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3,6 sur 5 étoiles
The Immigrant
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Un tel film, ou disons une telle découverte au cinéma (The Immigrant est sorti en salles en novembre 2013) m'avait laissé sur la faim. C'est rare, mais pour celui-ci, j'ai voulu donner une seconde chance... Mal m'en a pris! Et pourtant, voici un film qui augurait bien d'excellentes qualités. Et puis, rappelons-le : James Gray, qui signe là son cinquième long métrage, n'est plus un inconnu. Il figure sans conteste parmi les plus grands cinéastes outre-atlantique. A ce jour, Two Lovers reste, de mon point de vue en tout cas, son chef-d'oeuvre, même si le film fut plutôt incompris et malmené auprès du public lors de sa sortie en salles en 2008. The Immigrant présente quant à lui un intérêt de taille vu maintes fois au cinéma : les vagues d'immigration aux Etats-Unis au début du siècle dernier. On se souvient tous de l'excellent et incomparable America, America, oeuvre insurpassable s'il en est, signée Elia Kazan. Ce fut donc avec beaucoup de curiosité et d'espoir que j'étais allé voir The Immigrant, lequel met en scène les vicissitudes d'une jeune Polonaise fraîchement débarquée à New-York (Ewa), après que ses parents furent décapités par des hordes sauvages dans son pays natal (sic). Elle n'arrive pas seule. Elle est accompagnée de sa soeur (Magda). Très vite, elle est prise en charge par Bruno (Joaquim Phoenix). Nous assistons alors à sa descente aux enfers (vols, prostitution).

Assez réussi sur le plan esthétique, le film souffre néanmoins de quelques défauts que l'on retrouve souvent dans les reconstitutions historiques : scénario ultra léché, perfectionnisme esthétique au détriment d'émotions fortes... Gray, tout en jouissant d'une réputation non contestée, celle du cinéaste le plus européen des réalisateurs américains actuel (l'on songe parfois à Visconti pour l'aspect des couleurs et de la photographie), réalise là une oeuvre intéressante qui nous interroge sur la filiation, le destin. Mais c'est aussi une oeuvre qui manque d'ambition (ou qui en a trop, paradoxalement), tenaillée par une seule et même question : comment réussir sa vie quand on est une femme immigrée aux Etats-Unis, et de surcroît reniée par sa famille (l'oncle et la tante n'aideront pas Ewa). Même si Gray fait preuve d'un savoir faire indéniable, il me semble, dans ce film précisément, qu'il n'atteint pas son but, ou à peine (la transition superficielle entre le rêve d'Ewa et le retour à la réalité en est symptomatique...).

Le casting n'est pas non plus ce qu'il a de meilleur. Marion Cotillard (dans le rôle d'Ewa), même si par moments elle est touchante (le baiser avec Orlando est un pur enchantement), la caméra ne donne pas la possibilité de quantifier les douleurs de cette jeune femme (même la scène du confessionnal me paraît ratée). Pour un mélodrame auquel j'ai donc voulu donner une seconde chance, mes sentiments sont aussi mitigés que lors d'une première vision. Pire encore, malgré ses qualités esthétiques, le film est d'un profond ennui avec ses personnages inventés de toute pièce et tout à fait artificiels (Phoenix ne convainc pas, Cotillard à peine...). Ainsi la question qui se pose est la suivante : pourquoi le film ne fonctionne t-il pas ? Qu'est ce qui dans sa structure fait que le spectateur reste en dehors et ne partage pas l'émotion des acteurs (exception faite au cours du plan final, qui est la meilleure idée du film). The Immigrant n'est pas complètement raté, il avait même tout pour lui, mais il y manque l'étincelle qui aurait pu me faire rentrer dans l'histoire. Au final, des sentiments plus que mitigés en revoyant ce film qui, s'il possède de belles formes, manque cruellement d'idées et traîne parfois en longueur. Vraiment dommage. Un film à voir toutefois pour qui s'intéresse à l'histoire américaine.

