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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « Est-ce un péché que de vouloir survivre ? »
Sur un fond historique qui s'attache aux terribles difficultés auxquelles étaient confrontés les candidats à l'immigration aux Etats-Unis, à l'époque (1921) où elle était encore massive, « The Immigrant » raconte avant tout les péripéties dramatiques d'un dilemme amoureux, dans une veine proche de celle...
Publié il y a 4 mois par Semper Victor

versus
2.0 étoiles sur 5 Bof...
Mouais... On est là dans du très très grand public. Deux heures de film durant lesquelles il se passe finalement pas grand chose. Mais les amateurs de melo vont adorer. Marion Cotillard joue décidément très mal et n'arrive même pas à nous faire prendre en pitié cette Cosette américaine.
Publié il y a 9 jours par Zelda Zonk


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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « Est-ce un péché que de vouloir survivre ? », 23 avril 2014
Par 
Semper Victor "FB" (France) - Voir tous mes commentaires
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Sur un fond historique qui s'attache aux terribles difficultés auxquelles étaient confrontés les candidats à l'immigration aux Etats-Unis, à l'époque (1921) où elle était encore massive, « The Immigrant » raconte avant tout les péripéties dramatiques d'un dilemme amoureux, dans une veine proche de celle de « Two Lovers ».

Eva (Marion Cotillard), une jeune polonaise, débarque à Ellis Island avec sa sœur Magda mais elle en est vite séparée, car cette dernière est mise arbitrairement en quarantaine. De peur d'être expulsée, Eva se lie son destin à celui de Bruno Weiss (Joaquin Phœnix), un homme qui semble vouloir l'aider mais qui dirige en fait un réseau de prostitution. Tiraillée en la volonté de sauver sa sœur pour laquelle elle doit réunir de l'argent et les réalités qui la poussent à toutes les compromissions, Eva se débat comme elle peut dans une ville hostile et inconnue. « Est-ce un péché que de vouloir survivre ? » : tel devient le questionnement qui taraude également sa foi catholique. A cette interrogation morale s'ajoute bientôt celle de l'amour ou de la haine, envers les deux hommes qui s'intéressent à elle.

Tout en recréant avec un grand réalisme le New-York des années 20 (celles de la Prohibition et de la Corruption généralisée), James Gray réalise une nouvelle fois un film d'une grande beauté, tant visuelle que formelle. Sobre, profond et émouvant, « The Immigrant » pose un regard étonnant sur un monde extrêmement dur et violent des bas-fonds de New-York.
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5.0 étoiles sur 5 EMOUVANT, 21 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Immigrant [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
bonne qualité d'image avec un aspect années 1920. A ce propos, dans cette qualité d'image, on ne trouvera donc pas de super contraste ni de haute définition ultra ciselé car sinon l'image n'aurait pas fait années 1920. Le réalisateur utilise un filtre pour ses exigences de photographies. Bon son. Excellent film où chaque acteur joue à la perfection. Sur fond d'immigration dans les années 1920 aux états unis, ce film relate une histoire d'amour entre 3 êtres où le mal va côtoyer le bien nous réservant pleins de surprises. Super film
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2.0 étoiles sur 5 Bof..., 17 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Immigrant [Blu-ray] (Blu-ray)
Mouais... On est là dans du très très grand public. Deux heures de film durant lesquelles il se passe finalement pas grand chose. Mais les amateurs de melo vont adorer. Marion Cotillard joue décidément très mal et n'arrive même pas à nous faire prendre en pitié cette Cosette américaine.
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5.0 étoiles sur 5 The Immigrant - James Gray confirme son talent, 7 juin 2014
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Magnifique film où Gray réussit, sur un sujet potentiellement scabreux (prostitution forcée), à éviter le moindre soupçon de vulgarité.
Plus le film avance, et plus Marion Cotillard prend des allures de Madone (ascension) et plus son 'protecteur' s'enfonce ... Le côté ascensionnelle est souligné par le numéro de Jeremy Renner, et le film est construit de façon magistrale de bout en bout - superbe dernier plan !
Bravo !
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4.0 étoiles sur 5 the immigrant., 6 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Immigrant [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
excellente prestation d'acteurs,comme toujours Joachim Phoenix parfait.
période de l'histoire Américaine connue mais assez peu développée,ces
"trafics" d’êtres humains devaient somme toute être assez fréquents surtout
concernant les femmes.
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5.0 étoiles sur 5 dvd, 24 août 2014
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Génial - tout est bien dans ce film
Je recommande particulièrement la vendeuse qui ne fait pas que vendre mais aussi créer du lien avec l'acheteur
JE RECOMMANDE CHALEUREUSEMENT
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Au cinéma, je suis croyant", 28 mars 2014
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Immigrant [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
On peut bien sûr en toute occasion se dire que tout le monde a ses raisons de penser ce qu'il pense à propos d'une oeuvre, quelle qu'elle soit. On peut également estimer qu'il y a des raisons objectives à la réussite ou au ratage des oeuvres en question. Il n'est pas non plus interdit de croire que c'est au confluent des qualités objectives et de la perception subjective que tout se joue, et que le 'ressenti', quelle que soit sa nature, ne devrait pas faire litière de ces qualités. A mes yeux, The Immigrant se pose en exemple type. Voici un film qui de toute évidence a bien des vertus et qui pourtant a été globalement mal reçu, à vrai dire presque ignoré - aussi bien à Cannes que lors de sa sortie en salles - et surtout dont les qualités n'ont même pas spécialement été reconnues par nombre de ses spectateurs. Au-delà du mauvais procès habituel - un film en costumes serait forcément 'académique' et sentirait la naphtaline quand il ne chercherait pas à proclamer très fort sa modernité d'une façon ou d'une autre - la réaction a souvent été que le film n'est pas assez émouvant et qu'il rate sa cible pour cette raison. Si je suis assez franchement en désaccord sur ce dernier point, il est évident que James Gray n'a pas essayé de rendre son mélodrame flamboyant, pas plus qu'il n'a cherché à ressembler à ses modèles avoués de toujours, des films de metteurs en scène qu'il vénère tels Elia Kazan, dont le America America repose sur une énergie et des stridences qui ne sont pas du tout ce que Gray a voulu pour The Immigrant, ou Francis Ford Coppola, dont Le Parrain, surtout dans sa 2ème partie, a une dimension de fresque qu'il n'a pas tenté de reproduire, etc.

