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L'histoire de jacques Caeur est celle de l'ambiguïté, celle de la fin du moyen-âge, et celle du début de la renaissance, celle de la découverte qui va relativiser celle de la France. Celle de la puissance financière qui va permettre l'unité du royaume, qui va affirmer la puissance de la bourgeoisie devant la tradition de la chevalerie et des princes. Celle de l'ambiguïté de l'amour et des amours. Celle de l'affrontement de la puissance royale avec celle de la finance. C'est l'aventure de Jacques Caeur, racontée avec une richesse de style et d'écriture. Un roman qui nous illustre cette période d'un aeil nouveau.

Il est des livres rares qui mêlent l'histoire avec une écriture flamboyante qui nous entraîne dans le style et la clarté d'une écriture, ce livre en est un des plus beaux exemples. Certes l'histoire est un peu romancée, mais ne l'a-t-elle pas toujours été et pas seulement par les chroniqueurs, n'a-t-elle pas toujours écrite pour magnifier les puissants et l'idéologie dominante. Ce livre nous fait suivre un personnage qui a surement été à l'origine de bien des innovations. Le commerce avec le levant, le positionnement allié avec les Egyptiens, contre les turcs. L'affirmation de la bourgeoisie contre les nobles. La lutte entre la puissance d'un homme contre l'arbitraire des rois et la jalousie. La recherche de l'amour. Un livre que l'on dévore et qui peut permettre d'aimer l'histoire. Et comment ne pas être sensible à la qualité du style, des images et de cette écriture fluide qui nous rend encore plus attachants les personnages qui sont magnifiquement décrits.
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le 14 octobre 2012
Magnifique récit de la vie de Jacques Cœur.
Raconté à la première personne, ce roman donne une bonne image de l'époque de Charles VII et du basculement entre l'époque de la chevalerie et celle de la renaissance, avec l'accueil des artistes étrangers et des marchandises venues de loin. Le héros est sympathique et le livre agréable à lire.
Je suis un peu étonné par les critiques lues sur cette page... A mon avis, ce livre est presque dans la lignée des "Rouge Brésil" ou "l'Abyssin", bien au-dessus des livres plus récents de l'auteur.
Ne boudons pas notre plaisir de découvrir agréablement une grande page de l'histoire de France !
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Qu'est-ce que la postérité a retenu de Jacques Cœur (1400-1456) ? L'image d'un homme de pouvoir, d'un financier ambitieux qui, tel un Fouquet avant l'heure, tomba de haut, victime de son arrogante munificence dont le roi Charles VII prit ombrage. Et pour legs, ce magnifique palais à Bourges, symbole de l'homme le plus riche de son temps. Et une devise : "A vaillans cuers riens impossible." Jean-Christophe Rufin a passé son enfance au pied de son palais, envisageant des voyages au long cours, se rêvant une destinée aussi aventureuse que celle de l'argentier du roi. Ne pas s'y tromper, Le Grand Cœur est bien un roman. S'il se base sur des faits historiques avérés, Rufin impose une vision personnelle de Cœur, lui prêtant des sentiments, échafaudant des hypothèses, imaginant des agissements là où la grande Histoire est muette. C'est un livre sur la destinée, les rêves, la dualité, le pouvoir et la passion d'un homme hors normes, à l'intelligence rare et à l'instinct sûr, davantage un organisateur qu'un financier, un créateur de réseau plus qu'un négociant. Sa destinée est celle d'un modeste fils de pelletier qui fréquenta les grandes figures de son temps, Charles VII et le pape Nicolas V, entre autres, dont les portraits dessinés par Rufin sont saisissants. Puis vint la chute, le procès, la prison, la fuite, la peur, autant d'épisodes qui, c'est une évidence, intéressent moins le romancier qui préfère s'attarder sur les songes de son héros. Au cours de sa vie et de ses nombreux périples, Cœur tomba amoureux, toujours selon l'auteur, de deux cités : Florence et Damas. Dans cette dernière, il est à deux doigts de suivre une caravane en partance pour la Chine. Son avenir aurait alors été tout autre et Rufin ne cesse de le montrer les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Licence