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5.0 étoiles sur 5 Sublime déliquescence.
Jasmine (Cate) est mariée à un homme d'affaires très riche (Alec Baldwin ) bien sous tout rapport en apparence , qui se révèle être un escroc (volage) de la trempe d' un Madof .Un beau jour son "monde parfait" s'écroule....Elle se retrouve confrontée à la sombre réalité,elle ne peut plus feindre...
Publié il y a 3 mois par nikita

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Cate Blanchett au sommet, Woody Allen un peu moins...
Annoncé comme une Woody Allen de très grand cru, « Blue Jasmine » déçoit finalement un petit peu. Le scénario nous fait suivre « la descente aux enfers » de Jasmine (Cate Blanchett) - de son vrai prénom Jeannette - depuis l'Upper East Side et Martha's Vineyard, où elle vit gâtée par son mari Hal (Alec Baldwin), jusqu'au...
Publié il y a 11 mois par Semper Victor


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Cate Blanchett au sommet, Woody Allen un peu moins..., 8 octobre 2013
Par 
Semper Victor "FB" (France) - Voir tous mes commentaires
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Annoncé comme une Woody Allen de très grand cru, « Blue Jasmine » déçoit finalement un petit peu. Le scénario nous fait suivre « la descente aux enfers » de Jasmine (Cate Blanchett) - de son vrai prénom Jeannette - depuis l'Upper East Side et Martha's Vineyard, où elle vit gâtée par son mari Hal (Alec Baldwin), jusqu'au tout petit appartement de sa soeur Ginger (Sally Hawkins) à San Francisco, où elle trouve refuge après la révélation des malversations de Hal et sa ruine complète.

Jasmine, en proie à une dépression tenace, refuse la vérité et s'aperçoit qu'elle va rebondir en devenant décoratrice d'intérieur sur Internet et en retrouvant un mari à la hauteur de ses ambitions. Entre deux martinis et trois xanax, elle se met également en tête de sortir sa soeur du milieu où elle se complait, et des amants qui d'après Jasmine ne sont pas à sa hauteur. Woody Allen se contente, avec beaucoup d'humour, de suivre les déboires - et les boires - de Jasmine, rappelant et expliquant son passé par des flashs back parfaitement rythmés. Cate Blanchett est tout bonnement géniale dans un rôle dont elle parvient à mettre en lumière toutes les nuances avec sensibilité (et cruauté). Sally Hawkins est elle aussi parfaite, même si elle fait un peu trop britannique pour une californienne. Alec Baldwin, de manière discrète, montre une nouvelle fois, après « To Rome With Love », qu'il est parfaitement compatible avec l'univers de Woody Allen.

Là où finalement le bât blesse, c'est avec la facilité dans laquelle le film finit par sombrer. Les bonnes idées qui dynamisent le film au cours de ses premières vingt minutes sont ensuite dupliquées sans vergogne. Woody Allen se complait également dans une vision sombre et négative, et plutôt manichéenne de son sujet. Faut-il que les deux soeurs si différentes soient issues d'une famille d'adoption pour prouver une quelconque prédestination génétique ? Fallait-il un traitement si noir des relations entre le fils d'Hal et sa belle mère ?

