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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une somme magistrale
Somme impressionnante (90 pages de notes et 60 pages de bibliographie !) sur un conflit titanesque, le plus grand par les effectifs, le territoire et les enjeux de toute l'histoire de l'Humanité, ce livre se place d'emblée parmi les "must-have" de toute bibliothèque d'histoire de la Seconde guerre mondiale.
Difficile de résumer toutes les...
Publié il y a 14 mois par 13emeDBLE

versus
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1.0 étoiles sur 5 A Eviter!
De théories fumeuses en approximations, ce livre n'est qu'une succession de faits non clairs ayants pour seule prétention de réécrire l'Histoire de la guerre à l'Est!
Il vaut mieux lire les 3 tomes de Werner Haupt (en anglais!) Army Group South, Center et North.pour en savoir plus sur cette Horreur des années 40.
Publié il y a 10 mois par OLT 2006


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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une somme magistrale, 9 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
Somme impressionnante (90 pages de notes et 60 pages de bibliographie !) sur un conflit titanesque, le plus grand par les effectifs, le territoire et les enjeux de toute l'histoire de l'Humanité, ce livre se place d'emblée parmi les "must-have" de toute bibliothèque d'histoire de la Seconde guerre mondiale.
Difficile de résumer toutes les impressions qui ressortent d'une lecture complète tant Mr Bernard replace dans son contexte les évènements : contexte diplomatique, surprise stratégique, guerre totale ou absolue, triomphe contestable de l'art opératif (dont la victoire reste à démontrer tant cet "art" a une définition fluctuante selon les périodes, guerres mémorielles et historiographiques aux enjeux très contemporains...
De Koutouzov à Poutine, c'est à une réécriture de l'histoire russo-soviétique et de sa confrontation avec le totalitarisme nazi que ce livre effectue.
Les opérations militaires sont étudiées et surtout replacées dans leur contexte et leurs enjeux, mais c'est surtout par son caractère global, que ce conflit est abordé : économie, logistique, aide des Alliés, médias, arts, vie quotidienne au front, crimes et atrocités, conséquences humaines et politiques, rien n'est laissé de côté.
Au-delà du plaisir de lire en français des travaux de haut niveau sur la seconde guerre mondiale, j'ai surtout apprécié les développements de l'auteur sur l'art opératif soviétique et ses limites. Il est évident que certains vont grincer des dents en lisant que cette théorie militaire se heurtait aux limites et aux carences économiques et sociales de l'URSS (thèse déjà soutenue par SAPIR), et s'est finalement résumé à des opérations à 5 ou 6 contre 1 débouchant sur des carnages.
à signaler également aux lecteurs l'utilisation bienvenue de sources russes (et non pas seulement celles traduites par GLANTZ), une vision rénovée du rôle réel d'Hitler et de Staline, et une remise à plat des prétendues "comparaison" entre communisme et nazisme particulièrement opportune.
Seuls regrets, mais sans impacts sur la qualité du livre : des cartes trop peu nombreuses (on aurait préféré que le cahier photos soit supprimé au profit de plus de cartes), et des opérations militaires brossées sur l'essentiel mais pas forcément dans les détails.
J'espère maintenant des travaux équivalents sur le front Ouest, sur la Méditerranée et sur le Pacifique.
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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillant, 24 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
Un ouvrage complet, synthétique, remarquablement documenté, au moyen de sources variées (notamment Russes), qui a l'avantage certain de nous présenter ce titanesque affrontement de manière globale.

D'un point de vue militaire bien entendu, cet aspect étant globalement connu, les préparatifs, les premières heures du 22 juin 1941, dévastatrices pour l'Armée Rouge, la fulgurance de l'avance Allemande, les grandes batailles d'encerclement, la poussée vers l'Ukraine, Typhon, la contre-attaque Soviétique, Rjev, Fall Blau, Koursk, Bagration, Tcherkassy-Korsun, le calvaire de Varsovie jusqu'aux faubourgs de Berlin réduite à un tas de ruines...

Mais aussi d'un point de vue diplomatique, humain, au travers des personnalités du Vojd et de son alter-ego Hitler, politique (notamment les différences entre les deux "systèmes"), économique (l'importance de l'aide Anglo-Américaine y est décrite de manière très précise par exemple), naturellement l'aspect criminel et barbare est également mentionné avec la logique d'extermination implacable éprouvée par l'occupant nazi et ses sinistres Einsatzgruppen.

