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5.0 étoiles sur 5 Miles Davis Bootleg: la série continue !, 27 mars 2014
Par 
Cymus - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles at the Fillmore: Miles Davis 1970: the Bootleg Series Vol. 3 (CD)
Columbia poursuit sa publication de concerts inédits de Miles Davis avec ce troisième volume d’un bootleg qui n’en est pas vraiment un, puisque les concerts ici réunis ont été enregistrés par Teo Macero, le producteur très officiel de Columbia à l’époque. Et c’est tant mieux car les enregistrements sont de très bonne qualité, meilleurs que ceux du second volume.

On retrouve Miles Davis, en 1970, aux Etats Unis cette fois, à New York plus précisément, dans l’un des Clubs les plus mythiques de l’époque, le Fillmore East qui accueillait aussi bien les groupes de rock que de jazz. D’ailleurs, ces soirs du mois de juin 1970 (du 17 au 20), Miles partageait l’affiche avec Neil Young et Steve Miller.

Le groupe du trompettiste apparaît renouvelé pour partie et augmenté. En effet, si Chick Corea aux claviers électriques, Dave Holland à la basse et Jack DeJohnette à la batterie jouaient déjà à l’époque des concerts en Europe de 1969, Wayne Shorter, parti vers d’autres aventures, est remplacé par Steve Grossman aux saxos. Surtout, pour la première fois, deux claviéristes se renvoient la balle : à côté de Corea, intervient également sur des claviers électriques, Keith Jarrett, celui qui détestait ces instruments et qui pourtant a su en tirer les sonorités les plus folles. Et puis apparaît également pour la première fois Airto Morera, aux percussions, qui avec une imagination extraordinaire ajoute à la texture sonore de l’ensemble ces touches à la fois mystérieuses et exotiques.

Le répertoire également évolue. A l’exception de I fall in Love too Easily, on n’y entend plus de titres tirés du répertoire acoustique ancien, mais uniquement des morceaux récents du nouveau répertoire électrique : Directions dont la version studio n’avait pas encore été éditée à l’époque (voir l’album Directions sorti en 1981) ; The Mask et Willie Nelson, issus des sessions d’enregistrement de Jack Johnson (voir The Complete Jack Johnson Sessions), album qui devait sortir en 1971 ; It’s about that Time extrait de In the Silent Way ; Bitches Brew, Spanish Key, Sanctuary issus de l’album Bitches Brew sorti en mars 1970.

Il est vrai que, sur les quatre disques, consacré chacun à une soirée au Fillmore East, on retrouve à peu près toujours les mêmes titres. Mais, à condition sans doute d’être un fan de MD, on ne ressent pas d’ennui ou de sentiment de répétition car chaque soir chaque morceau était réinterprété de manière différente, et c’est cela qui est passionnant dans ce genre de coffret, voir à quel point le groupe pouvait se renouveler à chaque concert, même en jouant les mêmes titres. Et ils sont les témoins de l’une des périodes créatrices les plus intenses de la carrière de Miles, avec ces textures sonores très riches (le nombre de musiciens sur scène ne fera que se multiplier par la suite avec un, deux ou trois guitaristes), ce groove si particulier qui emprunte à la fois au jazz, au rock et au funck, et ces plages bruitistes presque expérimentales qui laissent planer des ambiances étranges typiques de la période.

Il faut préciser que enregistrements, pris dans leur intégralité, sont certes inédits (ce ne sont pas les mêmes que ceux qui ont donné lieu à l’album Live at the Fillmore East - It’s about that time, enregistré en mars de la même année), mais pas totalement car des extraits de cette série de concerts étaient sortis sur le double album Miles at Fillmore sorti en octobre 1970, selon un découpage parfois curieux faisant plus penser à un medley qu’à un véritable concert.

Quelques bonus ont été ajoutés qui sont des extraits de concerts au Fillmore West cette fois, mais là encore inédits par rapport à l’album Black Beauty – Miles Davis at Fillmore West car ils ont été enregistrés le 11 avril 1970, alors que les précédents dataient du 10 avril.

Terminons en disant que ce volume est très réussi également sur le plan éditorial : il est en effet accompagné, non seulement d’un poster comme dans le volume précédent, mais aussi d’un véritable livret avec un texte – en anglais – très intéressant relatant l’histoire de ces concerts au Fillmore.

