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5.0 étoiles sur 5 Magique
Fantastique musique que celle de Transatlantic! Inspiré par les pionniers des seventies, ce vrai super-groupe produit un prog symphonique moderne à la croisée des chemins entre les Flower Kings, Spock's Beard et Neal Morse. Toutefois, avec quatre personnalités à bord aussi distinguées que Roine Stolt, Neal Morse, Mike Portnoy et...
Publié il y a 5 mois par Pierre Dulieu

versus
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3.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur...
Un nouveau Transatlantic a atterri dans ma boite aux lettres et bizarrement, alors que je suis fan du super combo, j’ai eu un mal fou à le "digérer". Si j’avais réalisé la chronique à chaud, je pense que la note aurait été plus basse. La raison ? Pas sûr, mais je pense que par certains côtés, on...
Publié il y a 3 mois par Didier Lalli


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10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magique, 27 janvier 2014
Par 
Pierre Dulieu (Bruxelles, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Fantastique musique que celle de Transatlantic! Inspiré par les pionniers des seventies, ce vrai super-groupe produit un prog symphonique moderne à la croisée des chemins entre les Flower Kings, Spock's Beard et Neal Morse. Toutefois, avec quatre personnalités à bord aussi distinguées que Roine Stolt, Neal Morse, Mike Portnoy et Pete Trewavas, les mélodies sont plus mémorables, les envolées instrumentales plus flamboyantes et les harmonies vocales plus riches qu'ailleurs. Tout cela saute aux yeux dès le premier titre du répertoire, Into The Blue, véritable voyage spirituel qui n'arrête pas de se reconstruire sur lui-même. Mike Portnoy s'y révèle un merveilleux batteur, exubérant ou sobre en fonction de la nécessité et qui n'a plus grand-chose à voir avec le démon musclé qui officiait au sein de Dream Theater. Ici, son jeu tout en finesse et entièrement au service des compositions emporte l'adhésion, confirmant que Portnoy n'est jamais aussi bon que quand il relance subtilement la machine au lieu de la dompter à coups de double grosse caisse. L'autre bonne surprise est la présence de plus en plus affirmée de Pete Trewavas. Ce bassiste de 54 ans à priori effacé, qui a participé à tous les disques de Marillion depuis 1982, est aussi un vocaliste accompli, un multi-instrumentiste et, surtout, un fantastique bassiste qui, à l'instar d'un Chris Squire pour Yes, booste la section rythmique tout en complexifiant activement les lignes mélodiques des compositions. Sa contribution n'a jamais été aussi évidente que sur cet album et l'on comprend fort bien pourquoi il fut choisi comme quatrième homme polyvalent du vaisseau Transatlantic. Restent les deux piliers de la formation : Stolt, prince incontesté de la guitare, et Morse, roi des claviers en tous genres, sont au sommet de leur art en tant qu'instrumentistes tandis que leurs voix immédiatement reconnaissables se complètent et s'épaulent à merveille. On a vraiment l'impression qu'il n'y a rien que ces deux là ne puissent jouer ou chanter. Après un Whirlwind complexe et puissant livré en un seul bloc sans compromission, le quartet est revenu à un répertoire plus accessible et plus conforme à celui des deux premiers disques (SMPTe et Bridge Across Forever). Entre deux suites épiques dont les innombrables fragments emboîtés témoignent des pouvoir infinis des quatre musiciens, figurent ainsi trois excellentes chansons plus courtes et d'intensité variable qui aèrent l'ensemble. Et parmi ces dernières, Black As The Sky, avec ses indescriptibles échanges entre claviers et guitares, domine un album par ailleurs quasi parfait. Affublé d'une pochette doucement hallucinatoire, Kaleidoscope, dont le nom pourrait renvoyer à son éclectisme musical, est un régal pour les oreilles qui incite vivement à retrouver Transatlantic sur scène.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur..., 26 mars 2014
Par 
Didier Lalli - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Un nouveau Transatlantic a atterri dans ma boite aux lettres et bizarrement, alors que je suis fan du super combo, j’ai eu un mal fou à le "digérer". Si j’avais réalisé la chronique à chaud, je pense que la note aurait été plus basse. La raison ? Pas sûr, mais je pense que par certains côtés, on ressent une certaine similitude, un réel manque de surprise par rapport aux albums précédents. Un autre aspect est aussi qu’on n’est pas toujours d’humeur pour écouter certaines choses plutôt complexes et que, des fois, on a juste pas envie de se forcer. Bon, au final, une semaine de vacances dans la poudreuse des Alpes a contribué à remonter mon niveau de zénitude à un niveau me permettant de trouver de bonnes choses dans cette galette, mais surtout d’aligner les mots pour vous en parler.