Beaucoup de chiffres, un texte aéré avec un ouvrage se lisant très bien, nous partons presque de la fin de la Première Guerre Mondiale pour finir au seuil de la Guerre Froide, avec ces innombrables notes de bas de page qui caractérisent l'auteur, de même qu'une bibliographie extrêmement fournie, en un mot un livre-référence en ce qui me concerne, sur une période-clé, les conséquences de cet affrontement se faisant sentir longtemps après la chute de Berlin en mai 1945.

Tout au plus peut-on regretter le manque (relatif) d'une cartographie un peu plus fournie, de manière générale je recommande (chaudement) ce manuscrit à toute personne s'intéressant de près ou de loin à cette période tourmentée mais passionnante de notre Histoire.
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24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vivement l’édition révisée !, 10 janvier 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
Je me dois de me joindre à ce concert de louanges. Comme d’autres l’ont dit avec emphase, Nicolas Bernard nous livre une somme unique sur tous les aspects de ce conflit exceptionnel, qui, par son son opposition entre deux régimes totalitaires impitoyables, et les massacres qui en ont résultés, est peut-être celui qui s’approche le plus de la notion de guerre absolue de Clausewitz (je salue d’ailleurs la conclusion magistrale de M. Bernard).

L’autre immense intérêt de cet ouvrage – comme d’autres l’ont aussi déjà dit – est la reprise en français d’un grand nombre de travaux qui permettent enfin de donner à cet épisode de la Seconde Guerre Mondiale toute sa dimension et sortir de la vision marquée par un anti-communisme ou pro-communisme primaire hérité de la Guerre Froide. Dans cette optique, l’apport de l’aide matérielle des Alliés par rapport au sacrifice humain soviétique est enfin envisagé sous l’angle des faits et pas dans une bête opposition Est contre Ouest.

Mais l’intérêt majeur du travail de Nicolas Bernard à mes yeux est de ré-envisager ce conflit pas uniquement sous l’angle purement militaire même si l’auteur est particulièrement versé dans cette science. Il rompt en cela avec une certaine historiographie occidentale de de ce conflit basée uniquement sur les événements militaires (qu’on peut encore trouver dans des ouvrages récents comme La Guerre à l’Est de August von Kageneck qui est un récit certes sincère mais désespérément atteint de cécité quand il est remis en perspective du travail de Nicolas Bernard…).

Nicolas Bernard rappelle donc que ce conflit a d’abord été un conflit économique (s’approprier les ressources de l’espace vital russe) et idéologique (exterminer les juifs et réduire à l’état d’esclaves les populations slaves). La conséquence aura été l’absence d’objectifs militaires et politiques clairs (s’emparer ou non de Moscou ? détruire l’Union Soviétique ou co-exister avec un Etat Russe repoussé à l’Oural ?), ce qui condamnera quasiment d’emblée les chances de réussite de l’Allemagne dans cette campagne.

Sur la politique d’extermination des nazis, Nicolas Bernard nous fait aussi bénéficier de ses études contre le négationnisme en soulignant le caractère prémédité et impitoyable de la Shoah par balles anticipée avant le début même de Barbarossa, et bien avant la Conférence de Wannsee de 1942. Etant donné l’ampleur du massacre qui va se dérouler sur le territoire occupé de l’Union Soviétique, Nicolas Bernard démontre que la Wehrmacht ne pouvait pas ne pas savoir, voire a été complice activement des crimes des unités SS.

Parce que cet ouvrage rappelle tous les facteurs de ce conflit, il s’inscrit certes dans une logique ambitieuse mais parfaitement fidèle à l’Histoire.

Pourquoi alors ne pas lui donner la note maximale malgré toutes ces qualités ? D’abord parce qu’on aurait aimé une pagination plus importante – pas seulement pour profiter encore plus de la verve et de l’érudition de Nicolas Bernard – mais aussi tempérer ou argumenter plus longuement certains jugements qui paraissent parfois abrupts : je ne suis pas aussi convaincu que l’auteur que les échecs de Mussolini dans les Balkans et le nécessaire appui qui s’en est suivi par Hitler ait eu si peu d’impacts sur les préparatifs de Barbarossa, même rapportés en proportion aux moyens limités engagés dans les Balkans. Sinon, comme dans les autres commentaires, je déplore pareillement la cartographie insuffisante et un cahier photo inutile puisque reprenant des clichés malheureusement trop connus.