_________________________________________________________________________________________________

(1) Sur le sujet de l'immigration, on pourra toujours voir également Right of Passage (Droit de Passage (avec Ray Liotta et Harrison Ford) et qui traite de l'immigration aux Etats-Unis de nos jours.
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Sur un fond historique qui s'attache aux terribles difficultés auxquelles étaient confrontés les candidats à l'immigration aux Etats-Unis, à l'époque (1921) où elle était encore massive, « The Immigrant » raconte avant tout les péripéties dramatiques d'un dilemme amoureux, dans une veine proche de celle de « Two Lovers ».

Eva (Marion Cotillard), une jeune polonaise, débarque à Ellis Island avec sa sœur Magda mais elle en est vite séparée, car cette dernière est mise arbitrairement en quarantaine. De peur d'être expulsée, Eva se lie son destin à celui de Bruno Weiss (Joaquin Phœnix), un homme qui semble vouloir l'aider mais qui dirige en fait un réseau de prostitution. Tiraillée en la volonté de sauver sa sœur pour laquelle elle doit réunir de l'argent et les réalités qui la poussent à toutes les compromissions, Eva se débat comme elle peut dans une ville hostile et inconnue. « Est-ce un péché que de vouloir survivre ? » : tel devient le questionnement qui taraude également sa foi catholique. A cette interrogation morale s'ajoute bientôt celle de l'amour ou de la haine, envers les deux hommes qui s'intéressent à elle.

Tout en recréant avec un grand réalisme le New-York des années 20 (celles de la Prohibition et de la Corruption généralisée), James Gray réalise une nouvelle fois un film d'une grande beauté, tant visuelle que formelle. Sobre, profond et émouvant, « The Immigrant » pose un regard étonnant sur un monde extrêmement dur et violent des bas-fonds de New-York.
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On peut bien sûr en toute occasion se dire que tout le monde a ses raisons de penser ce qu'il pense à propos d'une oeuvre, quelle qu'elle soit. On peut également estimer qu'il y a des raisons objectives à la réussite ou au ratage des oeuvres en question. Il n'est pas non plus interdit de croire que c'est au confluent des qualités objectives et de la perception subjective que tout se joue, et que le 'ressenti', quelle que soit sa nature, ne devrait pas faire litière de ces qualités. A mes yeux, The Immigrant se pose en exemple type. Voici un film qui de toute évidence a bien des vertus et qui pourtant a été globalement mal reçu, à vrai dire presque ignoré - aussi bien à Cannes que lors de sa sortie en salles - et surtout dont les qualités n'ont même pas spécialement été reconnues par nombre de ses spectateurs. Au-delà du mauvais procès habituel - un film en costumes serait forcément 'académique' et sentirait la naphtaline quand il ne chercherait pas à proclamer très fort sa modernité d'une façon ou d'une autre - la réaction a souvent été que le film n'est pas assez émouvant et qu'il rate sa cible pour cette raison. Si je suis assez franchement en désaccord sur ce dernier point, il est évident que James Gray n'a pas essayé de rendre son mélodrame flamboyant, pas plus qu'il n'a cherché à ressembler à ses modèles avoués de toujours, des films de metteurs en scène qu'il vénère tels Elia Kazan, dont le America America repose sur une énergie et des stridences qui ne sont pas du tout ce que Gray a voulu pour The Immigrant, ou Francis Ford Coppola, dont Le Parrain, surtout dans sa 2ème partie, a une dimension de fresque qu'il n'a pas tenté de reproduire, etc.