Bon, plus trop besoin de présenter le super groupe de prog, si ? Mike Portnoy (si vous ne le connaissez pas c’est désespéré pour vous), Neal Morse, Pete Trewavas (bassiste de Marillion) et Roine Stolt (guitariste de The Flower Kings). Ils proposent ce quatrième album, Kaleidoscope, avec cinq morceaux pour soixante-quinze minutes. Hou hou ! Rappelons-nous que le précédent opus ne comportait que seulement un morceau, éponyme de l’album, Wirldwind, de soixante-dix-sept minutes !

L’album commence avec un morceau de vingt-cinq minutes quand même, Into The Blue, dont l’intro au violoncelle (joué par Chris Carmichael) est plutôt sympa. Après un bridge de presque six minutes, c’est Neal Morse qui nous chante le morceau composé de cinq mouvements très différents. Si je trouve la longue intro assez peu originale, déjà entendue, je dirais quand même que certains des breaks instrumentaux sont assez géniaux. C’est le cas de A New Beginning. Tant qu’on en est à parler chant, un certain Daniel Gildenlöw apparait en guest sur une des sections, Written in Your Heart. Et là, par contre, quel talent, quelle voix ! Daniel participait déjà aux tournées de Transatlantic en Europe, mais franchement, si j’étais eux, je l’embaucherais pour chanter à la place de Neal. Neal chante bien, mais toujours un peu pareil (dans Transatlantic et dans ses albums solos), alors que Daniel est un OCNI (Object Chantant Non Identifié). On en profite pour lui souhaiter un prompt rétablissement puisqu’il est "out" pour raisons médicales. Je trouve que la guitare de Roine est particulièrement inspirée, mais que par contre, je suis un peu déçu par certains passages de basses de Pete. Sur la section A New Beginning, je trouve qu’il foire le groove. Au final, si on est fan de prog, ce premier morceau comporte de bon passages, avec quelques étonnants plan de batterie de l’ami Mike.
Le morceau suivant, Shine, fait penser à du Neal Morse en solo, un aussi à du Pink Floyd. C’est majoritairement à la guitare acoustique. Le refrain est sympa sans être non plus transcendant d’originalité. Je trouve que c’est encore Roine qui est le plus inspiré, il nous livre un bon petit solo Floydien de derrière les fagots. Je le trouve globalement très à l’aise dans cet album, et particulièrement bien mis en valeur dans le mix.
Le morceau suivant, Black as the Sky, est probablement mon préféré de l’album car il est le plus court, le plus percutant, le plus rock aussi. Les membres du groupe y assurent les chœurs. Je suis quasiment sûr que ça n’est pas Neal qui chante, mais je n’ai pas trouvé d’info indiquant qu’un autre membre du groupe la chante, peut-être Pete. Sa basse ronronne, elle aussi est bien mixée, c’est plaisant. Il balance une ligne de basse qui déménage, pendant que Mike malmène ses cymbales de façon surprenante. Là encore, c’est Roine qui se sort les doigts du nez pour nous servir un joli solo de guitare.
Je ne sais que penser de Beyond The Sun, car pour moi ça n’a pas grand-chose à faire sur un album de Transatlantic tant c’est un morceau de Neal Morse, tout seul, accompagné de son piano, du joli violoncelle déjà entendu dans l’intro de Into The Blue, et d'une steel guitar (Rich Mouser) qui nous imite le son des baleines en rut. Mignon mais pas de quoi s’extasier.
Kaleidoscope, le dernier morceau de l’album, en est le second morceau fleuve avec ses trente-et-une minutes au compteur. Il est découpé en sept mouvements assez différents avec comme dans Into The Blue, le dernier mouvement qui est une reprise du premier. La recette est appliquée à la lettre. Le mouvement Black Gold sonne un peu Deep Purple, Neal y fait un solo de piano dont je n’aime pas beaucoup le son, par contre la basse claque et Roine s’en donne encore à cœur joie. C’est Pete qui chante le mouvement Walking The Road, particulièrement niais et dispensable. Je pense que Pete et Roine sauvent la baraque sur ce morceau multi facettes interminable et où le clavier en fait trop.

