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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Copié collé....scotché!, 5 mai 2014
Par 
Pierrafeu (Vannes, Breizh) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 14 (CD)
J'aurais bien fait un copié-collé de mes autres commentaires sur les versions de PETRENKO, car quand c'est magnifique à ce point, c'est difficile d'être créatif !
(il y a plus de vocabulaire pour dire des méchancetés...)
Cette symphonie est sans doute la plus ennuyeuse des symphonies de Schosta, SI elle n'est pas parfaitement maitrisée, autant dans la voix que dans l'orchestration de fou de Dmitri, chaque mouvement est (bien sûr) un lied, et c'est sans doute le plus bel hommage à Mahler et Britten et à son compère WEINBERG (écoutez sa 8eme symphonie)
C'est aussi un lamento de 50 mn, mais avec les aussi les tripes du compositeur sur la table !
Que PETRENKO arrive à donner au Royal Liverpool, un son si "russe", qu'il magnifie la partition avec des instrumentistes parfaits, et en fait un tout, malgré tout, un concerto de lieder avec solistes, est tout simplement incroyable!
Du très très très très très très très grand.
Il reste une symphonie à enregistrer pour terminer son intégrale...qui restera dans les annales...longtemps.
Indispensable et beau.
Bonne écoute.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "La mort entre et sort de la taverne": la 14ème symphonie de Chostakovitch, 11 janvier 2015
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 14 (CD)
La 14e symphonie de Dimitri Chostakovich op. 135, son avant dernière, est dédiée à son ami Benjamin Britten.

Elle a été créée le 20 septembre 1969 à Leningrad sous la direction de Rudolf Barshai à la tête de l’Orchestre de chambre de Moscou. Les solistes étaient Yevgeni Vladimirov et Galina Vishnevskaya.

Les onze mouvements mettent en musique des textes très divers (poèmes de Garcia Lorca, Guillaume Apollinaire, Rainer-Maria Rilke…). On a pu évoquer le Chant de la Terre, mais le modèle paraît surtout être Moussorgski, celui des Chants et danses de la mort que Chostakovich avait précédemment orchestrés. Les moments funèbres alternent avec des passages où prédominent amertume et dérision, où sont exprimés le bruit, la fureur et le chaos de l’existence. Tout autrement que la Quatrième symphonie, œuvre gigantesque qui poussait à ses dernières limites la symphonie instrumentale, la Quatorzième symphonie marque elle aussi le genre, cette fois en désagrégeant l’idée même d’une symphonie qui vaudrait par ses qualités architecturales et qui progresserait vers sa résolution (le Finale dure à peine plus d’une minute). Dans le massif des quinze symphonies, la Quatorzième est certainement à ré-évaluer.

On ne saurait trop recommander la lecture des poèmes, les textes français (pour les Apollinaire) n’étant pas donnés malheureusement avec ce disque Naxos (le sont tous les textes en russe et en anglais). Comment se passer de « Je veux me faire belle/ dans l’inceste et la mort ».

Pour préparer cette recension du disque de Petrenko, j’ai écouté les versions suivantes (je donne les dates d’enregistrement, non de parution) –mais il faudrait sans doute aussi retenir Kondrachine, qui bénéficie de la présence de l’immense Evgeni Nesterenko, et la version Rostropovitch avec Mark Reshetin et Galina Vishnevskaya (1973), que beaucoup considèrent comme la plus belle :

1. Bernard Haitink Concertgebouw Dietrich Fischer-Dieskau Julia Varady 1980 DeccaChostakovitch : Les 15 Symphonies

2. Maxim Chostakovitch Prague symphony Orchestra Mikhail Ryssov basse Marina Shaguch soprano 1999 SupraphonSymphonies (Integrale)

3. Simon Rattle Berlin Thomas Quastoff Karita Mattila 2005 EmiSymphonie N°1 - Symphonie N°14

4. Vladimir Jurowski London Philharmonic Sergei Leiferkus Tatiana Monogarova 2006 LPO Shostakovich : Symphonies n° 6 & n° 14

5. Et donc, Vasily Petrenko Orchestre de Liverpool Alexander Vinogradov basse Gal James soprano 2013 Naxos

Toutes ces versions ont au moins un point fort (chanteuse, chanteur ou chef) mais il est difficile de réunir tout ce que demande l’oeuvre.