Sur un sujet de mélodrame à l'ancienne (voir synopsis ci-dessus), qui pouvait également donner lieu à une fresque sur la condition des immigrés à New York dans les années 20 et leur transformation en Américains, James Gray a choisi de faire autre chose. En restreignant le point de vue à ce qui arrive à cette immigrée polonaise, et plus encore en remettant ses obsessions au centre de son nouveau film - le conflit entre deux parents d'une part, presque toujours deux frères ennemis, le triangle amoureux d'autre part (cf. ses quatre premiers films Little Odessa,The Yards,La Nuit nous appartient & Two Lovers) - il en réduit sans aucun doute la portée. Mais il arrive à décaler le regard au moins légèrement sur tout ce qui est le plus attendu. Gray n'a jamais rechigné à utiliser des conventions. Contrairement à La Nuit nous appartient - film que j'aime beaucoup mais dont il faut bien avouer que les clichés finissent par l'endommager un peu dans sa dernière partie - The Immigrant me semble ne jamais tomber dans quelque chose de figé et montrer les choses toujours un peu différemment de ce qu'un spectateur peut attendre sur un tel sujet. Sur le chapitre de l'émotion, si Gray a toujours dit adorer les films et opéras qui sollicitent l'émotion très directement et vivement - à commencer par Puccini, qu'il revendique comme une influence directe ici comme il l'avait fait au préalable pour The Yards - il est évident que la qualité d'émotion qu'il souhaite trouver est des plus décantées. Si cela n'est pas selon moi synonyme de volonté de tenir le spectateur à distance, il est certain que la délicatesse de touche dont il fait souvent preuve n'est pas le meilleur moyen d'émouvoir fortement. Si ce film émeut, ce n'est donc pas parce qu'il solliciterait le spectateur plus souvent qu'à son tour en lui commandant d'être ému, mais parce que la forme qu'il a adoptée porte une histoire et des personnages dont l'humanité complexe est susceptible, in fine, de libérer des émotions complexes.

Car oui, ce film se caractérise avant tout par sa délicatesse et sa complexité, au-delà des éléments conventionnels dont on peut penser de prime abord que ce sont des ficelles un peu grosses quand on écrit un scénario en 2013. Ainsi, l'histoire de la femme victime qui deviendrait une putain au grand coeur n'est au bout du compte pas celle du film. Pas plus que la relation avec Bruno Weiss, l'imprésario-proxénète, n'est aussi simple qu'on peut le craindre initialement. Le scénario nous emmène finalement autre part, vers des demi-teintes qui, si l'on peut dire, éclatent dans la dernière séquence. Le seul regret que j'ai quant à moi, c'est que si les deux personnages principaux interprétés par Marion Cotillard et Joaquin Phoenix ne se résument pas à des types univoques et finissent par acquérir une véritable épaisseur, 'le troisième homme' (joué par Jeremy Renner) ne va en revanche pas beaucoup plus loin que la fonction qui lui a été attribuée. Si véritables clichés il y a, ils sont d'ailleurs pour la plupart liés à ce personnage. C'est d'autant plus dommage que l'idée de lier la notion du rêve américain à un prestidigitateur était riche de potentialités, que le script sacrifie hélas beaucoup trop vite. Ce film aurait donc pu être plus riche avec grosso modo le même matériau, qu'il n'exploite de fait pas autant qu'il serait souhaitable. Mais en l'état il émeut subtilement, sans ironie déplacée ou effets inutiles et sans aucune volonté d'en remettre ou de la ramener. Ce qui à mon sens, dans un cinéma américain en grande partie livré au énième degré, au clin d'oeil et à l'esbroufe, est une qualité des plus précieuses.