L’édition grand luxe, vient avec un bonus CD d’environ quarante minutes comprenant un certain nombre de reprises improbables. C’est sympa d’entendre Transatlantic reprendre du vieux Yes (And You And I), parfaitement interprété (sauf la voix qui est loin de celle de Jon Anderson), mais bon, ça sert à quoi au final ? La reprise de I Can’t Get It Out Of My Head de Electric Light Orchestra, est fidèle, mais on baille à s’en déboiter la mâchoire. La version de Conquistador de Procol Harum (houla, ça ne nous rajeunit pas) est particulièrement pêchue. La reprise du Goodbye Yellow Brick Road, d’Elton John, n’apporte rien tellement on croirait entendre la version originale. Elton sort de ce corps ! Je ne connaissais aucune des autres reprises, donc pas facile de vous en parler. On trouve Tin Soldier des Small Faces, qui sonne assez The Who, ou encore Sylvia, une chanson du groupe Focus qui ne m’a pas impressionné, et Indiscipline de King Crimson dont je ne suis pas un fan. C’est alambiqué et zarbi, limite du supportable, ça parle plus que ne ça chante, bref j’accroche pas au délire : pas les bonnes drogues sûrement. On termine les bonus avec Nights in White Satin des Moody Blues, un classique assez fidèle mais poussif et inutile (je hais l’imitation flûte de pan à la Zamfir)

Au final, je suis quand même un peu déçu. Ca s’écoute, c’est certain, mais on a une sacrée impression de tourner en rond. Le bonus CD n’y change rien, on se pose encore la question qu’on se posait déjà avec l’album précédent : pourquoi j’irai écouter celui-ci plutôt qu’un des deux premiers ? Je n’ai pas de réponse, mais en attendant, rien de nouveau sur le Transatlantic !

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine, auxportesdumetal.com
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6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Multicolore, mais à nuancer, 28 janvier 2014
Par 
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Ce quatrième album studio - même s'il trahit une légère baisse de régime - poursuit une trajectoire passionnelle démarrée il y a déjà presque une quinzaine d’années par quatre virtuoses, fous de prog 70s.
Ce coup-ci, on a droit à six morceaux totalisant 75 minutes. Enfin, pour être précis, on a en fait deux « suites » de 25 et 32 minutes, encadrant trois autres morceaux plus courts.
- Première suite, « Into the Blue », est une composition tout à fait dans la lignée de The Whirlwind qui s'ouvre sur une intro à la Close to The Edge. Breaks à foison, emphase musicale, démonstrations pyrotechniques, tous les ingrédients sont là. On notera un passage étonnamment heavy rappelant Dream Theater, ou certaines expériences de Neal Morse. À moins que le projet Winery Dogs n’ait déteint sur Portnoy. Le mellotron intervient à plusieurs reprises (et je ne m’en plains pas). Roine Stolte, lui, est à la fête. Quand il ne joue pas de la slide façon Steve Howe, il se permet un solo rappelant nettement Alan Holdsworth. Certains arrangements évoquent le King Crimson des 80s, bref, tout cela est de fort bon aloi.
- Plus discutable, le deuxième morceau, Shine, a une orientation clairement commerciale. Les quatre musiciens se relaient au chant pour une balade à la guitare sèche très mélodieuse, très riche… et peut-être, un peu trop sucrée. Les voix sont à la limite d'une "Pop FM" de sinistre mémoire et ce morceau - plutôt banal en fait - m’inspire des impressions mitigées. C'est agréable, mais dispensable.
- La troisième chanson, Black As the Sky, renoue avec un prog plus traditionnel, à mi-chemin entre Spock’s Beard et Marillion. Un thème (très) grandiloquent au synthé, une batterie martiale et voilà Roine Stolte qui engage la partie chantée pour conduire jusqu’à un refrain qui évoque un mélange de Boston et de Rush (!). C’est «pas mal». Certains passages sont néanmoins très pompeux, limite "pompiers"... et ce n'est pas une qualité.
- La quatrième composition, la plus courte de l’album (4m29), nous ramène heureusement dans des sphères célestes. Rappelant par son dépouillement le superbe Bridge Across Forever du second album, Beyond the Sun est une balade éthérée aux arrangements délicats que Neal Morse a composé en souvenir de son défunt père. Un très beau moment d’émotion et l’un des points forts du disque, aux antipodes de Shine. Notez à nouveau la guitare slide très howienne.
- Et on termine avec Kaleidoscope, le morceau qui a donné son nom à l’album. Une débauche de rythmes galopants, de breaks et de variations insensées, avec des moments floydiens que l'on croirait tirés de Dark Side (on est à un doigt du plagiat de "Us & Them"). C'est néanmoins du Transatlantic classique, comme on l’aime: enlevé, enthousiaste et sans complexe.
Alors que dire de ce quatrième opus au final ?
Franchement, je le classerai un bon cran en-dessous de The Whirlwind qui avait côtoyé des sommets musicaux quasi inaccessibles. Avec Kaleidoscope on est en terrain balisé. Certains passages font un peu « business as usual » et c'est dommage. Les musiciens se vantent d’avoir enregistré les bases de ce disque en 10 jours. Peut-être devraient-ils se demander s’ils n’ont pas été un peu trop vite cette fois.
Écartelés entre leurs projets parallèles (Flying Colors, Winery Dogs, Flower Kings, la carrière solo de Morse et Marillion), les quatre extraordinaires membres de Transatlantic ont réussi à nous concocter un très bon album, qui - pour moi - ne tient pas tout à fait les promesses de son prédécesseur. Quelques facilités de composition et un manque d'unité globale nuit un peu au plaisir de l'auditeur. J'ai écouté The Whirlwind au moins cent fois. A la cinquième écoute de Kaleidoscope, je suis passé à autre chose.
Transatlantic s'affirme désormais en « vrai » groupe, et non plus comme une réunion de circonstance. Mais il ne faudrait pas pour autant qu'il s’endorme sur ses lauriers.
Or ce Kaleidoscope, en dépit d'indéniables qualités, trahit par endroits de vraies faiblesses de composition qui pourraient vite virer à la parodie.
Espérons qu'elles ne seront que passagères.

