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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très belle version d'un opéra ensorcelant, 1 mars 2014
Par 
Jean-pierre Mondeil "JPM" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Eugene Onegin [Blu-ray] (Blu-ray)
Surprise !... Le Blu-ray, qui pourtant voit sa sortie officielle repoussée, m'est arrivé via une précommande passée auprès d'une grande surface. Le spectacle du Metropolitan (sept/oct 2013) est connu des lyricophiles. Il a fait l'objet d'une diffusion en salle de cinéma. L'on ne manque pas d'excellentes versions d''Eugène Onéguine' mais les incarnations russes de Madame NETREBKO ne sont pas légion au catalogue DVD (mis à part 'Ruslan et Lyudmila' et 'Les fiançailles au couvent'). Après le formidable Blu-ray de 'Lucia di Lammermoor', sur cette même scène du Met (2009), Anna NETREBKO, Piotr BECZALA et Mariusz KWIECIEN se mettent maintenant au service de l'incontestable Valery GERGIEV pour chanter dans leur arbre généalogique slave. A ce propos, la principale déception vocale viendra du Monsieur TRIQUET de John GRAHAM-HALL... et, peut-être, d'un Prince Gremine que l'on souhaiterait vocalement plus écrasant que celui d'Alexei TANOVITSKI... Vénielles réserves !... La grande affaire, c'est Anna/Tatiana : le CD 'Russian Album' (2006), sans doute le meilleur de Madame NETREBKO, est dans toutes les mémoires.

Anna NETREBKO, formidable chanteuse, me semble un ton en-dessous de mes attentes excessives... Dans la lettre et dans les grands moments, elle ferait pleurer les pierres si, en plus de la voix somptueuse qu'on lui connaît, elle avait encore le physique que l'on attend... et qu'on lui a connu. Le piqué du Blu-ray souligne que, loin de la fragile adolescente à la beauté ophélienne de mes rêves, la Tatiana qui occupe l'écran est une très belle femme charnelle et voluptueuse... Il ne conviendrait pas que j'aille critiquer la plastique avantageuse de Madame NETREBKO car la musique est là, magnifique, dans un son exceptionnel et que l'image HD est d'une précision rare. Une belle Tatiana, idiomatique de surcroît, qui sait distiller des phrasés ensorcelants et qui, au troisième acte, tend à la parfaite incarnation : un peu marmoréenne dans un judicieux décor planté de de colonnes massives. J'avoue que je ne comprends pas bien qu'il faille finir sur un baiser passionné puisque tant le texte que la musique visent à souligner la résistance inflexible de Tatiana devenue Princesse Gremine.

Piotr BECZALA m'avait impressionné dans 'Lucia di Lammermoor'. Venant d'un Polonais, j'attendais des merveilles dans Lenski. J'aurais dû prendre la mesure que son timbre et sa projection italienne ne me donneraient pas les frissons absolus que peuvent vous procurer la "blessure" d'un Yvan KOZLOVSKI, d'un Sergeï LEMESHEV voire un Nicolai GEDDA ou, plus récemment, un Daniil SHTODA (un ténor russe dont je n'entends plus parler mais qui a commis un récital ensorcelant chez Delos/Warner en 2005). Pour autant, Piotr BECZALA délivre un excellent Lenski qui meurt très bien.

Reste le personnage éponyme... L'on connaît déjà l'Onéguine de Mariusz KWIECIEN dans la mise en scène contestable de Dmitri TCHERNIAKOV (DVD BelAir/Arte - VEDERNIKOV - Palais Garnier en 2008). Pourtant, l'on attend fébrilement son air du troisième tableau du I... Aura-t-il la morgue hautaine, le détachement méprisant et l'insolence vocale ?... Le metteur en scène nous fait éprouver avec force le ressenti romantique de Tatiana. L'on attend le face-à face... Sans être un écrasant Eugène, à la Dmitri HVOROSTOVSKY (DVD Decca - Renée FLEMING et GERGIEV - Metropolitan en 2007) voire à la Peter MATTEI (DVD DG - Anna SAMUIL et BARENBOIM - Salzbourg en 2007), Mariusz KWIECIEN ne déçoit pas notamment au dernier acte d'une mise scène nettement plus respectueuse de l'œuvre que ne l'était celle du Bolchoï captée à Paris en 2008.