Sur un sujet de mélodrame à l'ancienne (voir synopsis ci-dessus), qui pouvait également donner lieu à une fresque sur la condition des immigrés à New York dans les années 20 et leur transformation en Américains, James Gray a choisi de faire autre chose. En restreignant le point de vue à ce qui arrive à cette immigrée polonaise, et plus encore en remettant ses obsessions au centre de son nouveau film - le conflit entre deux parents d'une part, presque toujours deux frères ennemis, le triangle amoureux d'autre part (cf. ses quatre premiers films Little Odessa, The Yards, La Nuit nous appartient & Two Lovers) - il en réduit sans aucun doute la portée. Mais il arrive à décaler le regard au moins légèrement sur tout ce qui est le plus attendu. Gray n'a jamais rechigné à utiliser des conventions. Contrairement à La Nuit nous appartient - film que j'aime beaucoup mais dont il faut bien avouer que les clichés finissent par l'endommager un peu dans sa dernière partie - The Immigrant me semble ne jamais tomber dans quelque chose de figé et montrer les choses toujours un peu différemment de ce qu'un spectateur peut attendre sur un tel sujet. Sur le chapitre de l'émotion, si Gray a toujours dit adorer les films et opéras qui sollicitent l'émotion très directement et vivement - à commencer par Puccini, qu'il revendique comme une influence directe ici comme il l'avait fait au préalable pour The Yards - il est évident que la qualité d'émotion qu'il souhaite trouver est des plus décantées. Si cela n'est pas selon moi synonyme de volonté de tenir le spectateur à distance, il est certain que la délicatesse de touche dont il fait souvent preuve n'est pas le meilleur moyen d'émouvoir fortement. Si ce film émeut, ce n'est donc pas parce qu'il solliciterait le spectateur plus souvent qu'à son tour en lui commandant d'être ému, mais parce que la forme qu'il a adoptée porte une histoire et des personnages dont l'humanité complexe est susceptible, in fine, de libérer des émotions complexes.

