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9 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 15 février 2014
Je ne suis pas passionnée par la gymnastique et même trop jeune pour me souvenir de Nadia Comaneci, et pourtant quel plaisir de lire ce roman! C'est bien sûr le destin individuel d'une personnalité hors du commun, avec en arrière-plan l'histoire de la Roumanie communiste jusqu'à la chute de Ceausescu, les tensions avec l'URSS et l'ouest. Sans oublier: un très beau portrait de femme, pas du tout "à charge" comme on peut le lire dans un commentaire, au contraire un portrait très humain, qui ne juge jamais, mais sait renvoyer sa responsabilité au spectateur et aux médias avides de performances sportives, mais juges impitoyables et inadéquats d'une personne qu'il ne connaît pas.
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6 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
A ceux qui veulent lire une trame classique ou un roman sur la gym, passez votre chemin.
Ce livre est avant tout un regard porté sur un corps qui change, le passage de la petite lolita des salles à la femme qui s'affirme Il est recommandé à tous ceux qui refusent le vieillissement de leur petite nymphette. Il montre toute la difficulté de grandir et de s'affirmer différente aux yeux des autres à seulement 16 ans (les 14 ans de Montréal sont déjà loin). Et puis il y a ces témoignages pour relativiser le passage de la Roumanie dans la version occidentale et la confrontation est/ouest. En Roumanie, on ne pouvait pas s'exprimer; à l'ouest, on peut tout dire mais qui s'en soucie? En Roumanie, avant les magasins étaient vides; maintenant, ils sont pleins mais personne ne peut acheter.
Lecture hautement recommandé.
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 27 mars 2014
Il n'est pas nécessaire d'avoir un intérêt pour la gymnastique ou l'histoire de la Roumanie pour se passionner pour ce très joli roman, écrit avec subtilité et sobriété. En revanche, je vous mets au défi de ne pas aller revoir, avec un œil nouveau, les exploits de Nadia Comaneci lorsque vous le refermerez !
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30 sur 34 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 9 janvier 2014
Aux Jeux Olympiques d'été de Montréal de 1974, une petite fée de 14 ans affole les ordinateurs car elle vient d'obtenir le note maximale de 10, jamais accordée auparavant. Nadia Comaneci entre dans l'histoire de la gymnastique, devient une star et l'emblème d'un pays communiste: la Roumanie alors sous l'emprise du dictateur Ceausescu.
La narratrice de La petite communiste qui ne souriait jamais imagine un dialogue entre elle-même et celle qui fut un temps l'icône de la planète avant de tomber de son piédestal. L'occasion de balayer les clichés sur un pays alors très fermé mais surtout de brosser le portrait d'une fillette "Puissante et impitoyable" qui semble n'avoir peur de rien , pas même de mettre à mal son corps.
J'ai été happée par l'écriture à la fois poétique et vigoureuse de Lola Lafon. Les échanges instaurés permettent de nuancer les propos (la Nadia du roman regimbe, boude, mais finalement revient toujours, sans pour autant éclairer toutes les zones d'ombre). Il s'agit en effet ici non pas d'écrire une biographie ni une hagiographie mais "d'entendre son parcours non réécrit y compris par elle-même." Un livre tout bruissant de marque-pages qui suscite un enthousiasme comparable à celui qu'avait engendré Nadia Comaneci. Et zou, un beau et grand coup de cœur !
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 15 juin 2014
Je ne m'attendais sincèrement pas à aimer autant ce livre, qui pullulait partout ces six derniers mois. Et il a fallu que je tente l'expérience du livre audio, merveilleusement rendu par l'interprétation de Chloé Lambert, pour me convaincre définitivement.

Sans m'y attendre, j'ai été conquise par le ton mélodieux, la construction de l'histoire, l'emboîtement des pièces, des dates et du parcours, le contexte politique, la folie inhérente, et le portrait toujours flou, toujours inatteignable de la gymnaste roumaine. C'est foncièrement captivant.

De plus, le récit n'est jamais tout sucre, tout miel. L'auteur met en place un dialogue fantasmé avec l'athlète, qui apparaît pincée, mécontente et boudeuse, mais sans volonté de nuire au personnage. Juste pour recadrer son propos, sans offrir une image trop policée.