du romancier. Une dualité qui fait du grand Jacques un homme de la Renaissance dans un Moyen Age finissant. Il participa grandement à la fin de la Guerre de Cent Ans, devint mécène du peintre Fouquet et, surtout, mit en place une stratégie d'échanges à l'échelon mondial, de l'Orient au Soudan, en passant par l'Italie et l'Espagne. Selon Rufin, l'enrichissement n'était pas son but, mais on n'est pas obligé d'adhérer à sa thèse. Cet homme, dépassé par sa réussite, avait des débiteurs parmi les plus puissants, ce qui contribua en grande partie à sa déchéance. Le premier d'entre eux, Charles VII est ambigu, pervers, manipulateur, jouant de sa prétendue faiblesse pour emberlificoter ses interlocuteurs. Il est l'une des figures les plus fascinantes du roman de Rufin. Enfin, la passion amoureuse est le dernier et non le moindre des ingrédients du livre. Agnès Sorel investit la vie de Cœur comme une apparition sublime, son âme soeur, sa moitié d'orange dont la mort lui laissa à jamais une béance dans le ... cœur. Ecrit dans une langue d'un classicisme parfait, le roman de Jean-Christophe Rufin réinvente une période agitée de l'histoire de France, loin des clichés médiévaux, entre ors et ténèbres, créant une intimité et une connivence avec un personnage visionnaire, plus riche d'idées que de biens. Comme lui, le lecteur tombera dans les filets de ce séducteur qui sut broder sans relâche la belle étoffe dont les rêves sont faits.
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le 13 juillet 2012
Ouf, j'en suis venue à bout. La vie de Jacques Coeur mérite certainement d'être mieux connue, mais ses états d'âmes - constamment mis en avant - lassent. Que de circonvolutions ! Certaines pages peuvent être lues en diagonale, voire ne pas être lues du tout, sans que cela nuise à la compréhension de l'histoire. Malgré un récit raconté à la première personne, l'essai historique (sans aucun doute richement documenté) prend le pas sur le genre romanesque (ce qu'avait su éviter F. Chandernagor dans "L'allée du roi", autre roman historique empruntant la forme du journal intime). L'oeuvre de J-C. Rufin est froide, austère, parfois même pompeuse, jamais palpitante. Il lui manque le souffle épique de l'"Abyssin" ou de "Rouge Brésil" qui faisait s'envoler le lecteur.
44 commentaires| 44 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 août 2014
Mon étoile "je déteste" n'a rien à voir avec le contenu du roman de Jean-Christophe Ruffin (que j'ai trouvé intéressant même si le souffle narratif ne m'a pas emportée comme dans d'autres de ses romans) mais avec l'édition Kindle dans laquelle apparaissent à de très -trop- nombreuses reprises des tirets au milieu des mots (pas en bout de lignes, n'importe où). Une fois, c'est supportable, au bout de la troisième ça me sort du livre et au bout de la vingtième je me dis que le papier a encore de beaux jours devant lui!
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Le Grand Cœur/Jean Christophe Rufin/Prix du roman historique 2012.
À l’époque de Jacques Cœur, l’Amérique n’avait pas encore été découverte par Colomb. En effet, né à Bourges vers 1400 et mort à Chios en Grèce en 1456, Cœur se tourna vers l’Orient pour satisfaire ses envies d’aventures commerciales.
« Le moment où il vient au monde est celui du grand basculement. Cent ans de guerre avec l’Angleterre prennent fin ; la papauté se réunifie ; la longue survie de l’Empire romain s’achève avec la chute de Byzance ; l’Islam s’installe comme le vis-à-vis de la chrétienté. Un monde meurt, en Europe, celui de la chevalerie, du servage et des croisades. Ce qui va le remplacer, c’est la mise en mouvement des richesses par le commerce, le pouvoir de l’argent…Jacques Cœur est l’homme de cette révolution. »
Cet excellent récit aux allures de grande fresque historique au cours du XV é siècle du grand conteur qu’est J.C.Rufin nous permet de voir le chemin suivi par Cœur pour devenir marchand, négociant, banquier et armateur à une époque où il était extrêmement risqué de voyager, des écorcheurs de tout poil hantant les chemins.
À la fin de sa vie, exilé et caché à Chios en Mer Égée, recherché semble-t-il par quelques stipendiaires, Cœur raconte…..