Car oui, ce film se caractérise avant tout par sa délicatesse et sa complexité, au-delà des éléments conventionnels dont on peut penser de prime abord que ce sont des ficelles un peu grosses quand on écrit un scénario en 2013. Ainsi, l'histoire de la femme victime qui deviendrait une putain au grand coeur n'est au bout du compte pas celle du film. Pas plus que la relation avec Bruno Weiss, l'imprésario-proxénète, n'est aussi simple qu'on peut le craindre initialement. Le scénario nous emmène finalement autre part, vers des demi-teintes qui, si l'on peut dire, éclatent dans la dernière séquence. Le seul regret que j'ai quant à moi, c'est que si les deux personnages principaux interprétés par Marion Cotillard et Joaquin Phoenix ne se résument pas à des types univoques et finissent par acquérir une véritable épaisseur, 'le troisième homme' (joué par Jeremy Renner) ne va en revanche pas beaucoup plus loin que la fonction qui lui a été attribuée. Si véritables clichés il y a, ils sont d'ailleurs pour la plupart liés à ce personnage. C'est d'autant plus dommage que l'idée de lier la notion du rêve américain à un prestidigitateur était riche de potentialités, que le script sacrifie hélas beaucoup trop vite. Ce film aurait donc pu être plus riche avec grosso modo le même matériau, qu'il n'exploite de fait pas autant qu'il serait souhaitable. Mais en l'état il émeut subtilement, sans ironie déplacée ou effets inutiles et sans aucune volonté d'en remettre ou de la ramener. Ce qui à mon sens, dans un cinéma américain en grande partie livré au énième degré, au clin d'oeil et à l'esbroufe, est une qualité des plus précieuses.

Autre vertu en ce qui me concerne : le caractère intemporel de ce film. Pas vieillot, non, mais bien intemporel. Cela est sans doute dû à toutes les oeuvres dont Gray a toujours été pénétré, des toiles de Caravage ou Georges de la Tour aux films de Visconti, Kazan, Coppola, Fellini, etc. En passant ici par les images des grands photographes de la NY de la fin du 19ème et du début du 20ème : Jacob Riis et Lewis Hine. Non pas comme je l'assurais plus haut qu'il essaie d'imiter qui que ce soit ; ces influences sont tellement digérées et passées à un filtre personnel que l'on n'a jamais l'impression que Gray n'est qu'un pâle imitateur, voire qu'il tenterait un peu vainement d'aligner des tableaux ressemblant à des toiles de maître à l'écran. Comme dans tous ses autres films, la dimension personnelle est très forte - en artiste consommé, il ne confond pas être autobiographique et personnel. En situant son film à l'époque de l'arrivée de ses grands-parents aux Etats-Unis, et en faisant de son personnage féminin une Polonaise - la famille de sa mère l'était - il revendique évidemment le fait qu'il est avant tout question de son propre passé. Mais s'il fallait un signe qu'il n'y est pas inféodé, il se trouve bien sûr dans le fait que son personnage féminin est catholique alors que la famille de sa mère était juive. Dans l'entretien livré en supplément, Gray explique qu'au début des années 20, la quasi-totalité des immigrants polonais étaient catholiques, mais il ajoute aussitôt que ce n'est pas un souci de vraisemblance qui l'a amené à choisir cela mais le fait qu'il se soit posé avec ses personnages les questions du péché et de la rédemption, ainsi que celle de la grâce. Ce qui ajoute au côté hors-mode de The Immigrant, tant cela fait beau temps que ce genre de personnages et ce genre de questions ne sont plus au centre des films (ou bien avec une forme bien différente, plus susceptible de faire passer la pilule, mettons à l'instar des films d'un Martin Scorsese). Gray, bien que non-croyant, fait partie de ces artistes pour qui l'art est le lieu de la transcendance : "au cinéma, je suis croyant", précise-t-il. Rien n'empêche le spectateur, d'où qu'il vienne et quelles que soient ses options, de croire au cinéma lui aussi. Ou à tout le moins de partager ces questions que se posent l'auteur et ses créatures, qui ont trait par exemple à la valeur d'un être humain et à la façon dont on le perçoit et le juge, entre autres choses essentielles.