PS : Il y a un second CD composé exclusivement de reprises (Yes, ELO, Procol Harum, etc.). Pas grand-chose à en dire. Les musiciens se font plaisir et nous offrent un gentil bonus qu’on ne risque pas d’écouter souvent. C’est parfois bien, parfois moins. Parfois amusant, parfois moins. Perso, je trouve la reprise de «And You & I» assez moyenne. Je dois être fan de Yes depuis trop longtemps. Et celle de Crimson est un peu... hum.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Horizon progressif, 29 janvier 2014
Par 
Barclau "bâtard sablé" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (Album vinyle)
Chronique délicate! Le trop plein d'adjectifs et superlatifs est blacklisté. Le tour de force de ce bien nommé "Kaleidoscope" est qu'il a principalement su toucher l'auditeur que je suis alors que le musicien et guitariste en moi furent stimulés en premier. En cela j'avance que Transatlantic est probablement un des plus grands groupes de rock progressif populaire depuis bien longtemps. Quoi??? Oui, vous avez bien lu, et alors que vous vous soulevez de votre chaise prêts à hurler au scandale, je persiste et je signe, mais j'explique!
D'abord ce disque est le reflet exact des personnalités qui composent le groupe: un disque positif. Pas besoin de fausse noirceur ou puissance pour se donner de l'importance. Non, "Kaleidoscope" est un disque de lumière, une lumière qui enveloppe. Aussi, l'album développe des thèmes et textures larges, magnifiques, et évite un écueil: faire de la musique pour musicien.
C'est en cela que je trouve cet album, ce groupe, populaire. Dans le sens d'il y a quarante ans, quand on ne tirait pas la musique vers le bas pour prétendre à un universalisme qui tient seulement d'une uniformisation insultante.
Mais voilà il faut admettre que le prog fait partie des genres souffrant avant tout de notre élitisme. Je suis coupable aussi, comme si cette musique devait être réservée. La faute à la perte d'authenticité d'une époque? On se prend pour les gardiens du temple? Je ne sais pas, mais ça ne sert pas la musique. Oui ce disque avant tout m'a fait poser des questions, sur cette scène, sur la possibilité de faire exister un tel album, son devoir, son pouvoir.
Remettons nous en contexte. Il y a quarante ans, entendre Yes à la radio (avant leur période fm) était courant. Voir Jethro Tull à la téloche, parler Genesis, discuter King Crimson, c'était banal. Aujourd'hui, ces groupes ne pourraient se former, Pink Floyd ne trouverait pas un café concert pour jouer Dark Side Of The Moon et aucun label ne produirait un l'album...pas possible de vendre des 4X4 avec une musique pareille!
Et bien Tansatlantic pense qu'on ne peut pas se moquer des gens comme ça, qu'on doit rester ouvert à tous, accessible, sans niveler vers le bas. Avant tout, c'est le public qui sera kaléidoscopique, attiré par cette musique de passionnés pour passionnés, même si forcément les musiciens seront émus par l'expressivité technique du groupe.
Et les morceaux dans tout ça? Comment vous décrire ce qui défit toute mesure? Deux possibilités, soit vous connaissez le groupe, et n'aurez comme principale surprise que le grand bonheur de les retrouver en si grande forme. Soit vous ne connaissez pas du tout, et alors bienvenu dans le voyage.
