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4,6 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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Je savais que ce dvd allait sortir. Comment peut-il en être autrement? C'est pour moi la plus grande émotion musicale jamais ressentie. Je l'ai vu à l'opéra et je mesure ma chance. Werther est un opéra si terriblement romantique qu'il ne souffre pas la médiocrité qui le ferait vite basculer dans le ridicule ou le pompeux. Ici tout est parfait, sans avoir la froideur de la perfection, de l'orchestre, dirigé par un Michel Plasson au sommet, aux couleurs éclatantes ou sombres, en passant par la mise en scène faisant des chanteurs des êtres de chair et de sang, les décors, inspirés d'un peintre danois (Hammershoi), sobres mais juste ce qu'il faut, avec la géniale idée de faire passer le spectateur entre les troisième et quatrième actes de l'extérieur à l'intérieur de la chambre de Werther par un subtil jeu d'éclairages et l'avancée de la chambre de Werther du fond de la scène vers l'avant. Quant aux chanteurs... Tous les superlatifs sont à sortir des tiroirs pour en parler. Les rôles secondaires sont à la hauteur de même que les choeurs d'enfants. Sophie ( AC Gillet) est parfaite d'ingénuité. L. Tézier campe un Albert froid complètement à l'opposé de Werther, le ROMANTIQUE, incarné ici par un Jonas Kaufmann qui ne joue pas à être Werther mais qui EST Werther. Je ne peux même plus imaginer ce personnage sous d'autres traits. Il donne tout à son héros. Son interprétation corporelle comme son interprétation vocale - inutile de parler de sa voix, tout a été dit - sont exceptionnelles et le rendent terriblement humain, vulnérable, fragile et si terriblement vivant. Charlotte interprétée par Sophie Koch est parfaite, elle aussi, et l'osmose entre les deux chanteurs est si belle que les frissons sont au rendez-vous. Sans compter que, outre chanter superbement, ils vivent leur rôle si intensément - il n'est que de les voir à la fin du troisième acte - que des acteurs de métier ne feraient pas mieux. La partie orchestrale entre le troisième et le quatrième acte est un grand moment. C'est sombre et tragique à souhait. Bref, je dispose de ce Werther sur le disque dur d'un lecteur-enregistreur et j'ai regardé bien des fois cette version télévisée, qui m'a permis de voir les traits des chanteurs en gros plans et d'apprécier la subtilité de leur jeu. Bien sûr c'est un complément de ce que j'ai vu sur la scène. Avoir déjà la version télévisée ne m'empêche pas d'acheter le dvd, ceci dit pour montrer que quand on aime on achète quoi qu'on en dise. Un très grand moment!
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le 13 juillet 2011
Je suis un ancien du métier, et à 71 ans j'en ai vu des WERTHER !!! Avec Albert LANCE - Marcel HUYLBROCK - Alain VANZO - et bien d'autres ainsi que des Charlotte : Denise SCHARLEY - Rita GORR - Simone COUDERC - Francine ARRAUZAU etc ... Mais là je dis : chapeau bas - Je ne connaissais pas Sophie KOCH, c'est une très belle découverte, avec Béatrice URIA-MONZON, ce sont les deux meilleures Charlotte du moment !! Quant à Jonas KAUFMANN, c'est un pur régal à le voir et à l'entendre.. Son Français est excellent. Dès son entrée en scène on sent qu'il est dans la peau de WERTHER, il chante d'une façon divine sans truquer : les pianos, les forte (sans forcer) la couleur, les effets tout est là, et ces Artistes ont d'autant plus de mérite que les décors sont réduits au strict minimum et que seule leur présence et leur prestation donne du relief à ce WARTHER d'exception. Michel PLASSON au pupitre, Nicolas Joël (le Patron de l'Opéra de Paris) ne pouvait solliciter mieux, là aussi tout y est : nuances, pianissimis et fortes sublimés par la prise de son DTS DIGITAL 5.0 SURROUND, quant à l'image elle est superbe et on prendrait volontiers ce dvd pour un blu-ray. Les autres rôles (je me refuse de dire secondaires) car dans le lyrique tout le monde doit "y aller" pour donner du cachet à la représentation, sont très bien tenus : Ludovic TEZIER, voix de baryton idéale pour ce rôle d'Alber plutôt sacrifié - Bravo à Alain VERNHES qui chante depuis des lustres !!! et tous les autres ne méritent que toutes nos félicitations. Comme quoi même arrivé à mon âge je "redécouvre" un ouvrage grâce à ces Artistes hors-pair. prix attractif. Je vais placer ce WARTHER à côté de mon lecteur, car je pense qu'il va "tourner" plus d'une fois encore. N'hésitez surtout pas, vous passeriez à côté d'un chef-d'oeuvre.