Le choix de Marion Cotillard, décrié par beaucoup, me semble dans cette perspective représenter un atout enviable. A mon sens, elle excelle presque tout le temps à servir un personnage souvent montré comme passif et pourtant déterminé, peut-être plus réflecteur qu'acteur, fragilisé et déjà endurci. Dans les meilleurs moments, filmée avec la 'lumière religieuse', caravagesque, que décrit le chef-opérateur Darius Khondji, on croirait presque voir une actrice du muet filmée à l'ancienne. Certes Marion Cotillard n'est pas Lillian Gish, mais le fait qu'elle puisse évoquer une telle actrice dans un film de Griffith, ou Falconetti chez Dreyer, montre à la fois les préoccupations de Gray et là où réside une partie de la réussite de son film. Joaquin Phoenix, dans une partition comme souvent avec lui plus expressionniste mais très tenue, contraste nettement et cependant répond parfaitement au jeu de sa partenaire. Ce qu'ils font tous les deux est souvent admirable, et nulle part autant que dans la dernière séquence, que certains pourront trouver ridicule tandis que d'autres la trouveront sublime. C'est évidemment d'autant plus mon cas que le dernier plan est d'une beauté élaborée comme il m'a été donné d'en voir peu dans une année de spectateur. Plus largement, on a pu reprocher les choix chromatiques de Gray et Khondji, blâmer l'aspect 'marronnasse' de l'image. On peut ne pas être sensible à ce côté sépia, à ces couleurs trop peu vives et variées, mais là aussi refuser de voir les raisons pour lesquelles cela a été voulu et la qualité du résultat obtenu n'est pas très raisonnable. Gray a toujours expliqué qu'il se souvient de son enfance dans son appartement de Brighton Beach de cette façon, où tout aurait été un peu triste et passé, ce qui explique qu'au-delà de la restitution d'un chromatisme lié à des photos d'époque il revienne à ces teintes. Ajoutons à l'actif du film le fait que la musique, qui participe pleinement de sa dimension mélodramatique, voire opératique, n'est que rarement mise en avant et est souvent mixée assez bas, ce qui ajoute à son atmosphère feutrée et un peu vaporeuse.

Alors certes, on aurait pu espérer que ce film soit un peu autre chose, qu'il fouille plus ses thèmes et en dise un peu sur la question. Mais outre qu'il a selon moi fait l'objet de quelques mauvais procès, il est certain qu'il ne dépare aucunement la filmographie d'un des auteurs les plus personnels du cinéma américain d'aujourd'hui. Qui est quelqu'un pour qui l'exploration du passé peut se faire au présent, sans pour autant ramener à toute force le passé au présent, comme s'il n'avait pas ses spécificités irréductibles. Il n'est pas mauvais qu'il existe encore quelques cinéastes pour se dire que le présent est tellement tributaire du passé qu'il n'est pas déplacé de revenir sur lui. Le fait que Gray le fasse en revisitant le cinéma fait avant lui sans en être complètement esclave est une nouvelle preuve s'il en fallait qu'il est un cinéaste qui compte, dont on espère qu'il aura les coudées plus franches à l'avenir pour passer à des projets plus ambitieux encore - The Immigrant est un script qu'il a développé après que son projet avec Brad Pitt avait capoté, ce qui vu la nature du film prévu est plus que regrettable et explique sans doute au moins en partie pourquoi The Immigrant reste un film d'ampleur relativement modeste.

EDITION WILD SIDE 2014

Wild Side sort le film en édition dvd simple et en édition combo blu-ray + dvd + copie digitale (The Immigrant - Blu-ray). VF et VOSTF (5.1 et 2.0 pour la vo du dvd). Ayant acquis cette dernière, j'ai regardé blu-ray comme dvd. Le master m'a semblé très bon, sans toutefois donner entière satisfaction. Par rapport à la copie vue en salle, le degré de restitution des nuances de brun et de gris est inférieur. Cela étant, à part à quelques rares moments dans le dvd (mouvements de caméra dans la scène à l'église, trop saccadés, par exemple), on ne peut guère se plaindre de la qualité globale de l'image. Les pistes son en vo sont de très bonne qualité également (je n'ai pas écouté la vf) et rendent parfaitement le mixage souvent très fin de la musique, des effets sonores et des dialogues.

Attention : les suppléments ne sont pas les mêmes dans le blu-ray et dans le dvd. L'entretien avec Darius Khondji (20'), globalement intéressant, ne se trouve que dans le blu-ray. L'entretien avec James Gray ne figure en intégralité (36') que dans le blu-ray, le dvd ne présentant qu'une version tronquée de cet entretien (12', avec plus d'extraits du film). Cela est très dommage que la totalité ne soit accessible qu'aux acquéreurs du blu-ray, car l'entretien avec Gray est comme toujours avec lui passionnant pour qui veut mieux comprendre la personne derrière le film d'une part, ses choix de metteur en scène d'autre part. La façon dont il parle de sa famille et en particulier de ses relations avec ses grands-parents, au coeur de tout ce qu'il a toujours fait et plus encore de ce film-ci, lui ressemble beaucoup : franche, réfléchie, avec de l'humour aussi (ses imitations sont toujours impayables). Des suppléments qui valent le coup, hélas réservés à ceux qui sont passés à la galette bleue.

