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le 25 février 2014
Voila des Noces comme on n'en a pas entendues depuis longtemps. Depuis les Noces haletantes de Karajan, depuis l'élégance de Kleiber, le clacissisme de Böhm, depuis la version solaire de Solti, l'italianité revigorante de Muti, depuis le retour au baroque d'Östman et le baroque retrouvé de Jacobs (pour ne citer que quelques unes des gravures marquantes de l'oeuvre), chaque nouvelle vision de l'oeuvre nous en apprend davantage sur une partition décidément inépuisable. On pouvait du reste penser avoir fait le tour de la question et épuisé l'éventail des grandes visions possibles des Noces. Teodor Currentzis nous prouve le contraire dans une interprétation superlative et renouvelée sinon traditionnelle de l'oeuvre. Dans ce nouvel enregistrement de studio, Teodor Currentzis fait en effet fi du poids d'une certaine tradition avec une relecture, voire une recréation de l'oeuvre, et son propos stupéfiant décape singulièrement la vision qu'on avait de l'opéra. On pourra toutefois être surpris par certains partis pris qui ne manqueront d'agacer certains mélomanes. Et pour commencer un continuo éloquent un rien bavard, animé par le très volubile pianoforte de Maxim Emelyanychev dont les interventions suivent l'action au plus près, jusque dans les airs soulignant la théâtralité voulue par le chef. Le cinéma muet n'est pas loin et pourtant jamais Noces ne furent moins muettes! Et les contrastes dynamiques… Les instruments d'époque déploient des sonorités magiques jusque dans les tutti et des éclats parfois, qui rythment régulièrement le déroulement de la partition mais de manière toujours pertinente. On pourrait redouter l'outrance et une surenchère d'effets gratuits mais pourtant rien d'arbitraire, le chef ne suit que la partition de Mozart et les affects contrastés du livret de Da Ponte. Et c'est cette vision du chef et de l'ensemble qu'il convient d'admirer en premier. Aucune routine dans cette vision où tout est réfléchi et mesuré au millimètre, où chaque détail est repensé et où rien n'est laissé au hasard. La mise en place est d'une précision absolue et fabuleuse qui laisse pantois. Le rythme et les contrastes sont animés par un chef soucieux du moindre détail et qui pense avant tout en musicien. Et le théâtre? Et la vie? A foison…la vision précise du chef, loin d'étouffer les solistes leur offre un écrin qui exalte leur tempérament et où le théâtre et les sentiments coulent de source. Ces Noces, sont celles qui couronnent la vie, les passions et la sensualité des personnages de l'oeuvre. Sensualité de la Suzanne de Fanie Antonelou et du Comte d'Andrei Bondarenko qui tous deux jouent au chat et à la souris durant les quatre actes de l'opéra. Autorité virile et tendre du Figaro de Christian van Horn. Comtesse de rêve avec Simone Kermes toute de discipline et de legato exprimant toute la douce mélancolie de son personnage avec une ligne de chant qui force l'admiration. Et le Cherubin boutonneux (il sait pourquoi!) un peu dégingandé de Mary-Ellen Nesi, très peu sage on vous l'assure… et tous jusqu'aux petits rôles (sublime Barbarina de Natalya Kirillova) de prendre vie et de s'enflammer au cours d'une folle journée dictée par l'urgence d'aimer et d'être aimé. L'interprétation visionnaire et aboutie de Teodor Currentzis et de ses solistes se passe de l'image tant la vie semble affleurer et s'échapper de tous les côtés de cet album surprenant qui prend place d'emblée parmi les plus grands. Cosi est déjà en boite et Don Giovanni suit avec la même équipe. On patientera (on aura du mal) en écoutant et en réécoutant ces Noces de Figaro aussi indispensables pour découvrir l'oeuvre que pour l'approfondir. BRAVO, et on le proclame debout!
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le 31 mars 2014
Oui, pour l'orchestration la fougue et l'énergie instrumentale (c'est peu dire au regard de la violence des coups d'archers sur les violons), même si les changements de tempi vers une accélération parfois tempétueuse vont en dérouter certain (les plus attaché aux versions classiques /romantiques de cette oeuvre) il est vrai aussi que le travail sur les récitatifs est particulièrement intéressant, quoique le principe de vouloir à tout prix enchaîner et fondre les récitatifs avec les airs qui suivent, est un peu fatiguant à la longue. Les plus baroqueux d'entre nous ne tomberont pas non plus à la renverse, depuis Harnoncourt, Jacobs, Östman, "les Noces" de Mozart ont déjà été passé avec rigueur et talent à la moulinette des instruments anciens, globalement je suis assez séduit par cette version Currentzis, musicalement parlant d'où mes 3 *** ... MAIS... l'opéra n'est pas qu'instruments et orchestration c'est aussi des voix ... et là je suis franchement resté sur ma faim.. j'ai tenue jusqu’à l'air dans l'acte III de la comtesse "E Susanna non vien... Dove sono" là, le choc... elle ne chante pas ! aucune modulation, le cantabile est resté au vestiaire !... du coup en opérant quelques retours en arrière sur les CDs et en se concentrant sur le chant (pas toujours évident au regard de la fougue orchestrale) l'ensemble des voix est nettement en retrait ... je me suis alors repassé les versions G. Solti / Kiri Te Kanawa et Giulini / E. Schwarzkopf , rien que l'écoute de l'air de la comtesse dans l'acte III... et là, la magie revient avec le grand frisson du chant...
Surveillons néanmoins les prochaines sorties de Currentzis dans cette trilogie Da Ponte / Mozart... tant son travail sur l'orchestration reste séduisant ... mais pour les grandes voix de cet opéra il faut chercher ailleurs son Graal...
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 7 février 2016
C'est peu de dire le choc à cette écoute ! Je ne reviendrais pas sur les (brillants) commentaires qui émaillent ci dessous cet enregistrement, car tout a été dit. Jamais je n'avais entendu une version aussi passionnante de cet opéra de Mozart, ceci surtout pour les récitatifs si inventifs et brillants ici entendus ! Certes , un rien envahissants voire horripilants parfois, mais l'oeuvre s'y prête et le talent musical est là bien réel et présent. J'attends effectivement avec impatience de voir ce que Currentzis va fair avec Don Giovanni ! Je ne suis vraiment pas fan de Simone Kermes dans la Comtessa; d'autres y ont été bien autrement sublimes (Schwarzkopf, Price etc ...), mais ce côté légèrement "éteint" sied bien au personnage déprimé de la Comtessa. Pour les autres rôles: ils sont tous parfaitement en adéquation avec leur rôles respectifs (juste l'horripilant bégaiement confié à Don Curzio le jardinier, aurait pu être évité, mais ce n'est là que broutilles.... Quand aux choeurs et à l'orchestre de Théodor Currentzis: ils sont fabuleux, de musicalité, d'énergie, de plaisir communicatif à jouer. Une grande version assurément, peut être pas du goût de tout le monde, car encore une fois, c'est un sacré choc ! Et cela n'enlève bien entendu rien aux grandes versions du passé.
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le 11 février 2016
teodor currentzis nous livre ici une version passionnante des noces ,une version vivifiante qui ne plaira pas a tout le monde ,il est vrai que les solistes ne sont pas trés connus à part simone kermes ,mais l ensemble est tout simplement jubilatoire débordant de vie, de plus la prise de son est somptueuse,révélant les moindres nuances de la partition,c est bien du mozart ,et du grand!
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Je ne sais pas pourquoi cette version m'a tant déçu. sans doute, la distribution n'est pas à la hauteur. Le chef trop iconoclaste, mais sans apporter de génie à sa vision de l'oeuvre.
Appâté par la présence de Simone Kermes, sa prestation m'a beaucoup déçu, dans un rôle qui n'est à l'évidence pas fait pour elle. Au final une version très vite oubliée.
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le 6 mars 2014
Et je vais découvrir l'ntégralité de ce que j'ai pu écouter en extraits.
Une version palpitante, surtout par son orchestration vibrante.
Les chanteurs sont une petit peu en retrait par rapport à la vivacité de l'orchestre.