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le 24 septembre 2010
Enfin il sort ce dvd tant attendu! Ce Werther est vraiment somptueux! Avec une distribution géniale!Les représentations de ce werther de janvier 2010 ont été boulversantes et nous ont réchauffés en ce froid mois de janvier 2010! un miracle s'est produit ces soir là ! Un Michel Plasson génial en chef d'orchestre, une mise en scène très belle, un excellent Albert de Ludovic Tezier, Une vraiment très belle sophie en Anne Catherine Gillet et un couple parfait Werther_Charlotte avec l'emouvante Charlotte de sophie Koch et surtout et surtout un Jonas Kaufmann extraordinaire en Werther avec sa voix sombre et sublime, sa présence , son jeu, il est Werther!!! Ce rôle est fait pour lui!
Ce dvd est le témoignage d'une soirée d'opera magnifique ou tout se marche, où le miracle se réalise!!! Vivement le 8 novembre!!!!!
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 31 décembre 2012
Je viens de réécouter pour la nième fois ce superbe spectacle, je ne l’avais pas encore commenté, car je ne savais comment traduire mon énorme émotion et sa qualité exceptionnelle, d’autres l’ont fait dans différents médias, souvent très bien, et beaucoup ont mis les 5 étoiles sur Amazon. Mais 5 étoiles, nous les donnons souvent à de très beaux opéras, celui-ci est bien plus que beau, il frôle la perfection ; alors ne pourrait-on pas d’une manière ou d’une autre, indiquer cela, non par les banales 5 étoiles, mais par un signe spécial « hors catégorie ». Cette indication devrait être strictement réservée et attribuée par un jury « amazonien » au vu des commentaires déjà effectués et avec la participation d’experts. Quand je parcoure les quelques 200 titres de ma vidéothèque, en dehors de ce DVD qui devrait à l’évidence y appartenir, j’y verrais bien le Don Carlo du Met avec Freni-Ghiaurov, la Salomé de T. Stratas, l’Anna Bolena de Vienne avec Netrebko-Garança, et puis, et puis pour moi, c’est tout ; mais il y en a probablement quelques autres que je ne connais pas. Ce sont des œuvres, telles qu’elles sont interprétées qui touchent au sublime, à la quasi-perfection et cela est rare.
Revenons à ce Werther, pourquoi me donne-t-il cette émotion renouvelée, bien au-delà des autres Werther connus, est-ce seulement par le talent exceptionnel de Jonas Kaufmann, non cela ne suffit pas, Alfredo Kraus dans son genre était aussi formidable; est-ce l’excellente mise en scène, non plus, d’autres ont été aussi belles. Les autres interprètes sont parfaits. Alors aujourd’hui, j’ai enfin compris ce qui fait l’exceptionnel : la Direction de Michel Plasson et la Charlotte de Sophie Koch, voilà pourquoi je pense utile de vous livrer un trentième commentaire !.