CONSEIL COMPLEMENTAIRE

Sur Ellis Island, rappelons que Georges Perec et Robert Bober ont réalisé un documentaire, aujourd'hui disponible en dvd grâce à l'INA : Coffret Perec, vol. 1. Edité sous différentes formes, le texte de Perec se trouve également dans un album dont je conseille d'autant plus l'achat qu'il comporte nombre de photos et documents, ainsi que les témoignages recueillis par Perec et Bober : Récits d'Ellis Island : Histoires d'errance et d'espoir. S'il existe plus d'un ouvrage sur la question en anglais ce n'est pas tant que cela le cas en français, et ce livre est très précieux à tous les points de vue.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 LA CRITIQUE DE TELERAMA LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 27/11/2013, 9 juin 2014
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Le visage d'une femme. Dans cette église où elle s'est réfugiée pour s'abandonner, enfin, au chagrin, James Gray filme Marion Cotillard comme une héroïne de tragédie, accueillant soudain en elle une grâce qu'elle n'espère plus. Comme une star du cinéma muet, aussi : on dirait Lillian Gish dans certains mélos de Griffith. La beauté à l'état pur... Durant le long temps que dure ce plan magnifique, on contemple cette femme en détresse, éclairée par la lumière des cierges et un choeur de voix qui semblent, un instant, l'apaiser...

Les Deux Orphelines, de Griffith : on y pense, bien sûr, en voyant débarquer ces deux jeunes Polonaises, au début des années 1920, dans une Amérique que les immigrés rêvent encore en Terre promise. Magda, la cadette, soupçonnée d'être tuberculeuse, est aussitôt mise en quarantaine. Ewa (Marion Cotillard) veut la délivrer avant leur expulsion et devient vite la victime d'un proxénète qui exhibe ses filles dans un boui-boui que dirige une vieille Russe grassouillette (Elena Soloveï, interprète, jadis, d'Esclave de l'amour, de Nikita Mikhalkov)... La Russie imprègne tous les films de James Gray. Telle une veilleuse, elle éclaire les personnages de Little Odessa, les décors de The Yards, la psychologie de Two Lovers. Ici, Bruno le proxo (Joaquin Phoenix, plus sobre qu'à l'ordinaire, hormis dans la dernière séquence) semble sortir d'un de ces grands romans du xixe siècle, fondé sur la faute et le remords. C'est ce qu'il éprouve devant celle qu'il détruit. Sans y réussir, d'ailleurs : plus Ewa s'abaisse, plus elle se purifie, plus elle s'élève. Et plus elle s'éloigne de lui, le laissant inconsolable et fou de jalou­sie, quand un rival — un magicien ! — surgit dans leur vie. Comment supporter que la femme aimée en regarde un autre, qu'elle lui sourie, qu'elle songe à fuir avec lui... Chacun de ces deux êtres fait donc le malheur de l'autre. Mais, comme chez Dostoïevski, provo­que ainsi sa rédemption. Par la déché­ance qu'il lui impose, elle atteint son but. Dans la passion qu'il lui voue, il découvre le sacrifice et le don de soi...

Avec l'aide de son chef opérateur, Darius Khondji, James Gray transforme New York en décor d'opéra ocre et sombre. Ellis Island, lieu d'espoir des immigrés, devient un château maléfique à la Dumas ; l'appartement tassé, asphyxiant, de Bruno semble inspiré par La Vie de bohème, de Puccini, alors que les ruelles grouillantes de la ville évoquent le réalisme poétique de L'Opéra de quat'sous...

Toute cette noirceur est bousculée, niée, annihilée par celle dont James Gray fait son héroïne, au sens le plus noble du terme. Son porte-parole. Et une source d'espoir : celle qui, par sa douceur sans limites, résiste à l'infamie. Une guerrière. Et une lumière devant laquelle le Mal s'efface, interloqué. — Pierre Murat
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent !!, 15 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Immigrant [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
J'ai vu ce film au cinéma lors de sa sortie car j'adore les films de James Gray et j'apprécie encore plus la sensibilité que Marion Cotillard fait passer dans tous ses rôles.
Ce film, en compétition au Festival de Cannes 2013, a été à mon avis très injustement boudé car c'est un film émouvant de bout en bout et le contexte du film (l'arrivée d'émigrés à Ellis Island-New York en 1921) est absolument passionnant.
Un très grand film.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 C'est quand la fin?, 4 mai 2014
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Long, ennuyeux, je n'ai pas terminé le film.
Impossible d'en dire davantage tellement je l'ai trouvé rasant.
Les acteurs sont excellents mais l'histoire est ennuyeuse, plate, sans intérêt
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