Autre vertu en ce qui me concerne : le caractère intemporel de ce film. Pas vieillot, non, mais bien intemporel. Cela est sans doute dû à toutes les oeuvres dont Gray a toujours été pénétré, des toiles de Caravage ou Georges de la Tour aux films de Visconti, Kazan, Coppola, Fellini, etc. En passant ici par les images des grands photographes de la NY de la fin du 19ème et du début du 20ème : Jacob Riis et Lewis Hine. Non pas comme je l'assurais plus haut qu'il essaie d'imiter qui que ce soit ; ces influences sont tellement digérées et passées à un filtre personnel que l'on n'a jamais l'impression que Gray n'est qu'un pâle imitateur, voire qu'il tenterait un peu vainement d'aligner des tableaux ressemblant à des toiles de maître à l'écran. Comme dans tous ses autres films, la dimension personnelle est très forte - en artiste consommé, il ne confond pas être autobiographique et personnel. En situant son film à l'époque de l'arrivée de ses grands-parents aux Etats-Unis, et en faisant de son personnage féminin une Polonaise - la famille de sa mère l'était - il revendique évidemment le fait qu'il est avant tout question de son propre passé. Mais s'il fallait un signe qu'il n'y est pas inféodé, il se trouve bien sûr dans le fait que son personnage féminin est catholique alors que la famille de sa mère était juive. Dans l'entretien livré en supplément, Gray explique qu'au début des années 20, la quasi-totalité des immigrants polonais étaient catholiques, mais il ajoute aussitôt que ce n'est pas un souci de vraisemblance qui l'a amené à choisir cela mais le fait qu'il se soit posé avec ses personnages les questions du péché et de la rédemption, ainsi que celle de la grâce. Ce qui ajoute au côté hors-mode de The Immigrant, tant cela fait beau temps que ce genre de personnages et ce genre de questions ne sont plus au centre des films (ou bien avec une forme bien différente, plus susceptible de faire passer la pilule, mettons à l'instar des films d'un Martin Scorsese). Gray, bien que non-croyant, fait partie de ces artistes pour qui l'art est le lieu de la transcendance : "au cinéma, je suis croyant", précise-t-il. Rien n'empêche le spectateur, d'où qu'il vienne et quelles que soient ses options, de croire au cinéma lui aussi. Ou à tout le moins de partager ces questions que se posent l'auteur et ses créatures, qui ont trait par exemple à la valeur d'un être humain et à la façon dont on le perçoit et le juge, entre autres choses essentielles.

Le choix de Marion Cotillard, décrié par beaucoup, me semble dans cette perspective représenter un atout enviable. A mon sens, elle excelle presque tout le temps à servir un personnage souvent montré comme passif et pourtant déterminé, peut-être plus réflecteur qu'acteur, fragilisé et déjà endurci. Dans les meilleurs moments, filmée avec la 'lumière religieuse', caravagesque, que décrit le chef-opérateur Darius Khondji, on croirait presque voir une actrice du muet filmée à l'ancienne. Certes Marion Cotillard n'est pas Lillian Gish, mais le fait qu'elle puisse évoquer une telle actrice dans un film de Griffith, ou Falconetti chez Dreyer, montre à la fois les préoccupations de Gray et là où réside une partie de la réussite de son film. Joaquin Phoenix, dans une partition comme souvent avec lui plus expressionniste mais très tenue, contraste nettement et cependant répond parfaitement au jeu de sa partenaire. Ce qu'ils font tous les deux est souvent admirable, et nulle part autant que dans la dernière séquence, que certains pourront trouver ridicule tandis que d'autres la trouveront sublime. C'est évidemment d'autant plus mon cas que le dernier plan est d'une beauté élaborée comme il m'a été donné d'en voir peu dans une année de spectateur. Plus largement, on a pu reprocher les choix chromatiques de Gray et Khondji, blâmer l'aspect 'marronnasse' de l'image. On peut ne pas être sensible à ce côté sépia, à ces couleurs trop peu vives et variées, mais là aussi refuser de voir les raisons pour lesquelles cela a été voulu et la qualité du résultat obtenu n'est pas très raisonnable. Gray a toujours expliqué qu'il se souvient de son enfance dans son appartement de Brighton Beach de cette façon, où tout aurait été un peu triste et passé, ce qui explique qu'au-delà de la restitution d'un chromatisme lié à des photos d'époque il revienne à ces teintes. Ajoutons à l'actif du film le fait que la musique, qui participe pleinement de sa dimension mélodramatique, voire opératique, n'est que rarement mise en avant et est souvent mixée assez bas, ce qui ajoute à son atmosphère feutrée et un peu vaporeuse.

