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500 PREMIERS RÉVISEURSle 27 décembre 2013
Voici un double album de Keith Jarrett qui en surprendra plus d’un, y compris parmi ces fans les plus inconditionnels. Dans cette suite en vingt parties, qui ne portent que des numéros, notre pianiste au lyrisme virtuose et acoustique se transforme en multi instrumentistes et électrique.

Ces plages ont été enregistrées par Keith Jarrett en 1986 dans son petit studio personnel du New Jersey et n’avaient jamais été gravées jusqu’alors (lire la description des lieux par KJ lui-même dans son petit texte de présentation). Si on peut se demander pourquoi il a cru bon de les publier aujourd’hui, le musicien se demande lui-même pourquoi il a attendu autant de temps pour le faire.

Le premier étonnement tient à ce qu’ici Keith Jarrett ne joue pratiquement pas de piano, mais à titre principal de la guitare électrique. J’avoue que j’ignorai qu’il possédait également ce talent. Il est vrai qu’il n’apparaît pas dans ces morceaux comme un véritable virtuose de l’instrument, mais son jeu est suffisamment habile, semble-t-il pour ce qu’il voulait en faire à cette époque. La seconde surprise tient par ailleurs à ce qu’on croyait que Keith Jarrett détestait les instrumentations électriques, il avait fallu toute l’autorité, le prestige et la force de persuasion de Miles Davis pour qu’il accepte de jouer du Fender Rhodes lorsqu’il faisait partie de son groupe dans les années 70 (époque Cellar Door sessions). Ici, il joue non seulement de la guitare électrique, mais aussi de la basse Fender, également électrique.

Enfin on pourra être intéressé par la technique d’enregistrement utilisé, puisque Keith Jarrett joue ici tous les instruments : guitare électrique, basse Fender, batterie, tablas, percussions, piano (discrètement). Il chante également, à sa manière psalmodiante et marmonnante. Il a bien sûr fallu qu’il enregistre chaque instrument séparément pour les associer grâce à la technique de l’overdub.

Le résultat est très agréable et très intéressant. Les différentes parties de l’album ne constituent pas vraiment des morceaux finis, mais des plages d’improvisation, sans réels débuts, ni fins, construite le plus souvent à partir de thèmes mélodiques simples joués à la guitare, auxquels viennent s’ajouter basse, batterie et percussion, sous forme de boucles rythmiques qui ne sont pas sans rappeler la grande époque de Bitches Brew (auquel KJ n’a pas participé cependant) qui font un jeu de textures sonores, tantôt riches, tantôt minimalistes.

L’ambiance, dans un registre fusion qui emprunte au rock, au funk, aux musiques orientales et exotiques, avec des rythmes mid-tempo, est souvent planante et n’est pas exempte d’un certain spiritualisme. Ni tristesse, ni agressivité dans ses vingt plages qui se veulent plutôt comme une célébration de la vie (si l’on en croit en tout cas les notes de Keith Jarrett).

Un bien joli album, qui n’est sans doute pas un chef d’œuvre, qui n’est pas sans quelques naïvetés, mais qui se révèle très intéressant et qui déroge à l’ordinaire de la discographie du pianiste aux multiples facettes.
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