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23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel !
True Detective est un objet artistique compliqué, ambitieux et néanmoins fascinant. Maitrise et nouveauté totales (les deux vont rarement ensemble)

* loin des standards «policiers habituels »
* qualité du scénario et de la réalisation
* Matthew McConaughey et Woody Harrelson brillantissimes dans leurs rôles...
Publié il y a 1 mois par DOMINGUES

versus
4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Grosse déception
Je me faisais une joie de suivre cette série qui sur le papier semblait prometteuse.
J'ai vite déchanté.
Les acteurs sont bons (d'où mes deux étoiles) mais ca s'arrête là. L'intrigue policière est relayée au second plan. Tout tourne autour des deux acteurs principaux qui se lancent dans des dialogues et des...
Publié il y a 24 jours par Athenatos


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23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel !, 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet (Blu-ray)
True Detective est un objet artistique compliqué, ambitieux et néanmoins fascinant. Maitrise et nouveauté totales (les deux vont rarement ensemble)

* loin des standards «policiers habituels »
* qualité du scénario et de la réalisation
* Matthew McConaughey et Woody Harrelson brillantissimes dans leurs rôles respectifs (2 êtres ambigus et profonds)
* écriture d'une beauté sans pareille, rare à la télévision.
* images d'une beauté graphique inoubliable

Une série/film en 8 épisodes magistrale et d'une élégance rare. Juste exceptionnelle !
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30 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un bijou de noirceur, 23 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 (DVD)
Quelle excellente série, en seulement 8 épisodes, qui renouvelle le genre parfois un peu poussif de la série policière.
Le décor sinistre mais envoutant du bayou, la musique lancinante, la country, la mort omniprésente, la noirceur, la lenteur du sud, tous ces éléments rendent ces 8 épisodes fascinants.
La prestation de Matthew Mc Conaughey, dans le rôle du flic en souffrance, obsédé par cette affaire, est irréprochable. Woody Harrelson n'est pas en reste en bon flic un peu beauf qui a du mal à supporter et suivre son partenaire intello et arrogant. Ils deviendront presque amis, ce qui n'était pas gagné.
Je vous conseille de regarder plusieurs épisodes à la suite (mais bon, on fait tous ça maintenant!) pour vraiment rentrer dans l'atmosphère. Puis, revoyez la série, et revoyez-là encore. A chaque fois, vous verrez de nouveaux détails éclairer l'ensemble.