Michel Plasson a un talent tout à fait particulier pour diriger la musique française et les opéras français. Il fait passer à l’orchestre une sorte de fluide magique, je m’en suis souvent rendu compte au Capitole de Toulouse où il a longtemps œuvré, quel bonheur nous avions. Je me souviens aussi d’un concert de charité donné après le tsunami avec l’orchestre de Bordeaux Aquitaine : arrivé en Gironde moins d’une heure avant le concert, ne connaissant pas l’orchestre et n’ayant eu aucune répétition, il a produit la suite de Daphnis et Chloé et le Boléro de Ravel comme jamais je ne les avais entendus, c’était comme s’il hypnotisait les musiciens pour qu’ils jouent ce que lui ressentait au plus profond de son âme et de son cœur. Eh bien, c’est la même chose pour ce Werther à l’Opéra de Paris, il porte les artistes au meilleur de leur expression et sublime les musiciens de l’orchestre, il suffit d’écouter attentivement le Clair de Lune pour s’en rendre totalement compte.
Sophie Koch est peut-être la meilleure cantatrice française en activité, si l’on ose faire ce genre de comparaison, mais c’est une femme discrète, peu médiatisée car préservant sa vie personnelle. Je l’avais découvert en Octavian à Toulouse il y a quelques années, elle m’avait déjà fort impressionné, elle l’a confirmé dans le magnifique DVD avec Renée Fleming et Sophie Damrau et plus récemment dans Wagner. Ici, elle atteint véritablement la plénitude de son art, avec une voix de mezzo très bien posée, modulée à l’extrême pour rendre toutes les expressions nécessaires, avec un jeu d’actrice complet, une véritable tragédienne que ne renierait pas la Comédie Française, jeu très bien mis en valeur par la mise en scène. Elle est en symbiose avec le chef et dans une entente parfaite avec l’extraordinaire Werther de Jonas Kaufmann, d’un romantisme absolu. C’est elle qui nous fait pleurer.
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le 5 octobre 2010
J'attends la sortie en DVD de ce Werther depuis la seconde où le rideau est tombé après la représentation retransmise il y a plusieurs mois sur Arte... Ce Werther a été pour moi un des plus grands chocs émotionnels de ma "carrière" passionné d'opéra... une réussite totale : dans cette production, tout est à louer ! Les plus petits rôles, les seconds rôles magnifiquement tenus par Anne-Catherine Gillet, toute de fraîcheur et chantant divinement et Ludovic Tézier, un modèle de style de chant français "à la Robert Massard"(projection et prononciation impeccable). La direction passionnée de Michel Plasson... Les décors, les costumes, les éclairages, la mise en scène intelligente et subtile de Benoît Jacquot, une direction d'acteur sobre et toute en nuances... Et puis...et puis... Charlotte et Werther, divins ! La Charlotte de Sophie Koch déchirée entre son amour et son devoir, passionnée et vraie ! Et celui pour qui Massenet a dû écrire le rôle, sans le savoir : Jonas Kaufmann... Et là, les mots manquent pour qualifier son incarnation...Werther est Jonas Kaufmann, et Jonas Kaufmann est Werther... De façon prodigieuse... Vocalement, il est sublime de passion, de nuances... Ecoutez ses longues phrases qu'il distille avec un art du legato exceptionnel... Il y est bouleversant d'humanité, d'amour retenu et de détresse... Cette rencontre miraculeuse entre un personnage et un interprête ne se rencontre que très rarement (Callas et Violetta par exemple). Jonns Kaufmann sera toujours pour moi le Werther idéal... Un DVD d'exception... Une réussite totale... Une musique extraordinaire... un chanteur en état de grâce...Un bouleversant moment d'émotion !!! Je crois qu'on a compris... J'aime !!!
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le 13 octobre 2010
Difficile de rajouter quelque chose aux commentaires précédents que j'approuve en tous points.
Tous ceux qui ont vu cette représentation à l'opéra (les chanceux) ou en direct sur Arte (c'est mon cas) n'auront point besoin de lire ces commentaires et se précipiteront séance tenante sur ce DVD.