La version occidentale de Haitink donne les textes en langue originale, avec la Lorelei en allemand (option approuvée par le compositeur). Haitink est estimable sinon galvanisant, Fischer-Dieskau impressionne et tout spécialement dans « A la santé », mais le premier atout est à mon avis la prestation de Julia Varady, Lorelei ensorcelante, idéale dans « Le suicidé», aussi à l’aise ici que dans la Symphonie lyrique de Zemlinsky ou dans ses grands Verdi. Une version à connaître, ne serait-ce que du fait de la puissante personnalité des chanteurs, qui ne conduit nullement à des « numéros » narcissiques, mais à un éclairage différent sur l’œuvre. Leur français est assez exotique, mais cela ne compte pas ici pour grand chose.

La version peu connue de Maxim Chostakovitch joue à plein la carte de l’acidité,de la modernité, elle souligne le côté émacié de la partition. Côté chant, Marina Shaguch, a vraiment de très beaux moments. Mikhail Rissov a une grande voix, mais il est tout d’un bloc et n’est pas le plus attachant des solistes. Au total, une version non dénuée de qualités, et sans doute très juste d’esprit.

La version de Simon Rattle est sans doute la moins convaincante des cinq. La prise de son tend à édulcorer les passages violents (second Mouvement), et Rattle est de toute façon trop poli. Karita Mattila fait une belle Lorelei, mais Varady est plus enthousiasmante. Le grand point fort reste la prestation de Thomas Quasthoff (A la Santé).

La version de Vladimir Jurowski aurait mérité de rencontrer plus d’écho lors de sa parution (voir le commentaire de LD). Elle est très cohérente, empreinte d’une noble gravité, un peu moins « folle » dans les mouvements 2, 3 et 5 que celle de Petrenko que j’évoque ensuite, mais c’est une question de nuances. Elle n’a aucun point vraiment faible. Plus encore que Sergei Leiferkus, c’est Tatiana Monogarova qui a retenu mon attention (pour le Suicidé, c’est tout à fait ça).

Dans tout cela, j’aurais accordé la palme à Jurowski (tout en disant d’aller écouter Haitink, tout spécialement pour Varady) s’il n’y avait pas maintenant, donc, la version de Vassily Petrenko. Celui-ci m’a laissé admiratif par la manière dont (plus qu’aucun des chefs cités) il rend justice aux aspects opposés de cette symphonie bipolaire, évitant toute monotonie : enfin, la danse de mort du second mouvement sonne corrosive et agressive comme il faut. Enfin, très bien captée par Naxos, l’œuvre nous explose à la figure comme elle le doit. Si Gal James, qui a aussi gravé l’œuvre avec Gordan Nikolic, est tout à fait adéquate (mais je ne la préférerais pas à Shaguch ou à Varady), Alexandre Vinogradov est lui le chanteur qui m’a le plus pleinement convaincu dans les grandes pagesintrospectives de l’œuvre, celui qui me paraît le plus proche de leur esprit moussorgskien : quelle voix superbe et quelle aura. Côté orchestre, autant, dans la même intégrale, au début de la Quatrième symphonie, par exemple, le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra ne peut rivaliser avec d’autres orchestres que nous connaissons dans cette musique, autant, ici, pour l’ambiance très particulière que Chostakovitch a voulu créer (rôle des cordes graves, du xylophone), il est parfaitement adéquat.

Il y a une phrase de Chostakovitch où il dit que si on lui coupait les mains, il écrirait encore en tenant le crayon entre ses dents. C’est la justice rendue à cette dimension jusqu’au bout-iste du compositeur qui fait le prix de la version admirable de Petrenko.
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Chostakovitch : Symphonie n° 14
Chostakovitch : Symphonie n° 14 de Dimitri Chostakovitch (CD - 2014)
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