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Il s'agit d'un roman d'amour sous forme de roman d'espionnage.

Si on aime habituellement chez McEwan les longues phrases complexes, le rythme lent du récit, l'amoncellement de détails enchâssés dans la phrase et qui donnent aux personnages une incroyable ampleur verbale, si on aime en McEwan une sorte de Flaubert anglais contemporain, on sera déçu, parce que rien de cela n'est présent dans ce livre.
Si, en revanche, on est plutôt réfractaire, chez McEwan, à toutes les qualités énumérées plus haut, alors on sera content. Les phrases sont simples, l'intrigue est, finalement, assez simple, les personnages ne sont pas fouillés jusqu'au moindre recoin de leur psychologie.
McEwan étant ce qu'il est, on découvre à la fin du roman que tout cela est voulu, le fruit d'un artifice narratif, et le signe de la maturité d'un auteur capable de mettre son style propre de côté pour écrire dans le style d'un autre, pour les besoins de l'intrigue. C'est un agréable roman à rebondissements et un bel exercice de style.

Dans le genre roman d'espionnage par un grand écrivain non spécialisé dans le genre de l'espionnage, on lira aussi La vie aux aguets de William Boyd, ou toujours de William Boyd, L'attente de l'aube.
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le 12 novembre 2015
"Le MI5, la légendaire agence de renseignements anglaise, est bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d'écrivains dont l'idéologie s'accorde avec celle du gouvernement...".
J'ai pris un grand plaisir à lire cet ouvrage remarquablement bien écrit par un romancier de grand talent.
Il jette un voile de couleurs miroitantes et irisées sur les rapports que peuvent entretenir un officier traitant avec son agent d'influence. Pour que les choses soient claires dès le début néanmoins, ce roman est au travail de désinformation ce que "Pretty Woman" est à la prostitution. Un conte pour adultes. Avec de beaux esprits libres d'une probité intellectuelle telle qu'elle les plonge dans des conflits cornéliens entre sentiments personnels et devoirs au service de l'État...
Ce qui fait pourtant des 448 pages de ce roman un chef d'œuvre c'est qu'il décrit le processus de création littéraire de l'intérieur avec une imagination et un brio qui font de McEvan un auteur parmi les plus grands.
Je ne révèlerai pas le retournement final, mais l'idée qu'un tel ouvrage puisse être écrit pour servir les desseins qui motivent les supérieurs de la jeune protagoniste et que l'auteur réussisse à inscrire ce propos dans la trame même du récit n'est pas la moindre de ses performances.
Respect pour tant d'intelligence, tant de finesse et tant d'imagination, Mr McEwan !
J'espère sincèrement que les "allocations" accordées par les services secrets britanniques pour "défendre le monde libre" via leurs prix et fondations on été réévaluées depuis les 2000 £ annuels des années 70 et vous permettent d'accompagner vos huitres des meilleurs Chablis. Les qualités morales exceptionnelles des enfants de la classe dirigeante britannique issue d'Eton et de Cambridge (telles que vous nous les dépeignez ;-) ), les méritent amplement... On aimerait sincèrement vous croire...
J'invite donc le lecteur à partager un temps l'illusion romanesque de beaux jeunes gens pleins de principes idéalistes et désintéressés et de rêver pendant quelques heures à une Humanité humaine !...
Bonne lecture, vous ne le regretterez pas.
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le 12 février 2014
Je suis un grand amateur des livres de McEwan et je considère que "Sur la plage de Chesnil" et Délires d'amour" sont de purs chefs d'oeuvres. Je me suis donc précipité pour lire "Opération Sweet Tooth" et dire que j'ai été déçu serait trop faible. Un roman, étiré difficiement sur plus de 400 pages, dont n ne sait s'il s'git d'une histoire d'amour(s) avec qui ? ou un roman d'espionnage mais alors le sujet est plus que mince et je ne le dévoilerai pas ici pour ne pas frustrer un éventuel futur lecteur. Il est question d'un écrivain dont McEwan donne le résumé de deux de ses romans (sans que cela soit en rien nécessaire à l'intrigue du livre). Le paradoxe c'est que ces deux résumés (une dizaine de pages chacun) sont beaucoup plus intéressants que "Opération Sweeth Tooth" elle-même. Par ailleurs l'histoire est raconté par un personnage féminin et sa psychologie est à ce point rudimentaire que l'on peut se demander si McEwan ne serait pas un peu mysogine. Bref, livre à déconseiller.
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le 14 janvier 2014
J'avais été un peu déçu par "Solaire", le précédent Ian McEwan et je brûlais de lire la nouvelle réalisation de l'auteur. Tout d'abord, il ne faut pas se laisser abuser par le titre: McEwan n'est pas devenu John Le Carré et l'espionnage sert avant tout de cadre à une belle histoire d'amour et à une intéressante réflexion sur la littérature, l'écriture, la fiction. Tout au long du roman s'enchâssent différentes fictions de Tom Haley (l'écrivain "sponsorisé" par le MI5 et qui a séduit l'héroïne) proposant un regard inédit sur la vie même de McEwan (il a avoué avoir inséré une large part d'autobiographie dans ce roman) mais aussi une réflexion sur la création artistique, la place et le role de l'écrivain dans la société, sur le mensonge et la manipulation...
Sans trop en dire, on est séduit du début à la fin. Un petit bijou pour un McEwan au meilleur de sa forme!
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Ian McEwan est un écrivain surdoué qui propose toujours à son lecteur des récits jubilatoires “so british” tels que “Expiation”, “Amsterdam”, “Sur la plage de Chesil” ou encore “L’enfant volé” qui reçut le prix Fémina en 1993. L’écriture est alerte, pleine d’esprit et parfois cruelle. Difficile de ne pas se laisser embarquer dans l’un de ses vaisseaux littéraires qui nous procurera toute la palette des sensations qu’une croisière au long cours peut offrir.
Dans son douzième roman, “Opération Sweet Tooth”, l’auteur anglais nous propose une plongée dans le Londres des années 70. Serena Frome, fraîchement diplômée de Cambridge, est embauchée par le MI5, l’agence de renseignements britannique, en tant que sous-officier stagiaire. Elle va être rapidement impliquée dans une opération qui consiste à soutenir financièrement des écrivains aux opinions fortement anti-communistes. Nom de code “Sweet Tooth”. La mission de Serena, lectrice boulimique, sera d’approcher Tom Haley, un jeune auteur très prometteur dont elle apprécie d’abord la littérature avant de tomber dans ses bras, ce qui pourrait passer pour un manque de professionnalisme mais rappelons que notre apprentie agent de renseignements est à peu près aussi débutante que Fabrice del Dongo à la bataille de Waterloo.
Serena raconte les épisodes successifs de cette affaire des décennies plus tard, alors qu’elle a quitté les services de renseignements depuis fort longtemps. Ce qui part d’une réalité historique avérée à l’époque en Grande Bretagne se transforme en méditation sur la littérature et en une célébration du roman. McEwan se retourne sur 40 ans de travail littéraire tout en traitant d’une période totalement paranoïaque au Royaume Uni où les espions soviétiques proliféraient à Londres et où certains agents britanniques basculaient dans le camp adverse. McEwan joue sur l’analogie entre les méthodes du renseignement et celle du romancier, construction de réalités fictives, manipulations, mensonges… Tom Haley, avatar de McEwan, va se retrouver au coeur d’une affaire qui dépassera de très loin l’activité paisible et solitaire de l’écrivain.
Jusqu’au dénouement McEwan parvient à réaliser le tour de force de tenir de bout en bout le lecteur en haleine tout en transformant le roman en personnage de premier plan, celui qui nourrit nos vies et dont nous ne pourrons jamais nous passer malgré ceux qui annoncent périodiquement sa disparition.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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le 19 janvier 2014
Londres, années 70. Serena 20 ans, espionne. Règle n°1 : ne pas tomber amoureuse de sa cible...