Quant aux autres je ne saurais trop leur recommander de faire de même, en effet, il est assez rare de dire d'une représentation d'opéra qu'elle est parfaite en tous points tant il y a de paramètres à rassembler et pourtant c'est ici le cas.
Quels que soient les talents rassemblés, il y en a un qui les domine pourtant, c'est Jonas Kaufmann dont le Werther est une des plus fortes incarnations lyriques qu'il m'ait été donné de voir, voix sublime, diction du français parfaite et par-dessus tout, incarnation absolue du héros romantique. C'est terrible pour les chanteurs qui lui succéderont, car il aura gravé sur la rétine des spectateurs une vision entêtante dont ils ne pourront se défaire.
Face à lui, Sophie Koch est une Charlotte parfaite physiquement et vocalement, incarnant idéalement son déchirement entre la fidélité à sa parole et son attirance pour Werther.
Ludovic Tézier est au diapason en campant un Albert monolithique et brutal qui est l'exacte vérité du rôle, quant à cette tête de linotte de Sophie, elle a trouvé en Anne-Catherine Gillet une interprête idéale.
Il faut le dire, quel plaisir de voir des chanteurs absolument crédibles physiquement et vocalement, totalement investis dans leur rôle.
Ils sont parfaitement servis par une mise en scène fluide et narrative, avant tout soucieuse d'approfondir la vérité psychologique des personnages et surtout par un décor magnifique et des éclairages fabuleux (le troisième acte est d'une beauté à couper le souffle ! ).
Enfin comment ne pas saluer Plasson qui évolue ici dans son répertoire de prédilection et qui fêtait ses retrouvailles avec l'Opéra de Paris, honte à cette institution de l'avoir si longtemps ignorer et merci à Nicolas Joel d'avoir réparé cet oubli.
La conclusion de cette représentation c'est que l'opéra n'est pas mort et lorsqu'il est servi avec un tel talent et un tel engagement il dégage une puissance d'émotion sans égale.
A acheter toutes affaires cessantes et à voir et revoir sans modération.
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Nous avons tous un Werther idéal qui sommeille en nous. Je croyais avoir touché au Ciel avec Roberto ALAGNA, le Werther que je n'espérais plus tant le rôle était devenu la chasse-gardée d'une Invincible Armada, véritable armée mexicaine, qui recevait une pluie d'éloges quelque peu disproportionnée. Les DOMINGO, CARRERAS et, même, KRAUS voire VILLAZÓN, ÁLVAREZ ou encore VARGAS, magnifiques chanteurs, n'ont jamais réussi à me faire rêver qui chantaient souvent en espéranto quand j'avais appris mon Werther en français, au disque, avec Georges THILL et, à la scène, avec Alain VANZO. Roberto ALAGNA, qui fut un divin Werther, a fait place à Jonas KAUFMANN et c'est un Ciel qui s'ouvre dans le Ciel

En dépit des "réveiller" par trop fermés, Jonas KAUFMANN s'impose par sa présence quasi idiomatique. Sophie KOCH ne saurait être oubliée : aussi somptueuse Charlotte que peut l'être une Susan GRAHAM. Le Bailli d'Alain VERNHES, la Sophie d'Anne-Catherine GILET et Ludovic TEZIER, magnifique Albert, sont à l'unisson. La direction de PLASSON à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de PARIS couronne le tout. Le DVD est une merveille tant pour l'oreille que pour les yeux.

