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5.0 étoiles sur 5 Une intégrale inespérée
C’est en effet une excellente surprise que cette première intégrale de la version – définitive – de 1758 du sixième opéra-ballet de Rameau, trois fois remanié, et dont nous n’avions au disque que deux des « entrées » ajoutées en 1757, "Anacréon" (par Marc Minkowski en 1995 : Rameau :...
Publié il y a 10 mois par Philomèle

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Sur Anacréon
J'avoue préférer largement la version de Christie pour Anacréon : les chœurs sont bien plus précis et bien amenés. Comme le faisait remarquer ici Monsieur Marc Marcucci, dans cette version les chœurs sont laids, et les solistes sont moins convaincants (Anacréon, au legato un peu empâté et L'Amour notamment, qu'il...
Publié il y a 5 mois par Luis Cajaroy


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5.0 étoiles sur 5 Une intégrale inespérée, 28 septembre 2013
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau / les Surprises de l'Amour (CD)
C’est en effet une excellente surprise que cette première intégrale de la version – définitive – de 1758 du sixième opéra-ballet de Rameau, trois fois remanié, et dont nous n’avions au disque que deux des « entrées » ajoutées en 1757, "Anacréon" (par Marc Minkowski en 1995 : Rameau : Anacréon, Le Berger Fidèle) et "Les Sybarites" (par Franck-Emmanuel Comte en 1999 : Rameau: Sibaris). La version de 1758, qui obtint un grand succès à sa création, comprend trois « entrées » : "L’Enlèvement d’Adonis" (inchangé depuis la version originale de 1748), "La Lyre enchantée" (remaniée), et "Anacréon". Le prologue de 1748 a disparu dès 1757 (l’ouverture en a été enregistrée par Christophe Rousset en 1996), de même que "Les Sybarites", rendus à leur indépendance d'"acte de ballet". L’opéra-ballet est un genre de comédie légère, au climat hédoniste et champêtre, dont la substance musicale se partage à égalité entre le chant des solistes, les interventions du chœur, et la musique de danse, les trois étant souvent associés. La minceur indéniable des livrets, en l’occurrence inspirés de la Grèce antique, n’empêche pas Rameau de produire de la belle musique, et même de la très belle dans "Anacréon", la meilleure entrée des trois.

Le plateau vocal est excellent : la soprano algérienne Amel Brahim-Djelloul est un très séduisant Adonis ; le ténor suédois Anders Dahlin, dont on se rappelle le rayonnant Zoroastre (Rousset-Audi, DVD de 2006), est un Mercure et un Linus éloquents ; le baryton Jean-Sébastien Bou est un Anacréon chaleureux, à l’émission plus stable que celle de Thierry Félix avec Minkowski ; un cran au-dessous, les soprani Virginie Pochon (Parthénope dans "La Lyre") et Caroline Mutel (l’Amour dans "Anacréon"), ainsi que la mezzo Karine Deshayes (Uranie dans "La Lyre") se défendent vaillamment dans des rôles au registre et au diapason très aigus (un demi-ton supérieur à celui de Minkowski pour "Anacréon"), au risque d’un léger excès de vibrato ou de tension. Seul Apollon souffre de la voix de barbon que lui prête le baryton Pierre-Yves Pruvot.

