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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inespéré, 5 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yuri Egorov - Une Vie en Musique (CD)
La parution d'un coffret d'enregistrements en grande partie inédits de Youri Egorov était assez inespérée. C'est pourtant chose faite, et on ne se doutait pas que tant de gravures dormaient dans les archives, pour un pianiste mort à 33 ans, au beau milieu d'une carrière qui pour être discrète n'en était pas moins bien établie.
Tout n'est pas sans défaut dans ce que nous propose ce coffret, qui vient compléter admirablement celui d'EMI, qui proposait des œuvres travaillées jusqu'à la perfection pour l'enregistrement. Ce coffret offre cependant de nombreuses merveilles, et même les versions moins parfaites restent des témoins précieux de l'art du pianiste exilé.
Les Etudes de Chopin constituent l'un des moments forts de cet ensemble. Par-delà la perfection technique, le jeu sensible et expressif en donne une lecture à la fois réfléchie et spontanée. À ranger sans conteste auprès de ses Schumann qui appartiennent déjà à la légende (Carnaval, Kreisleriana), elle font regretter qu'il n'ait pas gravé plus de pages du compositeur, comme l'intégrale des Préludes, les Valses ou les trois dernières Ballades. La même sensibilité et la même justesse sont présentes dans ses Schubert, un peu plus autoritaires (la sonate D958 et six moments musicaux).
La musique de chambre est aussi un de ses points forts. Les sonates de Brahms, Schubert et Bartók, jouées avec Emmy Verhey, sont clairement le choix de la violoniste, mais il les interprète avec autant de compétence que de goût. Le coffret offre à ces enregistrements déjà disponibles une délicieuse sonatine de Schubert inédite. S'y ajoutent deux magnifiques quintettes : la Truite de Schubert et l'opus 34 de Brahms. Il s'y révèle tout aussi remarquable aux côtés d'un Quatuor Orlando tour à tour fougueux, sombre ou méditatif.
Des œuvres concertantes enregistrées en public pour la radio, celles qui s'imposent avec le plus d'évidence sont celles où il accompagne l'orchestre philharmonique de la radio néerlandaise dirigé par Willem van Otterloo. Le chef, l'orchestre et le soliste partagent la même vision et travaillent à l'unisson pour servir l'œuvre, ce qui n'a pas toujours été le cas dans certains autres enregistrements. Egorov s'adapte ainsi avec une aisance déconcertante aux changements d'humeur et de rythme de la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, dont il donne une interprétation majeure, qui nous console un peu de ne rien pouvoir écouter d'autre du même compositeur sous ses doigts. De même, la Fantaisie opus 80 de Beethoven avec chœur montre un bel engagement. Son sens de l'architecture et sa délicatesse en font un beethovénien, et il le prouve une nouvelle fois avec un superbe troisième concerto (sous la direction de Hans Vonk).
Ces qualités le prédisposaient à Brahms, et c'est l'un des grands mérites de ce coffret que d'offrir rassemblés les deux concertos. Egorov maîtrise les partitions et sait s'élever vers les sommets. Dans le premier, il montre une vélocité et une poésie idéales. Il semble cependant parfois ailleurs dans le second, et a tendance à attaquer à contretemps de l'orchestre. Nul doute cependant que, si le temps lui avait été laissé, il aurait livré des versions impeccables. Apparaissent aussi le second concerto de Chopin dirigé par David Zinman, et le troisième concerto de Tchaïkovski dirigé par Roberto Benzi. De structure plus décousue et moins bien orchestré, il est beaucoup moins connu que son premier. Egorov se montre à l'aise dans ce romantisme échevelé, mais la partie pour piano en reste à la virtuosité pure, et côté orchestre, le concerto n'échappe pas à un final pompier.
Cet ensemble indispensable dévoile un parcours artistique cohérent et de très haute tenue, enchaînant les grandes découvertes et les belles surprises.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Précieux, 16 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yuri Egorov - Une Vie en Musique (CD)
Ce coffret est précieux à plus d'un égard. Il nous rappelle le jeune et regretté pianiste Youri Egorov, disparu à l'âge prématuré de 33 ans. Puis il présente quelques inédits live qui dormaient dans les archives de la radio hollandaise et dont on n'espérait plus de les voir reportés en CD. Il s'agit par exemple du 1er concerto de Brahms, du 3ème concerto de Beethoven et du 2nd concerto de Chopin. Ils sont tous joués avec ce toucher fin et plastique qui ne manquait pourtant pas de force. C'est admirable qu'Egorov ne forçait jamais le son. Pour ma part, il y avait aussi quelques surprises, comme le 2nd concerto de Brahms, dont je savais qu'Egorov le jouait, mais j'ignorais qu'il en restait des traces! Ensuite la "Truite" de Schubert, jouée lors de sa dernière apparition au Concertgebouw (lors de laquelle il a également joué les Moments Musicaux du mêne compositeur) et quand il se savait condamné par le sida.

Malgré l'inestimable valeur de ces enrégistrements, on peut regretter que le coffret soit loin d'être complet. On aurait pu sortir au moins dix CD de plus, compte tenu de ce qui reste encore dans les archives de la radio hollandaise. Il y a par exemple le 1er concerto de Tschaikofsky (2 versions, dont une avec l'Orchestre du Concertgebouw sous la direction d'Antal Dorati), le 2nd concerto de Saint Seans qui auraient constitué d'autres nouveautés dans la discographie du pianiste. Ensuite, il y a d'autres versions du 1er concerto de Brahms et de la Rhapsodie sur un thème de Paganini, puis des recitals avec les Kreisleriana et la Fantaisie de Schumann, les deux livres de Preludes de Debussy, des oeuvres de Chopin, la sonate D 784 de Schubert. Il doit même y avoir les Miroirs de Ravel..