Entre thriller politique et parodie d'espionnage, le dernier livre de Ian McEwan nous entraîne dans les méandres de la guerre froide. Fille d'un révérend de province, Serena, gourmande, joueuse, candide et littéraire, débarque à Londres et se laisse enrôler au sein des services de renseignements britanniques. Elle se voit confier la mission, aussi fantasmatique que périlleuse, d'infiltrer le milieu des lettres anglaises et son étoile montante Tom Haley ( ne serait-ce pas là le jeune McEwan ?), pour le meilleur et pour le pire...

Roman à tiroir, de nombreuses histoires en une seule, virevoltant, chantant et surtout brillant, tel est le nouveau livre de Ian McEwan !
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le 21 janvier 2014
Une vraie symphonie avec ses moments calmes qui explorent la profondeur des personnages et ses envolées pleines de suspense. Un très beau roman d'amour sur fond de services secrets dans l'Angleterre des années 70 avec une écriture qui laisse des traces une fois le livre refermé.
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le 14 janvier 2015
Opération Sweet Tooth est un roman d'Amour sous forme de roman d'espionnage.
Il s'agit du premier roman de Ian McEwan que je lis et j'ai apprécié son style d'écriture, fluide et rapide. On rentre rapidement dans l'histoire. Le roman s'enchaine entre la vie intime de Serena, lectrice compulsive et étudiante ratée en mathématiques, recrutée par le MI5 et les explications sur la nécessité de formater les esprits qui soutiendraient un peu trop la pensée soviétiques (on est en pleine Guerre Froide).
Beaucoup de lecteurs ont trouvé le personnage de Serena un peu creu...il est vrai que j'ai eu du mal à me la représenter en tant qu'espionne. Après réflexion, si le personnage de Serena me semble suffisamment approfondi par l'auteur, c'est aussi parce qu'après avoir lu des digressions sur l'histoire de l'espionnage en l'Angleterre, parfois un peu trop longues à mon gout, on a hâte de savoir ce qu'il va arriver à Serena.

