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Économiste et journaliste renommé, Bernard Maris s'aventure ici dans des terres dont on pourrait penser a priori qu'elles sont un peu éloignées des siennes habituellement. On aurait tort...
B. Maris est aussi le gendre de Maurice Genevoix. Lecteur d'Ernst Jünger depuis déjà très longtemps, il a eu l'idée en compagnie de son épouse Sylvie, d'une sorte d'essai comparatif entre ces deux immenses auteurs dont les écrits sur la Grande Guerre ont depuis longtemps atteints le statut d'"incontournables".
Le livre est porteur d'une charge émotionnelle et d'une sincérité totales et d'abord parce que Sylvie Genevoix est décédée avant que le travail ne soit totalement abouti. Aussi le livre lui est-il dédié...
L'auteur de "Ceux de 14" et celui de "Orages d'Acier" se battirent l'un contre l'autre à la tranchée de Calonne en 1915 et y furent blessés le même jour.
L'essai de B. Maris est superbement écrit et très convaincant. On y évoque la guerre de Genevoix, attaché à chaque homme, capable de le décrire physiquement et le faisant vivre dans ses romans (sous un autre nom). Comme habité d'une force surhumaine, il semble lui pousser des ailes lors de la guerre de mouvement de 1914. L'enlisement dans la terre et dans la durée brise cet élan mais pas sa détermination. La mort de son ami Porchon le laisse inconsolable...
La guerre de Jünger est différente. L'humain n'y a pas la place centrale. C'est l'armée et la nation qui sont au centre. Jünger vit une guerre de lansquenet aristocratique, ne s’épanchant que rarement à hauteur d'homme...
A l'arrivée, nous avons là un essai brillant et un livre, je le répète, chargé émotionnellement et d'une grande sincérité.
A lire absolument.
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Etonnant destin que celui de Bernard Maris, propre à introduire une méditation sur les mutations personnelles au cours d'une vie. Jeune toulousain issu d'une famille socialiste, il doit sa notoriété à son talent de plume et à ses qualités d'économiste médiatique proche des thèses écologistes. Devenu le mari de la journaliste Sylvie Genevoix il est de fait le gendre de Maurice Genevoix. Aujourd'hui Sylvie Genevoix étant décédée Bernard Maris préside l'association "Je me souviens de ceux de 14" dédiée à la mémoire de Maurice Genevoix et occupe à Châteauneuf sur Loire le bureau de l'écrivain de la grande guerre et chantre de son terroir qui s'est exprimé par de nombreux chefs d'oeuvres (Raboliot, La dernière harde...).
Ce livre à travers les témoignages des deux grands écrivains acteurs de la guerre de 14-18 Maurice Genevoix et l'allemand Ernst Jünger confronte deux rapports à la guerre, deux manières d'être au combat qui sont aussi deux conceptions de l'homme et de la vie. En cette année de commémoration ce livre ouvre remarquablement la réflexion sur ce que sont le courage, le patriotisme, la condition humaine.
Genevoix a été une découverte pour Maris. Dans sa jeunesse Jünger, malgré ou à cause de ses aspects sulfureux, faisait parti des auteurs "cultes", tandis que Genevoix, Gaulliste de toujours, membre de l'académie française, semblait appartenir au passé. Mais au bout du compte c'est l'humanisme ou plus exactement l'humanité de Genevoix qui l'emporte largement dans le cœur de Bernard Maris et conquiert la sympathie du lecteur.
"Certes le message de Jünger est fort et vrai sur l'essence de la guerre" nous dit Bernard Maris "il y a la guerre, parce que le meurtre est en chacun de nous, et que parfois le verre de la culture qui contient le sang et le désir de meurtre se brise. Alors le sang coule." Mais il se sent très éloigné du dandysme cruel de Jünger, de son apologie de la violence pour elle-même, de ses justifications du carnage, de sa glorification de la race. Tout ceci est tellement loin de la tendresse de Genevoix pour ses hommes, l'intrépidité de celui-ci (qui fût donné trois fois pour mort) ne se mêle d'aucune esthétisation de la guerre.
Ce livre est aussi un bonheur de lecture. Bernard Maris cite beaucoup ses deux auteurs de référence qui sont de magnifiques écrivains mais lui-même se met au diapason, il se coule avec plaisir dans les mots, les réactions émotionnelles de Genevoix. C'est sans doute parce qu'au delà de l'amour commun pour Sylvie à qui va la dédicace de ce livre, Bernard Maris s'est découvert une affinité profonde pour cet amoureux des fleuves, des forêts, des animaux, des êtres humains et de toute formes de vie qu'était Maurice Genevoix.
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le 30 novembre 2013
L'exercice était difficile, le résultat est impressionnant. Dans un texte de belle écriture, Bernard Maris, dont la culture littéraire est profonde, oppose "l'homme dans la guerre" (Genevoix) à celui qui est davantage peut-être "un homme de guerre", même si le titre de l'ouvrage ne l'explicite pas : Jünger. L'un (Genevoix) ne s'intéresse qu'à l'homme dans son humanité et sa souffrance; l'autre (Jünger) s'intéresse aussi à l'homme, mais comme un genre de scarabée pris dans la tourmente de la violence.
La seule limite de l'exercice - mais ce n'est plus le cadre choisi par l'ouvrage - est qu'il n'est pas question du Jünger de l'oeuvre plus vaste qui va suivre, un génie immense qui va tout donner dans ses oeuvres ultérieures en termes de vision, et, à la fin des fins, d'humanité sous son regard vieillissant.
22 commentaires| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
... à quoi fait écho :