Mais je me réfère à une version qui me reste dans l'esprit comme une référence, même si elle n'a pas aussi bien été saluée que le Don Giovanni du même chef : celle de Giulini avec Gisueppe Taddei, Eberhard Wachter, Elisabeth Schwartzkopf, Anna Moffo, Fiorenza Cossotto etc... celle-là respirait intensément, transpirait l'action et la vie, déjà en 1960...
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le 11 mars 2014
Rare sont les propos si bien enregistrés, rare également ce jusqu'au-boutisme du raffinement subversif qu'imprime sans cesse les interprètes et Currentzis sur cette lecture phénoménale. Le théâtre est là, vraiment. La musique vibre et nous emmène vers un climax onirique qui fait foi. La projection diaphane des timbres, les couleurs chatoyantes du XVIII retrouvé, l'audace pleine d'esprit pour notre époque d'une 'recréation' subtile du plus brillant effet, donnent à croire au chef d'œuvre d'interprétation.
La munificence du chef et la distribution équilibrée magnifient un dispositif coloré et historique dont on ne sort pas indemne. Ici s'ouvre le passage entre la réalité et le rêve.' Qui a atteint, ne serait-ce que l’espace d’un éclair à cet état extatique, est à jamais délivré : le monde en lequel nous vivons lui apparaît comme une illusion' disait Beethoven. Bon voyage
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le 5 mars 2014
Après avoir entendu le requiem de Mozart, Didon et Énée de Purcell, la quatorzième de Chostakovitch et "Passagère" de Weinberg, sous la direction de Currentzis, je suis à nouveau éblouis avec ses Noce de Figaro qui ne sont pas sans me rappeler les joies de ma première écoute de cet opéra dans la très belle version d'Erich Kleiber...il y a bien longtemps...

