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4.0 étoiles sur 5 Pour la dernière demi-heure
Enfin une "Ariane à Naxos" dont la tête d'affiche est le ténor incarnant Bacchus - en l'occurrence Jonas Kaufmann, qui fait mentir l'opinion courante, exprimée entre autres par Dominique Jameux écrivant que Richard Strauss "ne craint nullement d'ennuyer en montrant combien un ténor peut être ennuyeux". Outre que J...
Publié il y a 3 mois par Paluel Marmont

versus
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3.0 étoiles sur 5 le Bourgeois oublié
On connait l'histoire : "Ariane" fut créée à Stuttgart, en 1912, dans la version intégrale qui nous est présentée ici : une pièce de théâtre d'une heure et demie "Le Bourgeois Gentilhomme" et l'opéra "Ariadne auf Naxos" d'une même durée. Ce fut un échec total, et Richard...
Publié il y a 26 jours par Mr. Daniel Zehnacker


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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour la dernière demi-heure, 27 avril 2014
Par 
Paluel Marmont (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ariadne Auf Naxos (DVD)
Enfin une "Ariane à Naxos" dont la tête d'affiche est le ténor incarnant Bacchus - en l'occurrence Jonas Kaufmann, qui fait mentir l'opinion courante, exprimée entre autres par Dominique Jameux écrivant que Richard Strauss "ne craint nullement d'ennuyer en montrant combien un ténor peut être ennuyeux". Outre que J. Kaufmann est physiquement crédible dans le rôle du dieu "jung, zauberhaft, traümerisch", comme l'indique le livret de Hugo von Hofmannsthal, son interprétation rayonnante remet le rôle à sa juste place. Il ressort d'autant mieux que le reste de la distribution est honorable, mais pas inoubliable.

Il faut indiquer que ce spectacle, présenté à Salzbourg en 2012, est la reprise, pour son centenaire, de la première version d'"Ariane à Naxos", la seconde, définitive, seule couramment jouée, datant de 1916. Il se trouve donc que le Prologue de 1916 - que certains préfèrent à l'Acte qui suit - est absent, au profit, si on peut dire, d'une version raccourcie du "Bourgeois gentilhomme". On est en droit, cette fois-ci, de s'ennuyer. Et on conseillera de réserver aux straussiens confirmés cette version qui risquerait de rebuter les néophytes.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Superbe, 3 juillet 2014
Par 
Lydie D. "Lydie D" - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ariadne Auf Naxos (DVD)
J'ai attendu, attendu... mais le dvd a fini par arriver et il aurait été dommage de le manquer. Cette oeuvre (l'original ici) comprend deux parties. La première (dvd1) montre le librettiste essayant de consoler une veuve éplorée en lui offrant pour la distraire une représentation du "Bourgeois gentilhomme" de Molière, écourté (?) et en allemand et avec des danses. Dommage que je ne comprenne pas cette langue car j'aurais aimé suivre les subtilités de traduction notamment dans "belle marquise, vos beaux yeux..." en prose. Et le librettiste, toujours pour plaire à la veuve lui annonce qu'il va lui montrer "Ariane à Naxos" et dès que les chanteurs auront terminé la séance de maquillage, ce qui nous permet de voir un Jonas Kaufmann très 'chou' avec des rouleaux sur la tête... C'est plus que cocasse! Donc ce dvd1 n'est pas ou très très peu musical mais très très plaisant.
Les choses sérieuses, musicalement parlant se passent sur le dvd2. Les difficultés de chant rendent les rôles féminins redoutables. Ariane (Emily Magee) se raconte, souffre, pleure, se lamente presque sans reprendre son souffle. Zerbinette (Elena Mosuc) vocalise avec une maestria admirable. Elle est éblouissante. Et vient Bacchus (Jonas Kaufmann) dont le rôle est plus court que celui des dames mais tout aussi redoutable. Il arrive à Naxos après avoir échappé à la magicienne Circe et l'invective, quand il débarque, en lançant des "Circe Circe" qui font frémir. Bien sûr Ariane et lui se rencontrent, se plaisent et tout est bien qui finit bien. Tout ça se déroule sans qu'on perde un instant de vue que c'est un opéra dans l'opéra. Les deux parties peuvent se regarder séparément. A voir absolument.
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5.0 étoiles sur 5 STRAUSS, HOFMANNSTHAL ET... MOLIÈRE, 13 juillet 2014
Par 
Melimelomane (Valréas France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ariadne Auf Naxos (DVD)
L’ŒUVRE :
« Cet opéra avec son mélange raffiné des styles, sa signification profonde qui se dissimule sous une apparence de jeu, sa place, elle aussi symbolique dans la pièce de Molière (Jourdain = le public), cet opéra est une construction parmi les plus épineuses et les plus incommensurables qui soit. »
Cette lettre, légèrement ampoulée, qu’Hofmannsthal adresse à Richard Strauss définit avec pertinence la première version de cet opéra, celle de 1912.
Celle que nous offre le Festival de Salzbourg 2012.
Aujourd’hui la plupart des enregistrements s’attachent à la version révisée de 1916.
Personnellement après avoir entendu cette nouvelle parution, je dois reconnaître ma préférence, à l’instar de Sir Thomas Beecham, pour l’original de 1912.
L’argument s’appuie alors essentiellement sur la pièce de Molière « Le Bourgeois Gentilhomme » et plus particulièrement sur la personnalité de Monsieur Jourdain. Ce qui justifie pleinement, vu le peu de finesse qui le caractérise sa volonté de raccourcir l’opéra, afin de conclure la soirée par un feu d’artifice, en imposant de ce fait, sans vergogne, le mélange des genres : opéra sérieux et arlequinade.
L’articulation est beaucoup plus claire et savoureuse d’autant que la pièce de Molière est accompagnée par la musique de scène que Richard Strauss réutilisera dans la suite du même nom.
Écouter les extraits du Bourgeois traduit en allemand par Hofmannsthal ne manque pas de surprendre, voir Monsieur Jourdain invectiver les chanteurs lors de la représentation de l’opéra : « c’est top long », « trop de mélancolie » apporte une vie supplémentaire. Il devient alors, comme le dit Hofmannsthal, le public.
Un public bien peu raffiné et fort bruyant qui nous propose un étrange jeu de miroir.