Mais la principale source de désagrément est le nombre bien trop élevé de coquilles dans le texte. A ce niveau d’absence de relecture, on peut dire que le travail de l’éditeur est bâclé et appelle sinon une édition enrichie au moins une édition corrigée digne de ce nom (et du prix de l’ouvrage).
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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une synthèse, une somme, une réflexion originale, 17 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
La Seconde Guerre mondiale apparaît comme une source d'inspiration inépuisable pour les historiens. Son historiographie est sans nul doute l'une des plus foisonnantes qui se puissent concevoir. Chaque jour et dans toutes les langues paraissent de nouveaux ouvrages pour en décortiquer les moindres aspects. La guerre germano-soviétique de Nicolas Bernard ne serait-elle qu'une pierre de plus à l'immense édifice ? Même si la réponse à cette insolente question était positive, un livre de plus ne serait jamais perdu pour l'histoire. Comme le lecteur le devine toutefois, le livre que nous avons aujourd'hui sous les yeux est bien plus qu'une étude ordinaire : c'est une synthèse, une somme et une réflexion sur la guerre.

La guerre germano-soviétique surprend d'abord, comme le souligne à juste titre la préface de François Kersaudy, par l'ampleur et la richesse de sa documentation. Il suffit de se référer aux 90 pages de notes, souvent commentées, pour s'en convaincre. La bibliographie de 60 pages, articulée autour des thèmes majeurs qui ponctuent le livre et la rendent aisément accessible, renforce le sentiment d'incrédulité devant le travail de compilation, digne d'un bénédictin, ainsi effectué en amont. L'auteur a puisé à des sources multiples (journaux, correspondances, articles, entretiens, mémoires, études, essais, ouvrages généraux et spécialisés...), anciennes et contemporaines, issues de maintes nationalités : les travaux consultés se déclinent en français, anglais, allemand et même en russe. Ils nourrissent une vision kaléidoscopique de l'événement. Gardons-nous toutefois de réduire La guerre germano-soviétique de Nicolas Bernard à une ingénieuse et savante compilation de sources. Nous disions qu'il s'agit d'une synthèse, ce qui signifie que l'historien « s'approprie » ses sources, dans le meilleur sens du terme : il les assemble, les comprend, les fait siennes pour forger une réflexion singulière sur la guerre, ses origines, ses enjeux et ses conséquences. Après avoir rendu aux chercheurs ses devanciers l'hommage qui leur est dû, par la mention de leurs aeuvres et la discussion de leurs conclusions, il élabore sa propre vision de la guerre à l'Est et la soumet à ses lecteurs. En ce sens, la synthèse est bien un dépassement. La difficulté de l'exercice s'accroît néanmoins avec l'étendue de la documentation qui s'offre au chercheur. Puisqu'il est question de la guerre germano-soviétique et de la Seconde Guerre mondiale dans son ensemble, chacun peut mesurer l'importance de l'effort accompli.

