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3,5 sur 5 étoiles201
3,5 sur 5 étoiles
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le 1 juin 2014
Je redoutais cette demande d'évaluation de la part d'Amazon. Je me sentais impliqué par une jeunesse relativement comparable à celle d'Eddy, quoique largement antérieure. Comme lui, j'ai essayé de m'en sortir.

J'attendais trop de sa 2e partie. Des clés ? Oui . En moins de 80 pages. Plutôt quelques belles maximes comme celle de la p163 : "Le crime n'est pas de faire, mais d'être,. Et surtout d'avoir l'air."

Donc, une fin trop courte, à mon gré. Mais dense et plus classique : le l'ai relue 3 fois. J'ai apprécié les dernières lignes du livre : "Quelqu'un arrive.Tristan. Il m'interpelle. Alors Eddy, toujoours aussi pédé ? Les autres rient. Moi aussi." Belle victoire discrète et compacte !

Tu as eu du courage, Eddy ! Bravo Edouard. J'ai beaucoup apprécié. A quand la suite ?
.,
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le 11 juillet 2015
Marrant, j'ai eu avec "En Finir avec Eddy Bellegueule" le même problème de fond qu'avec le premier tome de "l'Arabe du Futur" : du coup, je me rends compte que je n'aime pas les biographies qui se réduisent à un règlement de comptes avec sa famille, son passé, ses amis, ou je ne sais quoi. Et qui se contentent d'être un document à charge, sans que la "partie adverse" ne puisse avoir la moindre chance de rédemption (non, ça c'est un concept chrétien à la con !)... Sans que l'ennemi ne soit gratifié de la moindre trace d'humanité, plutôt. Bon, si j'avais eu l'enfance de m**** de Sattouf en Lybie ou en Syrie, ou si j'avais été torturé comme Eddy Bellegueule a été torturé, je suppose que j'aurais écrit la même chose qu'eux. Ou sans doute pire, en fait. J'aurais peut-être réglé mes comptes au fusil de chasse à canon scié, même. Mais ça ne fait pas de "En Finir avec Eddy Bellegueule" un grand livre que j'aurais envie de recommander à qui que ce soit : la litanie de l'horreur à laquelle on peut facilement résumer ce portrait nauséeux d'un quart monde prolo français borné, brutal, rétrograde, raciste et bien entendu farouchement "contre" toute différence, sexuelle en particulier, provoque plus une fascination malsaine qu'autre chose. J'ai été particulièrement gêné par "l'enchassement" des voix des personnages - avec leur langage primitif, maladroit, laid, dont Bellegueule semble user pour nous prendre à parti, plutôt que pour leur donner la parole : cela m'a semblé un procédé manipulatoire, dégueulasse envers le lecteur aussi bien qu'envers les personnes réelles ici ridiculisées. Pourtant, impossible de nier que Bellegueule a du talent - son livre a une vraie élégance dans sa construction, comme dans sa narration -, et surtout, que son épilogue, magistral, replace "le débat" d'une manière beaucoup plus pertinente : l'homophobie n'est pas qu'un phénomène de classe, comme Eddy l'a cru (pour son malheur).
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le 12 août 2014
En cette année 2014, comment imaginer que l'histoire d'Eddy Bellegueule se passe chez nous?.On redécouvre avec lui une France bien réelle, occultée cependant avec une persistance efficace par les médias , celle de la faillite de l'école, des banlieues oubliées, de l'alcoolisme et tous les jours et de la misère ordinaire des petits français qui n'attirent pas l'attention à l'inverse des misérables plus exotiques . J'avoue que j'ai été ébranlée...On se croirait chez Carson Mac Cullers dans l'amérique des années 30, sauf que leur Sud, c'est notre Nord.