Sur cette trame très particulière, qui constituait un nouveau défit, Strauss composa, à l’aide d’un orchestre réduit : 37 musiciens, une musique d’une rare somptuosité, ouvrant une voie encore inexplorée : celle du « néoclassicisme. »

LA MISE EN SCÈNE :
Sans être d’une grande originalité, ce qui à mon sens n’est pas nécessaire vu la subtilité du livret, la scénographie de Sven-Eric Bechtolf rend parfaitement justice aux différents ingrédients de l’œuvre. Elle s’habille d’élégance et de savoir faire. Exceptée la curieuse veste arborée par Bacchus.

L’INTERPRÉTATION :
Sous la baguette de Danielle Harding nous avons connu la prestigieuse phalange viennoise plus inspirée.

Tout d’abord un mot sur Monsieur Jourdain. Cornelius Obonya campe un « Bourgeois » caricatural mais néanmoins crédible.

Nous avons déjà rencontré l’Ariane d’Emily Magee dans la version de Zurich, conduite par Chritoph von Dohnanyi, dans une scénographie triste et dépourvue de poésie de Claus Guth.
Sans chercher à la comparer à des incarnations mémorables (Gundula Janowitz ou encore Jessye Norman) elle n’a ni la voix de miel, ni le souffle de la récente version de Renée Fleming qui bénéficie d'une belle mise en espace de Philippe Arlaud. Elle chante avec application les lamentations initiales pour se sublimer après l’apparition de Bacchus.

L’incarnation d’Elena Moşuc en Zerbinetta : une prouesse pyrotechnique impressionnante de plus de 8 minutes où la chanteuse se promène avec une facilité déconcertante, égrenant des notes stratosphériques qui culminent dans le contre fa dièse ! Cet aria est retranché de la version de 1916.
Les Nymphes, pour une fois habillées avec gout, nous bercent de leurs mélodies enchanteresses.
L’arlequinade manque de fantaisie et de rythme.

Arrive Bacchus. Arrive Jonas Kaufmann.
Généralement le point faible des versions antérieures, ce phénomène vocal sublime ce rôle réputé inchantable. Il faut l’entendre lancer du haut des marches du théâtre ses deux premières invocations « Circé, Circé » Je suis resté cloué sur mon siège.
Tout le reste de son intervention est de la même veine, allant jusqu’à donner un réel talent à Emily Magee dans le merveilleux duo final.

En conclusion nous pouvons préférer d’autres versions, mais c’est la seule, je crois, qui nous offre la vision initiale.
À connaître absolument.
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3.0 étoiles sur 5 le Bourgeois oublié, 6 juillet 2014
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ariadne Auf Naxos (DVD)
On connait l'histoire : "Ariane" fut créée à Stuttgart, en 1912, dans la version intégrale qui nous est présentée ici : une pièce de théâtre d'une heure et demie "Le Bourgeois Gentilhomme" et l'opéra "Ariadne auf Naxos" d'une même durée. Ce fut un échec total, et Richard Strauss dut réviser sa copie pour en faire une œuvre unique : un Prologue, résumant les difficultés du compositeur (en l'occurrence un mezzo) avec son œuvre et ses interprètes, et un opéra mélangeant le classique antique et le burlesque "commedia dell'arte". Recrée donc à Vienne en 1916, c 'est désormais cette formule que l'on joue sur toutes les scènes du monde, et c 'est une bonne décision car la pièce de théâtre est d'un ennui mortel!. Malgré tous les efforts des comédiens, de la mise en scène, des costumes, du décor, des lumières, etc.... la mayonnaise ne prend jamais, et le dialogue se déroule sans la moindre surprise ou le moindre rebondissement qui pourraient éveiller l'attention ou créer l'admiration du spectateur.
C'est ainsi que, dans l'opéra lui-même, le rôle chanté du Compositeur est carrément supprimé, pour débuter par la célèbre lamentation d'Ariane. Et là encore, il faut déchanter : la soprano américaine Emily Magee est peut-être une excellente Tosca, mais son timbre de voix n'a aucunement la richesse et la personnalité des Ariane qui l'ont précédée : Leonie Rysanek (sublime), Gundula Janowitz ou encore Jessye Norman, pour ne citer qu'elles. Même constat pour la Zerbinetta d'Elena Mosuc (ovationnée par le public) : elle a beau nous délivrer l'intégralité de son air (un bon quart d'heure de vocalises) le "charme" n'y est pas : toujours une question de timbre de voix. Il faut réécouter Rita Streich, Kathleen Battle ou Edita Gruberova, pour se rendre compte que le glamour que réclame ce genre de "soubrette" ne doit pas tenir seulement dans le costume ou la technique vocale, mais surtout dans la beauté du "timbre", et là, on est très loin du compte!
Restent alors la virilité de Jonas Kaufmann, sa voix de ténor-baryton à la fois puissante et contrôlée, et le merveilleux jeune chef d'orchestre Daniel Harding, qui permettent à cette double représentation de ne pas tomber dans la banalité.
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Ariadne Auf Naxos
Ariadne Auf Naxos de Strauss (DVD - 2014)
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