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3.0 étoiles sur 5 Un cinquième album en demi-teinte, 26 novembre 2013
Par 
Blaster of Muppets (Andrésy, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fifth son of winterdoom (CD)
Je suis déçu. Oui. Et pourtant, je ne suis pas, à la base, un grand fan du groupe Iron Mask... Mais il se trouve que j'avais vraiment bien accroché à l'album précédent, le sombre et heavy Black As Death. Du coup, quand j'ai appris que le guitariste (et leader) Dushan Petrossi et le chanteur Mark Boals (ex-Malmsteen, ex-Ring Of Fire, ex-Royal Hunt...) poursuivaient leur collaboration sur Fifth Son Of Winterdoom, je me suis mis à avoir des attentes. Et c'est précisément quand on commence à avoir des attentes (situation jusque-là inédite dans ma relation avec Iron Mask) que l'on risque la déception. Et bien voilà, ça n'a pas loupé ! Cela dit, ce cinquième album du guitariste belge sus-cité n'est pas honteux ou mauvais... juste pas tout à fait à la hauteur de mes espérances. Explications.

Au moment où cet opus commence, j'ai en mémoire le démarrage particulièrement heavy de l'album précédent... et là, ça n'est pas pareil : Back Into Mystery est une compo un brin gentillette, assez répétitive et dont le thème musical principal peine à me convaincre. Je trouve la ligne de chant sur le couplet pataude, Mark Boals semble même un peu fatigué, et le refrain à la limite de la comptine pour enfant ne me fait pas plus d'effet. Aïe. Comme entrée en matière, c'est plutôt raté. Reconnaissons à cette compo la particularité d'être différente et une volonté de surprendre (le solo arrive comme un cheveu sur la soupe et semble venir d'une autre compo). Mais j'avoue que si je peux, sur le papier, accrocher à la démarche, je n'arrive pas à me passionner pour cette chanson. Les choses s'arrangent avec Like a Lion in a Cage, mais seulement un peu. Car oui, le morceau, dans le genre speed néo-classique, est plutôt sympathique et efficace... mais le problème vient des sources d'inspiration trop évidentes du guitariste. L'intro, c'est Trilogy Suite de Malmsteen, quant au riff principal, c'est Spotlight Kid de Rainbow. Malgré cela, le titre reste bien fichu et très agréable. La suite, entre hard néo-classique et power metal mélodique, contient son lot de bonnes et moins bonnes chansons. Heureusement que j'ai insisté et ne me suis pas limité à une ou deux écoutes, cela m'a permis d'apprécier quelques pistes ambitieuses et réussies comme l'épique chanson titre de dix minutes et ses mélodies d'inspiration (légèrement) celtique ou Seven Samurai au riff costaud et aux accélérations bienvenues. D'autres morceaux s'avèrent efficaces à défaut d'être originaux. Je pense notamment à One Commandment (pas transcendant mais fait le job comme on dit, la mélodie du refrain sauve la mise) ou Rock Religion avec ses faux airs de Final Countdown (si si, au tout début, quand la rythmique se met en marche) qui sonnent tous deux comme des hymnes heavy taillés pour la scène. La ballade Father Farewell ne me passionne pas mais elle a le mérite d'être sombre et grave et d'éviter ainsi les mélodies mielleuses et indigestes trop souvent imposées par les groupes de power. On retrouve une (petite) touche celtique sur l'efficace Eagle of Fire qui rappelle le style d'un Riot ou d'un Malmsteen inspiré par Gary Moore (comme sur Braveheart de l'album Facing The Animal) mais hélas on retrouve également l'aspect rock gentillet et banal perçu sur Back Into Mystery avec Angel Eyes Demon Soul, compo que j'ai été rapidement amené à zapper lors des dernières écoutes afin de ne pas trop me mettre de mauvaise humeur. Reconquista 1492 possède une lourdeur intéressante mais elle traîne en longueur, Run To Me est un morceau de heavy mélodique bien emmené qui redonne un peu d'allant à cet album et The Picture Of Dorian Grey a de l'énergie et quelques bonnes idées en termes de breaks et structure. Bref, pour résumer, un adjectif semble bien définir ce disque : inégal.

Fifth Son Of Winterdoom, malgré la déception qu'il me cause, est un album de power metal mélodique et néo-classique globalement agréable. Bien produit, servi par des musiciens confirmés, il contient son lot de bonnes compos qui raviront les inconditionnels du genre. En ce qui me concerne, les soucis majeurs sont que l'ombre de Malmsteen plane trop sur cette oeuvre (mais c'est le cas avec tous les albums d'Iron Mask) et que l'album précédent faisait preuve de plus de panache et d'efficacité. Certains aiment leur café corsé, moi j'aime que mon heavy soit un peu plus sombre et percutant. C'était le cas sur Black As Death, ça l'est moins ici.

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
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