Pour conclure, c'est un livre que je conseille car le thème est original. Toutefois, j'aurai aimé une cinquante de page en mis sur l'Espionnage en Angleterre
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 9 décembre 2014
Me concernant, c'est le premier roman de Ian McEwan que je lis. Je n'ai donc pas de point de comparaison par rapport à ses ouvrages antérieurs.

Je dois dire que j'ai beaucoup aimé son histoire qui nous plonge dans le monde du renseignement de l'Angleterre des années 60 et notamment le personnage de l'héroïne qui ne contrôle pas grand chose de sa vie. Passionnée de littérature, elle se retrouve à faire une licence de maths à Cambridge. Elle devient la maîtresse du prof d'un ancien copain devenu homosexuel et la voilà embauchée au MI5 sans vraiment avoir fait un choix de carrière. Même sa plus belle histoire d'amour dans le roman se développe à partir d'une rencontre un peu "téléguidée" et lui échappe au final.

J'ai lu certaines critiques comme quoi la psychologie des personnages était assez peu approfondie. Pour un lecteur avec un oeil extérieur à l'oeuvre complète de McEwan, je trouve que la psychologie des personnages n'est pourtant pas bâclée et que de plus, cette volonté de ne pas aller trop loin dans ce détail relève d'un procédé littéraire propre à l'intrigue.

L'ambiance de ce livre est proche des derniers romans de Boyd, que j'avais aussi bien aimé. Je resterai donc très positif sur ce roman qui m'incitera à lire d'autres ouvrages de l'auteur.
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Ian McEwan, né en 1948 à Aldershot, est un romancier et scénariste britannique. Il a passé une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient à Singapour, en Afrique du Nord (en Libye), et en Allemagne, où son père, officier écossais dans l’armée britannique, était en poste. Il a fait ses études à l’université du Sussex et l’université d'East Anglia, où il a été le premier diplômé du cours d’écriture créative créé par Malcolm Bradbury. Dès le début des années 1980, Ian McEwan s’impose sur la scène littéraire britannique et plusieurs de ses ouvrages ont été adaptés pour le cinéma. Dernier roman de l’écrivain, Opération Sweet Tooth est paru il y a quelques semaines.
En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d'être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le M15. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d'écrivains dont l'idéologie s'accorde avec celle du gouvernement, pour cela elle monte l’opération Sweet Tooth.
Si ce résumé évoque les romans d’espionnage, sachez qu’il n’en est rien ici, ou du moins pas dans le sens où l’entendent les amateurs du genre qui seront déçus s’ils s’y plongent sans précaution. L’agence de renseignements britannique et l’opération dont Serena Frome est un maillon actif, ne sont que le décor d’un roman qui a plus à voir avec les romans d’amour ou sentimentaux. En effet, le roman ne traite que des rapports amoureux entre Serena et Tom, elle l’officier subalterne des services secrets et lui le jeune écrivain cible de l’opération en cours. Elle, tombée amoureuse de celui qu’elle doit manipuler, contrevenant aux règles élémentaires de sa profession.
A ce décor nous ajouterons en toile de fond, une chronique des années 70, évolution des mœurs (place de la femme dans la société), politique internationale et IRA, révolution musicale etc. Et plus intéressant, mais trop court, des réflexions sur l’écriture et le roman, « Je découvrais que la lecture est faussée lorsque l’on connait l’auteur ».
Ian McEwan sait y faire, force est de le constater particulièrement pour ce roman car il n’est pas vraiment réussi. Rien n’est très crédible, du coup de foudre immédiat, aux nombreux litres de chablis engloutis par les deux amants. Ecrit un cran au-dessus des critères qui font qu’on abandonne un livre, c’est–à-dire assez bien écrit pour qu’on ne le lâche pas avant la fin, pas vraiment passionnant mais suffisamment néanmoins pour aller jusqu’au bout sans déplaisir. Le roman achevé, je ne savais pas répondre à la question : un bon livre qui ne tient pas toutes ses promesses ou un roman moyen assez bien maquillé pour faire illusion ?
Finalement je reste dubitatif. C’est bien écrit (très belle scène quand Serena retourne chez ses parents pour Noël) et le dernier chapitre est vraiment bien avec, non pas un retournement de situation mais une mise en perspective renversante très littéraire. Mais c’est tout. Un jugement désolé car l’écrivain a les moyens pour mieux faire.

« Votre tâche sera un peu plus délicate que d’habitude. Vous le savez comme moi, il n’est pas évident de déduire les opinions d’un écrivain à partir de ses romans. Raison pour laquelle nous cherchons un romancier qui écrive également des articles de presse. Nous sommes à l’affût de quelqu’un pouvant consacrer un peu de temps à ses confrères opprimés des pays de l’Est, se rendre sur place pour apporter son soutien, peut-être, ou envoyer des livres, signer des pétitions en faveur d’auteurs persécutés, affronter ici ses collègues aveuglés par le marxisme – quelqu’un qui n’ait pas peur de défendre publiquement les écrivains emprisonnés par Castro à Cuba. Qui aille à contre-courant de l’orthodoxie ambiante. Il faut du courage, Miss Frome. »
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