Il y aura une saison 2, mais dans une autre ville (Los Angeles apparemment) avec 2 autres détectives. C'est True Detective qui continuera, pas l'histoire de Rust et Marty.
Enjoy!
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La perfection inégalable ., 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 (DVD)
Une ambiance pesante loin des clichés des séries policières. Matthew McConaughey et Woody Harrelson sont deux acteurs exceptionnellement talentueux. L'intrigue parfaitement ficelée nous tiens en haleine durant 8 épisodes tous plus puissant les uns que les autres. Univers étrange mais addictif. Les 2 personnages sont des anti-héros parfaits entraîné dans une affaire aux crimes sordides qui n'a pas fini de vous étonner.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Aboutissement formel indiscutable..., 10 juillet 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet (Blu-ray)
"True Detective" représente une sorte d'aboutissement formel indiscutable de la montée en puissance "artistique" de la série TV depuis une quinzaine d'années : sur huit heures remarquablement écrites, dirigées, montées, interprétées, avec une histoire proprement bouclée, on a finalement plus le sentiment d'assister à du cinéma "classique", haut de gamme même (auteuriste ?) qu'à une vraie série, non ? Et c'est sans doute là qu'on trouvera la seule limite à ce qui est plus un brillantissime exercice de style qu'autre chose : le relatif classicisme du sujet, qui ne déroge en rien aux codes hollywoodiens du film de serial killer, ainsi que le manque de relief des personnages secondaires, mais également l'absence de prolifération d'une fiction très "littéraire" dans son déroulement temporel, tout cela fait qu'on reste assez éloignés de la zone la plus créative de la série moderne. Si l'on ajoute cinq dernières minutes lamentables, qui détruisent complètement l'intégrité philosophique du personnage de Cohle en le sacrifiant au gloubiboulga spiritualiste américain, on voit que "True Detective", em dépit de son élégance suprême, de son rythme extrêmement sophistiqué, et du jeu puissant et subtil de McConaughey, encore meilleur ici que dans ses derniers films de cinéma, malgré nombre de passages d'anthologie construits autour de la Louisiane (la moiteur, la superstition, l'atavisme primitif, etc.), et même d'um épisode sublime (le cinquième, avec l'irruption de la violence des gangs au sein de as fiction jusque là bien "protégée") n'est pas tout à fait le chef d'oeuvre absolu que certains veulent voir. Juste une très, très bonne série, qui exerce une fascination profonde sur le téléspectateur, um téléspectateur qui n'em sortira pas complètement indemne.
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46 internautes sur 53 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre, 13 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet (Blu-ray)
A mettre au panthéon des séries, je ne pense pas que la saison 2 puisse surpasser celle ci, d'ailleurs je pense que cette saison 1 EST la série, pour moi elle se termine. C'est un film en 8 épisodes, qui ma renouer avec le "policier". J'en avais marre de toutes ces séries policières "simple" pour beauf. Incroyable de justesse, un duo d'acteur qui va resté dans les annales, une réalisation époustouflante, bref, à posséder dès ça sorti et à regarder sans modération.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Série excellente., 8 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 (DVD)
Dans la verdeur glauque des bayous de Louisiane, dans l'atmosphère étouffante du Mississippi, une enquête fastidieuse et méticuleuse de deux flics qui s'opposent, se respectent, s'entraident, et qui arrivent (presque) au bout de leur recherche.La musique est parfaite, synchrone avec le tempo des investigations, les acteurs sont exceptionnels. La trame de la série peut rappeler l'excellente série danoise "The Killing", excepté entre autres que le Copenhague étriqué est remplacé par le delta du père des fleuves.
Le seul (petit) point noir : l'avalanche de clopes que grille Matthew McConaughey...
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin!, 10 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 (DVD)
Je ne peux qu'abonder dans le sens de tous ces commentaires dithyrambiques. C'est vraiment une excellente série avec une photographie aux petits oignons et des dialogues soignés. On est aux antipodes de ces sempiternels Experts où chacun y va de son anecdote sans une seule seconde de réflexion, où chacun fait fuser sa répartie qui fait mouche à tous les coups (hélas). Ici, nos deux acteurs campent des personnages profondément humains. Le générique est l'un des plus beaux que j'aie vu depuis Walking Dead. Pour les autres arguments, je vous laisse lire les commentaires, tout est juste. :-)
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jouissif., 10 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet (Blu-ray)
True Detective est une série qui prend le temps de s'installer, même la lenteur des premiers épisodes pourra en énerver certains, personnellement je trouve qu'elle rend l'intrigue d'autant plus glaciale et tendue. Les deux acteurs principaux sont absolument parfaits, Matthew McConaughey résume à lui seul la beauté de cette série.
L'enquête regorge de détails : meurtres sordides, psychopathie, flics tourmentés, cadre glauque et dérangeant.

Il suffit de regarder le générique pour comprendre que l'on a à faire à une des plus grandes séries de la décennie... Foncez !
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la grosse claque 2014, 1 juillet 2014
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet (Blu-ray)
Louisiane, 1995.

Rust Cohle et Martin Hart enquêtent sur le meurtre d’une jeune femme dont le corps a été retrouvé au pied d’un arbre dans une mise en scène macabre qui évoque les sacrifices rituels sataniques.

Louisiane, 2012. Un meurtre en tous points identiques a été commis.

Les flics chargés de l’affaire interrogent Cohle et Hart désormais retirés de la police.