Il est plutôt moins facile d’accrocher l’auditeur, privé du spectacle des ballets, dans ces œuvres sans substance dramatique, que dans les tragédies lyriques, et pourtant Sébastien d’Hérin et son ensemble des Nouveaux caractères y parviennent largement, grâce à la diction remarquablement claire des solistes comme du chœur, à l’entrain des danses, au style impeccable des phrasés, à la belle couleur de l’orchestre, et à la prise de son proche et transparente d’Aline Blondiau. C’est aussi une bonne nouvelle que la relève des générations pionnières de l’interprétation de l’opéra baroque semble bien assurée par des talents comme ceux de Sébastien d’Hérin ou de Raphaël Pichon (Rameau : Dardanus) et de leurs jeunes équipes. Souhaitons-leur une carrière digne de leurs beaux débuts.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une découverte et une redécouverte, 17 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau / les Surprises de l'Amour (CD)
Excellent apport à la discographie ramiste, qui à l'orée d'une année qui célèbrera on l'espère Jean-Philippe dignement, permet de découvrir des pages, jusque-là non enregistrées (les deux premières entrées) et d'en redécouvrir une qui a fait déjà l'objet de deux réussites discographiques, je veux parler d'Anacréon, la troisième entrée.
Raffiné, vivant, subtil, tonique sont les qualificatifs qui me viennent à l'esprit pour cet opus, en partie inédit. Les nouveaux caractères, qu'on avait eu l'heur de découvrir il y a quelques années, dans notamment Egine de Colin de Blamont, donnent ici leur pleine mesure.
Vocalement, le plateau réuni est parfaitement à la hauteur des enjeux et sait servir Rameau comme il se doit.
L'apothéose de cet opéra-ballet est sans doute Anacréon qui, surpasse ici, les versions de Christie (déjà ancienne (mais qui vaut toujours le détour, avec une Agnès Mellon magnifique, notamment dans "L'Amour est le dieu de la paix") et celle de Minkowski (complétée de la cantate le Berger fidèle). La première (Christie) penche sans doute plus du côté de l'Amour (que de tendresse!), la seconde (Minkowski) s'avère plus dionysiaque (étant donné la verve habituelle de ce chef!). Ici, on obtient une balance parfaite qui illustre à merveille les derniers vers à être chantés : "Bacchus ne défend pas d'aimer et l'Amour nous permet de boire"!
Bref, je recommande personnellement chaudement ce magnifique album, qui nous plonge dans un hédonisme salutaire face à la morosité ambiante de ces temps.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 les excellentes surprises de l'amour, 25 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau / les Surprises de l'Amour (CD)
Voici enfin donné au public l'un des Opéras ballets de Rameau les plus représentés en sont temps (60 levers de rideau, tout de même!), après le seul disque d'extraits orchestraux de Marc Minkowski (très beau déjà, il y a deux décennies..., mais trop partiel évidemment), et deux versions d'Anacréon (l'un des trois actes de Ballet de l'oeuvre) par Christie, puis Minkowski inspiré. Le travail de Sebastien d'Hérin rend justice à l'oeuvre : dirigeant du clavecin, son travail souligne chaque phrase musicale, emporte l'orchestre et les chanteurs dans un monde puissamment ramiste, coloré et changeant, tour à tour pastoral et vibrant.

Palme à la magnifique distribution (l'oeuvre est avant tout une succession d'airs solistes, entrecoupant des choeurs et surtout des pièces à danser), qui rend au mieux la prosodie française. Très beau plateau pour servir Rameau : comme cette langue parle clair et haut, comme cela chante! Collage de trois actes de ballet (l'enlèvement d'Adonis; la Lyre enchantée; Anacréon), on ne demandera pas une logique dramatique continue à l'ensemble, mais on trouve en chacun les ressorts qui soutiennent l'intérêt, et surtout quelle musique, quelle science passionnante et profuse irriguée de bout en bout par l'orchestre...

De Sebastien d'Hérin, le CD ne possédait qu'une incursion, dans un coffret consacré aux 20 ans du Cmbv : une interprétation endiablée de la peu probable Egine de Colin de Blamont : une révélation, mais dans une prise trop "live". Par ces Surprises travaillées avec amour et volonté pour l'enregistrement, avec des musiciens (des amis) investis dans le pari commun, Sebastien d'Hérin montre enfin ce qu'il sait faire dans le "grand oeuvre". On trouvera sans doute des remarques à faire, mais voici bien la musique, avec des partis pris affirmés (à l'orchestre surtout) et des tours de chant comme on les aime.

L'année Rameau s'annonce passionnante si elle donne d'autres chefs-d'oeuvres de cette trempe à entendre à nos oreilles curieuses, qui ne les apprécient jamais tant que quand elles sont servies avec cette obstination à les faire tinter de plaisir, faisant tambouriner les flûtes comme dans la Contredanse finale de la Lyre Enchantée!
Merci Sebastien!
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3.0 étoiles sur 5 Sur Anacréon, 1 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rameau / les Surprises de l'Amour (CD)
J'avoue préférer largement la version de Christie pour Anacréon : les chœurs sont bien plus précis et bien amenés. Comme le faisait remarquer ici Monsieur Marc Marcucci, dans cette version les chœurs sont laids, et les solistes sont moins convaincants (Anacréon, au legato un peu empâté et L'Amour notamment, qu'il serait insultant de comparer à Agnès Mellon). Néanmoins, il est en effet agréable et réjouissant d'avoir du Rameau, nous n'en avons pas assez, ne nous plaignons donc pas, mais remarquons les quelques limites de cet enregistrement .. Qui n'est pas l'alpha et l'oméga pour Anacréon.
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