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Maylis de Kerangal est une virtuose. Naissance d'un pont impressionnait par sa construction et ce style invraisemblable : phrases d'une longueur proustienne, chevauchement du prosaïque et du philosophique, intensité des sentiments, multiplicité des voix et des points de vue. Réparer les vivants est bâti sur le même modèle, autour du sujet délicat du don d'organes. Brillant est le récit, épopée médicale sans pareille, héroïsme quasi mythologique d'hommes et de femmes entraînés à devenir des démiurges avec pouvoir de vie et de mort. Le livre est une symphonie en plusieurs actes, fourmillant de détails, au risque de noyer le lecteur dans ce compte à rebours angoissant où les personnages d'un drame humain apparaissent et disparaissent au fil de la plume de la romancière. Nul doute que Réparer les vivants est une oeuvre, avec un O majuscule. Mais tout y est intense, tragique et dérisoire, comme accéléré sans un rythme qui laisse peu de place à la respiration. D'où cette impression d'être pris en otage, d'épouser ce tempo virevoltant sans laisser le temps de souffler. La littérature, c'est aussi pourtant cela aussi, des zones moins denses, des pauses pour mieux apprécier les moments d'acmé. Kerangal est une guerrière, elle est au combat en permanence. Son livre est impressionnant, suffocant mais aussi irrespirable par moments. Elle y va de si bon coeur, qu'elle nous le laisse brisé, gros et barbouillé.
33 commentaires25 sur 26 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 février 2014
D'abord il faut lui reconnaitre un style très original, peu académique, plein de fulgurances, de collages, avec parfois de vraies réussites dans l'évocation poétique...mais c'est aussi un style qui peut dérouter, voire fatiguer....si c'était de la peinture on verrait le dripping de Pollock et en musique les traits débridés d'ornette coleman peut-être...mais ça peut aussi sembler sur-écrit..."ça sent la sueur", si je peux me permettre, ça "fait" moderne...on voit les coutures et les empiècements par endroits...
Sur le fond, j'ai trouvé la première partie, sur la mort et le deuil, très fine, très délicate...vraie...et puis "patatras", la seconde partie nous donne à voir un documentaire de la RTF sur "le don d'organe, principes et méthodes".Quel dommage!
On a alors le sentiment qu'on nous gave tel une oie de pages de notes, la documentation de l'auteur sans doute,régurgitée telle quelle...et là on s'ennuie ferme.D'autant que les personnages peinent alors à exister...l'infirmière cordelia owl (quel nom!) et ses aventures coÏtales poubelières, uniques objets de ses pensées, ainsi que les jets de pizzas de la petite amie borderline du jeune chirurgien italien nous laissent parfaitement indifférents...quel rôle dans l'économie du récit?...la vie continue malgré la mort?..."the show must go on"?...pourquoi pas, mais la trivialité vient ici gâcher toute la tendresse douloureuse du début...imaginez que vous écoutez l'"agnus dei" du requiem de fauré et que l'on vous l'interrompe sans prévenir avec la fanfare de "la piste aux étoiles"...c'est contrariant...
44 commentaires60 sur 67 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 mars 2014
Maylis de Kerangal, je vous ai vu et entendu la première fois dans une émission de télévision sur une chaine reconnue et vous débattiez de mémoire sur la vie et la médecine ainsi que sur ces maladies qui nous empoisonnent mais qui peuvent, grâce aux progrès de la chirurgie et des greffes, être stoppées. Vos arguments et votre réflexion sur l'intégrité de notre corps ainsi que votre opinion sur le fait qu'il faut le "désacraliser" m'ont totalement convaincu. La symbolique en particulier du cœur questionne.
Ensuite je vous ai revu deux fois dans un hebdomadaire se consacrant aux programmes de télévision et de radio qui remplit au moins 50% de ses pages des thèmes devant nous faire réfléchir sur notre société par critiques interposées de tous les spectacles de France et de Navarre. Lire votre interviewe, voir votre photo sur pied en page de couve et la semaine suivante vous retrouver adulée, je me suis familiarisé un peu dans vous et dès que l'occasion pendant un déplacement professionnel s'est présentée, j'ai acheté "réparer les vivants", votre bouquin.
Je viens de le terminer et mon impression ambivalente. De l'agacement à l'intérêt réel. Décaler la gravité du choix des parents de Simon par des tranches de vies des protagonistes qu'ils soient médecins ou non avec des phrases de surcroit qui s'étendent sur des pages entières, plus moult détails bien graveleux pour certains, je ne comprends pas ! Bigre que cela est triste, d'ailleurs le temps est gris et froid pourquoi pas, mais je trouve que la "chute" entre la décision des parents qui acceptent (pourquoi ? comment ? quel est leur cheminement ?) et ces longueurs qui veulent sans doutes nous faire gouter au dérisoire ne rendent pas la lecture de votre opus fluide.
