Commentaires en ligne 


7 évaluations
5 étoiles:
 (5)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:
 (1)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 

Le commentaire favorable le plus utile
Le commentaire critique le plus utile


9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maria Stuarda au MET
Au moment de sa création, cet opéra de Donizetti joua de malchance, se heurtant d’abord à la censure, puis victime ensuite des problèmes de santé de Maria Malibran qui assurait le rôle de Marie Stuart lors de la deuxième tentative qui fut faite de le monter.

Espérant enfin rencontrer le succès,...
Publié il y a 4 mois par Caroline LESNIAK

versus
3.0 étoiles sur 5 Pour DiDonato
J'avoue avoir été déçu par ce DVD en regard des commentaires très flatteurs déjà publiés. Pour moi, la version video de La Scala avec Antonacci/Devia/Meli reste encore la référence (en attendant mieux).
Côté mise en scène, c'est bien : sobriété et pertinence, pas de...
Publié il y a 1 mois par Sombra


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maria Stuarda au MET, 9 avril 2014
Par 
Caroline LESNIAK (Vernon, Eure) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
Au moment de sa création, cet opéra de Donizetti joua de malchance, se heurtant d’abord à la censure, puis victime ensuite des problèmes de santé de Maria Malibran qui assurait le rôle de Marie Stuart lors de la deuxième tentative qui fut faite de le monter.

Espérant enfin rencontrer le succès, Donizetti s’apprêtait à le créer à Londres, toujours avec la Malibran, lorsque celle-ci décéda. Le compositeur jeta alors l’éponge, et l’oeuvre tomba dans l’oubli jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle. Le renouveau du bel canto, suscité par l’intérêt que lui portèrent, dans le sillage de Maria Callas, quelques cantatrices, dont Leyla Gencer, Joan Sutherland, Beverly Sills ou Monserrat Caballe permit son retour sur les scènes.
C’est Beverly Sills qui assura la création américaine de l’oeuvre, au New York City Opera en 1972.
Maria Stuarda n’ayant jamais été représentée au MET, le spectacle que nous voyons sur ce DVD fut conçu autour de Joyce DiDonato, devenue depuis ses débuts dans l’établissement voici une petite dizaine d’années une de ses valeurs sûres, et qui se montre particulièrement éblouissante dans ce répertoire ( un inoubliable Romeo dans I Capuleti e i Montecchi de Bellini à l’Opéra Bastille, ses nombreux Rossini).

La mise en scène et les décors ne sont peut-être pas très inventifs, mais ils restent fidèles à l’oeuvre , l’action étant de toute façon presque inexistante : David McVicar semble surtout vouloir donner un cadre crédible et, en l’occurrence, très sobre, aux admirables airs, duos , trios et ensembles que Donizetti a composé . C’est chose faite avec ce que nous voyons, décors simples représentant les lieux où les différentes scènes se déroulent, salle du palais d’Elisabeth, forêt à l’acte 1, prison de Marie à l’acte 2, symbolisée par un grand mur gris couvert de graffiti, le nom de Marie que l'on imagine inscrit au fil des jours passés en captivité.
Côté costumes, la sobriété des robes de Marie, reine déchue et captive, offre un contraste évident avec les toilettes beaucoup plus travaillées et imposantes d’Elisabeth, reine en exercice, symboles de sa toute puissance face à sa rivale.
Jusque dans leur aspect physique le contraste entre les deux protagonistes est bien là : perruques et maquillage blafard pour Elisabeth, simplicité et naturel pour Marie.

Car c’est naturellement sur l’opposition entre ces deux personnages que repose tout l’opéra, opposition non seulement physique mais avant tout psychologique, émotionnelle: si jalousie et dureté sont l’apanage d’ Elisabeth, qui connait aussi les souffrances d’un amour déçu pour Leicester, Marie traverse quant à elle toutes sortes d’émotions : nostalgie, espoir, révolte et colère, tendresse, amorce de folie puis résignation et apaisement, lorsqu'elle parvient, finalement, à surmonter son ressentiment toujours vif à l'égard d'Elisabeth et à accepter son destin avec toute la dignité d'une reine...