"Pitié pour nous, forçats de guerre qui n'avions pas voulu cela, pour nous qui étions des hommes et désespérions de le devenir" - Maurice Genevoix, Ceux de 14

"Tous les enchantements de l'Orient, toute la chaleur spirituelle de Paris ne valent pas, dans le passé, la boue de Douaumont" - Teilhard de Chardin

Bernard Maris, économiste sauvagement assassiné par les barbares islamistes le 7 janvier 2015 chez Charlie Hebdo dont il était chargé de la rubrique "économie" sous le pseudo "Oncle Bernard", fut le gendre de Maurice Genevoix (1890-1980). Genevoix, major de l'Ecole Normale Supérieure, s'engagea dès 1914 en qualité de sous-lieutenant. Il devint un guerrier. Jamais cependant la guerre ne fut sacralisée, la mort d'un Homme la rendant abjecte.

Pour l'Allemand Ernst Jünger (1895-1998) également jeune officier qui combattit Genevoix aux Eparges, la guerre est magnificence. Elle forge l'âme d'un peuple. Jünger se considère comme un aristocrate prussien, vivant le bellicisme naturellement. Il lui faudra la mort de son fils en 1945, puis la défaite de sa patrie, au sol souillé des bombes, qui la ravagèrent, pour qu'une distance soit progressivement prise avec ce sacré qui le conduira, sur la fin de sa vie, à se convertir au catholicisme.

Bernard Maris oppose les styles, confronte les personnalités, l'une amoureuse de la vie, de toute vie qui devint écrivain grâce à la guerre, aimant les animaux, les gens simples, l'autre fantasmant l'histoire d'une revanche par le feu, qui adviendra.

Ce livre permet de mieux saisir le sens que l'auteur donnait à l'amour de la Patrie, dans son dernier ouvrage, publié à titre posthume Et si on aimait la France.
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le 20 juillet 2015
Ce livre est une très intéressante comparaison entre deux des meilleurs écrivains qui ont décrit la première guerre mondiale. Je n'ai lu dans la foulée de «Ceux de 14» de Genevoix. Je le conseille à tout ceux qui s'intéressent à l'influence de la guerre de 14 sur le XXe siècle.
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le 16 décembre 2013
La Grande Guerre de 14/18, selon deux versions française et allemande, écrites par deux écrivains célèbres dans leur pays. On ne dira jamais assez les horribles conditions des combats. Il suffit de constater dans nos communes les monuments aux Morts dont les listes interminables reflètent bien l'étendue du sinistre: combien de familles entièrement détruites, de chaque côté de la frontière...
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le 6 décembre 2013
une excellente introduction à la commémoration de la Première guerre mondiale, à travers deux grands écrivains, qui non seulement appartenaient aux deux nations en conflit au départ, mais surtout en ont eu une vision radicalement différente
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le 26 mai 2015
J'avais choisi ce livre en hommage à ceux de 14 d'abord (j'y ai laissé deux grands pères...) puis à Maris et à Genevoix ensuite. Remarquable comparaison ente deux visions de la "grande guerre" vue par deux grands intellectuels de Loire et Rhin rive droite... Si nos politiques d'aujourd'hui le lisaient ils comprendraient mieux ce que sont nos deux peuples et ils pourraient enfin s'opposer fermement à la politique allemande du moment. Hélas...
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le 22 octobre 2013
Des citations entre guillemets avec rien entre les guillemets, des notes avec astérisques qui ne renvoient à rien, des notes chiffrées impossibles à activer... plus quelques coquilles font que pour un eBook, c'est cher payé pour tous ces désagréments.
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