Ils voudraient comprendre comment ce meurtre a-t-il pu se produire alors que son auteur est censé être mort depuis 17 ans…

D’après Wikipédia, le syndrome de Stendhal est une maladie psychosomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d’œuvres d’art.

J’avais déjà entendu parler de ce phénomène. Et dans une moindre mesure, j’ai souvent entendu des gens raconter à quel point une œuvre d’art les avait bouleversés. Ils entrent dans une salle de musée, ils voient un tableau particulier juste en face d’eux et BIM, les voilà en train de baver, de rouler des yeux et de se tordre au sol tellement ils ont trouvé ça beau.

Bien évidemment, je suis toujours resté perplexe et dubitatif face à ces confidences tant il me parait difficilement concevable d’éprouver un quelconque choc artistique autrement qu’en regardant une femme nue.

Et je parle pas de celles en peinture. Même si je serais pas forcément contre tenter d’en reproduire malhabilement la splendeur si j’avais face à moi un modèle à étudier.

Et puis je découvre True Detective.

Bon, déjà, ça commence par le plus beau des génériques de série que nous ait offert HBO, un sublimissime montage d’images évoquant l’étouffante, reculée, religieuse et sulfureuse Louisiane, un patchwork d’images sexy, pieuses ou résolument redneck qui rappellent celles de True Blood mais avec une dimension mystico-ténébreuse supplémentaire et un déchirant morceau musical signé de The Handsome Family, sorte de complainte mélancolique à la Leonard Cohen mais en plus country avec une hypnotisante voix d’homme dont les graves semblent revenus de tous les vices de la planète et qui soudain, au détour d’un couplet, se fait accompagner par celle d’une femme dont la tonalité nous emmène au directement là où les anges font des lap dance et s’humectent les lèvres en y passant une langue aux promesses d’orgasmes à répétition et rien ces deux minutes de génériques procurent à elles seules un intensité de sensations assez dingue, surtout lorsqu’on y découvre le plan le plus furieusement érotique, les plus sensuel, le plus bandant de l’univers avec ces fesses généreuses dont on perçoit tout du léger duvet sur la douceur d’une peau qui vient se frotter aux pointes acérées d’une décoration punk-SM de talons aiguilles que ne portent pas les gentilles petites filles tandis qu’une raffinerie de pétrole vient hanter en surimpression fantomatique cette merveilleuse apparition lascive et provocatrice faisant d’un seul coup le lien trivial entre sexe et argent, pouvoir et domination, et après un tel générique recelant en son sein le plus beau plan cul du monde, je commence à me demander si le choc stendhalien ne serait pas en train de me tendre les bras.

Ça va être plus barge que tout ce que j’aurais pu imaginer.

Pendant 4 épisodes, je vais être comme possédé. Je pousse des cris. Je suffoque. Je chavire. J’en chiale. Littéralement. Les larmes ruissèlent tant ce que mes yeux voient, ce que mes oreilles entendent, ce que mes sens perçoivent, ce que mon cerveau absorbe, dépasse tout ce à quoi je pouvais m’attendre et atteint des sommets de génialissime, là où ça fait presque mal tellement c’est bon.

TOUT est parfait dans ces 4 premiers épisodes.

La narration, l’intrigue, la construction du récit, les personnages pourvus d’une dimension humaine jamais atteinte dans une fiction, l’ambiance, la musique, la mise en scène, l’interprétation, c’est comme si tous ceux qui ont bossé sur cette série avaient en même temps été touchés par la grâce, comme si d’un coup, ils avaient tous atteint le maximum de ce que leur savoir-faire respectif leur permettait de créer.

Pas un plan, pas une réplique, pas un mouvement de caméra, pas un rebondissement de l’intrigue, pas une idée qui ne vienne me foutre une fessée déculottée par sa maitrise, son intelligence, sa puissance.