Tous sentiments que Joyce DiDonato excelle à nous faire partager, tant elle se montre brillante dans l’ensemble de ces registres , nous offrant des moments de pure beauté vocale, une conduite de la ligne de chant au legato parfait, des pianissimi à couper le souffle, mais aussi une intensité de chaque instant, un chant expressif et habité, synthèse idéale de ce que peut (et doit!) être le bel canto.
Le rôle de Marie lui permet, après celui d'Elisabeth qu'elle a déjà interprété, d'exprimer un panel d'émotions à la hauteur de son talent. Qu’il s’agisse d’évoquer le souvenir des moments heureux du passé, d’exprimer sa révolte et sa fierté retrouvée face à Elisabeth à l’acte 1, ou de traduire les différents sentiments qui l'animent au cours de la longue scène finale, JDD démontre une fois de plus en touchant nos coeurs de cette façon qu’elle fait partie des plus grandes. Lorsqu'on pense aux excès auxquels la scène de la confrontation avec Elisabeth a pu donner lieu (lors de la création de Maria Stuarda, les deux interprètes de Marie et d'Elisabeth en vinrent aux mains !), on ne peut qu'admirer le jeu et le chant de Joyce DiDonato, tout d' équilibre entre finesse, sensibilité, force, caractère !
Chacune de ses apparitions sur scène est un moment de bonheur, d'autant plus que sur un plan strictement musical les pages écrites par Donizetti pour le personnage de Marie, de loin les plus nombreuses, sont toutes d'une sublime beauté.

Face à elle , la jeune soprano sud africaine Elza van den Heever, qui interprète Elisabeth, s’en tire plutôt avec les honneurs, maitrisant dans l'ensemble la tessiture et les difficultés, offrant du point de vue des timbres vocaux un équilibre parfait avec Joyce DiDonato. Elle aussi témoigne d’un tempérament suffisamment fort pour rendre intense la confrontation avec sa rivale (confrontation qui n’eu jamais lieu dans la réalité, mais magnifique invention de Schiller, évidemment reprise par Donizetti qui en fait l'un des moments forts de son opéra). Face au personnage incarné par Joyce DiDonato, elle n'hésite pas à se donner une apparence beaucoup moins flatteuse, c'est le moins que l'on puisse dire !

Matthew Polenzani, déjà entendu dans l’Elixir d’Amour et Don Pasquale du même Donizetti, fade et convenu comme comédien, est néanmoins sur le plan vocal un comte de Leicester satisfaisant, aux moyens et au style appropriés à ce répertoire.
On remarque aussi particulièrement la belle voix de basse de Matthew Rose (Talbot), très émouvant dans la scène où il recueille les confidences de Marie à l'acte 2.
Superbes coeurs du MET, notamment dans le magnifique passage qui précède l’arrivée de Mary pour la scène finale.

Bonne direction de Maurizio Benini, équilibrée, qui laisse le chant s'épanouir tout comme il anime avec dynamisme les belles scènes d'ensemble que compte l'opéra.

La mise en scène de David McVicar, sans être particulièrement mémorable, ne cherche pas à délivrer quelque message plus ou moins ésotérique et préserve donc l’essentiel, qui est la mise en valeur des deux personnalités antagonistes de Marie et d'Elisabeth.
Quelques petites réserves cependant : j’avoue que les tremblements de mains et hochements de tête de Marie à l'acte 2, sur laquelle certes les années de captivité ont passé (mais qui après tout n'avait que 45 ans au moment de son exécution), m’ont plus gênée que paru utiles, la force et la justesse de l'incarnation de JDD passant suffisamment par ses expressions, ses attitudes et sa voix, sans qu'il soit besoin d'en rajouter. En salle cela passait peut-être, à l'image et en gros plan cela est moins bienvenu.
De la même façon, l’absence totale de grâce d’Elisabeth, dans ses déplacements, gestes et attitudes, est une ficelle peut-être un peu épaisse du metteur en scène pour souligner les différences entre les deux protagonistes.