Le livre connaît un véritable succès de librairie, tout à fait mérité ! Lola Lafon accorde un entretien très enrichissant pour Audiolib, à conseiller également.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Si l'on ne devait retenir que deux moments inoubliables des Jeux olympiques du XXe siècle, ce seraient l'incroyable performance de Jesse Owens à Berlin en 1936, athlète noir narguant les théories raciales de Hitler, et la perfection de l'ange Nadia Comaneci à Montréal 1976, un coup de foudre planétaire et une déflagration qui affecta même les ordinateurs non programmés pour afficher un 10 sur 10. Deux exploits sportifs mais deux symboles politiques, aussi, contre le nazisme, d'une part, en pleine guerre froide, d'autre part. Que l'on connaisse peu ou prou l'itinéraire de Nadia, La petite communiste qui ne souriait jamais est un "roman" passionnant. Parce qu'il raconte l'histoire d'une icône magnésique et magnétique, que l'on se pressa de dénigrer vite car on l'avait montée trop haut, trop vite, trop fort. Parce que Lola Lafon décrit les coulisses : la discipline de fer, on l'imaginait, l'ambition dévorante d'un mentor, on la savait, la faim qui tenaillait continuellement les estomacs, on la pressentait. Et cette fascination de l'occident pour cette poupée froide et inexpressive, gamine des Carpates venue irradier le monde le temps d'un été. En imaginant un dialogue imaginaire avec Nadia qui corrigerait son propre texte, Lola Lafon détruit d'elle-même tous les clichés ou tout du moins les nuancent : capitalisme vs communisme, jeunes filles vs femmes, domination vs esclavage. La petite communiste qui ne souriait jamais va au-delà de la biographie, s'insinue dans les méandres du sport spectacle et de l'érotisation des corps, dans l'antichambre de Ceausescu (on a oublié qu'il était à une époque une sorte de despote éclairé s'insurgeant contre le "grand frère" soviétique). Plus dure sera la chute et le livre se fait alors cruel. Nadia prend du poids, Nadia fricote avec le pouvoir, Nadia n'est plus ce joli écureuil capricant, Nadia fuit le régime qui l'a fait reine. Dans un style qui bondit au-dessus des barres parallèles, la romancière tisse une aventure qui tient autant de la légende que de la vérité. Aujourd'hui, Comaneci est heureuse aux Etats-Unis, il n'y a plus rien à dire d'elle. Ce qu'elle fut, la façon dont elle a vécu ce sacerdoce et ces sacrifices, dans le sang, la sueur et la sciure, avant la gloire et le triomphe, reste finalement un mystère. Il lui appartient à jamais.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Jeux olympiques de 1976. Une petite gymnaste roumaine vient d'effectuer une prestation à la poutre. Le public est ébahi. Comment, elle n'a que quatorze ans ?
Hélas, la note s'affiche : « un virgule zéro zéro . Elle repasse de possibles fautes dans sa tête, l'arrivée du périlleux arrière, éventuellement, pas assez stable, qu'est-ce qu'elle a pu faire pour mériter ça ? » Le public gronde, l'entraîneur se fâche et console l'enfant, les juges s'agitent. Le Suédois se lève, « il ouvre ses deux mains (…) Alors la petite tend ses deux mains vers lui, elle demande confirmation, c'est un... dix ? (…) oui, ce un virgule zéro zéro est un dix. »
Lola Lafon ouvre son récit sur cette inoubliable victoire de Montréal. Elle explique le terrible parcours de Nadia pour en arriver à cette perfection, le rôle ambigu de son entraîneur qui démolit, sans scrupule, ces corps de préadolescentes, recule sans cesse les limites de ses exigences, manie la carotte et le bâton.
Elle nous fait vivre les entraînements de l'intérieur, vivre les souffrances et les doutes des championnes en général, de Nadia en particulier.
Comment encore faire mieux quand, d'entrée de jeu, on a atteint la perfection ?
Les chapitres sont très courts. Ils sont coupés par des échanges entre l'écrivain et Nadia, par courrier électronique ou par téléphone. Ils ont un tel accent de sincérité que, si une note au début du livre ne nous avertissait pas qu'ils sont fictifs et tout droit sortis de l'imagination de l'auteur, on les jurerait authentiques.
Le roman n'est pas centré uniquement sur les performances de la jeune athlète prodige. Il nous montre aussi le terrible règne dictatorial du couple Ceaucescu. La surveillance incessante à laquelle sont soumis les habitants, la police secrète, la menace, partout, latente, angoissante. Et même une « police des menstruations », puisque le tyran a décidé que les femmes devraient avoir le plus d'enfants possible.
Lola Lafon nous explique les recherches minutieuses auxquelles elle s'est livrée, les gens rencontrés, interrogés, les masses de documents épluchés.
Elle étudie aussi les conséquences psychologiques de ce « dressage » sur Nadia. Les ravages de ce battage médiatique. La voilà en pleine lumière, partout, tout le temps. On s'arrache ce petit prodige, cette petite fée, ce petit lutin malicieux. Et puis, du jour au lendemain, plus rien. Ce n'est plus elle. Elle ne séduit plus. Son corps a changé. Elle devient adulte.
Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce roman que j'ai trouvé très dur, très choquant. Certains passages sont ambigus, pleins de sous-entendus que je ne suis pas certaine d'avoir toujours correctement décodés.
Mais je l'ai trouvé très intéressant et très réussi, surtout dans la mesure où on se souvient de la grâce de cette délicieuse athlète miniature, sans se rendre compte de toute l'horreur qui se cache par-derrière. Il mérite donc d'être découvert.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 2 février 2015
Le livre est une biographie mâtinée de fiction de la vie de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci, célèbre pour avoir obtenue pour la première fois plusieurs 10 sur 10 aux JO de Montréal en 1976. Il décrit également la fin de la dictature féroce de Ceaucescu et sa chute brutale.
Il faut à mon sens avoir vu les images de ces JO et le choc que Nadia Comaneci a créé à l'époque pour être sensible au récit. Lola Lafon écrit très bien mais tombe dans le travers de beaucoup d'écrivains français, la métaphore à chaque phrase ou presque, ce qui peut lasser à la longue. Après les deux premiers tiers très intéressants et bien documentés, la fin du livre s'enlise un peu.
Au final, un bon roman qui aurait été meilleur avec un peu plus de simplicité dans l'écriture.
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le 10 février 2014
Un roman original partage entre l histoire romancee de Nadia C, et une conversation (fictive) entre l auteur et la Nadia Comaneci d aujourdhui...
On a l impression de revivre en direct les emotions sportives et les prouesses de Nadia, et on decouvre egalement la "machine roumaine et l envers du decor" tels qui sont decrits par l auteur... Tout s enchaine tres vite et on arrive a la fin presque decu que "ce" soit deja fini... Heureusement il reste les images a redecouvrir sur le web et egalement de bons livres a lire sur la Roumanie et Ceaucescu recommandes par l auteur ds les dernieres pages de son ouvrage..
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23 sur 28 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
C'est vrai qu'elle avait un côté Buster Keaton, « l'homme qui ne souriait jamais ». Le corps gracile et musclé, capable de se propulser dans les airs comme un cocktail Molotov, et de retomber sur ses pieds, imperturbable, souveraine. Nadia Comaneci a révolutionné le monde de la gymnastique, à 14 ans, aux JO de 1976. Les moins de 40 ans ne peuvent guère s'en souvenir. Lola Lafon a tout juste 40 ans. Et elle s'en souvient comme si elle y était. La preuve que la transmission passe par des canaux mystérieux, des fils invisibles qui relient les êtres. De la poussière de magnésie, tombée des mains de la gymnaste prodige, a dû voler jusqu'à son lit de petite fille de 3 ans, comme une poudre magique. Sinon, comment aurait-elle pu écrire un roman aussi acrobatique, aussi intérieur, au plus près des sensations de la championne roumaine ? Lola Lafon a trouvé son sujet, son double, son miroir, et du choc de cette rencontre jaillit un texte impressionnant de maîtrise et de poésie, comme les numéros de voltige de Comaneci. Cette adéquation de forme est le secret de la réussite du livre. Loin du biopic à l'américaine, le récit prend des risques, ose des apartés imaginaires entre la romancière et l'athlète, s'élève dans les airs avec des descriptions hallucinées des prouesses sportives, enchaîne les figures littéraires les plus personnelles et les plus justes, embrasse la totalité d'une personne hors du commun, avec une économie de moyens et un sens de l'équilibre saisissants.

