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FATES WARNING s'est formé en 1982 et a publié son premier album Night On Bröcken en 1984. Après plusieurs albums riches d'un Heavy Metal épique et relativement complexe, le groupe a progressivement évolué vers un Metal progressif assez hermétique, peu démonstratif, porté sur les ambiances. A ce titre, FATES WARNING peut légitimement revendiquer d'avoir contribué à définir ce genre, au même titre que DREAM THEATER. Seulement, FATES WARNING est arrivé trop tôt, n'a pas été signé sur de grosses maisons de disques et n'a jamais rencontré un succès franc et massif. Ce qui explique peut-être que sa discographie studio soit relativement modeste : onze albums en l'espace de trente et un ans. Qui plus est, les membres du groupe s'investissant dans de nombreux projets annexes, les parutions sont de plus en plus espacées. Ainsi, Darkness In A Different Light paraît neuf ans après son prédécesseur X. Cette productivité parcimonieuse a cependant toujours été compensée par la qualité indiscutable de chaque œuvre. Ce qui se vérifie à nouveau dans le cas présent.

Darkness In A Different Light est en effet un album typique de FATES WARNING. On y trouve des titres agressifs et puissants, quoique toujours mélodiques et progressifs (One Thousand Fires, Kneel And Obey, Firefly) ; ces compositions témoignent à la fois des racines Heavy Metal mais aussi de l'adaptabilité du groupe qui a su intelligemment épaissir ses rythmiques et durcir ses riffs, histoire de ne pas apparaître passéiste.
FATES WARNING n'a jamais été un groupe très accessible. Pour autant, on relève une belle capacité à proposer des plans accrocheurs, qu'il s'agisse de rythmiques ou de mélodies : le refrain de Desire, l'alternance de riffs catchy et de passages sereins sur I Am, le riff introductif de Into The Black, le riff obsédant de O Chloroform...

Et puis, il y a les titres plus mélodiques encore, plus mélancoliques, plus ambiancés, marques de fabrique de la formation. Ainsi, le sinueux et poignant Lighthouse, et le tout aussi déchirant Falling tout en délicatesse et en économie (juste le chant et une guitare). FATES WARNING clôt cet album avec And Yet It Moves, morceau de plus de dix minutes qui convoque en quelque sorte tous les éléments identitaires du groupe : des ambiances oppressantes qui contrastent avec des plages plus posées, des structures complexes sans être alambiquées, une magnifique introduction (instrumentale) et un final (avec chant) à la guitare acoustique, un chant émotionnel.

Notons la production claire et puissance, assurée par le guitariste et leader Jim MATHEOS. Saluons enfin les compétences plus évidentes que jamais des musiciens. Remplaçant le batteur historique Mark ZONDER, Bobby JARZOMBEK (HALFORD, ex-RIOT, ex-JUGGERNAUT...) s'avère tout aussi précis quoique plus puissant. Il est appuyé par Joey VERA (ARMORED SAINT) qui abat une énorme travail, bien mis en valeur par le mixage. Jim MATHEOS retrouve Frank ARESTI, avec lequel il forma un redoutable tandem de guitaristes de 1986 à 1996 : ensemble, ils abattent un travail phénoménal à base de solos très construits, à la fois techniques et mélodiques, et de riffs ramassés et percutants, sans oublier ces fameuses plages d'arpèges. Enfin, le chanteur Ray ALDER évolue dans un registre plus médium qu'auparavant, ce qui est moins crispant ; le bonhomme sait construire de véritables lignes de chant, sans pousser sa voix, sans crier ni grogner, mais en injectant des émotions variées.

Darkness In A Different Light est donc un excellent album de FATES WARNING et, plus largement, un album de Metal progressif puissant et subtil, largement plus intéressant que les dernières productions de QUEENSRYCHE, tout aussi passionnant que celles de DREAM THEATER. Et cela fait longtemps que cela dure !
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le 15 juin 2015
La première impression donnée est que Fates Warning produit un metal plutôt soft. Certes, les guitares tabassent parfois bien comme il faut, mais l’impression générale tend vers le gros rock. La faute certainement à Ray Alder, dont le chant aérien n’est pas bien méchant. On sent donc toute l’influence du rock progressif des années 70. Les rythmes sont souvent déstructurés et la batterie n’hésite pas à nous mettre des syncopes bien senties. On démarre avec "One Thousand Fires" qui dure pas moins de sept minutes. Ce sera finalement assez rare. Si Fates Warning fait de la musique progressive, ce n’est pas forcément dans les structures ou la longueur des morceaux. Le tout est plutôt fluide et s’appréhende sans problème. Cet opener fait donc honneur à des structures plus complexes, ce qui n’est pas forcément désagréable. Certainement un des morceaux les plus intéressants de la galette. La suite est plus conventionnelle : "Firefly" et "Desire" s’appréhendent sans peine et définissent ce qui sera vraiment le style développé sur l'album. Mais déjà le malaise plane. La voix de Ray Alder ne colle pas forcément très bien à la musique développée. Clairement, c’est le défaut du groupe. La cohérence chant/musique ne fonctionne pas très bien. C’est surtout les lignes de chant qui ne sont pas très accrocheuses. Il faut dire que le mixage met bien la voix en avant, très aérienne. Et comme ses lignes sont rythmiquement monotones, elles ont tendance à casser la force des guitares, beaucoup plus véloces.
Cette impression est renforcée par les morceaux les plus calmes. Pour la parenthèse "Falling", Ray Alder est tout à l’inverse. Très dépouillé, en guitare/voix, ce morceau montre l’étendue du talent du chanteur. Le timbre est beau, les lignes de chant magnifiques… Et on comprend alors que le chanteur n’est peut-être pas bien utilisé dans le groupe. La même impression reviendra pour l’angoissant (et très réussi) "Lighthouse". Une impression mitigée donc sur le chant, qui ne doit pas masquer les qualités du groupe. "I am" possède une introduction toute en finesse jusqu’à l’explosion. Les guitares sont rapides et techniques, les plans se succèdent entre agressivité et passages plus calmes. Fates Warning développe un univers cohérent, à défaut d’être pleinement original. Il n’y a jamais réellement d’évidence dans les enchaînements, c’est ce qui fait la force de ce groupe. Et, bien que technique, les musiciens ne cherchent jamais à étaler leur talent, ce qui est fort appréciable. Alors bien sûr, certains trouveront l’ensemble un peu froid, mais c’est inhérent à ce genre de musique. Le groupe, en évitant de faire des morceaux à rallonge, ne va pas taper chez les grands élitistes du genre. Ainsi, les morceaux s’appréhendent sans peine, si ce n’est le dernier, "And Yet It Moves" et son petit quart d’heure qui demandera un peu d'investissement de la part de l'auditeur…
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