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le 5 septembre 2013
Voici un nouveau volume de la collection "L'Histoire en batailles", qui s'intéresse cette fois à un sujet relativement peu couvert en France : l'Offensive du Têt de 1968, qui constitue l'un des points d'orgues de la guerre du Vietnam.

Comme bien souvent dans la collection, le livre s'ouvre sur une importante mise au point concernant les prémices de l'offensive et le contexte qui entoure cette dernière. L'escalade progressive du conflit et la montée en puissance des forces américaines au Vietnam est ainsi bien décrite, et permet notamment de bien saisir l'enchainement des événements qui amène finalement à la décision du Nord-Vietnam de lancer une attaque d'envergure.

Le cœur de l'ouvrage reste toutefois la description de l'offensive elle-même. L'auteur choisit là de s'intéresser principalement aux événements les plus marquants : les combats à Saigon et à Hué, ainsi que le siège de Khe Sanh. Le format de la collection montre ici ses limites, puisque la description reste très factuelle et générale, faute de place visiblement. De même en ce qui concerne les conséquences de l'offensive, malheureusement couvertes de façon synthétique, bien que de manière très efficace.

L'un des avantages majeurs du livre est de présenter une vision très équilibrée de l'offensive. Il y a une volonté de ne pas négliger les forces communistes, tout comme celles du Sud-Vietnam, ce qui est très estimable. A ce propos, on appréciera le chapitre consacré aux forces en présence, qui passe cependant un peu vite sur les États-Unis. Le texte vaut aussi pour la mise au point historiographique salutaire, qui explore les nombreux débats liés au Têt, bien que la question de l'impact de l'offensive sur l'opinion publique américaine ne soit peut être pas assez évoquée.

Malgré les quelques défauts de l'ouvrage, qui semblent donc notamment liés au format, il reste toutefois très bien. Écrit agréablement, il comble un vide et constituera une excellente base de départ pour qui s’intéresse à cette épisode majeur de la guerre du Vietnam qu'est l'offensive du Têt.
66 commentaires|14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 novembre 2013
L'offensive du Têt fait partie de ces affrontements qui font basculer une époque. Ce séisme spectaculaire de la Guerre du Vietnam finalise le processus de délitement de l'opinion américaine vis-à-vis de ce que les plus radicaux qualifiaient de « croisade impérialiste » contre les « damnés de la terre ». L’événement, qui a suscité d’abondantes controverses historiographiques outre-Atlantique, reste toutefois méconnu en France. S’il existe d’excellentes études hexagonales du conflit, cette bataille – ou plutôt cette succession d’opérations – est restée curieusement négligée. L’ouvrage de Stéphane Mantoux, agrégé d’Histoire et auteur bien connu de revues d’histoire militaire, a pour objet de combler cette lacune. A ce titre, l’étude, sur un peu plus de 200 pages, constitue une excellente combinaison de re-contextualisation, de récit militaire « punchy » et d’analyse historiographique.

Le premier chapitre retrace avec clarté les prémisses et les premières années de la Guerre du Vietnam, de la décolonisation sur fond de Guerre Froide à partition du pays, de la montée de la guérilla communiste – soutenue par le Nord-Vietnam – à la très progressive intervention américaine. Peu à peu, en effet, les Etats-Unis tentent de marier l’eau et le feu : sur le terrain, ils ne se limitent plus à envoyer des « conseillers militaires », mais mobilisent le contingent, le tout au service d’une stratégie qui consiste, non à éliminer le Nord-Vietnam, mais à tuer autant de « Vietcongs » que possible ; dans les airs, ils entament des bombardements stratégiques de grande ampleur sur le Nord-Vietnam, sans pour autant franchir le pas de la « destruction totale ». Bref, de puissants moyens au service d’une « guerre limitée », à savoir user, décourager le régime communiste de Hanoi : à vouloir éviter l’escalade, le gouvernement américain peine à se dégager d’un paradoxe stratégique qui rencontre l’incompréhension grandissante de l’opinion.