Dès son plus jeune âge, sous l’influence de son père, pelletier au service des nantis, il « apprit à placer le courage dans le renoncement. »
Son père qui nourrissait à son égard des ambitions pour faire de lui quelqu’un de respectable le destina à la basoche ce qui lui fit fréquenter longtemps l’école.
Mais l’appel des grands espaces et « un appétit de liberté qui rendait étonnant le peu d’usage qu’il en avait fait jusque-là », furent les plus forts et la trentaine atteinte, après s’être marié et devenu père de famille, il décida de partir. « Voyageur anonyme, sans aucune marque de fortune ni d’origine « , incognito dirait-on aujourd’hui, il se lança dans une aventure qu’il « abordait sans crainte et avec une immense curiosité. »
Rien ne pouvait lui apporter autant de bonheur que cette naissance à une vie inconnue. À rebours d’une vie bourgeoise qui lui apportait la sécurité, il embarque sur une galée qui va lui ouvrir une vie d’aventures inattendues et fabuleuses : il éprouvait enfin le sentiment de vivre.
D’Alexandrie à Beyrouth et Damas, il va se jeter dans l’action, bourlinguer, confessant souvent son peu d’appétit pour les nourritures célestes. Son plus grand émoi lui vint de la découverte des souks orientaux où étincelaient ce que produisaient de plus beau la Chine, l’Inde et la Perse. Il réalisa que l’Orient est riche et savant.
Cœur rêve de devenir un agent de l’échange et non de la conquête, pour apprendre et non prendre :
« Notre vocation était d’apporter le meilleur de ce que produisait l’autre. Nous avions, nous aussi, à notre manière, l’ambition de nous approprier la civilisation des autres, mais en contrepartie de ce qu’ils pouvaient désirer de la nôtre. La destruction, le pillage, l’asservissement nous étaient étrangers. »
Quatre hommes vont être à divers titres les maîtres d‘œuvres de ces échanges : ses deux associés Guillaume et Jean, son valet Marc et le Roi Charles VII.
C’est alors que le Roi confie dans un premier temps la ferme des monnaies de Paris à Jacques en qui il a toute confiance. Puis c’est à Tours qu’il va briller aux yeux du Roi en prenant en main l’Argenterie du royaume.
Jacques va se plaire en Touraine beaucoup plus qu’à Paris :
« La Touraine, avec ses ciels clairs et sa légendaire douceur, était propice aux longues déambulations, aux repas interminables, aux soirées de discussion les pieds tendus vers le feu de sarments que Marc allumait pour nous. »
Le traité d’Arras signé en 1435 par le Roi met fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et instaure en France une atmosphère de liberté et d’enthousiasme qui va faciliter le commerce. Et de plus ce traité établit la reconnaissance du titre de Roi de France à Charles VII.
À présent Jacques avait toute latitude de créer les réseaux, les relais, les routes pour acheminer tout ce qui pouvait trouver acheteur : soieries d’Italie, laines des Flandres, ambre de la Baltique, gemmes du Puy, fourrures des forêts froides, épices de l’Orient, porcelaines de Cathay.
Sa fréquentation constante du souverain lui permet d’en livrer une analyse fine et précise : au lieu de régner par la force et l’autorité, Charles VII, personnage paradoxal et tourmenté, étrange et tortueux, égrotant et cauteleux, secret et impénétrable, fascinant souverain, use de sa faiblesse et son indécision comme d’une arme redoutable grâce à un machiavélisme quotidien en dissimulant son jeu. Peu à peu l’indécision initiale va faire place à une grande détermination, une assurance et autorité incontestables tout en conservant son air de faiblesse et d’angoisse. Mais Jacques va déceler chez son souverain des traits et des instincts mauvais qui le font redoubler de prudence. L’avenir lui prouvera qu’il avait raison de rester méfiant.
Les années passent et Jacques avoue :
« J’ai été l’homme le plus riche d’Occident. On a peine aujourd’hui à dénombrer les châteaux et les domaines qui sont encore ma propriété…Je n’ai même pas pu tous les visiter … »
La Maison Cœur devient fournisseur de la Cour. De commerçant et argentier, Jacques devient aussi banquier en accordant des crédits, le Roi offrant sa garantie et lui octroyant de plus le droit de lever les impôts sur le sel. Puis il se lance dans la construction de ses propres navires et le Roi l’anoblit.