Bonne chance enfin à Edouard Louis dont le parcours laisse admiratif et qui, contrairement à ce que dit le titre n'oubliera sans doute jamais les Bellegueule...
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le 20 mars 2014
super livre interessant émouvant de voir le cheminement d'un enfant qui grandit et casse la boucle de la répétition sociale
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le 13 novembre 2015
Texte insipide, style indigent, vulgarité (volontaire) du vocabulaire et des situations. L’histoire sans envergure d’un enfant efféminé au sein d’une classe ouvrière péri-urbaine qui se dit pauvre (mais quand même avec une maison, une voiture, quatre téléviseurs, le lecteur VHS, le congélateur…). Une enfance à la dérive parce que sans repère. Abissus Abissum Invocat.

Et puis, il y a toujours ce problème avec les biographies : le monologue égocentré pousse à l’exagération, à la caricature, à la dénonciation, à la calomnie (mes parents, ces monstres). On évacue toute culpabilité pour la distribuer aux autres, mesquine vengeance.

Succès de presse sans surprise. Le chant des victimes autoproclamées, tout en émotion, est très en vogue de nos jours.

Si vous voulez de la vraie littérature biographique, lisez plutôt Louis-Ferdinand Céline. Le voyage au bout de la nuit. Là il y a un style, il y a un recul, il y a une histoire. C’est tout de même autre chose.
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le 31 mai 2014
L'auteur est un vrai miracle.
Venir de si loin et en arriver là , je suis époustouflé!
Au delà de son histoire, c'est la réussite grâce à l'éducation nationale qui nous donne cet ouvrage.
Enfin de l'espoir face à la haine et la bêtise.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 juillet 2015
La première question qui se pose concernant 'En Finir Avec Eddy Bellegueule' est de savoir s'il s'agit d'un roman ou d'un témoignage. Si l'on considère que c'est un roman - son "premier roman" dit la note biographique - alors c'est mauvais: un livre décousu, sans structure et sans intrigue. En revanche, si l'on y voit un témoignage - et l'écriture très personnelle le laisse supposer - le livre acquiert une autre dimension.

L'auteur relate ses souvenirs de jeune enfant homosexuel, efféminé, dans un milieu pauvre, inculte, raciste, homophobe. Tout au long de la lecture, le lecteur est confronté à la bêtise sous toutes ses formes, à l'indigence intellectuelle, à l'intolérance, à la vulgarité, à l'alcoolisme, à la violence, à l'obscénité. Pas d'embellies dans le récit, c'est un réquisitoire féroce contre sa famille et contre les gens de son village de Picardie.

Le récit est subjectif, forcément, mais l'on ne peut s'empêcher de croire qu'Edouard Louis a volontairement sélectionné les côtés les plus négatifs de son enfance, a érigé des anecdotes en vérités récurrentes et s'est adonné à une certaine complaisance dans le sordide. De même, il accable beaucoup son entourage, mais ce qu'il di sur lui-même se limite à peu de choses. On aurait aimé plus d'introspection et plus d'information sur son évolution personnelle au-delà de la fin du récit.

Au final, un livre qui, sans être littéraire, produit son effet de par les réalités choquantes qu'il décrit dans la France d'aujourd'hui.
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le 29 mars 2014
Imaginer que ce que décrit Edouard Louis se passe dans les années fin 1990 début 2000 est particulièrement déroutant. La pauvreté existe depuis la nuit des temps mais cette description de ce que doit être un homme et du rôle secondaire de la femme auprès de lui est assez édifiante et paraît d’un autre âge. L’auteur évoque ses difficultés de vivre dans une classe sociale défavorisée, d’autant plus qu’il n’incarne pas la virilité attendue de par ses manières efféminées et sa voix haut perchée. Il sera insulté de « pédé » (entre autres) dès le collège et sera battu et humilié pendant deux ans sans jamais en parler à personne par deux autres collégiens. Il tentera alors de lutter contre son attirance envers les garçons et se pensera même « guéri » ( !!) à un moment de son homosexualité, qui est devenue pour lui, de par ce que sa famille et son entourage lui fera ressentir, quelque chose de sale et de honteux.
Les scènes sont souvent crues, choquantes mais particulièrement réalistes et pour cause puisqu’il s’agit d’un livre autobiographique. La pauvreté, l’alcoolisme, la violence sont comme une sorte de cercle vicieux qui ne permet pas de s’en sortir par méconnaissance même du fait qu’il existe d’autres modes de vie.
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le 11 janvier 2014
"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici."

