undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

24
4,4 sur 5 étoiles
La Tombe des lucioles
Format: Format KindleModifier
Prix:4,99 €
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

43 sur 43 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 février 2007
La nouvelle est remarquable (et est suivie d'une autre nouvelle de même tenue), tant par son style (une longue prose qui sait se faire incisive, et des "décrochages" du niveau de langue pour le moins surprenants) que par une histoire, poignante, qui sonne toujours juste (elle peut-être considérée comme une autofiction, tant le lien entre la vie de l'auteur et du héros est ténu).

L'adaptation cinématographique est fidèle à l'esprit du livre, et le choix du film d'animation (qui donne une certaine candeur aux deux personnages du film) est heureux.

La traduction de Patrick De Vos fait honneur à l'œuvre originale. Je n'ai pas eu l'impression de lire un texte traduit, ce qui ne fut pas toujours le cas avec d'autres ouvrages traduits depuis la même langue.

Je conseille donc la lecture de cette nouvelle et de son adaptation en dessin animé à tous les amateurs de culture japonaise.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
14 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
La vie de Nosaka ressemble à un roman. Né en 1930 d'un père inconnu, sa mère naturelle meurt en couches. Confié à une famille d'accueil, il perd sa mère adoptive lors d'un bombardement américain sur la ville de Kobé en 1945. Peu de temps après, sa saeur adoptive meurt dans ses bras de malnutrition et de manque de soins. Dès lors, il va devenir l'un de ces multiples enfants des rues du Japon de la fin de la guerre, lorsque le pays est à genoux puis sous le joug de l'occupant américain. Vivant de rapines et de marché noir, il sera arrêté et mis en maison de correction jusqu'à ce que son père naturel, miraculeusement, qui est vice-gouverneur d'une province le fasse libérer. A nouveau, il lui faudra vivre d'expédients occupant successivement des métiers aussi improbables que laveur de vitres, laveur de chiens, fabriquant de machines à sous truquées ou bien encore mannequin. Quelque temps plus tard, il se mettra à l'écriture et publiera un roman choc, une véritable bombe dans le Japon des années d'après-guerre, « Le pornographe ». Se qualifiant comme le témoin d'un pays en pleine déliquescence, il campe dans son livre la face obscure de l'Empire du Soleil Levant et y décrit de façon provocante les fantasmes sexuels qui peuvent habiter les populations stressées et auxquelles il est interdit de s'exprimer à titre individuel. Il s'engagera quelque temps dans la politique, devenant même sénateur pendant quelques mois avant que de démissionner pour tenter de faire tomber le premier ministre véreux de l'époque. Car Nosaka est un provocateur né. Une provocation qu'il mettra au service d'une gigantesque oeuvre littéraire ayant publié plus de cent opus dont très peu sont traduits et disponibles en France.

Le livre dont il est question ici regroupe deux nouvelles intitulées respectivement « La tombe des lucioles » et « Les algues d'Amérique ». Il s'agit très clairement de deux récits à caractère autobiographique. La plus connue, la première, relate ni plus ni moins sa propre vie d'adolescent. Elle commence avec la narration poignante de la mort du personnage principal, devenu SDF dans une gare. Sous-homme, repoussé de tous, pouilleux parmi les pouilleux, il expirera dans l'indifférence générale et son corps sera rapidement enlevé pour finir dans une crémation aussi anonyme que la pauvre vie qu'il abrita. Commencera alors le récit de cette descente aux enfers dont l'origine se trouve dans le bombardement de Kobé, tuant sa mère, déjà orphelin putatif d'un père parti sur un navire de guerre dont on reste sans nouvelle depuis des années. Tenant sa jeune soeur sur son dos, il sera envoyé chez une tante qui n'a d'autre objectif que de dépouiller les enfants de leurs maigres biens pour nourrir sa propre famille et leur laisser de vagues restes. Une misère qui les envoie dans une sorte de grotte précaire, les obligeant à vivre de rare charité et d'un peu de rapines jusqu'à ce que la cadette décède dans les bras de son frère de malnutrition tout juste éclairée par les lucioles qui leur servent de maigre lampe naturelle.

Avec « Les algues d'Amérique », c'est du Japon du début des années soixante dont il est question. Un pays qui commence à reprendre du poil de la bête, qui s'est défait de l'envahissante présence américaine et où, précisément, un couple d'Américains vient passer quelques jours de vacances. Comme, lors d'un voyage à Hawai, l'épouse japonaise avait été accueillie par le couple, elle leur rend la monnaie de la pièce en les accueillant à son tour chez elle un peu "contre le plein gré" de son mari et avec l'indifférence de leur enfant. Rapidement, cet hébergement va virer au cauchemar. Un cauchemar qui trouve son origine dans le rappel d'un passé profondément enfoui des deux hommes qui vont faire connaissance lors de virées glauques dans le Tokyo de l'underground. Tous deux connurent l'occupation, l'un comme quelqu'un devenu expert en marché noir et entremetteur auprès des soldats américains, l'autre comme espion chargé de repérer les mauvais-pensants, parlant parfaitement japonais, et vivant à la solde du pays. Un cauchemar induit par un comportement sans-gêne et grossier du couple américain qui n'a que faire de leurs hôtes dont ils cherchent simplement, une fois de plus, l'histoire bégayant, à tirer profit. Un cauchemar parce qu'il déclenche chez les Japonais des comportements déviants où les réminiscences du pornographe se font nombreuses.