Finalement, une bizarrerie: au 3ème concerto de Tschaikofsky, joué dans la version complétée par Taneyev il manque la fin, c'est à dire les dernières mesures. Bizarre, car je possède à la maison un enrégistrement, capté de la radio qui est bel et bien complet et qui a été diffusé par la même radio hollandaise. On aurait pu m'appeler et je l'aurais volontiers prêté...

Il est donc à espérer qu'on nous rendra les autres documents, pour que nous gardions un souvenir encore plus complet de ce pianiste émouvant!
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15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 précision aux fanatiques, 27 janvier 2014
Par 
Gilles-daniel Percet (F) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Yuri Egorov - Une Vie en Musique (CD)
Si vous êtes fanatiques d'Egorov (que j'avais personnellement découvert, sauf erreur, par ses Debussy), vous avez sûrement pas mal de choses en CD séparés, y compris de labels peu ou prou disparus (comme Globe ou Pantheon). Mais autrement, je voulais juste préciser que, vérification minutieusement faite, le présent coffret ne recoupe absolument pas le coffret EMI de 7 CD. L'idéal est alors pour vous d'avoir carrément les deux coffrets! Soit 17 CD prioritairissimes pour, bien sûr, un pianiste absolument de rêve; hélas! trop tôt disparu (le sida, déjà...). P.S. Je me trompe peut-être (discothèque tentaculaire + appartement un peu bloqué par travaux, je vais fouiller...) mais il me semble que je n'avais pas encore vu ces quintettes de Brahms et Schubert.

P.S. Je laisse tel quel mon texte ci-dessus, comme parfait témoignage d'un vieux mélomane gâteux finissant par tout confondre dans sa petite tête. En parlant d'intégrale Debussy, je songeais à celle du formidable Peter Frankl (par ailleurs immense schumannien) sur Pantheon. Les Debussy d'Egorov, c'est EMI, et ce ne fut jamais l'intégrale...
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5.0 étoiles sur 5 L'un des plus grands..., 3 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yuri Egorov - Une Vie en Musique (CD)
Disparu à l'age de 33 ans, Youri Egorov laisse laisse une discographie remarquable qui allie douceur, pudeur, profondeur et élégance.
Ce coffret complète les enregistrements EMI, et comme dans ces derniers, le pianiste se montre à son mieux dans les pièces pour piano seul. Comme chez EMI, les réalisations avec orchestre restent en deçà essentiellement car les orchestres comme les chefs sont moyens.
Un joyau absolu, qui à lui seul justifie l'achat du coffret et le maintien de la notation : l'interprétation de la sonate D958 de Schubert.
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4.0 étoiles sur 5 Un élément indispensable pour apprécier l'art de Youri EGOROV, 17 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yuri Egorov - Une Vie en Musique (CD)
Ce jeune pianiste aux dons fabuleux est parti beaucoup trop tôt. L'héritage laissé chez EMI est certes exceptionnel, mais ne rend malheureusement pas justice à l'étendue de son répertoire. Un coffret "Canal Grande" édité peu après sa mort en avril 1988 permettait de l'entendre dans Scarlatti, Bartok, Chostakovitch, Schubert, Prokofiev, Babadjanian etc. Ce nouveau coffret vient compléter le précédent (aujourd'hui introuvable) et même en reprendre quelques enregistrements. Ici on découvre Egorov souvent au sommet de son art et dans un nouveau répertoire comme les deux concertos de Brahms, le deuxième de Chopin et surtout l'étonnant troisième concerto de Tchaïkovski dans son intégralité. En musique de Chambre on l'entendra dans les quintettes de Brahms et de "La Truite"de Schubert, ainsi qu'un récital avec la violoniste hollandaise Emmy Verhey (passé un temps édité). Le coffret montre la haute qualité du jeu d'Egorov tant au niveau technique qu'au niveau de la poésie qu'il insuffle à la musique qu'il interprète. On peut néanmoins émettre de très minimes critiques : Ces enregistrements publics ne bénéficient pas toujours d'une qualité de son idéale, les orchestres qui l'accompagnent sont certes honnêtes mais pas toujours à sa dimension. Enfin ce coffret ne fait pas la part belle aux oeuvres pour piano seul (à l'exception des 24 études de Chopin et des pièces de Schubert déjà connues).. Mais ces réticences sont mineures et ne nous empêchent nullement d'apprécier cet immense artiste dans un répertoire souvent inédit. Cerise sur le gâteau, les 10 CD sont accompagnés d'un DVD où on le découvre dans un récital donné en 1984 (Schumann : Carnaval op 9, Prokofiev : 8ème sonate, Liszt : la Campanella. Le coffret est accompagné d'un livret bien documenté (en anglais, hollandais et français) retraçant sa vie. Pour les fans d'EGOROV, il me paraît utile d'acquérir ce coffret au plus vite car il est édité pour le soixantième anniversaire de la naissance de l'artiste et risque (j'espère que ce ne sera pas le cas) de disparaître aussi rapidement que celui édité par "Canal Grande".
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