En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.
Edouard Louis a 21 ans.
À 21 ans, il couche dans ces pages autobiographiques toute la force puisée dans la dureté de son passé, et le recul qu'il a (déjà) vis à vis de cette enfance et cette adolescence différentes passées dans un village pauvre et isolé du Nord de la France.
Un village où la vie est dure, faite de difficultés financières, de chômage, de machisme, de violence verbale et/ou physique.
Un milieu pauvre et désoeuvré, fait de dominations, de virilité exacerbée, fiertés mal placées, frustrations, manques permanents, et où l'avenir est tout tracé = bouché.
Seule fenêtre sur le monde qu'on ne parcourt pas: la télé en fond sonore permanent, qui alimente les peurs, les animosités, les rancoeurs.

Eddy Bellegueule et sa famille vivent donc dans ce village défavorisé et sclérosé, une famille qui n'a pas les moyens de chauffer ni d'éclairer toutes les pièces de la maison, à l'hygiène et la santé négligées, comptant chaque centime...

Mais Eddy ne souffre pas de ce milieu, il n'a connu que cela, cependant il souffre quand même... car il voudrait se fondre dans ce décor, il voudrait être comme les autres, et ne pas se sentir "différent", ne pas subir de violences et d'insultes juste parce qu'il est maniéré...
Il sent pourtant très rapidement qu'il préfère les garçons aux filles, il lutte fort contre cette attirance, contre lui même.
Il tient des propos qui vont à l'encontre de ce qu'il ressent, pour être aimé, pour ne plus "avoir honte", ne plus "faire honte"...
Mais sa nature impose sa volonté farouche.

Et comme sa famille, et tout son entourage, sont totalement incapables de comprendre, parce qu'ils n'ont pas les bases/les outils/l'environnement pour, il n'aura d'autre choix que de s'éloigner, trouver la force de rompre, en finir avec cette image, se créer une autre/son identité... tuer Eddy Bellegueule, pour enfin devenir lui-même.

En finir avec Eddy Bellegueule est une plongée dans un univers noir au plafond bas, qui peut paraître caricatural mais qui existe...
A vrai dire, cela se passe dans le Nord de la France mais pourrait tout aussi bien se dérouler dans la misère d'une autre province reculée ou au fin fond de l'Oklahoma.
C'est l'histoire universelle d'une souffrance, d'une enfance gâchée par le rejet de la différence, et l'aveu d'un immense manque d'attention positive et de tendresse.

Mais en aucun cas Edouard Louis ne se pose en victime. Il pourrait tendre un doigt accusateur vers sa famille ou ceux qui l'ont violenté, outragé, nié. Mais non.

Il raconte (et il a du Annie Ernaux en lui), dans une plume puissante, bouleversante, crue, réaliste et encore à fleur de peau, il raconte, sans haine, sans arrogance ni pathos, avec une immense maturité.

Il tente de comprendre (et pardonne). Il cherche à analyser sociologiquement cette stigmatisation. D'avancer.

De montrer, aussi, que sa "différence" lui a permis de changer la trajectoire de son destin tout tracé.
Et de (leur) dire qu'il va bien.

C'est dur, révoltant, touchant. D'une justesse incroyable.

Edouard Louis offre ici un livre/témoignage qui devrait être lu par le plus grand nombre, afin que certains esprits étriqués entendent la voix/la douleur de ceux qu'ils fustigent.
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le 29 mars 2014
Très belle écriture, un grand romancier est peut-être né s'il arrive à dépasser le cadre de l'autobiographie. Le récit en soi est émouvant, ce qui ne gâte rien !
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