Une mise en scène, sage et classique, pour que l'on puisse rêver à son aise et une réalisation, distanciée, pour que l'on n'oublie pas que nous sommes à l'opéra, l'art le plus artificiel qui soit en dépit du mimétisme captieux de l'action scénique. Benoît JACQUOT refait un peu le coup de la mise en abyme de son film Tosca (2001). Le parti pris de donner à voir, dans l'action filmée, les signes de la matérialité théâtrale (coulisses, fosse, cintres), de montrer l'effet par la cause, pourrait irriter nombre de spectateurs. Benoît JACQUOT s'emploie, ci et là, à déconstruire l'illusion notamment à des moments où l'on aurait préféré continuer à "rêver". Comme dans les monologues hallucinés de Werther voire dans l'air des larmes où le réalisateur peut recourir à un plan d'ensemble montrant, dans un champ singulièrement élargi, toute la fosse d'orchestre avec le chef en action face aux chanteuses, avant que d'enchaîner aussitôt sur un close-up inattendu, en très gros plan, faisant focus sur le visage bouleversé de Charlotte/Sophie KOCH. Autant de procédés récurrents contestables qui visent à casser l'illusion et, finalement, à souligner que l'illusion a été cassée. Si Benoît JACQUOT aimait passionnément le théâtre lyrique, il n'irait pas chercher à expliciter visuellement la déconstruction du mur invisible sur lequel repose le mimétisme du spectacle théâtral.

On nous annonce une édition Blu-ray que l'on n'espérait pas. Vivement le mois de mars ! ... Avec toutes les autres nouveautés qui s'annoncent le concernant (Parsifal, Don Carlo, Faust, Ariadne auf Naxos), il va falloir faire une place à ce Werther BR que l'on connaît déjà en DVD. A Jonas KAUFMANN, tenore assoluto du moment, le Blu-Ray reconnaissant. Ce n'est que justice !... Cela, à l'heure où le Werther de Roberto ALAGNA revient en force sur le marché avec un DVD capté en 2005 à Turin.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 14 février 2011
Enfin... je fais partie des bienheureux qui ont découvert ce Werther, pas vu à l'Opéra Bastille ni davantage sur Arte, mais dont le DVD tout neuf s'est imposé dans mon antre de passionnée d'art lyrique, depuis ma rencontre récente (et donc tardive mais qu'importe, il n'est jamais trop tard...) avec ce Jonas Kaufmann béni des dieux.
Que dire qui n'ait déjà été dit ?
Puisque tout ce qui a été dit est vrai, sans emphase ni exagération, mais avec justesse et pertinence.
L'ennui, si j'ose dire, avec Jonas Kaufmann, c'est que l'on ne peut pas faire l'économie des superlatifs.
Au vrai, il n'y a pas de mots pour exprimer une rencontre avec l'absolue perfection.
Qu'il s'agisse du chanteur, qu'il s'agisse de l'acteur, qu'il s'agisse de l'artiste emportant tout sur son passage, pour n'y laisser que l'émotion, la stupéfaction, l'admiration.
Une émotion, une stupéfaction, une admiration qui nous assomment mais qui ne nous donnent pas l'impression d'être victimes d'un rapt intime, qui respectent notre intégrité.
On ne sort pas indemne d'une telle expérience mais on en sort intact et plus encore grandi.
Pas indemne, non : la fantastique incarnation de Werther par Jonas Kaufmann nous atteint au tréfonds et nous bouleverse, il y a quelque chose de violent dans le choc qu'elle provoque, j'évoque tout particulièrement l'intensité indicible de la scène de son retour, à la date fixée par Charlotte, il y est proprement génial et nous sommes tétanisés par l'émotion, la stupéfaction, l'admiration, rien d'autre à faire que de rouler sans résistance dans une vague qui nous submerge.
Intact et plus encore grandi, oui : la vague nous submerge mais ne nous noie pas, elle nous ramène lentement et doucement sur le sable, pantelants mais heureux.
Lenteur et douceur qui trouvent leur achèvement dans l'admirable scène de la mort de Werther, que Jonas Kaufmann grave pour l'éternité dans l'or d'une idéale beauté.
Cette représentation de Werther est un état de grâce absolu, il n'est que de se laisser faire et aller, sans retenue, l'on ne peut y trouver que de la joie, du bonheur et de la plénitude.
