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5.0 étoiles sur 5 Beau film, belle image, 30 avril 2014
Par 
The Dreaming - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonate d'automne - Edition Collector - Inclus le Livret de 20 pages [Blu-ray] (Blu-ray)
Sur les 7 sorties récentes en Blu-ray, chez StudioCanal, de films signés Ingmar Bergman, "Sonate d'automne" figure sans peine parmi les plus belles réussites du lot, au niveau de la qualité technique de l'image.

Sur le film en lui-même...
C'est un classique de Bergman, un chef-d'œuvre même (même si le terme a des allures de pléonasme quand on parle d'un film de Bergman). À son intérêt artistique évident (sur lequel il n'est pas utile de s'étendre davantage) s'ajoute une curiosité devenue quasi-légendaire : il s'agit, en effet du film qui réunit ("enfin" ! ...car il y avait une réelle attente dans ce sens) "les deux Bergman" (certains parleront même d'"affrontement") : Ingmar et Ingrid. Ces deux-là n'étaient pas forcément faits pour se rencontrer, n'était une origine suédoise commune (ils n'avaient, a priori, guère que ça en commun). Ingrid, la star hollywoodienne flamboyante, et Ingmar, le metteur en scène européen chantre d'un cinéma exigeant, expérimental même... bref : aux antipodes du cinéma spectaculaire et familial dont Ingrid fut l'un des fleurons les plus beaux durant des décennies... Sauf qu'Ingrid Bergman fut aussi, à la fin des années 40 et au début des années 50, la compagne du cinéaste italien Roberto Rossellini, chef de file du néo-réalisme et, à ce titre, véritable icône pour les représentants d'un "jeune" cinéma apparus au début des années 60 (ceux de la Nouvelle Vague en tête).
Avec Rossellini, Ingrid Bergman fera ses plus beaux films ("Stromboli", "Europe 51", "Voyage en Italie"), des œuvres majeures et marquantes aujourd'hui encore, dont on considère souvent qu'elles ont largement contribué à faire entrer le cinéma dans la modernité (ou en tout cas dans une ère nouvelle).
C'est cette Ingrid-là que, de toute évidence, Ingmar est allé chercher. Mais c'est sans doute aussi la star qui le fascinait (car Ingmar Bergman n'avait rien contre le cinéma commercial... allant même jusqu'à avouer un intérêt certain pour les interminables soap-opéras débités au kilomètre par les chaînes de télé !). Ainsi, le personnage imposant et chargé d'histoire(s) qu'Ingrid Bergman interprète dans "Sonate d'automne" permet à l'actrice de jouer sur les deux tableaux : un cinéma "sérieux" dont elle fut une muse, via Rossellini, et un cinéma plus divertissant dont elle resta jusqu'au bout l'une des plus emblématiques représentantes.
Pour affronter le monstre sacré, une Liv Ullmann tout en retrait, timorée (comme une sorte d'animal craintif, façon Mia Farrow), soumise (le négatif exact de ce qu'elle est dans "Persona"), comme écrasée par le poids de sa partenaire (sur les deux plans : aussi bien la "star" qu'elle a en face d'elle que la mère abusive que la fille "frustrée" qu'interprète Liv Ullmann doit supporter... duplicité troublante pour le spectateur, d'ailleurs : où s'arrête la fiction ? Où démarre la réalité ? Est-ce vraiment "uniquement" un film ? Ou bien s'agit-il d' "autre chose" ? Difficile de trancher réellement...).