Alors certes, on aurait pu espérer que ce film soit un peu autre chose, qu'il fouille plus ses thèmes et en dise un peu sur la question. Mais outre qu'il a selon moi fait l'objet de quelques mauvais procès, il est certain qu'il ne dépare aucunement la filmographie d'un des auteurs les plus personnels du cinéma américain d'aujourd'hui. Qui est quelqu'un pour qui l'exploration du passé peut se faire au présent, sans pour autant ramener à toute force le passé au présent, comme s'il n'avait pas ses spécificités irréductibles. Il n'est pas mauvais qu'il existe encore quelques cinéastes pour se dire que le présent est tellement tributaire du passé qu'il n'est pas déplacé de revenir sur lui. Le fait que Gray le fasse en revisitant le cinéma fait avant lui sans en être complètement esclave est une nouvelle preuve s'il en fallait qu'il est un cinéaste qui compte, dont on espère qu'il aura les coudées plus franches à l'avenir pour passer à des projets plus ambitieux encore - The Immigrant est un script qu'il a développé après que son projet avec Brad Pitt avait capoté, ce qui vu la nature du film prévu est plus que regrettable et explique sans doute au moins en partie pourquoi The Immigrant reste un film d'ampleur relativement modeste.

EDITION WILD SIDE 2014

Wild Side sort le film en édition dvd simple et en édition combo blu-ray + dvd + copie digitale (The Immigrant - Blu-ray). VF et VOSTF (5.1 et 2.0 pour la vo du dvd). Ayant acquis cette dernière, j'ai regardé blu-ray comme dvd. Le master m'a semblé très bon, sans toutefois donner entière satisfaction. Par rapport à la copie vue en salle, le degré de restitution des nuances de brun et de gris est inférieur. Cela étant, à part à quelques rares moments dans le dvd (mouvements de caméra dans la scène à l'église, trop saccadés, par exemple), on ne peut guère se plaindre de la qualité globale de l'image. Les pistes son en vo sont de très bonne qualité également (je n'ai pas écouté la vf) et rendent parfaitement le mixage souvent très fin de la musique, des effets sonores et des dialogues.

Attention : les suppléments ne sont pas les mêmes dans le blu-ray et dans le dvd. L'entretien avec Darius Khondji (20'), globalement intéressant, ne se trouve que dans le blu-ray. L'entretien avec James Gray ne figure en intégralité (36') que dans le blu-ray, le dvd ne présentant qu'une version tronquée de cet entretien (12', avec plus d'extraits du film). Cela est très dommage que la totalité ne soit accessible qu'aux acquéreurs du blu-ray, car l'entretien avec Gray est comme toujours avec lui passionnant pour qui veut mieux comprendre la personne derrière le film d'une part, ses choix de metteur en scène d'autre part. La façon dont il parle de sa famille et en particulier de ses relations avec ses grands-parents, au coeur de tout ce qu'il a toujours fait et plus encore de ce film-ci, lui ressemble beaucoup : franche, réfléchie, avec de l'humour aussi (ses imitations sont toujours impayables). Des suppléments qui valent le coup, hélas réservés à ceux qui sont passés à la galette bleue.

4,5 étoiles tout considéré.