Je n'entrerai pas dans les longueurs d'une analyse, ni les comparaisons entre versions en étalant comme la confiture mes connaissances sur ce sujet, je préfère garder le goût du plaisir et de l'émotion car je viens de l'entendre intégralement.

"Ich habe genug" nous dirait certainement Mozart( Même si c'est une cantate de Bach)!

Je comprends difficilement les réactions des critiques de certaines revues spécialisées, toujours assez négatives à propos du travail que fait Currentzis avec toute son équipe de musiciens et de chanteurs, des critiques qui finissent pas mettre mal à l'aise parce qu'elles font querelles de chapelles, discussion sur le sexe des anges, et surtout exercice du pouvoir...celui d'élever ou de démolir à sa convenance.

Par contre on peut trouver une critique particulièrement intéressante et éclairée sur le Forumopera( Taper "Du génie")

"Ich habe genug"... d'avoir entendu ces Noces et je ne manquerai pas de les réécouter à nouveau demain et avec le plus grand plaisir.

Contessa, perdono!
Pieu docile io sono
E dico d'ici
Àh tutti contenti
Saremo cosi

Il faut écouter ce final magnifiquement interprété ici(comme tout d'ailleurs), car le ciel s'ouvre sous nos yeux et nos oreilles.

Juste ajouter que la prise de son est excellente, qu'il y a un magnifique livret en plusieurs langues, une analyse de l'œuvre, des pages de partition, et cerise sur le gâteau en plus des trois CD, un blueray de l'opéra en entier en 24 bits 192 kh et cinq canaux, ou au choix en simple stéréo...

Que du bonheur!
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le 28 février 2014
Si vous avez aimé Busch, vous adorerez Currentzis : même soin, même tenue, même exigence, même intégrisme, même refus du bling-bling et du pathos. Tout pour la partition, et rien pour les interprètes. On attend la suite avec impatience.
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le 16 février 2015
Sur le fond, je suis très heureux de cette version, bien que je n'aie pas autant de recul ni de points de comparaison que les autres commentateurs. Je tiens à dire que grâce aux commentaires que j'ai pu lire ici, je suis allé chercher et écouter les autres versions des dernières décennies, donc certaines que j'ai beaucoup appréciées (celle de Solti en particulier)...

Je ne commenterai donc pas la musique puisque d'autres l'ont fait, mais simplement quelques remarques complémentaires

- Tout d'abord le fait qu'il faut chercher la version 3 CD + 1 Bluray qui permet d'écouter l'intégralité en haute résolution sur un seul disque. J'ai eu du mal à l'identifier sur le site, il faut chercher le bandeau sombre "Bluray" sur la photo du dos de couverture (j'ai fini par la commander d'occasion pour des raisons de prix).

- Meme si la version Bluray est très appréciable, la qualité sonore en CD est exceptionnelle (on réalise à quel point la qualité de production CD a progressé au cours des 10 ou 15 dernières années par rapport aux années 80-90),

- Je trouve le livret très agréable (le choix d'une colonne par langue est intéressant, il rappelle les livrets des anciens vinyles, mais la taille est très réduite - à quand des livrets en format électronique que l'on pourrait visionner sur écran informatique ou sur sa télé / ou sur sa tablette ?).

- Le livret justement permet de mieux comprendre la genèse du travail de Currentzis, à la fois avec par une interview dans laquelle il explique ses choix artistiques, pas de vibrato, etc, et par une mise en perspective de son travail dans l'opéra de Perm qui lui a donné carte blanche comme directeur artistique en 2011- il travaille depuis avec Musicaeterna pour monter une sorte de "communauté" musicale - ou de "commune" pour reprendre le texte de présentation.

- Les versions de la trilogie Da Ponte de Mozart (dont nous avons maintenant les Noces de Figaro et de Cosi Fan Tutte) ne sont que la partie la plus spectaculaire, ou la plus commerciale, du travail de création qui est effectué à l'Opéra de Perm, si l'on en croit les textes de Marc de Mauny (directeur), et il serait intéressant d'avoir accès à certains des autres travaux de Currentzis et Musicaeterna au cours des 3 dernières années.

Sur le livret de Cosi, un autre texte de Mauny, légèrement plus long, parle d'une "Utopie musicale", je trouve le concept intéressant.

Vivement conseillé à tous points de vue.

PS - J'hésite à investir dans la version "vinyle" et j'aimerais avoir l'avis d'un ou deux possesseurs de cette version avant de me lancer dans cette folie. Donc tous commentaires sur la version vinyle seront les bienvenus.
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