Il n’y a donc pas de DVD dans cette nouvelle livraison, mais quatre CD bien remplis nous donnent l’immense plaisir de retrouver Miles Davis au mieux de sa forme, dans des recherches musicales qui n’en sont encore qu’à leur début. Donc, vivement la volume 4 !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Call It Anything, 5 juillet 2014
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LeMo (Bruxelles, Belgique) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles at the Fillmore: Miles Davis 1970: the Bootleg Series Vol. 3 (CD)
Le troisième coffret de la série Bootleg documente l’invention par Miles du jazz-rock, musique à laquelle il se refusait pourtant à donner un nom… Miles franchit le fossé qui le séparait de la scène rock en 1970. Le temps d’un printemps et d’un été qui culminera avec sa prestation au festival de l’île de Wight le 29 août. Le Prince of Darkness, figure désormais considéré comme bankable de la musique pop/rock, quitte le circuit des clubs de jazz – même s’il reviendra à ces derniers (du moins les plus vastes) à la fermeture des Fillmores créées par le promoteur Bill Graham.
La cause de ce petit miracle se nomme "Bitches Brew", un double album qui fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde d’un jazz déjà bien divisé à ce moment de son histoire entre défenseurs de l’orthodoxie hard bop et tenants de la révolution free, amenant, par ailleurs, quelques alliances contre nature à se constituer entre ceux qui aiment le nouveau Miles (celui, donc, du jazz-rock ou fusion) et ceux qui le haïssent. Le public rock l’adoptera par contre sans réserve, réalisant l’ambition du trompettiste depuis son (court) mariage avec Betty Mabry – chanteuse de 27 printemps qui lui a fait écouter et rencontrer Jimi Hendrix et Sly Stone tout en relookant sa garde robe.
Toutefois, ses tous premiers pas dans le monde du rock, c’est avec le “Lost Quintet” à peine augmenté du percussionniste brésilien Airto Moreira qu’il les effectuera au Fillmore East à New York les 6 et 7 mars 1970, anticipant la sortie de "Bitches Brew" de plus d’un mois. Ce dernier, avec sa musique binaire et sa pochette hip, est d’ailleurs au départ un véritable casse tête pour la Columbia qui ne sait trop en direction de quel public le promouvoir. Pourtant, lorsque Miles retournera au Fillmore East pour les concerts repris dans ce coffret les 17, 18, 19 et 20 juin de la même année, soit moins de deux mois plus tard, le nouvel album figurera dans les charts américains et s’imposera au fil du temps comme l’un des deux enregistrements les plus populaires du trompettiste.
En trois mois, cette musique en constante évolution a tout transformé autour du maître : non seulement son environnement professionnel mais aussi son répertoire qui, exception faite ici de "I Fall In Love Too Easily" et "The Theme", ne contiendra bientôt plus aucun titre du répertoire acoustique. Passé au tout électrique, le groupe, s’il comporte toujours Jack DeJohnette à la batterie, Dave Holland (désormais)à la basse électrique et Chick Corea au Fender Rhodes, comprend deux petits nouveaux : Keith Jarrett à l’orgue Farfisa (les deux claviéristes ne se côtoieront que 3 mois) et Steve Grossman (qui cèdera sa place dès les concerts de l’île de Wight à Gary Bartz) remplaçant un Wayne Shorter parti vers de nouvelles aventures aux saxophones ténor et soprano – Airto Moreira (voix, sifflet, percussions brésiliennes etc.) continuant à jouer les électrons libres. Reste Miles qui, plus chef de bande que jamais, a désormais ajouté une pédale wah wah à sa trompette. Funky, hypnotique et binaire, la musique se révèle à la fois foisonnante et dépouillée, touffue et limpide, mélodique et chaotique.
Partiellement inédits, ces 4 concerts, publiés à l’époque sur un double LP (réédité en CD) sous le titre "Miles Live At The Fillmore" dans des medley ayant fait l’objet d’un montage sévère et portant le nom de la soirée où ils ont été enregistrée ("Wednesday Miles", "Thursday Miles" etc.), nous sont proposés ici dans leur intégralité – les CD 1 et 3 étant augmentés, en guise de bonus, de "Paraphernalia" et "Footprints" pour le premier, de "Miles Run The Voodoo Down" pour le second, tous trois enregistrés au Fillmore West de San Francisco, le 11 avril de la même année. La musique interprétée pendant ces quatre soirées est presque identiquement la même.
On y retrouve trois titres de "Bitches Brew" : le morceau qui a donné son titre à l’album, "It’s About That Time" et un formidable "Spanish Key", joué pour le seul rappel qu’accordera le groupe lors de la dernière soirée ; trois compositions de l’album "Jack Johnson" encore inédit, "Directions", qui ouvrira les quatre concerts ("The Theme", datant du milieu des années 50, les concluant), "Willie Nelson" et "The Mask" auxquels il faut ajouter le précité "I Fall in Love To Easily", enregistré en 1962 sur "Seven Steps To Heaven" en compagnie de Ron Carter, Frank Butler, George Coleman et Victor Feldman, et, enfin, "Sanctuary", un inédit du Second Great Quintet signé Wayne Shorter et qui sera publié pour la première fois dans sa version originale sur le double LP/CD "Circle In Round."
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5.0 étoiles sur 5 Toujours le grand Miles, 22 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles at the Fillmore: Miles Davis 1970: the Bootleg Series Vol. 3 (CD)
Miles dans sa période 69-70 qui nous livre une musique assez hermétique pour les non initiés, mais qui est si intéressante quand on fait l'effort de s'y plonger souvent. Ce n'est pas comme ces tubes qui flattent facilement les sens à la première écoute et que l'on jette à la troisième. Merci Miles! Un passionné (donc pas toujours objectif...) qui possède environ 250 CD de l'artiste...)
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5.0 étoiles sur 5 Excellent, 21 avril 2014
Par 
Vial Philippe (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles at the Fillmore: Miles Davis 1970: the Bootleg Series Vol. 3 (CD)
On connaissait déjà ce concert en partie au travers des disques précédents. On a maintenant la totalité avec une bonne qualité audio. C'est excellent.
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4.0 étoiles sur 5 IS GOOD, 26 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles at the Fillmore: Miles Davis 1970: the Bootleg Series Vol. 3 (CD)
ONE WORK VERY GOOD, VERY SATISFACTORY. IS ONE CREATIVE AND INSPIRATE MUSIC. IS A GOOD RECORDING WITH VERY GOOD SOUND.
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