Sur cette édition blu-ray elle-même...
L'horrible charte graphique "enfantine" voulue (en dépit du bon sens) par l'équipe de bras cassés de chez StudIoCanal se trouve, ici, heureusement palliée par un effort technique à la hauteur de nos espérances.
On l'a dit : ce duo fascinant est servi par l'écrin sublime qu'est ce film à la fois pudique et violent. Ecrin qui se trouve rehausser comme jamais par cette édition Blu-ray : la haute-définition sied à merveille aux couleurs chatoyantes de l'automne dont il est question ici.
L'image du film n'a jamais été aussi belle, aussi bien définie, tout en préservant son grain cinéma.
C'est donc un bonheur nouveau qu'offre la vision du film dans de telles conditions.
Le livret contenu dans cette édition est intéressant, mais sans plus (on a tellement écrit sur Bergman et son œuvre que celles et ceux qui voudront creuser le sujet trouveront sans peine bien mieux ailleurs).
Le bonus est assez conséquent (le documentaire "Mais le cinéma est ma maîtresse", un portrait d'Ingmar Bergman de plus d'une heure).
Mais c'est le film lui-même qui reste le clou de cette édition : intemporel et bouleversant, il offre un grand moment de cinéma (et, accessoirement, un nouveau sommet dans la carrière du cinéaste suédois).
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5.0 étoiles sur 5 SONATE D'AUTOMNE, 17 mai 2014
Par 
Gaziglia Gerard (france) - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonate d'automne - Edition Collector - Inclus le Livret de 20 pages [Blu-ray] (Blu-ray)
Une magnifique édition Digibook pour un film de qualité qui nous révèle des acteurs exceptionnels.
Je n'ajouterai rien de plus pour ce film qui nous a tous charmé.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mère et fille, 10 février 2014
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonate d'automne - Edition Collector - Inclus le Livret de 20 pages (DVD)
Le sujet : les retrouvailles entre une mère et sa fille, sincèrement désirées par celle-ci, mais qui très vite sonnent faux et tourneront à l’affrontement violent, révélant entre elles un abîme d’incompréhension, de frustration, de ressentiment et de haine. Ce duel, qui sera plutôt une confrontation de monologues qu’un dialogue, n’est pas à armes égales : Eva, la fille apparemment timide et pleurnicharde, se révélera, une fois tombées ses inhibitions, d’une cruauté impitoyable et vengeresse en assénant à sa mère ses quatre vérités, illustrées par des flash-back. Charlotte, la mère, qui apparaît d’abord très sûre d’elle-même et dominatrice, se trouvera comme tombée dans un piège où elle se débat de plus en plus vainement contre les attaques de sa fille et ses propres remords. On trouvait déjà dans "Á travers le miroir", au masculin, un personnage d’artiste égoïste, fuyant ses enfants et tourmenté par sa mauvaise conscience, et aussi un mari – ici le pasteur – dont l’amour impuissant ne parvient pas à atteindre sa femme.

Dans le choix des deux actrices, Bergman a visé juste ; malgré quelques accrochages avec le cinéaste, Ingrid Bergman a su mettre à profit ses habitudes de grande actrice hollywoodienne pour incarner le personnage égocentrique de Charlotte, auquel son visage de femme vieillissante et malade convenait idéalement, et qui constitue de la part de son homonyme un superbe hommage pour son dernier rôle au cinéma. Quant à Liv Ullmann, en Eva, quoi qu’en ait dit Bergman, qui s’est reproché de ne pas l’avoir assez dirigée, elle est magnifique de bout en bout, tant dans la mièvrerie crispée du début que dans la colère ravageuse de la seconde partie. Il serait injuste de ne pas mentionner aussi Lena Hyman, dont la prestation dans le rôle important et difficile d’Helena, la soeur handicapée d’Eva, est admirable.

Les courts flash-back sont remarquablement utilisés, les couleurs et les cadrages sont très beaux. Notons aussi un bref cauchemar (de Charlotte), filmé comme Bergman en a le secret. Seules musiques, exprimant toutes une détresse contenue : au générique le larghetto initial de la sonate en fa pour flûte à bec de Haendel, puis la quatrième suite pour violoncelle de Bach, et le deuxième prélude de Chopin. Le contraste entre le paisible décor domestique et les choses terribles qui s’y disent et s’y vivent illustre parfaitement le combat entre mensonge et vérité, auquel l’épilogue apporte un apaisement fragile et mélancolique. Sous-estimé par son auteur, qui se reprocha indûment d’avoir « fait du Bergman », ce film relativement court est un de ses plus riches et de ses plus denses en émotion. En bonus, une courte interview de Liv Ullmann.
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