Sitôt planté le décor, Stéphane Mantoux nous emmène – autre point fort de l’ouvrage – « de l’autre côté de la colline », c'est-à-dire dans le camp communiste. Bien entendu, et l’auteur ne s’en cache pas, l’inaccessibilité des sources vietnamiennes rend l’entreprise ardue. De nombreux indices n’en permettent pas moins, mis bout à bout, de retracer les passionnants prolégomènes de l’offensive du Têt, qui tiennent compte des rivalités géopolitiques (entre l'U.R.S.S. et la Chine), et, à Hanoi, entre clans, voire entre personnes, plus précisément entre le Secrétaire-Général du Parti communiste nord-vietnamien, Le Duan, qui revendique une stratégie plus agressive, et le célèbre général Giap, partisan de la ligne « Le Nord d’abord », laquelle préconise de mettre l’accent sur le développement du Nord-Vietnam pour laisser le Sud-Vietnam se libérer par lui-même.

Stéphane Mantoux s'attarde ensuite sur les forces en présence, leurs forces et leurs faiblesses, sans négliger, là encore, l'implication des Vietnamiens, qu'ils soient du Sud ou du Nord. S'agissant du déroulement des opérations militaires, l'auteur nous livre un récit haletant, des quartiers de Saïgon à Hué, pour finir par Khe Sanh, où les Américains redoutaient un nouveau « Dien Bien Phu ». Fait à signaler, Stéphane Mantoux évite de recourir à un jargon militaire et sait aller à l’essentiel, sans négliger le recours au témoignage. Cinq cartes judicieusement choisies complètement utilement l’exposé. L’on apprend également que l’offensive du Têt a été relancée au mois de mai (le « mini-Têt »), causant de lourdes pertes à l’assaillant mais achevant de dissiper l’illusion de sécurité qui prévalait à Saïgon.

L’Offensive du Têt, rappelle Stéphane Mantoux, demeure un lourd échec militaire. Contrairement aux attentes d'Hanoi, les communistes n’ont pas réussi à écraser l’armée sud-vietnamienne, laquelle – avec l’aide des forces de police – a tenu bon, la population ne s’est pas révoltée, l’armée américaine s’est montrée réactive. A l’inverse, les assaillants ont dispersé leurs frappes, ou n’ont su les exploiter – ce que rendait difficile, il est vrai, la nécessité d’accumuler les troupes de choc dans les secteurs clés… sans attirer l’attention. Les pertes communistes sont lourdes : sur 80.000 hommes, 37.000 ont été tués, 5.000 capturés ! Le Vietcong est décimé, et laisse désormais la place au Nord-Vietnam pour conduire la « guerre de libération ».

Pour autant, sur le plan politique, le succès est patent. L’Offensive du Têt donne aux Américains l’impression d’avoir affaire à un ennemi aussi insaisissable que bien organisé. Elle dément les prétentions optimistes du Pentagone et de la Maison-Blanche, qui jusqu’alors – et politique oblige – proclamaient imprudemment que l’ennemi était pratiquement à genoux. Le Pentagone se prend soudainement à exagérer la gravité de la situation, pour soutirer au Président Johnson des effectifs supplémentaires aux fins de renflouer la réserve stratégique ! Le fossé se creuse entre Johnson et l’armée, entre Johnson et le peuple, et Johnson lui-même renonce à se présenter aux élections présidentielles qui se tiennent cette année.

Dans un dernier chapitre, Stéphane Mantoux se penche sur les différentes problématiques historiographiques soulevées par l’Offensive du Têt – ce qui l’amène à traiter de la mémoire de l’événement, telle que véhiculée par les historiens et la classe politique américaine. Les communistes vietnamiens ont-ils procédé à des exécutions massives de Sud-Vietnamiens dans les zones conquises ? La bataille de Khe Sanh était-elle une diversion ? Quel a été le rôle de la presse américaine dans la couverture des événements, son impact sur la société ? Les Américains ont-ils mené une stratégie adéquate ? Notons que l’auteur ne se limite pas à tenter de résoudre ces questionnements, mais les réinsère dans leur contexte mémoriel, dominé depuis longtemps par la mauvaise conscience et les polémiques sur le bien-fondé de l’engagement américain au Vietnam.