Composer une histoire de la guerre à l'Est, même en 650 pages, est une entreprise qui s'apparente à une gageure. Tant d'événements en forment la trame qu'il suffirait d'en isoler un seul pour donner matière à la confection d'un ouvrage de même dimension. Pourtant, le pari semble bel et bien gagné. Par-delà ses qualités de synthèse, La guerre germano-soviétique est également une somme. Elle l'est par la chronologie et la diversité des angles d'attaque. L'auteur a choisi en effet d'insérer le duel Hitler-Staline dans le temps long de l'histoire. En amont, il consacre une part importante de sa réflexion aux origines de l'affrontement, de la cristallisation du nationalisme allemand et son versant pangermaniste dans le courant du XIXe siècle au grand jeu diplomatique ayant entouré la conclusion et les prolongements du pacte germano-soviétique. En aval, l'historien met en exergue le bilan de la guerre pour les deux Etats, bien sûr, et les effets de celle-ci dans les prémices de la Guerre froide. L'historiographie de la guerre elle-même n'est pas négligée dans un long épilogue sur la « guerre des mémoires » en Allemagne comme en Russie. S'il prend soin ainsi de situer le conflit dans une perspective chronologique plus étoffée, Nicolas Bernard l'aborde aussi par ses différentes facettes. L'un des mérites de son livre, et non des moindres, est de ne pas succomber à la tentation de l'histoire-bataille - bien que la dimension militaire de la guerre revête une place significative -, mais d'embrasser son sujet dans une approche héritée de l'histoire totale. C'est donc une guerre diplomatique, idéologique, culturelle, matérielle, stratégique... et militaire qui se présente à nous. L'auteur est fort à son aise quand il décrit les arcanes diplomatiques du pacte germano-soviétique et des négociations ultérieures, moins connues, menées en temps de guerre dans diverses directions. Il décrit avec une précision d'horloger les mécanismes de la politique génocidaire du IIIe Reich à l'Est, car, ne l'oublions pas, pour le Führer, le conflit est avant tout une guerre d'extermination et d'asservissement. D'un point de vue logistique, il insiste sur la part de l'aide anglo-saxonne dans le gigantesque effort de guerre soviétique. Les amateurs d'armement trouveront tous les détails requis sur les innombrables matériels, blindés et avions construits de chaque côté du front et lancés, par fournées entières, dans une rencontre sanglante. Les doctrines de guerre, de la stratégie à la tactique, en passant par « l'art opérationnel » cher aux généraux soviétiques, font l'objet d'une discussion approfondie. Par ailleurs, l'historien s'intéresse de près aux sociétés allemande et soviétique plongées dans la tourmente, aux cymbales de la propagande, aux effroyables projets hitlériens pour les territoires conquis de l'Est, aux brutalités que Staline ne cesse d'infliger à ses peuples avant, pendant et après la guerre. Nous en oublierions presque le plat de résistance : la guerre en elle-même. Tous les moments clefs de celle-ci s'inscrivent dans un récit limpide : l'opération Barbarossa, la bataille de Moscou, le siège de Leningrad, l'offensive du printemps 1942 jusque dans le Caucase, le piège de Stalingrad, les reculs et contre-attaques de l'année 1943, la bataille de Koursk, les offensives libératrices de 1944, la bataille de Berlin... Il convient de remarquer que la période située entre la capitulation de la 6e armée et celle du IIIe Reich, souvent survolée dans les manuels, bénéficie de longs développements, bien qu'il en faille probablement davantage pour satisfaire les passionnés. A la veille de chaque campagne ou bataille, les effectifs en hommes et en armes sont, dans la mesure du possible, méticuleusement recensés, de même qu'au lendemain de l'affrontement le bilan en est dressé, chiffres en mains. Par ces dimensions croisées, La guerre germano-soviétique est bien une histoire globale, quasi-totale. Mais elle est encore autre chose.

Le rôle de l'historien est certes de narrer, décrire et d'expliquer le déroulement des faits, les grands enchaînements de causes et d'effets ; il est également de renouveler la manière de percevoir le passé en le rendant intelligible à la lumière des dernières recherches ou découvertes historiques. Si Nicolas Bernard s'appuie sur une abondante documentation, comme nous avons pu le dire, il en use pour bâtir une appréciation libre et originale des événements. Dans un style à la fois clair et sobre, il n'élude aucune question, quitte à verser parfois dans l'uchronie, un principe de réécriture de l'histoire fondé sur la modification d'un élément du passé. Ainsi procède-t-il à propos d'une éventuelle victoire allemande à Moscou en 1941 et d'un hypothétique succès lors de l'opération « Bleue » en 1942. Ce ne sont pas là de vains divertissements de l'esprit, mais une manière de mieux jauger les objectifs de guerre, l'accord des moyens aux fins dictées par le pouvoir politique, les fautes commises au niveau stratégique ou tactique. Avec la même liberté de jugement, il formule un avis équilibré sur l'art opérationnel soviétique, contrarié par « les carences du système économique et social de la Russie stalinienne », sur les crimes commis par l'Armée rouge en Europe orientale et en Allemagne, sur les raisons de l'effondrement nazi sous les coups de boutoir d'un Etat soviétique doté d'infinies ressources humaines. Il promène un regard acéré sur les complaisances de la Wehrmacht face au régime national-socialiste et son implication dans tous les aspects de la politique d'anéantissement conduite à l'Est. Il révèle les tortueuses manaeuvres du Führer pour dénouer les fils de la Grande Alliance dont il pressent la victoire durant le second semestre de 1941, avant même les lacérations du froid russe. Il s'interroge enfin sur les notions de guerre totale ou absolue, notions qui se marient bien sur le théâtre d'opérations oriental, et ne se dérobe pas devant la possibilité d'une comparaison entre le communisme et le nazisme, à condition cependant de pousser la comparaison jusque dans son ultime conséquence, celle du sort auquel la Russie eût été vouée en cas de victoire allemande. Ainsi le livre contient-il bien les germes d'une réflexion historique originale.

Un pareil travail ne saurait être exempt de tout reproche. Les coquilles qui émaillent le texte laissent entrevoir une certaine précipitation éditoriale. Une seconde édition de l'ouvrage devrait en faire en justice. Bien que les cartes soient solides et interviennent à propos, elles demeurent peu nombreuses, et le lecteur ignorant de la géographie russe, biélorusse et ukrainienne risque parfois de se perdre dans les noms. Enfin, le livre, déjà volumineux, eût aisément supporté 200 pages de plus, tant la lecture en est agréable et le propos riche de contenu. La concision du style amène à se demander si l'auteur n'a pas délibérément retenu sa plume pour obéir à un format éditorial. Même dans sa livraison finale, La guerre germano-soviétique de Nicolas Bernard est, n'en doutons pas, appelée à devenir une référence.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 très complet, 2 septembre 2014
Par 
marcel bigron - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
C'est l'ouvrage le plus complet que j'ai pu lire sur la guerre germano-soviétique. Tout y est décortiqué dans un style de lecture très facile. Nicolas Bernard nous apporte de nombreux détails ignorés jusque là. Cette guerre idéologique entre deux despotes voulu par l'un et remporté par l'autre reste la plus grande concentration d'hommes et de matériel dans l'histoire militaire et impressionne encore aujourd'hui par sa cruauté que ce soit sur les militaires comme sur les civils. Des batailles comme Moscou, Stalingrad, Leningrad et autre Koursk, des encerclements d'armées, des Oradour quotidiens, et des anéantissements raciaux ont définitivement frappés la mémoire collective. Ici on ne compte pas en milliers mais en millions, tout y est démesuré et la vengeance du peuple russe est à l'échelle de ce que l' Allemagne nazie lui aura fait subir. Un formidable livre à lire absolument pour les passionnés de la seconde guerre mondiale.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une synthèse excellente, 1 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
Ce livre offre, sous un format dense mais raisonnable une vision complète du confit germano-soviètique. Sauf découverte majeure il va être difficile de faire mieux.
Pour avoir lu tant de publications médiocres, superficielles, incomplètes, sur le sujet j'ai vraiment apprécié la maitrise de Nicolas Bernard.
Enfin un livre qui sort des sentiers battus notamment sur la personnalité d'Hitler. Sans la moindre complaisance à l'égard du personnage (l'aspect raciste de l’agression allemande et ses conséquences pour la population sont largement évoquées) il évite les délires habituels du genre : toutes les décisions d'Hitler étaient des erreurs, il aurait suffi de faire l'inverse pour changer le cours de l'histoire. Le livre montre au contraire qu'il avait une vision très claire des choses mais qu'il n'avait aucune chance de gagner une guerre qu'il avait engagé à la légère
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillantissime, 6 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
Il n'existait pas jusqu'à ce jour de livre traitant du conflit germano-soviétique, qui a tant influé sur le cours de la Seconde Guerre mondiale et même après. C'est désormais chose faite, et de quelle manière !... Cette oeuvre, qui embrasse tous les aspects de ce conflit titanesque, est absolument magistrale. Tout y est, des relations précédant le déclenchement de l'opération Barbarossa jusqu'à la mise en place de l'économie de guerre totale, en passant par la description des combats. L'un des chapitres les plus éblouissants est celui consacré à l'historiographie, à la mémoire de guerre en constante évolution chez chacun des belligérants. On peut peut-être regretter le manque de cartes (à moins d'être bon en géographie de l'URSS, ce qui est assez peu courant). Cela n'enlève rien à ce livre extraordinaire et aux immenses qualités d'historien de son auteur.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 indispensable, 16 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre germano-soviétique (Broché)
Un livre pour tous ceux qui aiment la véritable histoire loin des légendes et des arrangements historiques !! un livre à ne pas manquer pour comprendre pourquoi et comment cet affrontement fut apocalyptique !!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une somme, une référence absolue, 2 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre germano-soviétique: 1941-1945 (Format Kindle)
On ne pourra plus étudier la "Guerre à l'Est" sans lire cet ouvrage de référence : tout y est, même les faiblesses de l'URSS (brutalité des officiers, les viols de masse, les carences de la production...) et l'aide décisive des USA (sans leurs camions, pas de victoire à Stalingrad) comme les débuts de la Guerre Froide et le retour du Stalinisme après-Guerre. Remarquable, indispensable.
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4.0 étoiles sur 5 UNE FRESQUE IMMENSE, 20 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre germano-soviétique: 1941-1945 (Format Kindle)
Bonjour.

Ce livre représente évidemment un travail de recherche considérable ; impressionnant, confondant même... Tout y est d'une précision extraordinaire et qui veut suivre le déroulement de chaque épisode, de chaque bataille, de chaque assaut peut pratiquement le faire en gardant le doigt sur une carte d'état-major. Aucun détail n'est laissé de côté... jusqu'à saturation. Car c'est là le revers de la médaille : ce travail gigantesque de recherche de la part de l'auteur n'aboutit souvent qu'à une énumération sans fin, lassante à force de précision et de répétition, de quantités pharaoniques et himalayesque de canons, de chars, de troupes, d'hommes qui s'affrontent de part et d'autre ; de destructions, de morts, de blessés, de disparus, etc... Au bout d'un moment on a envie de poser la seule question qui vaille, puisque de toutes manières on connaît la fin : oui, et tout ça, en tout, ça fait combien de tués, de pertes, combien de douleur et de souffrance de chaque côté ? Tout le reste, la disposition de chaque belligérant avant et pendant chaque bataille en chaque point de la conquête, puis de la reconquête, les forces engagées, les tactiques plus ou moins réussies avec tous les détails géographiques, etc., tout ça n'a au fond plus aucune importance et à force pas beaucoup d'intérêt non plus : toutes ces descriptions méticuleusement détaillées et répétées à l'infini donnent en fait l'impression d'une sorte de maniaquerie de la part de l'auteur quand on comprend qu'en réalité, c'est par paquets de centaines de milliers que les êtres humains sont sacrifiés et que pour les états-majors l'individu n'a pas plus d'importance que pour nous une fourmi dans une fourmilière : même si l'auteur va parfois, dans l'évocation des affrontements dans lesquels le plus souvent plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d'hommes vont être jetés les uns contre les autres, jusqu'à nous donner des précisions à un soldat près quant au nombre de soldats engagés ou mis hors de combat ? Comme si une telle précision microscopique avait une quelconque pertinence ! Là, on frise le ridicule, il faut bien le dire. Sur les gens eux-mêmes, les conditions d'existence, la vie du soldat russe ou allemand au front ou à l'arrière, celle des civils, occupés ou non, l'ambiance dans les états-majors au fur et à mesure des victoires ou des défaites, etc., on apprend presque rien. Oui décidément, l'intérêt d'une telle lecture est très limité.
Il serait par ailleurs bon que les éditeurs revoient sérieusement le texte tout entier : les coquilles et les erreurs de toutes sortes pullulent. Et l'orthographe mériterait parfois d'être vérifiée : ainsi de l'expression "au dépens de..." régulièrement orthographiée "dépends", comme si ce mot provenait de "dépendre" et non de "dépenser". En outre le style est souvent assez moyen et le français n'est pas toujours irréprochable : il subsiste quelques pataquès, oublis de mots, incohérences diverses à revoir également.
S'il y a eu manifestement un effort – de la part de l'auteur sûrement en tout cas – pour retranscrire correctement les titres et citations en russe ou en allemand, il subsiste, en allemand du moins, des fautes à corriger absolument. Ainsi du terme "Volkssturm" régulièrement écrit "Volksturm". Le mot allemand "Volk" en composition prend un s : "Volkswagen" : voiture populaire. De même "Volkssturm", qui est fait de "Sturm" : assaut et de "Volk(s)" : peuple. Pour le russe, retranscrit en alphabet latin, je ne saurais juger, mais je doute que cette retranscription soit très utile, bien que méritoire. En effet, les slavisants n'en ont sûrement nullement besoin puisqu'ils lisent forcément le cyrillique ; les non-slavisants n'en sont pas plus aidés car de toutes manières, ils ne comprennent pas le russe, même latinisé.
Reste donc à saluer le gigantesque travail de documentation de l'auteur pour venir à bout de cette histoire de cette monstrueuse Guerre germano-russe ainsi que l'intéressant travail d'analyse et de synthèse à propos de l'état des relations entre l'Occident – et particulièrement les Allemagnes – et la Russie depuis 1945 jusqu'à aujourd'hui clôturant l'ouvrage.
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