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500 PREMIERS RÉVISEURSle 25 novembre 2015
L'Italie de la fin du XIXe siècle semble être par définition la patrie de l'opéra, et il faudrait citer alors tant de compositeurs, tant de chefs d'oeuvre... Mais à côté des choeurs majestueux et des arias virtuoses se développait une musique purement instrumentale, autour de Sgambati, Martucci ; c'est ce répertoire négligé que Francesco La Vecchia enregistre pour le label indépendant Naxos. Ce disque est consacré à un compositeur à la carrière fulgurante, décédé brutalement à 39 ans : Alfredo Catalani.

De Catalani, on connait surtout son opéra le plus célèbre, La Wally ; et plus encore son morceau de bravoure, Ebben. A côté de ses opéras, Catalani s'est aussi penché sur la musique strictement orchestrale.
On commencera l'écoute de ce disque par le scherzo composé en 1878 ; c'est une petite pièce aimable sans être géniale, plus proche de la première moitié du XIXe siècle, mais qui reste lisse aussi bien dans son orchestration que dans sa mélodie.
Plus intéressant, le petit andantino s'ouvre avec les vents. C'est un petit air tout en délicatesse, une petite miniature, comme un interlude d'opéra. Une oeuvre de jeunesse (1871), déjà riche de promesses.
Le changement de style et de ton est plus marqué avec les Contemplations de 1878. La maîtrise du propos est évidente, et si on pense à nouveau à un interlude ou à un prélude d'opéra, c'est à la fois par la richesse de la mélodie, la subtilité de l'orchestration, et surtout l'émotion qui sous-tend l'ensemble du mouvement pendant plus de 10 minutes.
Tout aussi maîtrisée et réussie, la "symphonie romantique" intitulée "le matin" n'a rien à voir avec le morceau du même nom de Grieg. Ici, le matin émerge lentement de la nuit. L'orchestration, riche et inventive, nous mène de l'obscurité à la lumière, préfigurant en un sens le début de la Symphonie alpestre de Richard Strauss. Romantique, cette symphonie l'est sans doute, par sa dimension programmatique, par son souci d'évoquer la Nature, par la richesse de ses émotions. Est-ce ce romantisme qui semble parfois, sur quelques mesures, préfigurer Mahler ? C'est un véritable poème symphonique, et une vraie réussite.
On terminera avantageusement par l'oeuvre la plus ambitieuse (et la plus longue) du disque, la première plage aussi : Ero e Leandro. L'appellation "poème symphonique" est enfin clairement revendiquée, et cette liberté de ton laisse à Catalani la possibilité de construire son poème en différentes strophes faciles à identifier, jusqu'au drame final. L'ouverture, anxieuse, nous plonge déjà dans le drame. Irait-on jusqu'à parler d'opéra sans paroles ? Le caractère scolaire et appliqué du scherzo est très loin ; c'est une oeuvre de la maturité, le pendant orchestral de La Wally, une partition solide et riche de promesses, qui n'est pas sans évoquer Wagner parfois.

Sans doute pourra-t-on trouver anecdotiques ces partitions orchestrales d'un compositeur d'opéra. Il n'en s'agit pas moins d'une musique fort belle, parfois inspirée, toujours émouvante. Certains enregistrements sont des premières mondiales : la carrière si brève de Catalani mérite sans doute qu'on accorde intérêt et crédit à chacune de ses rares œuvres.
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le 29 mars 2014
La musique de Catalani on met pour les moments qu'on a besoin de se décontracter; enfin,plus ou moins. A aimer!
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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