L'affaire est faite !... Il suffit de se laisser porter par un très beau rendu visuel et musical.
Son : DTS-HD 5.1 et PCM stéréo
Image : 1080p 16/9
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il sera difficile de faire mieux, 6 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Eugene Onegin [Blu-ray] (Blu-ray)
Dans la vidéographie d’Eugène Onéguine, deux versions tiennent le haut du pavé, toutes deux enregistrées au MET avec Valery Gergiev à la baguette, la première en 2007 avec Dimitri Hvorostovsky, Renée Fleming et Ramon Vargas, la seconde en 2013 avec Mariusz Kwiecien, Anna Netrebko et Piotr Beczala. Avant cette version de 2013, le choix était aisé, aucune autre version ne venant faire de l’ombre à la première citée. Qu’en est-il maintenant ?
La Tatiana de Netrebko est simplement époustouflante d’émotions : actrice d’exception, son interprétation nous amène à l’essence même des sentiments humains, du coup de foudre où sa passion est palpable à la froide réalité de sa situation de femme mariée, toujours amoureuse mais respectueuse de ses engagements.
Cette authenticité des sentiments transparait aussi bien dans sa voix que sur l’expression de son visage, les yeux rougis et humectés de larmes dans une scène de la lettre interprétée magistralement, puis honteuse et bouleversée lorsqu’Onéguine lui rend sa lettre.
Mariusz Kwiencen n’est pas en reste, cynique au premier acte, il éconduit Tatiana avec une décontraction de dandy sûr de lui et de ses sentiments. Son interprétation sonne juste de bout en bout, et lorsque au final, détruit, cassé, effondré, il retrouve au 3ème acte la Tatiana de sa jeunesse mariée à un autre et qu’elle l’éconduit, que ses dernières illusions s’effondrent, sa douleur fait mal et sonne tellement juste qu’on ne peut que la ressentir. Ce duo final, magnifiquement chanté est proprement exceptionnel d’intensité et de vérité.
Dans version de 2007, Renée Fleming et Dimitri Hvorostovsky n’atteignent pas ce niveau d’excellence et se trouvent desservis par une mise en scène dépouillée.
De même, la fougue de Piotr Beczala en fait un meilleur Lenski que celui de Ramon Vargas, même si ce dernier ne démérite pas dans la première version.
Concernant les autres protagonistes, Larissa Diadkova est une excellente Filippyevna, l’Olga de Oksana Volkova éclipse sans peine l’Olga d’Elena Zaremba de 2007, voix désagréable et au vibrato excessif. Si nous retrouvons cette dernière en Madame Larina en 2013, c’est tout de même mois gênant. Les seuls autres ponts faibles de la version de 2013 sont le Prince Grémine et Monsieur Triquet.

