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Brian Blade, quarante-quatre ans cette année (il est né en Louisiane, le 25 juillet 1970) est un musicien talentueux, on ne le dira jamais assez. Qui ne connaît pas ce nom que l'on a vu associé à Wayne Shorter, Joshua Redman, Danilo Perez, Edward Simon et j'en passe? Dans le milieu jazzique, cela fait plus de vingt ans que ce prodige de la batterie (frappes sèches, sens du tempo inouï, jeu ternaire stupéfiant, frisées) contribue à l'enregistrement d'albums majeurs. Ce fut d'abord en 1994, comme beaucoup s'en souviennent, aux côtés de Joshua Redman (le fameux Mood Swing paru chez Warner...), avant de débarquer en 2000 dans le fameux quartette de Wayne Shorter (Footprints Live !,Beyond The Sound Barrier et le tout dernier Without a Net). A la fin des années 90, le batteur s'était également révélé comme un compositeur de premier plan, dans un collectif mêlant jazz, tradition, folklore et pop (le The Brian Blade and Fellowhip Band sous le label Blue Note). Mêlant des mélodies jazz à des airs issus de la culture populaire, le but affiché était de faire de cette musique une musique accessible, ni bop ni free, ni modale ni ce que vous voudrez. Pari réussi, puisque dix-huit ans après ses débuts (avec quatre albums à son actif dont celui-ci), le groupe de Blade se démarque de pas mal de ses confrères.

Bref, on a ici une musique de qualité qui se rit des catégorisations. Elle est sans prise de tête comme on dit vulgairement, de douce rêverie, et au fil des passages dans le mange disque, elle finit toujours par convaincre l'auditeur. C'est apaisant, calme et jamais ennuyeux. Ici l'accent est surtout mis sur la qualité des arrangements (climats subtils, assez ombrageux, et très cinématographiques). Le quintette que voici est donc composé de Brian Blade et de deux saxophonistes qui ne tombent jamais dans l'ostentation (ce n'est pas le but) : Myron Walden et Melvin Butler. Au piano, on retrouve Jon Cowherd et à la contrebasse Chris Thomas. Alors que leur précédent album (Season Of Changes) était paru sous le label Verve, « Landmarks » paraît quant à lui chez Blue Note (comme le premier Fellowship et le suivant, Perceptual). La transversalité étant la tendance depuis une bonne dizaine d'années (d'autres parleraient de « lissage » en termes musical...), le batteur tisse un écrin incomparable autour de ses comparses. La qualité est vraiment au rendez-vous.

Qualité des intervenants (Jon Cowherd lors de son solo sur « Farewell Bluebird » par exemple ou encore Myron Walden citant A Love Supreme sur « Arkala Tex » à partir du minutage 5'05...). On notera enfin qu'à la place de Kurt Rosenwinkel (guitare), c'est Marvin Sewell et Jeff Parker que l'on trouve. A leurs côtés, Blade brille de tous ses feux éclairants et met ainsi en évidence la somptuosité et la délicatesse des instruments et des solistes qui l'accompagnent. Sens narratif sobre, belle écriture, concision et clarté. Au final, différentes visions s'offrent à nous : vision du Delta, du Mississippi, cette musique pourrait fortement bien accompagner des séries américaines US actuelles, celles nous montrant les grands espaces, et ces portraits d'hommes et de femmes cultivant l'humilité, voire le fatalisme (comment ne pas penser par exemple à ces personnages de cette fameuse série True Detective qui fait actuellement un tabac ?). Ici, un apaisement comme pour nous rappeler que nous n'avons plus de commencements, qu'il ne sert à rien de revenir en arrière, sortes de blessures de la négativité pour reprendre une expression chère à Kierkegaard. Mais que le lecteur se rassure, ce genre de blessure devient douce quand se pose cette musique sur nos coeurs endoloris. Telle un baume, la musique de Brian Blade y contribue grandement en tout cas.
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le 6 mai 2014
This is a fairly dull outing by the standards of a first-rate group. Compared with their live sets and previous albums, the band sounds uninvolved and rarely breaks out of medium tempo.
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