Mais il ne s’agit là que d'infimes détails, face au résultat global de cette captation qui demeure une formidable occasion de (re)découvrir une oeuvre d'une beauté souvent sublime, un répertoire qui a connu l'oubli de manière injuste, mais qui demeure vivant grâce aux interprètes, tels Joyce DiDonato, qui savent le mettre en valeur et nous le faire aimer.

Dernière remarque destinée à l'éditeur: pourquoi pas de blu-ray ? En 2014 c'est incompréhensible.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Joyce au plus haut !!!, 30 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
Interprétation magistrale de Joyce DiDonato qui survole cet opéra de toute sa classe ! Elza van den Heever se tire fort bien de toutes les difficultés que représente le rôle d' Elisabeth. Polenzani est un peu à l'étroit et manque singulièrement de présence.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 J. DI DONATO AU SUMMUM DE SON ART, 24 mai 2014
Par 
Laneton "Jip" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
Commentant il y a 2 ans le DVD de cette œuvre admirable avec M. DEVIA, je marquais mon attente d’un nouvel enregistrement de grande qualité, nous l’avons enfin.
Joyce Di Donato a atteint depuis 2 ou 3 ans un niveau d’excellence que nous avons pu apprécier dans d’autres productions comme Cenerentola ou Cendrillon, sans oublier sa composition dans the Enchanted Island. Ici elle est au summum de la qualité que l’on peut attendre d’une artiste d’opéra, aussi bien vocalement que scéniquement. C’est admirable, magnifique. Une voix absolument sublime, parfaitement contrôlée malgré les difficultés, nous transporte d’émotion. Son legato est extraordinaire, ses vocalises nuancées, le pianissimo, sa prononciation et sa musicalité parfaites. Dès qu’elle apparaît, l’émotion commence et ne va faire que croître assez rapidement jusqu’aux larmes, l’expression vocale y suffit et son jeu simple, son regard bleu très doux et perçant, l’amplifie progressivement dans ce second acte qui est un monument de l’opéra. La façon dont elle arrive à exprimer les divers sentiments qui la parcourent est simplement magnifique. De plus, son humilité et sa gentillesse de femme n’en font pas une diva malgré la ferveur que lui témoigne à la fin son public pour qui elle est la reine du Met.
Elle a en face d’elle une jeune soprano très grande qui se révèle dans un rôle vocalement très difficile et nous délivre des aigus purs, puissants et somptueux, des vocalises admirables. Mc Vicar ne l’a pas arrangée physiquement en l’accoutrant de tenues grand-guignolesques et en lui conférant des attitudes d’une raideur et d’une dureté à mon avis excessives, en la maquillant comme un clown, en lui ôtant le minimum de féminité, même dans la scène de recherche de tendresse avec Lancaster. Elsa van den Heeven devra seulement améliorer son registre grave pour devenir une des grandes sopranos dramatiques de demain, et aussi apprendre à mieux dire l’italien. Par son allure et son registre, elle n’est pas sans me faire penser à J. Sutherland jeune.
Les rôles d’hommes, que certains qualifient de secondaires, mais qui pour moi ne le sont pas, ne serait-ce que par leur présence dans les duos et les ensembles avec les deux reines, sont de qualité, particulièrement M. Polenzani et M. Rose. Le chœur est également remarquable et pas seulement dans l’entrée de la dernière scène où il amplifie notre émotion. Quant à l’orchestre, il s’applique à bien accompagner les chanteurs, il ressort bien les quelques phrases musicales en intermède, il ne se fait pas remarquer autrement que par une bonne exécution mélodique, et c’est déjà très bien.