Finalement « Blue Jasmine » se révèle être un bon film, grâce à la qualité de ses acteurs principaux, la drôlerie des dialogues et quelques très belles scènes pleines d'humour et de dérision, mais on demeure très loin des meilleurs films de Woody Allen, même des plus récents comme « Match Point » ou « Midnight in Paris ». Le maître semble gagné par une certaine routine et un nihilisme qui nuisent à l'élévation de son travail au niveau qui était le sien il n'y a encore pas si longtemps.
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5.0 étoiles sur 5 Sublime déliquescence., 9 juin 2014
Par 
nikita (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine (DVD)
Jasmine (Cate) est mariée à un homme d'affaires très riche (Alec Baldwin ) bien sous tout rapport en apparence , qui se révèle être un escroc (volage) de la trempe d' un Madof .Un beau jour son "monde parfait" s'écroule....Elle se retrouve confrontée à la sombre réalité,elle ne peut plus feindre de rien voir...
Veuve ,fauchée Cate "marche "à la vodka et au xanax,elle parle toute seule .Obligée de quitter New York,elle débarque alors chez sa soeur à San Fransisco,
soeur qu'elle méprise,à qui elle reproche son manque d'ambition ses amours ordinaires alors qu'elle même est tombée si bas. Elle la snobe ,l'humilie....
Cate Blanchett est sublime dans ce rôle à "contre emploi" de femme dégradée ,qui a perdu son faste matériel,mais qui est toujours empreinte de son chic naturel.Pathétique,ou à claquer elle est totalement borderline mais toujours "criante" de (sa)vérité .Elle se voit déjà décoratrice de renom avec le standing assorti à sa profession. Dans le déni total,elle est persuadée vivre un incident de parcours,que son existence se trouve dans les hautes sphères ,qu'elle pense avoir tutoyé si longtemps .Ce qu'elle oublie c'est que le bling-bling et la condescendance,ne sont en aucun cas un sésame pour jouer dans cette "cour" où elle rêve d'accéder.Elle est parfois touchante,car même horripilante il subsiste en elle une âme de pauvre petite fille... riche.Petite fille mal élevée qui a des sursauts d'humanité....d'où la dualité de son personnage...
J'ai adoré ce film qui est avant tout un portrait de femme décadente en pleine déliquescence et pourtant somptueuse..Tous les seconds rôles sont comme à l'habitude de Woody Allen"triés sur le volet" ,il n'a pas son pareil pour trouver les personnages qui"collent" à ses scénarios avec autant d'à propos et de justesse.Un film qui m'a fait penser pour sa "logique" à "vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" du même auteur.La vérité n'est surtout pas là où on la croit !!!Bon je m'arrête le but n'est pas de vous raconter cette fiction....n'est ce pas ? Mais de vous donner envie d'aller voir ce petit chef d'oeuvre décapant.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Woody Allen, 9 septembre 2014
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un très bon Woody Allen (il était temps!) et une sublime Kate Blanchett; l’histoire de la déchéance d'une femme décrite avec beaucoup de pudeur et de tendresse; un petit bijou
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4.0 étoiles sur 5 Un bon film, 11 septembre 2014
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Bien interprété, bien filmé : du bon Woody Allen. Un petit clin d'œil à au film un tramway nommé désir.
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11 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Encore un Woody Allen atypique... et extraordinaire., 10 décembre 2013
Par 
FX de Vasselot (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine [Blu-ray] (Blu-ray)
Jasmine arrive à New York et débarque avec ses valises Vuitton chez sa sœur, qui l’héberge dans son petit appartement de banlieue pauvre. Elle a visiblement besoin d’un nouveau départ dans sa vie (une série de flashes-back répartis tout au long du film nous expliqueront pourquoi), et sa sœur semble la seule personne vers qui elle puisse se tourner. Non contente de s’incruster pour une durée indéterminée, elle commence à influencer le monde autour d’elle, et pas forcément en bien.

Dès les premiers plans, le personnage de Jasmine est campé : une femme extrêmement élégante, avec un besoin vital d’attention et d’admiration, et gérant très difficilement une visible déchéance sociale. Son alcoolisme apparaît vite à l’écran, son décalage par rapport au réel aussi (le billet d’avion en première classe !). La façon dont elle embellit ou déforme spontanément la réalité (cf la rencontre avec Dwight, ou son changement de prénom) est absolument désarmante, tant cela est devenu une seconde nature pour elle ; Jasmine est une illustration extraordinaire du fait que la sincérité n’est absolument pas un gage de vérité. Il faut voir la conviction avec laquelle elle annonce à ses neveux (dans le restaurant) qu’elle a changé et conclut sa phrase par un sourire convaincu et une grande lampée d’alcool. Woody Allen nous dresse ici le portrait d’une femme habitée en permanence par les dissonances cognitives entre la réalité et la perception qu’elle en a, et ne résout ses conflits intérieurs que par divers moyens de fuite : le culte de l’apparence, l’alcool ou le déni absolu.

Et pourtant, cette femme profondément malheureuse parvient à rester attachante, le spectateur aimerait vraiment qu’elle s’en sorte, qu’elle s’adapte, que sa situation s’améliore. Là réside le double tour de force du film : l’écriture du personnage par Allen et son interprétation par une Cate Blanchett dont l'Oscar (meilleure actrice) est amplement mérité. Sur ce dernier point, d’ailleurs, il convient de remarquer que les familiers de l’actrice (ceux qui ont vu ses deux portraits de la reine Elizabeth, Chronique d'un scandale, Heaven ou Intuitions) ne seront pas surpris outre mesure, mais seront néanmoins enchantés de voir éclater toutes les (nombreuses) facettes de son talent. Son sens de l’ironie, de la comédie, du drame, tout est servi avec un registre de nuances peu commun et un charme quadragénaire éblouissant. Les seconds rôles, parce qu’ils sont impeccablement tenus par Alec Baldwin, Sally Hawkins et Bobby Cannavale (mais on n’en attend pas moins d’un Allen qui a toujours beaucoup aimé ses interprètes), ne font que mettre encore mieux en valeur sa prestation, comme un bel écrin fait éclater les feux d’une pierre précieuse.