Comme souvent il y a décalage entre l'explication de la démarche d'un auteur voire d'un artiste et son œuvre, dans votre cas je le regrette c'est frappant. La question que vous posez est d'actualité et on doit vous remercier de l'avoir romancée.
Pour finir sur une note positive, la lecture de "réparer Les vivants" s'apparente plus à un scénario de film tant vous passez du temps à décrire les environnements, idéal donc pour un metteur en scène.
0Commentaire16 sur 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 mars 2014
Ce roman est bien écrit dans le sens où l'auteur arrive à nous faire ressentir les émotions telles que nous les aurions ressentis si nous avions été dans la même situation. La différence du ressenti vis-à-vis de cette mort et de la décision de don d'organes entre la famille endeuillée, la famille receveuse et le personnel médical est bien mis en évidence. En contre-partie, l'écriture est un peu trop compliquée et ennuyeuse sur la partie médicale, surtout vers la fin du roman, où j'ai même sauté des pages, dommage.
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le 23 mars 2015
Dommage, car le sujet était intéressant mais la manière de le traiter totalement décalée. L'auteure fait des descriptions très longues, très médicales qui n'ont aucun intérêt dans un roman, le côté émotionnel et affectif des personnes en deuil passe en 2ème voire 3ème plan. Le titre est erroné car en fait il n'est pas question de réparer les vivants, c'est à dire la famille car rien n'est fait pour elle, la réparation n'intervient que pour la personne greffée. J'ai sauté beaucoup de pages lors des digressions en tout genre (médicales, amours des diverses personnes, cheminement professionnel....). Un sujet qui aurait pu amener des réflexions intéressantes......mais là c'est un échec total.
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La narration est tellement bien écrite qu'elle s'approche dangereusement d'un exercice de style et semble par instant neutraliser toute émotion.
J'ai été selon les passages du livre, touché (phases de prélèvement et implantation par exemple) ou agacé (compte rendu de style journalistique concernant les procédures, peinture trop expressionniste des personnages, en particulier la famille). C'est un beau roman, mais j'ai l'impression que l'auteure n'a pas vraiment su lui donner un sens, comme si, à l'instar de son jeune héro, elle aussi surfait sur une vague non maitrisée.
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le 27 octobre 2014
C'est le premier livre que je lis de Maylis de Kerangal. Je n'ai pas du tout accroché au style de l'écriture qui m'a paru assez hautain, alors même que l'histoire me semblait a priori intéressante.
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le 9 septembre 2014
Après le tapage médiatique entourant la sortie du livre, il en fallait beaucoup pour relever le défi: pari gagné!
Style sobre, riche. Ecriture précise. Descriptions réalistes. Des personnages touchants. Une plongée unique au coeur des services de transplantation.
Un livre qui suscite des questionnements inédits chez le lecteur, presque impudiques, sur notre relation au corps, à la mort, au don.

Un beau livre, plein de vie. Bravo!
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le 9 mai 2014
superbe parce qu'une situation ,un drame,la mort,est racontée au fur et à mesure,nous dévoilant les principaux protagonistes dans un style sans pathos avec des précisions qui nous conduisent au but ,une transplantation cardiaque.Tout cela est tellement bien écrit que nous arrivons à prendre partie,si bien que je me suis demandé,si,à la place des parents de ce garçon décédé, j'aurais accepté le don du cœur de mon fils..À recommander
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le 6 avril 2014
avec une écriture très contemporaine, M. de Kerangal trace le portrait d'un garçon de 19 ans, passionné de surf, en pleine santé et qui perd la vie dans un accident. Elle sait dire le choc d'une telle mort qui fracasse les parents, leur interrogation avant leur accord pour prélever les organes de leur fils. Elle sait montrer que sans la greffe du coeur de ce jeune homme, celle qui reçoit son coeur n'aurait plus vécu longtemps. Le tout est dit avec beaucoup de force et d'humanité. Je crois aussi que ce livre-capital- pose un problème essentiel: à partir de quoi, de quand peut- on dire d'un être qu'il est mort? A partir de cet instant, pourquoi ne pas " servir" les autres, nos frères en humanité, qui, souffrants et brisés, ne pourraient vivre sans une greffe?C'est un livre très profond, qui nous interpelle au plus profond de nous-même et nous oblige à nous remettre en question. Cela dit, ce n'est absolument pas un livre" ennuyeux "à lire!
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