De la mise en scène, je ne dirai pas grand-chose, Mc Vicar est resté assez raisonnable en dehors de la composition du personnage d’Elisabeth, qu’il ridiculise de manière outrancière. On a connu pire. Il n’y pas vraiment de décor, il n’y en a pas besoin, peut-on appeler un décor un mur recouvert de graffitis; tout est dans le dialogue des deux reines, et les jeux de lumière et de couleur sont très étudiés. Mais avait-il besoin que Marie Stuart soit atteinte de la maladie de Parkinson au dernier acte ? La scène d’ouverture, faite de personnages gesticulants, on ne peut appeler cela ballet, est aussi anachronique.
Vous avez compris mon enthousiasme, c’est de trouver une grande artiste arrivée après des années de travail au niveau suprême où sa seule présence vous fait frémir et vous met en communion intime par la musique délivrée par la voix, et qui vous fait oublier les outrances du metteur en scène. Ce DVD est incontournable pour tout amateur de grand opéra dramatique.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 remarquable, 27 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
remarquable interprétation: distribution parfaite, engagée, avec un formidable duo de reines Joyce di Donato et Elza van den Heever.
mise en scène intelligente de David Mc Vicar
décors et costumes en adéquation
musicalement parfait...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3.0 étoiles sur 5 Pour DiDonato, 7 juillet 2014
Par 
Sombra (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
J'avoue avoir été déçu par ce DVD en regard des commentaires très flatteurs déjà publiés. Pour moi, la version video de La Scala avec Antonacci/Devia/Meli reste encore la référence (en attendant mieux).
Côté mise en scène, c'est bien : sobriété et pertinence, pas de velléité de transposition politique ou autre. On peut quand même regretter que la reine Elisabeth soit transformée en rombière avec une démarche chaloupée de poissarde des Halles...mais ça reste un détail.
Joyce DiDonato survole la distribution : que de progrès en quelques années ! On a là une très bonne incarnation de Maria en DVD, alliant dramatisme et chant de qualité : la voix est à la fois puissante et veloutée, mais elle en fait parfois "des tonnes" peut-être pour compenser une technique belcantiste insuffisante (voir Mariella Devia dans la version de La Scala). Elle a peut-être tort de se lancer dans ce type de rôle, mais l'avenir nous le dira....
Là ou ça coince, c'est sur le reste de la distribution : non point pour les rôles secondaires très honnêtement assurés, mais pour Elisabeth et Leicester.
Je ne comprends pas les commentaires très dithyrambiques concernant Elza Van der Heever. Certes, elle ne démérite pas, la voix est puissante, le rôle est difficile et elle dispose d'un bon potentiel. Mais de là à évoquer une très grande prestation il y a quand même un pas que je franchirai pas : sans parler même de la prononciation, la technique de chant est insuffisante, les vocalises sont souvent "savonnées" et si le bas-médium est séduisant, ça se gâte parfois dans les notes de passage (peut-être un problème de respiration). Le timbre n'est pas séduisant, certes, mais ça n'a rien à voir avec la technique de chant (Callas le démontrait bien !). En tout cas,à mon avis,une prestation inférieure à celle de A.C.Antonnaci à La Scala.
Quant à Polenzani, voilà un Leicester bien fade et surtout vocalement insuffisant (F.Meli faisait bien mieux mieux à La Scala) : timbre monocorde, aucune couleur, pas de nuance sur le souffle, etc.... le contraire du bel canto.
Je suppose que notre époque actuelle qui ne connaît plus l'art du chant influe sur les jugements de beaucoup d'auditeurs. Je propose comme thérapie une écoute régulière de grands et vrais interprètes lyriques du passé (Callas, Sutherland, Price (les deux), Olivero, Flagstad, Gigli, Di Stefano, Schipa, Lauri-Volpi, etc etc.). Sans donner dans les fantasmes de l'éternel "Age d'Or", ça pourrait quand même aider à remettre les choses en place et à appeler un chat un chat et un grand chanteur un grand chanteur...
En résumé, une bonne version mais qui ne détrône pas celle de La Scala (Antonacci/Devia/Meli) qui reste la référence en DVD.