L'album s'ouvre sur "Into the blue", titre fleuve de 25 minutes qui ne connaît aucune perte, aucun moment superflu. La fluidité de la composition est magistrale, et dès le départ le thème très ouvert enchante. Puis la tension arrive vers la seconde minute, monte et monte jusqu'à cet énorme riff puissant à la si belle signature prog rock. Le chant démarre (Neal Morse) puis Roine Stolt ensuite et l'extase s'ensuit. Le point d'orgue pour ma part, c'est la reprise du riff inaugural vers la douzième minute avec harmonisations. L'apogée, qui nous amène vers une magnifique succession de leads très musicaux. La sortie de cette mini saga est dans le pur style Neal Morse, une échappée belle avec ce sentiment d'ouverture, d'avoir gagné quelque chose au passage. En fait, on se sent mieux.
Les trois morceaux qui suivent sont plus courts et sonnent comme des mains tendues vers les curieux que les longues compositions complexes pourraient rebuter. Un vrai kaléidoscope, oui. Avec une force unificatrice, la même qu'on trouve dans les meilleurs Genesis, dans The Yes Album (que j'écoute à foison). "Shine" ouvre la série des chansons "courtes" avec plus de 7 minutes. Ce morceau a une histoire: Neal Morse l'a écrit avant Momentum mais il y sentait un goût de Transatlantic, comme si l'envie de se réunir germait et que le temps était venu. Autour de cette chanson en quelque sorte, qui sonne comme la beauté et l'évidence réunies. Le reste des morceaux sont le fruit d'une écriture de groupe.
"Black as the sky" a ce magnifique côté nostalgique grâce aux claviers. Rythme entraînant, j'ose prononcer le mot "tube" car il n'y a rien de putassier, juste un caractère irrésistiblement accrocheur (comme je le pense du génial "Silent Sorrow" de The Flower Kings avec des claviers analogues). Le refrain est puissant, les passages instrumentaux très mélodieux ainsi que la fin du morceau offrant un thème épique magnifique.
"Beyond the sun" est une belle balade au piano avec pedal steel jouant des délais pour une belle réminiscence de Pink Floyd. Un morceau qui fait le pari de la pureté.
L'album s'achève comme il commence, sur une pièce d'orfèvre, le génial "Kaleidoscope". C'est parti pour une demi-heure d'enchantement, dont les cinq premières minutes sont déjà d'une richesse d'écriture impressionnante. Tout y passe, puissance sonore, puissance émotionnelle. La pièce garde tout du long cette alchimie entre efficacité, aventure et accessibilité, et se développe comme un scénario de film (le passage vers la treizième minute est très évocateur dans ses retournements). Transatlantic ne fait pas des enchaînements de plans, il s'exprime. Le groupe est une entité qui se décrit à travers ce genre de morceau, clôturant une quatrième épopée magique hors du temps. Un disque déjà dans mes incontournables.
La fusion du groupe tient de la magie, la dynamique et l'inventivité de Portnoy jouissent d'une liberté totale. La basse de Pete occupe le champ avec prestance. Et puis Stolt s'éclate tout au long du disque. On sent la complémentarité des quatre, l'esprit de Morse comme un guide à l'instar de l'entrain de Portnoy, bref on sent un groupe qui se fait plaisir tout en pensant au nôtre.
Notre cher combo ne cherche pas la surenchère vis à vis de son précédent chef d'œuvre et s'est concentré à livrer un album fort, cohérent, honnête, une offrande. Merci!