Au final, l’ouvrage constitue une heureuse mise à jour de nos connaissances sur cet événement capital de la Guerre du Vietnam en particulier – et de l’année 68 en général. Stéphane Mantoux – comme d’habitude, pour les habitués de son blog – a produit une synthèse au style limpide, à la structure sans faille, conciliant concision et érudition, volonté de dépasser les idées reçues et sens de la nuance. Et ce n’est là que son premier livre…
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 27 septembre 2013
Analyse claire et précise d'une grande bataille du XXe siècle qui est peu connue en France. L'auteur montre bien le déroulement stratégique de cet épisode, les forces en présence, et les conséquences de l'offensive.

Au-delà de ce simple épisode, on retrouve aussi les grandes lignes de la guerre du Vietnam.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 8 décembre 2013
Un communiste au combat aura toujours une vision politique de la guerre. il a fait sien la fameuse maxime clausewitzienne "La guerre est la continuation de la politique d'Etat par d'autres moyens"..;le Thêt est une terrible défaite militaire et la grande victoire nord-vietnamiennes. Les américains comprennent alors que cela durera tant que le Nord Viet Nam se battra.dès lors c'est le maintien permanent d'un Corps Expéditionnaire ou l'escalade (avec possible nucléarisation du champ de bataille). Ce sera donc le désengagement menée de main de fer et de maître par l'administration Nixon.
Depuis cette époque, les Etats Unis d'Amérique n'ont jamais pu, malgré une supériorité jusqu'à alors inconnue dans les opérations "classiques", résoudre cette quadrature du cercle.

Un livre très bien fait qui éclaire cette période cruciale de l'apogée et du recul de la "République Impériale" (R. Aron)
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Je connais Stéphane Mantoux depuis désormais quelques années en particulier au travers d’articles intéressants qui ont été régulièrement publiés dans les revues Champs de Bataille, Batailles & blindés ou 2e Guerre Mondiale (entre autres…). J’avais régulièrement apprécié tant les sujets choisis que leur traitement par ce jeune historien. Dont acte.

Avec « L’offensive du Têt », Stéphane Mantoux nous livre son premier ouvrage ! C’est un moment fort pour lui sans aucun doute !

Cet ouvrage sort, qui plus est, dans la récente, prolifique et intéressante collection « L’histoire en batailles » des éditions Tallandier.

Pour ce premier opus, Stéphane Mantoux s’attaque à un sujet peu couvert par l’édition française: la guerre américaine du Vietnam qui succéda à notre guerre d’Indochine. L’offensive du Têt constitue d’ailleurs bien un des tournants majeurs de ce conflit, comme le signale à juste titre le sous-titre de l’ouvrage.

L’auteur apporte un éclairage complet, dynamique et inédit en français sur l’année 1968:

- en introduisant clairement la situation géostratégique, opérationnelle et tactique
- en apportant sa réflexion sur les enjeux et motivations des quatre camps en présence: Américains, Sud-Vietnamiens, Nord-Vietnamiens mais aussi Vietcong.
- en décortiquant le plan stratégique pensé et mis en application par les Nord-Vietnamiens
- en décomposant précisément le déroulé des opérations:la manœuvre de déception initiale du Nord, le piège de Khe Sanh, la surprise du Têt, les combats de Saigon et de Hué et la fin du siège de Khe Sanh
- en tirant les bonnes conclusions sur ce que fut le Têt: une défaite tactique évidente des forces nord-vietnamiennes et du Vietcong mais un échec stratégique, politique et psychologique pour les États-Unis marquant le point de départ du processus de défiance du peuple américain et de retrait du sud-est asiatique.

En fait connaissant l’auteur, je l’attendais sur plusieurs points:

- Serait-il capable de sortir du format d’articles qu’il écrivait régulièrement dans les magazines. La réponse est clairement oui.
- Serait-il à même de donner du souffle à une relation des événements sur plus de 200 pages. La réponse est également oui.
- Serait-il capable de dépasser l’histoire militaire et de mettre les faits dans la perspective géostratégique du conflit. Opération réussie là aussi.