J'aurais pu évidemment mettre 4 étoiles pour la seule Joyce, mais j'aurais trop modifié ainsi mon appréciation globale.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre !, 21 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
Cette production révèle soudain "Maria Stuart" comme le chef-d'œuvre de Donizetti. Opéra ambigu, trouble, pervers, cruel, parfois d'une étonnante modernité, évitant souvent le piège des clichés du mélodrame romantique. La longue scène entre Elizabeth et Marie Stuart est un sommet. La mise en scène de David McVicar est exemplaire. Elle dégage les lignes essentielles de l'ouvrage sans jamais le déchirer, sans céder -comme c'est souvent le cas aujourd'hui - à la tentation de la dérision et au besoin frénétique de se singulariser à tout prix. C'est toujours d'une grande pudeur et d'une vraie intelligence dramaturgique. Les costumes (surtout ceux d'Elizabeth) sont d'une percutante justesse. Elza Van den Heever compose une Elizabeth masculine, lourde, gauche, à la fois pitoyable et terrifiante. Quant à Joyce Didonato, un seul mot : wouahou ! Une sorte d'Antigone : à la fois un petit oiseau frêle et une lame inflexible. Elle m'a fichu le grand frisson. C'est bien simple, à la fin, je ne me rendais plus compte qu'elle chantait. Dans la dernière scène, lorsqu'elle apparaît vieillie, atteinte de Parkinson, on est suffoqué par tant de vérité. On n'est plus dans l'interprétation, mais dans l'incarnation. C'est absolument magique. Un spectacle de légende, même si le ténor n'est pas toujours à la hauteur, le pauvre homme, en face de ces deux "monstresses".
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le sacre de DiDonato, 11 avril 2014
Par 
Mr. Daniel Zehnacker "Rimbaud "Dan" F... - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Stuarda (DVD)
David McVicar est l'un des metteurs en scène les plus demandés par les plus grandes scènes lyriques d'Europe et d'Amérique. Il peut être vulgaire (Faust) ou lubrique (Salomé), il n'est jamais indifférent au contexte et aux personnages qu'il présente. Ici, au MET, il semble s'être beaucoup plus intéressé à l'ambivalence d'Elizabeth que de Mary Stuart. Avec l'aide du costumier John Macfarlane, il crée une femme à la démarche bancale, psychotique, partagée entre l'amour bafoué et le pouvoir contrarié. Ses robes (blanche au début, rouge dans la forêt, et bleu scintillant au dernier acte) lui assurent un côté "voyeur" qui affirme son souci de s'imposer aux yeux des autres. En cela, il est parfaitement servi par Elza van den Heever, qui s'investit totalement dans le rôle. Malheureusement, son italien est abominable : il suffit pour cela de l'écouter dès ses premières répliques avec Leicester, chanté par Matthew Polenzani, qui est pourtant Américain, mais dont la diction écrase complétement celle de sa partenaire.
De son côté, Joyce DiDonato confirme son besoin d'en faire le maximum du côté de la caractérisation de son personnage : souffrance ou révolte. Elle est aidée en cela par une technique vocale qui parait difficilement surpassable de nos jours (même par l'Anna Bolena d'Anna Netrebko). Elle n'a pourtant pas la, divine limpidité des cantatrices du passé qui s'illustrèrent dans ce rôle : Leyla Gencer et Montserrat Caballé. Plus près de nous, la représentation captée à la Scala par Arthaus, dans la sublime mise en scène de Pier Luigi Pizzi, avec Mariella Devia et Anna Caterina Antonacci, nous ramenait à l'âge d'or des années 60-70, à Florence ou à Milan (justement) où le public se fascinait pour les timbres rares de Gencer ou de Caballé (ce que n'a pas DiDonato) mais aussi de l'extraordinaire Elizabeth de Shirléy Verrett..
Aujourd'hui, la vidéo nous permet de nous familiariser avec de beaux chanteurs, de belles œuvres, et ce n'est déjà pas si mal.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Maria Stuarda
Maria Stuarda de Donizetti (DVD - 2014)
EUR 23,91
En stock
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit