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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lazare, de l'Israélite au Juif
Je pense que ce livre ne peut être dissocié de l'histoire et du vécu de Bernard Lazare. Israélite anti-juif, fier de ses racines françaises et de la République (dont il a une très haute opinion), il est au début de la rédaction de ce livre un journaliste reconnu sur la place de Paris et il possède un avenir...
Publié il y a 21 mois par Miche

versus
13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Flou artistique mais beau travail de fond
Il y a énormément à dire sur ce livre ; j''ai peur d''oublier plein de remarques ; je vais essayer de procéder par ordre.
Avant toute chose, j''aimerais dire que le prix du livre sur Amazon est honteux. Je ne l''ai pas acheté; j''ai trouvé une version gratuite sur la toile. Je déconseille franchement à tous les...
Publié le 14 décembre 2011 par Matavar


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5.0 étoiles sur 5 Lazare, de l'Israélite au Juif, 15 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'antisémitisme : Son histoire et ses causes (Broché)
Je pense que ce livre ne peut être dissocié de l'histoire et du vécu de Bernard Lazare. Israélite anti-juif, fier de ses racines françaises et de la République (dont il a une très haute opinion), il est au début de la rédaction de ce livre un journaliste reconnu sur la place de Paris et il possède un avenir très prometteur. Il faut bien avoir à l'esprit qu'il met un point d'honneur, à ce moment-là, à différencier l' « Israélite de France » parfaitement assimilé, du juif sans racine déferlant (comme il l'écrit) en « horde » d'immigrants sur la France. Il écrit même dans un article "Juifs et Antisémites" que les juifs sont des « Tatars prédateurs, grossiers et sales, qui viennent indûment paître un pays qui n'est pas le leur ». Ils sont pour lui les « détestables adorateurs du veau d'or ».
Or Lazare est présent le jour de la dégradation de Dreyfus, en janvier 95. Il voit cet homme humilié qui hurle son innocence. Et Lazare entend dans la foule ces mots « A mort ! Mort aux Juifs ! ». C'est là que tout bascule pour lui. Il comprend que la France fortement antisémite à cette époque ne fait pas, comme lui, de différence entre l'israélite assimilé selon son expression, et le juif. "L'antisémitisme, son histoire et ses causes" semble complexe et déroutant, paradoxal, parce qu'il a été écrit sur 5 ans. Cinq années de gestation durant lesquelles Lazare va évoluer intellectuellement, changer son regard sur le monde. Il étudie par exemple les conditions de la classe ouvrière en Europe et en Amérique. Alors qu'il associait juifs et capitalisme, il s'aperçoit qu'il existe un prolétariat juif qui souffre autant que les ouvriers non-juifs et donc, il comprend qu'il ne faut pas opposer les juifs aux non-juifs mais les riches aux pauvres. Cinq années, c'est long et à la fin de la rédaction de cet ouvrage, il n'est résolument plus le même homme. D'ailleurs, il écrira plus tard que s'il devait réécrire ce livre, il aurait « bien des choses à y changer ». Ce livre annonce à mon sens les prémices d'un long cheminement philosophique et initiatique.

Je recommande de lire le fabuleux "Fumier de Job" dans lequel Lazare écrit « je me suis réveillé Juif et j'ignorais ce qu'était un Juif ». Avec l'affaire Dreyfus, Lazare a vécu une véritable métamorphose et "L'antisémitisme, son histoire et ses causes" prépare ce changement. C'est pour ça qu'on peut avoir le sentiment de s'y perdre, d'y relever des contradictions. C'est tout le contraire. Dans ce livre, Lazare est en parfait accord avec lui-même et son public, mais il faut compter avec les années qui s'écoulent. Par divers travaux et recherches durant l'écriture de cet ouvrage, l'antisémitisme grandissant va devenir l'une de ses préoccupations et c'est aussi parce qu'il a commencé sa métamorphose qu'il est prêt à réagir au moment de l'affaire Dreyfus. En passant de l'anti-juif au défenseur de la cause juive, il va laisser dans son combat son brillant avenir. Et d'ailleurs, Lazare finira ses jours seul, totalement ruiné, et pire que cela, oublié. On a parlé de Zola et de son fameux "J'accuse" mais Lazare s'est levé bien avant Zola. Il a été publiquement le premier des Dreyfusards et le premier juif à parler pour les juifs. Et Lazare n'était pas assis sur une confortable notoriété, il était jeune et avait un avenir à construire. Il a tout risqué, pour la reconnaissance de l'innocence de Dreyfus, pour la cause juive et pour ses convictions. Il le dit lui-même « du jour au lendemain, je fus un paria ».
Je crois par contre qu'il est important de noter que la majorité des Dreyfusards se battait pour la reconnaissance de l'innocence de Dreyfus et au nom de la Liberté. Le fait que Lazare en ait fait un combat plus personnel, au nom des juifs, marque, à mon sens mais je me trompe peut-être et ce serait intéressant d'en discuter, la principale différence avec les Dreyfusards en général et leur non-engagement, parfois, auprès de Lazare, voire même le fait qu'ils lui aient tourné le dos.
En conclusion, je livre ces mots de Lazare pour les personnes qui risqueraient par une lecture en diagonale de ne voir, c'est arrivé, dans ce livre qu'un ouvrage essentiellement antisémite : « Pour les miens, je veux qu'on dise que le premier j'ai parlé, que le premier qui se leva pour le juif martyr fut un juif, un juif qui a souffert dans son sang et dans sa chair les souffrances que supporta l'innocent [...] Dreyfus m'est apparu comme le symbole du juif persécuté ».
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une parfaite étude de la question juive, 10 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'antisémitisme : Son histoire et ses causes (Format Kindle)
Livre très peu connu et très peu mis en avant de nos jours tant l'analyse de son auteur serait sujet à de grosses polémiques dans notre périodes ou le communautarisme à pris un pas dominant sur l'étude historique...
Bernard Lazarre, très grand si ce n'est l'un des plus grands intellectuel juif français du XIXe siècle, à écrit ce livre magistrale, peut être encore jusqu'à aujourd'hui le plus aboutit sur ce sujet si controversé de l'Antisémitisme.
Et si son analyse peut être débattu, ce qui est irréprochable chez cet auteur c'est son soucis d'objectivité historique.
Bernard Lazarre n'étudie pas la question de l'antisémitisme sous un oeil d'intellectuel juif communautaire, mais sous un œil d'intellectuel laïque soucieux de citer la véracité des faits.
En cela, ce livre ne peut être considéré comme un livre philosémite. C'est un livre d'histoire écrit par un très grand intellectuel français comme il s'en fait très peu de nos jours.
Une lecture indispensable pour tout ceux qui s’intéresse à ce sujet.
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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Flou artistique mais beau travail de fond, 14 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'antisémitisme : Son histoire et ses causes (Broché)
Il y a énormément à dire sur ce livre ; j''ai peur d''oublier plein de remarques ; je vais essayer de procéder par ordre.
Avant toute chose, j''aimerais dire que le prix du livre sur Amazon est honteux. Je ne l''ai pas acheté; j''ai trouvé une version gratuite sur la toile. Je déconseille franchement à tous les intéressés de dépenser une telle somme d''argent pour un texte censé être libéré de droits d''auteur depuis plus de 30 ans. Il y aurait plus d''une conclusion à tirer de ce fait, mais je m''en tiendrai à une critique du livre uniquement.

J''ai longtemps hésité, au cours de ma lecture et après celle-ci, sur la note que j''allais attribuer au texte. Mes pensées ont varié entre 2 et 4 étoiles. J''ai fini par prendre le juste milieu, comme souvent.
Premièrement, l''auteur est parfois assez contradictoire dans le cheminement de sa pensée. Je ne dis pas qu''il fait des erreurs, mais la concision de son texte fait qu''il est parfois assez ardu de suivre son raisonnement sans faire de sauts intuitifs bien périlleux. Quand on maitrise un peu le sujet à la base, il n''est pas trop difficile de retomber sur ses pattes, mais si c''est la première fois qu''on se plonge dans le sujet, les conséquences pourraient être dramatiques.
Il peut donc affirmer à un moment donné que le bourgeois chrétien considère le Juif comme son concurrent et la page d''après, que le bourgeois chrétien et le Juif s''aident mutuellement contre le capitalisme foncier. Ce n''est évidemment pas faux. Mais il ne précise pas toujours qu''il y a eu des mouvements antagonistes au sein de la même classe, etc. Bref, il va trop vite et son message devient illisible. Autre exemple qui me vient en tête : il dit que le Juif s'est mis au commerce de l'or au fil du temps, au fil des persécutions chrétiennes, qu'il y a été poussé. Mais il nous apprend pourtant que Jules César accordait déjà aux Juifs des avantages parce qu'il s'en servait comme collecteurs d'impôts. J'aurais aimé savoir pourquoi le Juif était déjà utilisé à cette époque pour cette tâche.

Ensuite, il tient parfois tellement à défendre le judaïsme originel, qu''il voit des choses que le lecteur ne peut pas voir. Après avoir dépeint minitieusement le tableau du Juif par exemple, il dresse une conclusion : « Donc le Juif est comme ceci, comme cela et aussi comme ça ». Et moi, personnellement, en lisant ses descriptions, je n''ai pas vu du tout la même chose. Je pense qu''il tient trop à mettre des pensées nobles dans la tête de ses coreligionnaires. Que le judaïsme originel ait eu une pensée universaliste et humaniste très noble, je ne le conteste pas. Mais que tous les coups portés par le judaïsme au christianisme l''aient été par volonté de liberté, égalité et justice, je n''y crois pas une seconde. Lazare le dit lui-même, le talmudisme a exagéré le rôle du moi chez le Juif. Il l''a rendu égoïste. Lazare admet aussi que l''averroïsme provient de l''esprit juif. Il avoue que Luther a lu des écrits judaïques. Il avoue que l''humanisme, le rationalisme et le positivisme sont des pensées judaïsantes. Il avoue que les Juifs ont eu un rôle important dans la chute de Napoléon. Il admet que la franc-maçonnerie a baigné dans l''esprit de la Kabbale et reflète l''esprit juif. Mais il nie tout complot systématique. Évidemment, c''est impossible d''organiser un complot millénaire. Mais il ne peut pas nier que le sens de l''histoire a toujours été le même depuis l''averroïsme. Dès alors, si on admet que les Juifs sont en quelque sorte l''esprit de l'averroïsme, alors les Juifs sont la cause principale de la direction de l''Histoire depuis des lustres. Il dit que sans le Juif, l''ordre social aurait évolué quand même. Que l''Arabe aurait pris la place du Juif. J''ai envie de lui répondre qu''on n''en sait rien. Et que le changement n'aurait sans doute pas été le même, de toute façon. Il oublie de toute façon le fait que les Juifs se sont mêlés à la bourgeoisie européenne et qu'ils sont donc aussi responsables en partie de la diffusion de leurs idées dans la bourgeoisie.

Et c''est là que vient ma troisième critique, proche de la deuxième : il fait parfois de l''histoire spéculative. Comme Jacques Bainville. Il place des intentions chez les personnages historiques qui sont impossibles à vérifier. Il s''insurge que celui-là est un idiot, celui-ci un juste, que celui-là est fondamentalement mauvais et bête et que l''autre détient la vérité. Encore une fois, on n''en sait rien. Il spécule sur ce qu''aurait été le monde, si un tel peuple avait perdu, si l''autre avait gagné, etc. Franchement, moi, je déteste ça. Surtout sur ce sujet.
Dernière critique, il oppose le Juif « draineur d'or », produit de l'exil et du Talmudisme, au Juif révolutionnaire, respectueux de la tradition juive ancestrale, humaniste et éprise de liberté. Il se trompe. Le spectre politique gauche-droite actuel a été initié par Marx. Les bolcheviques étaient aussi pour la concentration du capital. D'autres moyens pour arriver à la même fin, en quelque sorte. C'est ici que réside toute la supercherie. Le communisme n'est pas le contraire du capitalisme. La fin est la même, c'est la concentration du capital.

Cependant, évidemment, ce livre est quand même bon. Pour les informations qu''il contient. Son histoire mériterait d''être continuée, selon la même méthodologie. Peut-être est-ce d''ailleurs comme ça que Lazare s'est rendu compte que le sionisme était une idéologie de bourgeois, de spoliateurs. Le livre est antérieur à celui de Herzl, on ne pourra donc pas lire ici ce que Lazare a bien pu penser du sionisme une fois découvertes ses réelles intentions. Lazare est fondamentalement anti-bourgeois. C'est en ça que son livre est un bol d'air frais.

Ce livre est bon parce que malgré toutes ses réticences, et on sent qu''il en a, Lazare a égratigné ce qu''il appelle « l''obscurantisme talmudique ». Il considère qu''il a atrophié la pensée juive, l''esprit juif, et ça, seul un Juif peut le juger. Merci à lui d''avoir osé l''écrire. Il excuse un peu trop le comportement juif par le fait que la foi excuse tout, que si le Juif s''est isolé, c''est à cause de sa foi et de son orgueil. Il l''excuse un peu trop facilement. Mais le lecteur pourra se désolidariser facilement parce que Lazare a quand même pointé du doigt les vraies causes. Le mythe de race élue, de peuple élu. Le mythe de la Terre promise, qui a empêché les Juifs de se « souiller » au contact des gentils, par espoir de revenir un jour en Israël. Il ne nie pas tout ça. À la fin du 19ème siècle, on osait encore dire les choses. Donc encore une fois, merci à lui. Rien que pointer ça du doigt aujourd''hui peut mener aux tribunaux. C''est ahurissant quand on y pense sérieusement.

Et quand il déclara, plusieurs années après la publication de son livre, que son opinion avait changé sur bien des points, peut-être voulait-il dire qu'il avait minimisé l'importance du Juif. On a fait dire à sa phrase le contraire, mais il ne l'a jamais précisé, et sachant à quel point il s'est démarqué du sionisme, on a le droit de se poser la question. Il pensait que le rationalisme effacerait l'esprit juif. Il avait sans doute raison, mais c'était sans compter sur l'apparition du sionisme qui allait redonner vie aux préceptes talmudiques.

En définitive, ce livre mérite d'être lu. On a le droit de ne pas être d'accord avec toutes ses hypothèses mais on ne pourra jamais nier que son texte est un texte construit, constructif, assez honnête bien que parfois biaisé. Bref, il ne mérite absolument pas d'être ostracisé par sa « communauté ».
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4.0 étoiles sur 5 Brillant, 2 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'antisémitisme : Son histoire et ses causes (Format Kindle)
Ce ouvrage très érudit serait le parfait livre de chevet de tous ceux qui insuffisamment eclairés sont tombés dans l'antisémitisme ou qui serait tentés d' y sombrer.
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6 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 réponse a la question du dessus sur le rôle des juifs ., 1 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'antisémitisme : Son histoire et ses causes (Broché)
Merci pour votre commentaire équilibré et donc je vais tenter de répondre à la question que vous vous poser sur "pourquoi on utilisai les juifs comme collecteur d'impôts ou autres" ?

C'est simple pourtant entre le pouvoir de César et le peuple il fallait un "bouc émissaire" ou "disjoncteur" en cas de problème et donc ce dés César pour "mieux régner il faut diviser" les Juifs ont été utilisés comme "lampistes" en cas de problèmes de guerres civiles ou révoltes populaires.

Il était plus facile de s'en prendre aux "voisins" juifs, avec leur "particularisme" qu'attaquer les armées de César.

1492 Du temps de Roys Catholiques Ferdinand et Isabelle il en sera de même : de là les progroms, les juifs étant considérés comme responsables directs de la hausse des taxes ou impôts.

D'autre part la "religion catholique" leur interdisait d'autres métiers que celui d'argentier, de spéculateur ou collecteur d'impôts, car selon les Religieux Catholiques "travailler l'argent était IMPUR" !

Voilà pourquoi les Juifs ont été obligé de s'en tenir aux métiers de l'usure et de la comptabilité, savamment instrumentalisé par les autorités royales et Catholiques.

Voilà c'est à l'origine du fameux juif qui aime l'or et on lui a fait payer combien de fois le prix du sang alors que la raison en était le fameux "diviser pour régner" toujours utile aujourd'hui.

J'espère avoir répondu a votre question.
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