Je suis loin d’être un fan de Woody Allen, à vrai dire j’aime surtout les films atypiques de sa filmographie (comme Match Point ou Vicky Cristina Barcelona). Celui-ci en fait partie et je vous le recommande chaudement.
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11 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux destins croisés, 2 décembre 2013
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine (DVD)
Je n'ai pas vu beaucoup de films de Woody Allen.
Celui-ci, en tous les cas, m'a semblé très bon.
Pas très gai, mais assez juste, avec un rôle difficile tenu à merveille par l'actrice principale Cate Blanchett, comme beaucoup l'ont souligné, mais pas seulement.

L'histoire de deux soeurs (adoptives), que tout a toujours opposé, mais qui vont se retrouver par la force des événements et les rapprocher de manière progressive et artificielle.
Toutes deux ont connu, de manière très différente mais finalement que l'on peut comparer, une vie chaotique qui les a menées à une existence qui se révèle au final décevante. De leurs rêves respectifs aux situations très glauques auxquelles on va assister, un univers assez déprimant qui établit un parallèle intéressant entre deux caractères si opposés, aux aspirations tout aussi opposées, mais qui se réunissent dans un même échec, même si l'une s'en sortira finalement mieux que l'autre, à sa façon, en raison de circonstances inattendues.

Assez déprimant, mais très intéressant et symptomatique de personnalités soit trop égocentriques et victimes des apparences, soit souffrant d'un excès de naïveté et de manque de confiance en soi.
Deux caractères fragiles, dont on mesure les aspirations, les peines et les déceptions, à travers une peinture à la fois cruelle et si justement observée.
Un bon film, donc, de mon point de vue. Assez subtil.
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5.0 étoiles sur 5 Bien mal acquis…, 24 mars 2014
Par 
Servane L. (Midi-Pyrénées, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine (DVD)
Jasmine (Cate Blanchett) est ruinée, déclassée.
Elle a longtemps mené grand train avec son mari Hal (Alec Baldwin) jusqu’à ce que ce dernier ne se fasse pincer par le FBI pour montages financiers frauduleux (à la Madoff).
Ainsi, découvre t-on une Jasmine veuve, fauchée, alcoolo et un brin dérangée débarquant à San Francisco avec ses malles Vuitton et son sac Hermès (derniers vestiges de son opulent passé) pour vivre quelques temps chez sa prolo de sœur.
Jasmine est horripilante ; toujours « au bord de… ». Au bord de la crise de nerfs, au bord des larmes, au bord de l’exaspération. Elle n’est pas non plus bien reconnaissante envers sa sœur qu’elle méprise gravement avec une arrogance de tous les diables. Elle divague (sur elle-même évidemment), ressassant inlassablement son passé. Woddy Allen profite des délires de Jasmine pour nous dévoiler des bribes de la vie du couple via d’habiles flashbacks.

Pour se refaire, Jasmine continue à mentir avec un sacré aplomb. Elle rencontre un riche et gentil diplomate, veuf de surcroît, et n’hésite pas une seconde à truquer les cartes pour se faire aimer de lui. Le spectateur se demande si, au final, elle s’en sortira…

Cate Blanchett est fabuleuse : la partie n’était pourtant pas gagnée car elle interprète le rôle d’une femme qui, elle-même, interprète un rôle. Sa froideur, son arrogance, son absence de morale, son manque de lucidité font de Jasmine un personnage peu sympathique. Ses névroses agacent : elle manque d’air, elle transpire exagérément, elle gobe des Xanax qu’elle fait passer avec de la vodka, elle parle toute seule…

Un film réussi qui ne tourne pas à la caricature.

