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Comme beaucoup de mélomanes, j'imagine, je suis particulièrement attaché à l'Actus Tragicus de Bach: j'aime infiniment cette méditation sur la mort, j'aime cette promesse d'un dépassement de la mort non par son abolition (toute la cantate nous rappelle au contraire que nous allons bien mourir et qu'il faut mettre nos affaires en ordre), mais par la loi de l'amour (qui, comme le dit la fin du Cantique des cantiques est "fort comme la mort"), j'aime cette promesse d'un paradis qui n'est pas futur mais présent dès aujourd'hui ("Heute, heute wirst du mit mir") dans l'acceptation d'une vie finie mais élargie par le souffle de l'Esprit.

De cette cantate essentielle, je possède par conséquent plusieurs versions: Rilling,Leonhardt,Gardiner 1989,Koopman,Junghänel et Ricercar Consort.

Dans un premier temps, ce nouvel enregistrement réalisé par Gardiner en juin 2013 m'a, comme Jean-Marie Lambert (dont je salue le commentaire), paru trop terne: climat retenu et voix belles mais non exceptionnelles ou déchirantes.

Mais j'ai ensuite réécouté chacune des versions, lu l'excellente analyse de Gardiner présente dans le livret et réécouté encore et encore cette nouvelle captation. Résultat? Cette version me semble finalement l'une des plus justes et abouties qui soient. Oui, le climat est retenu, intériorisé, mais il s'agit d'une méditation sur la mort, à la fois infiniment douloureuse et apaisée; or, douleur et paix ont rarement été aussi bien mêlées et restituées. Certes les chanteurs ne sont pas aussi charismatiques que ceux de Koopman (Schlick, Wessel, De Mey, Mertens) ou du Ricercar Consort (ah! l'alto sublime de Carlos Mena), mais tout est absolument juste dans leurs interventions. Quant au choeur, il est proprement éblouissant: a-t-on jamais chanté le dernier chorale avec une telle maîtrise rythmique dans la précipitation finale (la répétition du "Amen")?

En formation réduite (un chanteur seulement par partie), ma préférence va au magnifique enregistrement du Ricercar Consort, dont le recueillement me semble bien plus profond que celui du Cantus Cölln de Junghänel (pourtant toujours cité comme la référence incontournable). A cause des voix d'enfants et du remarquable climat, je garde une tendresse profonde pour l'enregistrement de Leonhardt. Mais ce nouvel enregistrement occupe désormais une place décisive dans ma hiérarchie personnelle et je le remercie du fond du coeur d'avoir approfondi mon écoute et ma compréhension de cette oeuvre si marquante (NB: la prise de son est aussi excellente).

Un dernier mot: l'Oratorio de Pâques, qui constitue l'autre moitié du CD, est lui aussi de très haute volée, mais je reconnais ne pas avoir mené ici une écoute comparative approfondie avec les deux versions qui constituaient jusqu'à présent mes références personnelles: Herreweghe et Koopman.
11 commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce disque est hélas une vraie déception.John Eliot Gardiner est un très grand chef,qui a fait ses preuves dans Bach;la présentation est ,comme toujours dans cette collection,d'une grande beauté plastique,avec une sublime photo de Steve McCurry,et un brillant texte du chef qui fournit une analyse musicologique de très haut niveau des oeuvres ici présentées.
Si la "cantate de Pâques" est convenable,la célèbre cantate BWV 106"actus tragicus" pâtit,à mon avis,d'un parti pris d'une excessive austérité;tempi très(trop?)retenus,solistes d 'un niveau moyen,et l'excellence coutumière du choeur ne rachète pas une conception somme toute statique de l'oeuvre,qui ne réussit décidément pas à Gardiner.
Les trois étoiles sont donc une moyenne entre quatre(Pâques) et deux(Actus).
La référence reste donc Konrad Junghänel...et l'on peut trouver un plaisir passéiste,certes,mais revigorant à l'écoute de Karl Richter,vivant,enthousiaste,qui n'oublie pas que la Résurrection est proche,selon la volonté du Cantor. .
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