Il y a des combinaisons d’éléments qui créent de la magie, c’est précisément ce qui se passe ici, les gens se sont trouvés, se sont compris, sont tous allés dans la même direction, livrant un univers visuel et narratif cohérent, entier et je voudrais avoir le vocabulaire et la capacité à construire des phrases sensées et érudites pour rendre hommage à ce que j’ai éprouvé face à la vision de ce chef d’œuvre mais je me connais, si je commence à aborder point par point tout ce qui m’a rendu fou ici, non seulement je vais être interminable mais en plus je vais me viander dans l’exercice tant ce serait comme essayer de raconter par des mots ce qu’on ressent au moment de jouir dans la bouche d’une femme, même si je m’en approchais au plus près, ça resterait encore trop loin des secousses telluriques que cela engendre.

Parce que c’est vraiment une histoire de sensations. On perçoit True Detective plus qu’on ne le suit. Rien que la voix de Matthew McConaughey résume cette particularité. Sa voix vibre. Elle a des basses. On l’entend, mais on la ressent plus encore au cœur de l’estomac.

Durant les 4 premiers épisodes, chaque fois qu’il parle lors de cet hallucinant interrogatoire où, fumant clopes sur clopes tout en éclusant canette de bière après canette de bière avant de les découper pour en faire des bonshommes qui nous fascinent comme s’il s’agissait du truc le plus dingue de l’univers, son personnage dérive dans des digressions métaphysiques à te faire sauter la tête en un champignon atomique de philosophie à propos de la condition humaine, de la mort, du temps ou de la religion, chaque fois que s’ouvre la bouche de ce comédien qui ici, pulvérise la définition de « performance » tant même dans un lever de sourcil, McConaughey met une claque à son métier, c’est comme si le timbre de sa voix nous atteignait aux tripes, comme si ses paroles résonnaient en nous, mais pas seulement au sens figuré du terme, c’est pour de vrai et l’expérience nous rend face à ces séquences aussi fascinés qu’impressionnés, je suis le lapin pris dans les phares, chaque fois que McConaughey parle, souffle la fumée de sa cigarette, prend une inspiration, ou lève un sourcil, plus rien d’autre au monde n’existe que cette salle d’interrogatoire et les mots qui y sont prononcés et jamais je n’avais encore pu apprécier de dialogues aussi prodigieux servis par un acteur dans la bouche duquel, ils deviennent perfection.

On ressent cette série et tout est fait pour nous y aider, de l’intensité du jeu à celle de l’ambiance de ce sud vénéneux et gangréné par des sectes religieuses à te faire pisser dans ton froc, de la formidable puissance de feu des mots à celles des images magnifiées par une photographie à tomber raide mort à chaque putain de plan.

Le showrunner Nic Pizzolatto et le réalisateur Cary Fukunaga donnent l’impression d’avoir fusionné, c’est comme si les écrits de l’un devenait les images de l’autre, comme s’ils n’étaient qu’une seule et même personne parlant le même langage mais l’exprimant par deux voies différentes, tant dans la mise en scène de l’un il y a l’essence du récit de l’autre.

Une mise en scène qui, lors de la fin de l’épisode 4, le temps d’un plan séquence à devenir complètement fou et qui nous injecte des shoots d’adrénaline comme on en a rarement reçu, atteint une sorte de galaxie encore inconnue, un monde dans lequel une fiction télévisée nous offrirait une réalisation capable de livrer un plan pareil, et c’est pas facile d’admettre l’existence d’un tel monde, on a beau l’avoir sous les yeux, à part pousser des hurlements gutturaux qui font « putain mais c’est pas vrai ! putain mais c’est pas vrai ! putain mais c’est pas vrai ! » on sait pas trop quoi faire ni comment se comporter alors je me contente de me lever du canapé et de m’allonger par terre et de n’en plus bouger jusqu’à ce que je parvienne à admettre que je vis sur une planète où y’a un mec comme Nic Pizzolatto qui a écrit une série qu’un type appelé Cary Fukunaga et deux guignols répondant aux noms de Matthew McConaughey et Woody Harrelson, ont réussi à hisser non pas au top mais bien au-delà.