De Nadia Comaneci, sa grande soeur d'âme, sa compatriote silencieuse, son modèle de force et de fragilité, Lola ­Lafon restitue toute l'ambivalence. A la fois moteur et victime, sujet et objet, l'athlète avance, encore et toujours, « plante carnivore de dangers dont il faut la gaver [...], elle grignote l'impossible, le range de côté pour laisser place à la suite, toujours la suite. » Or, il arriva un jour que la suite soit un grand gouffre. Celle qui ne tombait jamais sombra dans l'anonymat, après avoir été déchiquetée par ceux qui la portèrent aux nues. La force de Lola Lafon est d'introduire d'imperceptibles trous dans son récit, d'y incruster des zones de disparition, de transparence, de vide. Elle titube lentement derrière sa muse, « somnambule de sa propre enfance », et le livre fend la brume de la déché­ance avec une pudeur et une justesse exemplaires. Un destin se dessine, terriblement émouvant, celui d'une adolescente qu'on voulut figer dans l'inno­cence. Mais, Lola Lafon ne cesse de le répéter, Nadia Comaneci était un petit écureuil, incapable de tenir en place. Ecrit comme un livre qu'on se passe sous le manteau, un brûlot de résistance plein de sens cachés, La Petite Communiste qui ne souriait jamais met en regard la dictature communiste d'hier et l'asphyxie capitaliste d'aujourd'hui, dénonce l'absurdité d'avoir quitté une prison pour une autre : avant, les gens « avaient constamment peur, c'est vrai, peur qu'on les entende dire des choses interdites, aujourd'hui, on peut tout dire, félicitations, seulement personne ne nous entend. »

Lola Lafon interroge le silence, donne à entendre les cris étouffés de ceux qui ont troqué un bâillon contre un autre. Sa parole est d'or, et prouve que les langues déliées triompheront toujours, qu'elles tracent leurs lettres dans les airs, du bout des doigts de pieds, ou sur le papier, éprises de liberté.
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