Ces deux nouvelles noires et admirables valurent à Nosaka la plus haute distinction littéraire nationale, le Prix Naoki, en 1968.

Publié aux Editions Picquier Poche - 2004 - 140 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
14 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
La première nouvelle (La tombe des lucioles) expose deux enfants (un garçon et sa petite soeur)soumis aux horreurs de la guerre. Le Japon est soumis aux bombardements, ce sont leurs derniers jours à vivre. C'est émouvant, tragique, cruel et naturaliste. Par l'impact émotionnel et la portée, cela mat ces victimes à côté des Coseette (Hugo),de la petite fille aux allumettes (Andersen) et des autres enfants malhereux de la littérature.

La seconde nouvelle (Les algues d'Amérique) livre dans un registre plus comiquel'image ambigue laissée par les Américains dans l'esprit des Japonais qui ont vécu la guerre : à la fois fascination et mépris rageur pour leur vainqueur.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 février 2011
La tombe des lucioles, récit saisissant d'un naufrage, celui d'un enfant qui a vécu les derniers bombardements, celui d'un Japon qui renonce à comprendre sa défaite et qui préfère l'oubli à l'autocritique. Les phrases insolites, expurgées de tout verbe d'action, renforcent un vrai sentiment d'impuissance.
Les algues d'Amérique, chronique d'un séjour chez un couple de Japonais, vingt ans après la guerre. Souvenirs de l'occupation, sentiments mêlés de fascination et d'appréhension envers les hôtes américains, qui vont façonner le complexe d'infériorité des vaincus. Sensible et drôle.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
15 sur 16 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 novembre 2009
Après avoir lu ce livre dans une version texte, j'ai parcouru avec émotion cette magnifique version illustrée par de bouleversantes images. A découvrir.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 15 août 2012
Le livre regroupe, dans un style qui laisse peu de chance à l'indifférence, deux nouvelles évoquant la période de la fin de la Seconde Guerre Mondiale au Japon : "La tombe des lucioles" et "Les algues d'Amérique".
Noires, douces-amères, ironiques et touchantes, les histoires par leur résonance autobiographique revêtent un caractère expiatoire pour leur auteur Akiyuki Nosaka.
Opposées en apparence (le dénuement et l'insécurité de la fin de la guerre dans la première nouvelle, l'opulence et la paix de l'immédiat après-guerre dans la seconde), ces deux histoires se rejoignent sur la culpabilité, les réminiscences de la mémoire, l'incompréhension et l'exaspération.
Le style de l'écriture est particulier, avec souvent (en particulier dans la première nouvelle) de longues phrases où se succèdent et s'enchevêtrent images, situations et sentiments avec soudain des dialogues un peu argotiques.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
20 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 août 2007
Ce livre est constitué de deux nouvelles.
Si la deuxième nouvelle ne m'a pas marqué à la lecture, que dire de la première "le tombeau des lucioles" ?
C'est un véritable chef-d'oeuvre ciselé d'émotion, bouleversant à plus d'un titre et révoltant aussi par le sort réservé aux deux enfants, personnages de la nouvelle.
J'en suis resté "scotché" à la lecture.
Je conseille vivement ce livre à tous les amoureux de littérature.
MAGNIFIQUE.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 22 juin 2014
Une histoire simple : deux jeunes Japonais sont livrés à eux-mêmes lors des bombardements pendant la Seconde Guerre Mondiale. En mettant le focus sur deux personnages, on raconte les épreuves de milliers de civils pendant n’importe quelle guerre.

Ce livre se lit en deux heures à peine et perturbe notre petite existence confortable.
Peu de dialogues, puisque la majeure partie de l’histoire est racontée du point de vue du jeune Seita qui prend en charge sa petite sœur Setsuko après l’incendie de leur maison, et c’est ce point de vue là qui selon moi surpasse le film.

On accède aux souvenirs et à tous ses sentiments et sensations : la douleur, l’air irrespirable, la crasse, la faim, la privation, puis la solitude, la survie, la dénutrition… C’est cette gradation dans toute la trame narrative qui fait que l’on vit et dépérit en même temps que nos petits personnages, et c’est ce qui fait, je pense, que le livre comme le film sont si bouleversants.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 24 septembre 2010
Livre exceptionnel relatant les heurs et malheurs d'enfants dans le Japon de la 2e guerre mondiale. Déchirant. Un chef-d'œuvre.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 février 2014
La nouvelle de Nosaka est largement autobiographique. Autant que la traduction - sans doute excellente - permet d'en juger, le style de l'auteur est le reflet de l'enfance déchirée qu'il a connue sous les bombes américaines de la seconde guerre mondiale. Lire la nouvelle de Nosaka, ce n'est pas seulement apprendre les horreurs de la guerre au Japon; cela nous parle de ce que vivent tous les enfants du monde entier dans toutes les guerres modernes, de même que l'excellente adaptation qui en a été faite par Takahata, sous la forme d'un dessin animé qui exprime la réalité et les sentiments mieux que n'aurait pu le faire aucun film d'acteurs. Lire la nouvelle vous aidera à mieux comprendre le film; voir le film à mieux comprendre la nouvelle : deux chefs-d'oeuvre indissociables !
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé

Les Années douces
Les Années douces de Hiromi KAWAKAMI
EUR 6,49

La Danseuse d'Izu
La Danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata
EUR 4,99