undrgrnd KDPContest Cliquez ici nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici


Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Un coup d'oeil au répertoire et à la discographie de Rudolf Serkin dresse le constat : il joua et enregistra hélas fort peu les pages solistes de Schumann.
Le Concerto revenait davantage au programme de ses concerts, la présente interprétation captée en mars 1964 permettant de prendre la mesure de ce style sans équivalent : une colossale tension narrative (aspirée vers l'En-haut écrirait-on en pensant à Goethe...) traduisant une irrépressible urgence qui s'offre le suprême privilège de ne jamais rogner sur la partition.
Un exemple ? Parvenu en bout de course de l'allegro affettuoso, quel autre pianiste veillerait encore à détailler toutes les notes de cet accord résolu à 14'26 ?
A d'autres le charme sentimentaliste, la pamoison romantique !
Ni vaine faconde ni pure virtuosité, le zèle intransigeant de Serkin ne semble-t-il pas moins s'évertuer à nous faire aimer cet opus qu'à nous y faire entendre -traduisez comprendre- le feu missionnaire qui transcendait le verbe d'un autre compositeur leipziguois : Bach ?!

La flamme ne s'éteint pas dans ce "Konzertstück" où Eugene Ormandy et son somptueux orchestre de Philadelphie empourprent les étincelles du brasier.

Avec ces six "Moments Musicaux" gravés le 8 décembre 1952, nous abordons une terre que le pianiste autrichien arpenta, escalada jusqu'au sommet.
S'élever du monde, s'émanciper de la douloureuse mêlée, l'éthos du « Wanderern » schubertien fut-il jamais mieux compris et rendu sensible que par le clavier de Serkin ?
Rançon de l'altitude, le précipice est à nos pieds.
review image
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 mai 2013
Un Schubert joué droit, sans afféterie ni manierisme, dans une prise de son déja ancienne mais bien préférable à tous ces pianos hyperreverbérés et colorés. Ici l'effet "noir et blanc" ajoute à l'angoisse ou à la mélancolie sous-jacentes. Une référence. Très beau concerto de Schumann, sans l'exaltation d'Argerich mais plus habité et romantique que chez d'autres (Perrahia...) avec toujours cette élégance et cette transparence classiques propres à Serkin. Indispensable à tout amateur.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'inconvénient des gens, c'est qu'ils sont agaçants. Il faudrait parfois pouvoir procéder au grand déplacement du nez qu'ils portent habituellement au milieu de leurs tristes figures. Par exemple lorsqu'ils vous redégaînent jusqu'à l'écoeurement - et ça fait plus d'un demi-siècle que j'entends ça, tel le phénix toujours renaissant des amours glauques de M. Homais et de Mme Verdurin - Debussy musique impressionniste ou Serkin l'austère (ce que laisse quand même entendre encore jusque dans son hommage ici le commentateur qui m'a précédé avec son "zèle intransigeant", ne cédons pas un pouce à l'ennemi philistin, brave troupe!).

Comme d'habitude, ce bon vieux Rudolf, grand papa tutélaire et bienveillant du prodigieux festival de Malboro, est exceptionnel ici dans le parfait tact de la plus authentique sensibilité qui ne bave pas. Et cela nous vaut peut-être la plus bellement absolue version des Moments musicaux. Et Serkin est également parfait dans ces oeuvres concertantes de Schumann (dont vous connaissez la vieille intégrale sur Vox américain par le grand schumannien Peter Frankl, outre son intégrale en solo jamais rééditée totalement en CD, hélas?). Et, bien entendu, l'entente est parfaite avec Ormandy, ils ont tant joué ensemble (les concertos de Beethoven...).

Maintenant, j'enlève quand même une étoile à cause de la désinvolture de l'éditeur. On est bien content d'avoir ce disque, surtout à ce petit prix, mais tout de même, aussi mal foutu! Strictement aucun détail extérieurement (pas de plageage, ni a fortiori minutages) : il faut aller fouiller dans le livret, livret si on peut dire car strictement sans aucun texte. Et pas même la date de ces enregistrements (on dirait du sous-pirate italien...)!
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)