(ServaneL)
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Blue Jasmine, 21 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine (DVD)
C'est un film cruel qu'on n'oublie pas ! Cette menteuse éhontée qui se prend les pieds dans ses mensonges souvent idiots, qu'elle est incapable de ne pas proférer. Une mythomane pur jus admirablement interprétée par Gwyneth Paltrow. J'ai adoré.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Cate Blanchett formidable... Woody Allen à la peine., 25 octobre 2013
Par 
Verbena "master jedi" (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine [Blu-ray] (Blu-ray)
Suite aux délires emphatiques de la presse spécialisée (comme toujours dans le cas de Allen), je me suis donc penchée sur le dernier Woody Allen, Blue Jasmine.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai passé un bon moment, et que je ne me suis pas énervée (contrairement à mes dernières expériences éprouvantes avec Allen et ses pauvres films "touristiques").

Blue Jasmine dresse un portrait rythmé et vivant de Jasmine, une quadra bourgeoise, superficielle, et pleine aux as, qui, après avoir été plongée dans la ruine suite à la "banqueroute" de son mari, est obligée d'aller vivre chez sa sœur adoptive, serveuse à San Francisco.
Woody Allen mobilise ici l’attirail dramaturgique classique et efficace de l'opposition des milieux sociaux (les "riches" et les "modestes") pour générer tension mais aussi humour.

Mais ce choc des cultures n'est pas toujours des plus réussis et n'est pas l'intérêt majeur du film :
BJ est en effet un film sur l'aveuglement et la compromission, pas toujours très finement écrit et caricatural (les riches sont parfois trop "puants" et les pauvres parfois trop... "bêtes"), mais splendidement incarné par Cate Blanchett, qui se fait tour à tour peste, sotte, tragique, ou... carrément flippante !
L'anglaise Sally Hawkins tire également son épingle du jeu grâce à son interprétation nuancée et lumineuse de la sœur adoptive, qui n'a pas eu la même "chance" ou les mêmes "bons gènes" que Jasmine (on verra en fait qu'elle est celle qui a probablement eu le plus de jugeote).

Autre réel point fort de BJ, sa narration tout en flashbacks. L'exercice du flashback n'est pas toujours évident et peut vite se transformer en alignement lourdaud de séquences entrant en résonance les unes aux autres, mais le scénario, pour une fois pas complètement bâclé par WA et bien rythmé, met l'histoire sur les rails, et Woody Allen et sa monteuse Alisa Lepselter parviennent à rendre ces plongées dans le passé percutantes et diaboliquement fluides.
Je pourrais m'attarder plus sur le scénario (bien rythmé mais non exempt de facilités qui feraient se bidonner n'importe quel dramaturge un peu sérieux), mais ce n'est pour une fois pas l'écueil le plus grave de cette cuvée Allen 2013.

En effet, Il y a quelque chose qui m'a chiffonné pendant tout le film, et qui me fait dire au final que, si BJ est probablement l'un des meilleurs Woody Allen depuis Match Point et Scoop, il passe à côté de son propos : marquer son époque avec une critique sociale au vitriol et faire un portrait vibrant d'une femme d'aujourd'hui qui a tout perdu et qui s'est perdue.

La raison : Woody Allen est resté à mon sens totalement bloqué dans les années 80/90, et ces femmes au début de la quarantaine dont il fait le portrait, toutes accaparées qu'elles sont à se trouver le parti idéal, obnubilées par un plan de carrière matrimonial parfait, ce ne sont pas des femmes des années 2010/2015.
En ce sens, Blue Jasmine est un film qui sent un peu la naphtaline et paraît déconnecté de la société et des mœurs occidentales d'aujourd'hui. Peut-être Woody Allen est-il trop vieux, ou peut-être ne sort-il pas assez et ne voit-il pas assez de gens ?
Quoi qu'il en soit, Blue Jasmine met en scène des caricatures de riches, des caricatures de pauvres, des caricatures de femmes incapables de se penser autrement que par rapport à un mari, et du coup, il peine à séduire, à impliquer, à emporter.

Conclusion : en tant que cuistot du cinéma, Woody Allen parvient à fort bien accommoder les restes de la veille. Mais ce ne sont que des restes (et ce sont plus probablement des restes de la semaine dernière).
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4.0 étoiles sur 5 Un film sans nul conteste long à débuter mais finalement touchant., 24 août 2014
Par 
Darkman43 "Je commente, donc je suis" (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine [Blu-ray] (Blu-ray)
En s’employant désormais à livrer un nouveau film à intervalle régulière, Woody Allen apparaît comme un auteur et réalisateur à l’humeur changeante qui a trouvé dans sa grande escapade européenne une agaçante manière de penser et a très souvent filmé son nombril et la classe sociale dans laquelle il vit plutôt que le monde qui l’entoure.
D’aucuns diront qu’il est un cinéaste «carte postale», Minuit à Paris et Match Point n’en demeurent pas moins deux de ses plus étourdissants voyages à travers deux capitales européennes où le metteur en scène s’opérait à faire fonctionner son imaginaire au service d’une imagerie embourgeoisée mais surtout poétisée. Parcouru par un très gênant moment de faiblesse dans son précédent film, To Rome With Love, où il apparaissait maladroit, fatigué et impuissant face au sort d’un film condamné dès ses premières minutes, Blue Jasmine marque son grand retour dans une tragi-comédie étincelante d’intelligence et de cruauté où son interprète principale, l’éternelle Cate Blanchett, crève l’écran dans sa longue descente en enfer.

