passer de mauvaises semaines mais dont ne sait pas ce qu'elles représentèrent dans les 14 années qui suivirent ( la philosophe est morte en 1975).
Replonger dans un dictionnaire pour en savoir plus est aussi riche que frustrant quand un film prétend à l’exhaustivité d'un personnage historique .
Hannah Arendt est un film parfait pour les profs de philo mais frustrant pour les amateurs d'histoire . En faisant l'impasse sur la femme au détriment de ses idées, la réalisatrice concourt à appliquer à son personnage ce même traitement froid et clinique qui était reproché à la philosophe !
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