En conclusion, si l’on ne veut posséder qu’une version, à titre personnel je recommande celle-ci pour les extraordinaires interprétations des trois protagonistes principaux, Anna Netrebko, Mariusz Kwiecien et Piotr Beczala et une mise en scène en situation.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Onéguine luxueux, 15 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
L'intrigue de cette "éducation sentimentale" est ici fidèlement contée. Les traits des personnagessont dessinés d'un trait fin mais sans la force de frappequ'a pu mettre un tchernikov. La véranda ouvrant sur une forêt de bouleaux est une trouvaille qui a son charme. Malhaeureusement, le Met n'a pas su résister à son penchant et les dernières scènes sombrent dans l'académisme au milieu d'imposantes colonnes symbolisant lourdement les palais de Saint Pétersbourg. Si le geste de Gergtiev favorise la gloire de chaque pupitre de l'orchestre, où sont passées la tendresse de l'éveil amoureux, la fougue de la passion ravageuse? Il est, certes, attentif aux voix mais on a entendu des Gremine aux accents plus onctueux que celui de Tanovitski. Filippevna a le coeur sur la main et l'Olga campée par Volkova développe un mezzo somptueux.
Netrebko, toute beurre et miel, passe par toutes les variations tonales du sentiment. Evident aussi le Lenski de Beczala qui s'identifie arfaitement à l'âme du poète idéaliste. Enfin, le baryton de Kweecien épouse les pulsions contraires d'Onéguine.
Au total, un oui pour les principaux protagonistes mais je préfère, et de loin, l'Onéguine vu par Tcherniakov.
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7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mieux qu'en salle ..., 9 mars 2014
Par 
RAS - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
Du moins je le suppose, car je n'ai vu cet opéra qu'au cinéma, et je trouvais la musique, les chanteurs et la mise en scène excellents. Mais je voudrais profiter de l'occasion pour parler de ces retransmissions soi-disant en direct du MET dans les cinémas. Pourquoi soi-disant? Ça ne peut pas être en direct, car il y a 6 heures de décalage horaire entre New York et l'Europe, sans parler des autres villes dans le monde. Alors, pourquoi nous faire subir deux fois 45 minutes de pause, avec des changements de décor interminables et des interviews sans grand intérêt par Renée Fleming. Si j'étais méchant, je dirais, quand on ne sait plus chanter, on peut toujours causer. Mais je ne le suis pas et donc, je ne le dirai pas. Sur le DVD, on peut au moins zapper. Et alors, la cerise sur le gâteau : le son !! On dirait une retransmission par Skype. Pourtant, je vais régulièrement dans ce cinéma voir des films, le son m'a toujours paru excellent. Donc, en final, vive le DVD.
Postscriptum (25 mars 2014): J'ai de nouvelles informations, les retransmissions seraient en direct en Europe (on joue l'après-midi à NY) et en différé en Asie (à cause du décalage horaire). Question: pourquoi cela doit être en direct? Aucun intérêt, ce n'est pas un match de foot. Pourquoi pas en différé le temps qu'il faut pour en faire un film classique? Cela permettrait de couper une heure et demie de pauses inutiles et d'avoir un son convenable.
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5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 25 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
Soirée magnifique , tout est grandiose : voix , mise en scène , costumes , interprétation , je recommande vivement cette version !
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4.0 étoiles sur 5 Mise en scène fidèle, 18 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
La Met a choisi une mise en scène classique et fidèle à l’œuvre au moment même
où l'on a présenté en France au théâtre une mise en scène par une russe -
pour faciliter la tournée - des plus décevants avec un Onegin immobile même dans la dernière
scène - contrairement à celui de la Met dans ces moments si difficiles avec la Princesse Gremina à rendre crédible.
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4.0 étoiles sur 5 Eugène Onegin 2013, 15 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
Très bon enregistrement, trois des plus belles voix de l'est. La mise en scène est intelligente, les costumes adaptés à l'époque, et les chanteurs ont un véritable jeu de théatre ( ce qui tombe bien pour une adaptation de poushkine)
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4.0 étoiles sur 5 Très belle version Anna est toujours aussi convaincante et talentueuse, 10 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Eugene Onegin [Blu-ray] (Blu-ray)
Très belle version , Anna est toujours aussi convaincante et talentueuse. L'orchestre et le chef invitė sont au top. Un très bon choix.
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5.0 étoiles sur 5 Difficile de mal noter...., 12 avril 2014
Par 
Cornier Michèle (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
En effet après avoir vu et entendu en direct depuis le MET cet opéra que je connaissais assez mal, j'ai voulu prolonger le plaisir avec la possibilité de revoir à ma guise l'oeuvre.
Madame Netrebko possède toujours sa magnifique voix mais, je suis devenue une partisane de Marius Kwiecien. Cet homme me charme par sa présence, sa VOIX et dans ce rôle cet air assez cynique qui convient au personnage. Le temps passant et découvrant la transformation de la jeune provinciale en Femme magnifique, il en tombe amoureux fou, repoussé malgré le partage de l'amour, pour respecter la foi engagée auprès du mari.
Bien sûr le MET sait parfaitement nous planter les décors et les costumes sont eux aussi dans le ton de l'époque. Je suis toujours effondrée lorsque des metteurs en scène se croient obligés de "contemporaniser" 'excuse pour le nouveau mot) des oeuvres anciennes dont les sujets ne correspondent pas à la nôtre. Voir Rameau ou Haendel, ou d'autres, en habits 20ème ou 21 ème me choque au plus haut point car l'oeuvre perd complètement son sens. Faire moderne pour faire contemporain est une stupidité sans nom ! Les délires sont à conserver pour les rêves .........
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Aucun internaute (sur 6) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 eugen Onegin, 22 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eugene Onegin (DVD)
pas eu encore le temps de le voir - mais Nebrebko est une de mes chanteuses favorites et je pense que je l'apprécierai là aussi.
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