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Je ne suis pas spécialement nostalgique du disque noir, mais peut-être reverra-t-on un jour ces disques avec leurs jolies pochettes d’origine, celles de la prestigieuse collection CBS Masterworks. Ici, c’est le contenu sans le contenant (pas de notice, pas de livret pour le Château, juste la liste des plages, les dates d’enregistrement sont bien là, il faut les chercher à la loupe).

Bartók est sans doute un des compositeurs les plus aimés de Pierre Boulez (question de couleur et d’aura, plus que de grammaire) et tous ceux qui l’ont entendu le diriger en concert en conservent sans doute un grand souvenir (en ce qui me concerne, un certain Concerto pour orchestre avec l’orchestre de Paris le 21 décembre 2011, ainsi que le Second concerto pour piano avec Bertrand Chamayou).

Les Bartók pour CBS/ Sony font partie des tout meilleurs enregistrements du compositeur et chef français, et au premier rang d’entre eux la trilogie des œuvres scéniques, un ensemble d’une rare homogénéité dans l’excellence: le Château de Barbe Bleue avec Tatiana Troyanos et Siegmund Nimsgern (1976)[sans le prologue parlé], le somptueux Prince de Bois (avec un début digne de l’Or du Rhin, où le Philharmonique de New York se montre envoûtant, 1975) et le très cruel et parfumé Mandarin Merveilleux (1971), où le chef est évidemment chez lui. Il est tout de même à peu près impensable de s’intéresser à la musique des cent dernières années et de rater cette version du Mandarin.

De nombreux passages du Château, du Mandarin, mais aussi du frémissant Concerto pour orchestre avec New York (1972) suffisent à invalider la légende d’un Boulez glaçon, battant imperturbablement la mesure, réglant en toute neutralité la circulation musicale sans s’impliquer le moins du monde dans ce qu’il dirige, ce qui vaut sans doute pour d’autres de ses disques, mais n’a aucune pertinence ici.

A noter la présence de la Suite de danses, et des assez rares Quatre pièces pour orchestre.

Pour plusieurs de ces œuvres, on ira également je pense chercher d’autres versions quand on connaît leur importance: pour le Château la vieille version de Walter Susskind avec Endre Koreh (Bartók Records), et bien d’autres, dont celle de Bernard Haitink avec Anne-Sofie von Otter et John TomlinsonBartok : Le Château de Barbe-Bleue ; Antal Dorati pour le Mandarin (Ballet complet et Suite Le Mandarin Merveilleux / Le Paon, variations symphoniqueschez Mercury); Fritz Reiner Bartok : Concerto pour orchestre - Musique pour cordes, percussion et célestapour le Concerto pour orchestre…

Il n’empêche : pour le Château, pour moi l’affaire est entendue : on peut préférer d’autres interprètes à Nimsgern (encore que), mais Tatiana Troyanos est une des Judith les plus marquantes qui soient : elle chante le rôle comme une possédée, et cela, plus la direction grandiose de Boulez (assez proche de ce qu’on a eu plus récemment avec Christoph von Dohnanyi en concert), fait un indispensable, point à la ligne.

Ce coffret ne prétend pas à l’exhaustivité, et dans sa période plus récente avec DG, Boulez a enregistré des œuvres qu’il n’avait pas abordées précédemment au disqueBoulez dirige Bartòk (Coffret 8 CD), comme le Concerto pour violon n°2 avec Gil ShahamBartok : Concerto pour violon n° 2 - Rhapsodies n° 1 et n° 2.

Pour la Musique pour cordes, percussion et célesta, on a de nombreux choix : Reiner toujours, FricsayBartok: Music for Strings, Percussion & Celesta / Divertimento / 2 Portraits, Mravinski, Kubelik chez MercuryPictures At An Exhibition;Music For Strings Percussion And Celesta, Karajan/1960 chez Emi, StokowskiCollection Icon : Leopold Stokowski (Coffret 10 CD)… Cette version (1967) est avec le BBC symphony, dont Pierre Boulez a été le chef principal de 1971 à 1975. Dans des tempi modérés, elle frappe par sa cohérence et son évidence : en l’entendant, on se dit que la bataille est gagnée, que Bartók est devenu un classique intemporel. Les deux groupes de cordes sont bien spatialisés et on entend bien comment ils se répondent.

Rendons hommage à ces enregistrements, et au travail par lequel Pierre Boulez a contribué à faire évoluer le répertoire, à mettre des œuvres essentielles au cœur de celui-ci, et non plus à la marge des programmes. Certes, c’est un travail d’éducation de la sensibilité et du goût qui est sans doute (et c’est bien le drame) à recommencer toujours, car rien ne revient plus vite que la frilosité, la médiocrité, la routine et l’esprit de renoncement. Mais les acquis de la civilisation ne sont pas moins admirables pour être fragiles; bien au contraire.
77 commentaires10 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 avril 2014
Tout l'intelligence musicale de P. Boulez avec un orchestre dont on entend les moindres détails. Il restitue la vigueur de bartok avec ses rythmes syncopés, ses mouvements tournants, sa poésie ...du grand art!
0Commentaire3 sur 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 mai 2015
Boulez est un compositeur contemporain qui a renouvelé l'écriture de la musique orchestrale et vocale mais c'est aussi en excellent chef d'orchestre qui au début mettait plutôt des œuvres du XXè siècle dans ses programmes de concert et ces Cds qui couvrent les plus beaux morceaux de Bela Bartok montrent toutes le qualités de Boulez chef d'orchestre par la précision de ses interprétations.
0Commentaire0 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 juin 2014
Impeccable ce coffret Boulez. Je n'en ai écouté que très peu, mais ce peu est déjà très beau. À plus.
0Commentaire1 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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