Tout du long, Blue Jasmine, sous son attitude de film recroquevillé sur lui-même, enchaîne les moments de virtuosité où l’épatante écriture d’Allen épouse les formes complexes de son héroïne et de son récit. Imbriquant les flash-backs en plein cœur d’un récit davantage raconté que mis en image, Woody Allen retrouve dans le langage une forme de désinvolture que beaucoup lui ont reproché d’avoir perdue. Formulant une lutte des classes sociales dans laquelle Cate Blanchett interpréterait une ancienne bourgeoise tandis que sa soeur, très joliment portée par Sally Hawkins, tente de retrouver la stabilité après avoir cru toucher à la même réussite que sa soeur, Blue Jasmine est caustique, desespéré et purement jouissif dans sa manière d’observer une famille déchirée par les destins de ses enfants. Elle, fréquente des charmeurs, Jasmine s’est mariée avec un riche businessman aux occupations douteuses, espérant y trouver la richesse, l’élévation sociale qu’elle recherche depuis l’enfance. "Nous n’avons pas les mêmes gènes" aime-t-elle rappeler devant sa soeur. C’est de cette perfection sociale que traite le film de Woody Allen, de la perte de repères face à laquelle une femme, rappelée par son passé et tous ceux qu’elle a abandonnés au passage, tente de lutter. Obligée malgré elle de faire tomber le masque derrière elle s’était cachée, la fleur dont elle portait le nom pour illustrer une impassibilité.

Après une demi-heure, Blue Jasmine finit alors par montrer tout le talent de son cinéaste à tenir la mesure pendant près d’une heure quarante. On ne s’ennuie jamais, ébahi par la maîtrise à toute épreuve d’un montage divisé par ses rappels au passé et la vérité qui apparaît peu à peu grâce au procédé. Plus qu’une simple chronique, Blue Jasmine est un exercice de style dans lequel Allen et son chef opérateur Javier Aguirresarobe – avec qui il avait travaillé sur l’anecdotique Vicky Cristina Barcelona – apporte de la chaleur, un semblant de vie dans un film qui, peu à peu, devient taciturne, d’une noirceur rarement aussi omniprésente dans le cinéma d’Allen et dont l’ultime tirade de son interprète principale marque le point culminant d’un film conscient de son époque, où le paraître a pris le dessus sur l’existence en elle-même.

Néanmoins, sans Cate Blanchett pour interpréter Jasmine, il est clair que le film d’Allen ne provoquerait pas un tel plaisir coupable, dans lequel le rire tente de tapisser la force dramaturgique du film. Empreinte de névroses, elle survole son rôle au terme d’une performance magistrale, manipulant la comédie et la tragédie de son unique présence. Le reste du casting, duquel Alec Baldwin et Sally Hawkins s’en sortent tout aussi bien, partie souvent oubliée de l’univers autour duquel tourne l’ossature d’une Jasmine déconfite, montre plus encore la dépendance que lie le réalisateur américain aux femmes, la magnificence qu’elles apportent à son cinéma ou, a contrario, le dressent vers des monts sombres du pessimisme inconscient.

Très grande comédie accidentelle, Blue Jasmine démontre l’entier potentiel cinématographique – de nombreuses fois remis en cause – qu’il subsiste encore dans le cinéma du plus très jeune Woody Allen. Brillamment éclairé et dirigé, le quarantième-sixième film du cinéaste américain est un chef d’œuvre d’écriture, d’analyse sociétale où la drôlerie évidente du récit ne voile en aucun cas l’aspect contrit de son héroïne, à la recherche d’une repentance impossible où l’ultime scène sonne le coup de glaive d’un film où barrières entre réel et imaginaire, voile et incarnation véritable sont remises en cause pour le plus grand bonheur du spectateur. Rarement bain de tant de désespoir n’aura été si beau à voir.
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