C’est la ville de Florence, villes d’artistes, qui va l’éblouir pour toujours par son génie et sa nouveauté. Lui qui a toujours vécu une vie simple et frugale, venant d’un pays aux goûts grossiers, va découvrir le luxe, la beauté et la finesse dans la création.
La rencontre d’Agnès Sorel, un temps la favorite de Charles VII, va être un moment décisif et bouleversant dans la vie de Jacques. Agnès était dotée d’une grande finesse et savait marquer ses faveurs en public à ceux qu’elle voulait perdre aux yeux du roi, d’où sa froideur relative à l’égard de Jacques qu’en secret elle aime.
À présent membre aulique, Cœur partage sa vie entre la cour et ses affaires. Cette conversion à la vie de cour est un passage difficile pour Cœur que l’entourage de multiples prévaricateurs peu avares de blandices à l’égard du roi rebute.
Jacques découvre qu’il est plus riche que le roi, plus riche que l’État et à partir de ce constat il craint la jalousie du roi. Des délateurs insoupçonnés vont porter des accusations mensongères contre lui qui vont aboutir à son arrestation avec interrogatoires et supplices. L’idée du suicide l’effleure. Prisonnier au château de Poitiers il désespère de recouvrer un jour la liberté.
Retour à Chios où il termine, installé dans une pauvre cassine de pierres sèches entourées de ronces, le récit de sa vie auprès d’Elvira sa compagne. Entre Poitiers et Chios va s’écouler une vie d’errance et d’aventures, de Gênes à Florence et puis Rome et le Vatican auprès du pape Nicolas V où il vit des jours heureux, puis Calixte III auquel il offre sa présence intéressée pour une croisade en Orient, cet Orient dont il rêve toujours.
Un roman bouleversant, une vie hors du commun narrée avec talent par J.C. Rufin, une épopée passionnante.
Et ne pas oublier de lire la postface qui est très instructive.
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Nous voici plongés à la toute fin du moyen âge, au moment où le monde bascule vers la Renaissance. Les hommes de guerre et les grands seigneurs perdent du pouvoir face aux sages "bourgeois", aux financiers et aux marchands. Jacques Coeur fut le plus grand parmi ceux-là!
L'Orient perd son "statut" de terre à conquérir pour devenir, une sorte de partenaire commercial. Nous assistons d'ailleurs à la lente l'élaboration d'une sorte de "multinationale médiévale".
Mais une chose demeure, le réseau d'intrigues autour du roi, le peu sympathique et inquiétant Charles VII qui une fois qu'ils ont tout donné pour lui se débarrasse de ceux qui l'ont construit: Jeanne d'Arc, Agnès Sorel et enfin Jacques Coeur.
Un roman qui nous apprend aussi beaucoup de choses et attise notre curiosité sur cette époque.
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le 30 mai 2016
Habituée des romans historiques à grand tirage dont le personnage principal est une femme en conflit avec les contraintes de son temps, j'ai choisi « Le grand Cœur » afin d'expérimenter un autre style, une approche plus « littéraire » de la fiction historique. L'écriture de Jean-Christophe Rufin est en effet recherchée, très riche, et l'auteur prend de nombreuses libertés avec les conventions du genre.

La première phrase donne le ton (« je sais qu'il est venu pour me tuer »). Un roman historique écrit à la première personne, c'est assez peu courant, et cela permet dans une certaine mesure de renforcer le processus d'identification au personnage principal, Jacques Cœur. À cela s'ajoute une mise en abîme, puisque nous lisons les « mémoires » de Cœur alors même qu'il les écrit. Cette structure narrative signifie que les faits nous sont relatés avec un jugement rétrospectif. Cela créé une sorte de suspense, lorsque le narrateur « annonce » un personnage ou un évènement important sans l'expliquer tout de suite. Toutefois, cette façon de titiller la curiosité du lecteur est parfois irritante car elle vient interrompre le déroulement du récit. Par ailleurs, l'auteur a peu recours à des descriptions détaillées de vêtements, de nourriture... ce qui fait qu'il est parfois difficile au lecteur peu familier de la période de s'imaginer « l'atmosphère » dans laquelle les personnages évoluent. L'accent est délibérément mis sur les pensées du narrateur, pas sur ses actions au quotidien.