Faut-il le préciser, tous les autres chanteurs interprètes sont parfaits, Sophie Koch notamment, magnifique Charlotte, ne pas oublier de le dire bien que Jonas Kaufmann, sans le vouloir, puisse le faire oublier.
C'est le moment d'ajouter que cet artiste d'exception, qui incendie la scène et galvanise la salle, a une gentillesse et une modestie inversement proportionnelles à sa supériorité, et qu'il achève de nous faire craquer quand, avec une spontanéité manifeste, il étreint affectueusement sa partenaire et donne une accolade chaleureuse à Michel Plasson sous les applaudissements incessants du public.
Massenet, trop souvent mais injustement taxé de "ringardise", doit trouver ici la juste reconnaissance de son génie.
Une remarque de détail seulement, pour faire écho à certains commentaires : je n'ai pas du tout été gênée par le choix de Benoît Jacquot de nous montrer le héros dans les coulisses alors que le (merveilleux) Michel Plasson ouvre le champ de la partition.
Tout à l'inverse, j'ai été très émue par la vision insolite mais remuante du héros pressant ses mains et contractant sa mâchoire sous l'empire du trac, j'ai trouvé cette image très belle, tout comme celle de Sophie Koch faisant quelques mouvements de relaxation avant sa grande scène de déploration, quand elle relit les lettres que Werther lui a écrites depuis l'exil temporaire qu'elle lui a infligé, la mort dans l'âme.
Quant aux points de vue "verticaux" du cinéaste, ils me sont apparus pertinents, dans une mise en scène très élaborée mais dénuée d'artifice ou de parti pris prétentieux.
Tout est beau et bouleversant dans ce Werther, nous avons beaucoup de chance d'être vivants pour le savoir.
La grâce, absolument.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 14 avril 2015
Magnifique opéra, plein de romantisme, belle musique dirigée par Michel Plasson et de superbes chanteurs qui savent aussi mettre l’intensité dramatique : Jonas Kaufmann (Werther), Sophie Koch (Charlote), Ludovic Tézier (Albert). Jonas Kaufmann est un Werther idéal vocalement et physiquement. Charlotte et Werther forment un couple à la chimie parfaite. Mention spéciale pour la très douée Anne-Catherine Gilet (Sophie). Superbes décors, simples et jolis. Le son est excellent aussi.
Malheureusement, le spectacle est en partie gâchée par une équipe de cameramen qui veulent faire les originaux et filment sous tous les angles possibles : avant l’entrée en scène des chanteurs, du plafond, en contre-jour, avec des changements incessants d’angle de prise de vue et de zooms souvent ratés. Ce qui met aussi beaucoup trop de distractions dans les éléments visuels, qui n’est pas favorable à une écoute sereine. Un opéra ça ne se filme pas comme un thriller ou un western.
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le 29 décembre 2010
Je me repassais incessamment un mauvais enregistrement de la récente diffusion TV qui a été pour moi LA découverte de cet opéra. La voix de Jonas Kaufmann a excercé d'emblée sa fascination. C'est dire si l'acquisition du DVD était impérative ...! Bien qu'un peu trop nasale à mon goût, cette voix a aussi la capacité de gagner en puissance là où c'est nécessaire et monte plutôt bien dans les aigus. Là où Jonas Kauffmann est inégalé est, bien entendu, dans sa capacité à se couler dans le rôle qui lui va comme un gant. Les deux rôles féminins sont assurés à ravir ; le reste de la distribution étant on ne peut plus satisfaisante et cohérente. Après une dizaine de visionnages, la magie opère toujours et le frisson est garanti à chaque fois !
La direction de Michel Plasson, maître absolu de la partition (depuis toujours semble-t-il), fait merveille et donne à la musique toute sa sensualité, son onctuosité, sa puissance et son tragique.
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