CONSEIL COMPLEMENTAIRE

Sur Ellis Island, rappelons que Georges Perec et Robert Bober ont réalisé un documentaire, aujourd'hui disponible en dvd grâce à l'INA : Coffret Perec, vol. 1. Edité sous différentes formes, le texte de Perec se trouve également dans un album dont je conseille d'autant plus l'achat qu'il comporte nombre de photos et documents, ainsi que les témoignages recueillis par Perec et Bober : Récits d'Ellis Island : Histoires d'errance et d'espoir. S'il existe plus d'un ouvrage sur la question en anglais ce n'est pas tant que cela le cas en français, et ce livre est très précieux à tous les points de vue.
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le 7 juin 2014
Magnifique film où Gray réussit, sur un sujet potentiellement scabreux (prostitution forcée), à éviter le moindre soupçon de vulgarité.
Plus le film avance, et plus Marion Cotillard prend des allures de Madone (ascension) et plus son 'protecteur' s'enfonce ... Le côté ascensionnelle est souligné par le numéro de Jeremy Renner, et le film est construit de façon magistrale de bout en bout - superbe dernier plan !
Bravo !
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le 1 mai 2015
terriblement déçu par ce film de James Gray. Tous ses films précédents m'avaient pourtant emballé, et celui-ci me parait très fade. L'histoire racontée (une immigrée polonaise qui tombe sous la coupe d'un proxénète) est simpliste et les quelques rebondissements sont très téléphonés. Dommage pour Marion Cotillard et Joaquin Phoenix qui n'arrivent pas, malgré toute leur meilleure volonté, à sauver le film du naufrage...
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le 13 juillet 2015
pour avoir été à Ellis Island à New York ce film m'a replongé dans l'émotion qui m'avait envahi lors de ma visite !! très beau film qui retrace bien le passage dans ce lieu par les aspirants à une nouvelle vie .
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le 21 août 2014
bonne qualité d'image avec un aspect années 1920. A ce propos, dans cette qualité d'image, on ne trouvera donc pas de super contraste ni de haute définition ultra ciselé car sinon l'image n'aurait pas fait années 1920. Le réalisateur utilise un filtre pour ses exigences de photographies. Bon son. Excellent film où chaque acteur joue à la perfection. Sur fond d'immigration dans les années 1920 aux états unis, ce film relate une histoire d'amour entre 3 êtres où le mal va côtoyer le bien nous réservant pleins de surprises. Super film
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le 15 mai 2014
J'ai vu ce film au cinéma lors de sa sortie car j'adore les films de James Gray et j'apprécie encore plus la sensibilité que Marion Cotillard fait passer dans tous ses rôles.
Ce film, en compétition au Festival de Cannes 2013, a été à mon avis très injustement boudé car c'est un film émouvant de bout en bout et le contexte du film (l'arrivée d'émigrés à Ellis Island-New York en 1921) est absolument passionnant.
Un très grand film.
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le 6 février 2015
un très bon film pour découvrir les contraintes de l'immigration au u s a , le passage obligé des immigrants à ellis island.
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le 23 novembre 2014
James Gray filme en sépia,comme des images d'antan.Ça tombe bien,car c'est bien d'un film d'antan,un bon mélo d'autrefois dont il s'agit!...Comme "Two lovers",sur lequel personne n'aurait parié un sou,"The immigrant"est le film impossible à réussir à notre époque ,James Gray a renouvelé l'exploit!et pourtant rien ne nous est épargné dans la catégorie "larmoyant"!et rien ne l'est pour l'héroïne (très bien interprétée ,ma foi,par Marion Cotillard dont je ne suis pourtant pas fan)séparée dès Ellis Island de sa sœur évidemment tuberculeuse,livrée à la police par sa famille d'accueil,recueillie par un proxénète qui l'oblige à se prostituer...et j'en passe.Pourtant ,cette façon inimitable de filmer ,tellement classieuse,'sobre et pour tout dire géniale ,emporte l'adhésion au delà des inévitables larmes qu'elle entraîne.J'en veux pour preuve cette scène sublime à l'église,ce plan fixe quasi caravagesque,sanctifiant littéralement notre Marion nationale,ici admirable.Joachin Phénix en fait toujours un peu trop,mais cela convient assez bien à ce salaud trouvant la rédemption dans l'amour.enfin Jeremy Renner prouve dans un petit rôle qu'il n'est sans doute pas condamné à jouer les doublures de Matt Damon!
Seul regret,récurrent,James Gray ne sait décidément pas terminer ses films!c'etait le cas dans ses deux précédents,ici c'est le pompon,la fin est totalement risible!dommage...
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