Cœur, un iconoclaste visionnaire en rupture avec son temps, nous fait découvrir le monde des marchands qui gravitent autour de la Cour de France au XVe siècle. L'auteur en fait presque un précurseur de la Renaissance, ayant anticipé avant les autres l'importance de l'art et de la création dans la construction du pouvoir politique. Assez imbu de lui-même (« J'ai été l'homme le plus riche d'Occident »), Cœur raconte son ascension et sa chute avec une nostalgie désabusée parfois emprunte d'ironie. Sa psychologie est assez complexe. À chaque épisode de la vie que le rapproche du pouvoir, à chaque fois que l'un de ses rêves se réalise, Cœur est d'abord déçu, puis il trouve une raison d'agir et un sens à son action.

Les relations que Jacques Cœur entretient avec le roi Charles VII et Agnès Sorel sont au cœur de l'intrigue, et pourtant j'ai trouvé que les scènes clés avec ces personnages manquaient d'émotions. Les relations entre les personnages sont finalement bien moins intéressantes que les développements économiques, politiques et culturels décrits par le narrateur. À ce sujet, j'ai d'ailleurs trouvé que l'auteur appuyait un peu trop lourdement sur le thème principal de son roman, surtout dans les derniers chapitres : le déclin de la noblesse, la fin de l'âge de la chevalerie et des croisades, et l'avènement d'une nouvelle ère faisant la part belle à la bourgeoisie des commerçants et des financiers, aux artistes et aux explorateurs. Comme l'explique Jean-Christophe Rufin dans sa postface, « Jacques Cœur est l'homme de cette révolution ».
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Jean-Christophe Rufin (1952- ) est un médecin, historien, globe trotteur, écrivain et diplomate français.
Ancien président d'Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie.
En 2001, il obtient le Prix Goncourt avec "Rouge Brésil" après avoir obtenu le Prix Interallié, en 1999, pour "Asmara et les causes perdues".
Elu en 2008 à l'Académie française, il en devient alors le plus jeune membre.
"Le grand Coeur" parait en 2012 .

Retiré dans l'île de Chio, où il tente d'échapper à ses ennemis, Jacques Coeur- alias Jean-Christophe Rufin- écrit ici ses Mémoires.
Le destin hors norme d’un fils d’artisan de la ville de Bourges (la ville de Rufin également). Tout d’abord monnayeur, puis marchand avant de devenir également le grand Argentier du roi, il aura compris avant tout le monde que le commerce sert davantage que la guerre les intérêts de tous. un témoignage éclairant sur une époque charnière, à la veille de la Renaissance. Le passage de l’âge médiéval à celui du monde moderne et au fondement de l’économie libérale : l'argent c'est le pouvoir.
Jean-Christophe Rufin est un magnifique conteur. L'écriture est à la fois simple et belle, claire et riche, sensuelle et précise.

Un roman passionnant pour les amoureux de l'Histoire de France et de ses "figures" (même méconnues)
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le 7 août 2014
Je viens de terminer les livres de Simone Bertiere sur le 16eme et 17 siecle, et mon ravissement et enthousiasme pour ces ouvrages m'ont fait acheter "Le Grand Coeur" de Jean-CHristophe Ruffin. Quelle deception, aucune comparaison avec la finesse psychologique, la profondeur, la connaissance et honnetete historique des livre de Mme Bertiere.
Ce livre peu realiste de Mr. Ruffin me fait apparaitre Jacques Coeur comme un petit fanfaron qui me devient de plus en plus antipathique. J'ai du mal a finir. Le seul point positif est qu'il m'a fait decouvrir ce personnage dont j'ai du mal dans le livre a faire la part de la verite et du roman. Ca ne me donne pas envie de lire d'autres livres de cet auteur, mais vu ses titres prestigieux, je vais lui donner une seconde chance. Oui, Mme Bertiere par la qualite de ses livres m'a peut etre rendue bien difficile...
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