Mon seul regret est que le format de la collection « L’histoire en batailles » n’a pas permis de donner à ce sujet la profondeur qu’il aurait mérité. Je suis curieux de voir ce que l’auteur aurait fait sur un format de 400-500 pages. Mais ne boudons pas notre plaisir car il faut à l’éditeur un certain courage pour proposer un sujet aussi pointu, parfois boudé par les lecteurs français et en plus proposé par un nouvel auteur ! On ne soulignera d’ailleurs jamais assez l’importance des éditeurs d’ouvrage ou de revues qui laissent régulièrement leur chance à de nouvelles plumes !

Bref, un pari réussi dans un style d’écriture agréable qui plus est !

Un ouvrage vivement recommandé !
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le 13 novembre 2013
je recommande ce livre, bien bati et construit.
N'étant pas fan de cette guerre ce livre m'a bien plu et m'a permis de mieux comprendre ce conflit et les différentes armées !
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le 6 mars 2015
Stéphane Mantoux prend le parti de décrire les événements qui ont précédé l'offensive du Têt Mau et en montre les effets durables sur la conduite de la guerre. Globalement, on peut dire que le défi est relevé. Cette mise au point précise et qui a le mérite d'exister reste cependant très chronologique et factuelle, parfois anecdotique. Que nous importe que le major James Coolican -"des marines" est-il précisé- descende un soldat blessé au rez-de-chaussée d'une tour de la citadelle de Hué avant de prendre sa place à la mitrailleuse M 60 (page 161) et de "matraquer" les sapeurs nord-vietnamiens? La multiplication roborative de ce genre de détail et de vocabulaire finit par lasser. On attendait un ouvrage d'histoire, on a souvent un reportage reconstitué à partir de nombreux récits journalistiques ou d'acteurs de terrain. Un certain laxisme (on notera ce curieux participe passé: "il a était" qui apparaît quelque part) peut être reproché au relecteur. Bien des lourdeurs, dont certaines proviennent peut-être d'une traduction googlesque de l'américain comme cette offensive qui "viole" le programme de pacification américain rendent la lecture parfois harassante. Le plus pénible reste le refus -paresse ou pédantisme ?- de traduire les noms des unités américaines. On se retrouve ainsi avec "le 5th ranger group, les 4th et 6th marine battalions" et une floppée de "airborne battalions" (p.143) au lieu du "5ème groupement de rangers, de bataillons parachutistes ou de troupes aéroportées. Notons que les régiments nord-vietnamiens ne bénéficient pas de ce traitement de faveur. Il est vrai que cela aurait été autrement plus exotique de donner leur nom vietnamien. La volonté d'offrir une vision politiquement équilibrée de l'offensive est cependant visible, en particulier dans les dernières pages. C'est d'autant plus méritoire que la bibliographie est uniquement composée de titres américains, à l'exception de la biographie de Ho Chi Minh par Pierre Brocheux, dont on se demande d'ailleurs ce qu'elle fait là car il n'est pratiquement jamais fait allusion au rôle de celui-ci lors du Têt dans l'ouvrage de S.Mantoux.
Au total, un ouvrage intéressant mais qui n'apporte pas de vision nouvelle sur le fond et reste bien perfectible sur la forme et pour l'appareil cartographique.
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le 14 janvier 2014
... De l'auteur qui rajoute, en autre, les cartes qui n'ont pu rentrer dans le livre et dévoile des biographies sur les acteurs de ce conflit.
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le 17 mai 2015
Voilà un ouvrage qui n'apporte rien et qui semble fait à la va-vite. Les sources sont exclusivement américaines, si bien que l'on a droit à des descriptions déjà cent fois lues.L'analyse politique est faible. L'écriture, lourde, les coquilles, nombreuses, les cartes, approximatives. Au total, une compilation très laborieuse qui n'apporte rien au sujet. On préfèrera, dans un anglais très accessible, l'ouvrage de Anthony Tucker Jones, récemment paru.
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le 4 mai 2015
Excellent livre sur un échec militaire qui se transforme en victoire politique; permet de mieux appréhender la stratégie des USA et ses limites.
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