©copyright Pavillon 666 & Barclau
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon album de Transatlantic, 10 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Transatlantic est maintenant plus un groupe qu'un side-project. Du coup après trois albums dont le pavé The Whirlwind il est claire que le groupe à maintenant atteint sa vitesse de croisière (ah ah).

Kaleidoscope est un bon album de prog à rapprocher de Bridge Across Forever en terme de structure. N'ayant été que moyennement convaincu par The Whirlwind qui mettait du temps à se lancer et qui pouvait être très pompeux par moments, le retour à des morceaux séparés m'a enchanté.
Le gros de l'album de partage entre 2 épics qui sont Into The Blue et Kaleidoscope. Pour les connaisseur du groupe ils ne seront pas surpris, on ne change pas une équipe qui gagne et qui revendique une construction et une influence très 70s (avec les tics de compositions qui vont avec). Personnellement, Into The Blue m'a plus convaincu avec un côté presque hardrock 70s et sa partie jam au milieu que Kaleidoscope qui accumule un peu trop de thèmes et semble manquer de cohérence.
Entre le deux se trouve Shine, qui en premier single semblait clairement radio-frendly mais sert ici de respiration bienvenue rappelant We All Need Some Light. S'ensuit Black As The Sky, morceau "court" de 7minutes assez rythmé avec un pont assez tordu bien sympathique. Le dernier morceau calme est Beyond The Sun que j'ai trouvé sans accroche musicale particulière. Je pense que ce morceau aurait pu être mis de côté pour éviter la comparaison avec Bridge Acrosse Forever.

Au final, un album que je classe au dessus de The Whirlwind car plus accessible et moins pompeux, mais qui n'égale pas leur chef-d’œuvre Bridge Acrosse Forever.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 100% Transatlantic, 25 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
J'ai beaucoup apprécié cet album, très progressif et joyeux, avec le phrasé habituel de Transatlantic.
J'en ai également profité pour aller les voir en concert, alors je peux vous recommander l'album ainsi que leurs concerts très chaudement ! Soutenez les vrais artistes !
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5.0 étoiles sur 5 Toujours très bons, 10 mai 2014
Par 
Eddy Morel "Eddy MOREL" (France - Salon de Provence) - Voir tous mes commentaires
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Un album digne de ses prédécesseurs. Jamais déçu par Transatlantic. Vivement une tournée en France, voire dans un grand festival.
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5.0 étoiles sur 5 Encore un super album, 6 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Transatlantic, un super-groupe qui produit un prog symphonique moderne,aux envolées instrumentales des plus flamboyantes et aux harrmonies vocales riches en couleurs.
Transat n'est plus a présenter,après un "sublissime" "Whirlwind" voici un" kaleidoscope" musical, qui demande de longs moments d'écoute afin d'être réellement apprécié.
Seul bémole que je déplore : les bonus. Déjà sur "Whirlwind" nous avions droit à ces facéties par exemple l'affreuse version de "the giant hogweed" reprise de Génésis" ou la voix de Neal déraille carrément, ici encore des reprises des plus douteuses et sans intérêts. Le "And you and I" de Yes Neal est loin d'être jon Anderson,ou encore "nights in white satin" des Moody Blues qui n'apportent rien aux originaux. Sincèrement ils devraient s'abstenir, ce qui permettrait d'aprécier leurs PROPRE CREATION à 100% et de vendre un produit un peu moins cher.
A bon entendeur.
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5.0 étoiles sur 5 J'adore !!!, 22 avril 2014
Par 
A. Mocellin "Fan de Rock Pro" (Moselle, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
Dès la première écoute j'ai accroché... Et j'ai réécouté... Plusieurs fois... (une vraie drogue !)

Il y a une très grande qualité technique des musiciens et les morceaux sont superbement écrits.
Les instruments ressortent bien et se marient parfaitement.
C'est du rock prog d'excellente facture et on perçoit le plaisir qu'on eu les membres du groupe à le réaliser.

Bonne écoute aux fans...
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5.0 étoiles sur 5 excellent, 16 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
album excellent comme d'habitude, un peu plus neal morse que Whirldwind, Roine Stolt est déchaîné et nous livre des soli de toute beauté. Merci messieurs Stolt, Morse et Portnoy et Trewavas pour ce nouvel et très bel effort !
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Kaleidoscope
Kaleidoscope de Transatlantic (CD - 2014)
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