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Ha ! Le retour de John Zorn à la musique symphonique, depuis la fin du précédent millénaire on attendait ça ! C'est dire si ce Fragmentations, Prayers and Interjections va être examiné à la loupe, soupesé, décortiqué pour voir si, vraiment, le jeu en valait la chandelle.

Enregistré le 25 septembre 2013 au Miller Theatre de New York City, joué par l'Arcana Orchestra dirigé par David Fulmer (également un violoniste utilisé par John Zorn en musique contemporaine, aussi auteur d'un album chez Tzadik, On Night), Fragmentations Prayers and Interjections voit donc Zorn dans sa zone de confort, à la maison, fin prêt pour un projet ambitieux qu'il n'a que trop longtemps repoussé.
Présentement, deux des quatre thèmes ne sont pas inconnus des amateurs de Zorn, Conte de Fées avait déjà eu sa version orchestrale de chambre sur What Thou Wilt en 1999, et Kol Nidre qui avait connu deux versions pour quatuor à cordes sur Cartoon / Sm (2000) et The String Quartets (1999). Conte de Fées n'est pas très différent de sa première version c'est toujours une partition alternant de presque colériques emportements à de magnifiques lamentos, elle est juste magnifiée par une interprétation encore plus passionnée, encore plus emphatique qui lui sied bien au teint. L'emphase orchestrale, justement, est ce qui décuple la déjà poignante grâce d'un Kol Nidre toujours lent, émotionnel en diable, qui y gagne une qualité épique que les quatuors à cordes faillaient à lui offrir avec une telle intensité dramatique.
Les deux originaux méritent une plus scrupuleuse "inspection". Orchestra Variations est un classique Zornien où l'on croise aussi bien l'avant-gardisme dramatique de Bartók que les exubérances cartoonesques d'un Carl Stalling (que vous connaissez tous, ayant biberonné aux animés de la Warner), demandant, certainement mais surtout ludique et donc accessible aux esprits joueurs, et aussi rondement mené, ce qui ne gâche rien. Une bonne entrée en matière. Suppôts et Supplications est une toute autre planète, pièce suintant la folie mystique jusque au bout de ses cordes, magistrale et monumentale à la fois, elle est le parfait bouquet final du présent projet. Il y a quelque chose des glorieux arrangements de compositeurs russes tels que Stravinski et Moussorgski dans les variations orageuses qui traversent la partition, un gout pour l'excès dans le bon gout, une propension à tisser des climats, des images sans pathos ni concession. Grande vague à remuer l'âme, cette pièce orchestrale majeure, inspirée des dernières œuvres d'Antonin Artaud et originellement commissionnée par la BBC pour son orchestre maison, s'inscrit directement au panthéon Zornien.

L'attente fut longue, on y croyait presque plus. Mais Fragmentations Prayers and Interjections est là et bien là. Œuvre maîtrisée de A jusqu'à Z, démonstration de la classe si multiple d'un compositeur star de ce début de 3ème millénaire, d'un jeune sexagénaire, homme-musique à l'incroyable production (qualité et quantité), c'est un triomphe qu'on souhaite voir de nombreuses âmes partager.

All music by John Zorn
Arcana Orchestra directed by David Fulmer
Recorded September 25, 2013 by Silas Brown
At Miller Theatre, NYC
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