Et bien sûr la virtuosité technique n’est pas le seul point fort de Fukunaga qui parvient aussi à nous offrir des plans « simples » mais dont la composition nous explose la rétine, à l’image de cette apparition cauchemardesque en fin d’épisode 3, cette vision plus malsaine tu meurs d’un type en slip portant un masque à gaz, et qui restera parmi l’une des illustration les plus dantesque de ce que la monstruosité humaine peut prendre comme forme.

Parce que c’est là que nous entraine cette série de sensations, au cœur des ténèbres, là où l’âme humaine est en putréfaction, là où c’est irrespirable tellement la puanteur du mal à tout envahi, on tremble à l’idée de voir Rust Cohle et Martin Hart s’enfoncer (au propre comme au figuré puisque c’est au fin fond des bayous que s’est réfugiée la damnation) si loin dans cet enfer on ne peut plus réel, celui qui puise sa force dans la misère, la peur, la crasse humaine, la foi des simples d’esprit, celui qui donne, comme c’est le cas chez Rust, jamais remis de la mort de sa fillette, la plus abjecte des visions de l’humanité, celui qui donne envie de vomir sur cette race à laquelle nous appartenons cependant et que l’on sait maudite et condamnée, non pas par un quelconque fléau mais par ce mal qui sommeille en elle et se réveille, souvent en masse, ce mal qui sévit aux quatre coins de la planète, qui prend la forme d’une marionnette qui entre dans une école en France et tue des enfants de balles dans la tête ou d’un violeur en Syrie, d’un Donald Rumsfeld aux Etats-Unis ou d’un Dutroux en Belgique, ce mal qui fait d’un homme un monstre, ce mal qui nous fait haïr cette putain d’humanité mais pour laquelle on peut aussi choisir de se battre tant essayer de la sauver de son propre système corrompu par des éléments malades représente une victoire de la lumière sur les ténèbres et ce n’est rien d’autre que ce combat que raconte True Detective, un combat qui oppose Rust Cohle, quisait l’humanité condamnée et la hait parce qu’il l’aime , et son jumeau démoniaque, son antagoniste, ce Roi Jaune au « visage de spaghetti » qui lui aussi hait les hommes plus que tout au monde mais à vouloir les détruire.

On passe l’intégralité de la série avec les mains enfoncées dans le cambouis de la mort, de la turpitude, de la dépravation. Cette noirceur, ce mal, est disséqué, pétri, travaillé, analysé au fil d’échanges et de dialogues qui jamais ne craignent d’être trop ésotériques, trop philosophiques et se faire servir un tel degré d’intelligence en regardant la télé quand on sait quel niveau de crétinerie absolue ce même média produit en quantité industrielle, ça fait l’effet d’un massage tantrique naturiste, on a le corps et l’esprit en érection quasi douloureuse de plaisir même si c’est au service d’une introspection de la perversion humaine qu’est mise toute cette virtuose intelligence.

Mais si Pizzolatto nous embarque dans ce voyage aux confins de l’horreur, marchant sur les traces d’un Silence des Agneaux ou d’un Seven qui profiteraient d’une durée record pour explorer encore plus loin les coins les plus occultes de l’âme et afin de rendre l’expédition supportable en dépit des intenses moments de stress et d’oppression qu’elle procure, il se montre généreux en humour, un humour véhiculé principalement par l’improbable duo que forment Rust et Marty et, sans même parler des échanges entre eux qui de temps en temps font littéralement hurler de rire par leur magistrale et si humaine ironie du désespoir, la seule opposition de jeu de McConaughey et Harrelson, entre la profondeur existentielle d’un Rust qui se traduit par un visage souvent impassible, une économie de mimiques, de tics et de gestes et le tempétueux Marty qui ne cache jamais ses contrariétés qui viennent déformer son visage en une succession d’irrésistibles grimaces et de mouvements de la mâchoire qui ne contienne que peu de temps la colère qu’il coudrait en vain réprimer, est source de francs, nombreux et spontanés éclats de rire qui sont comme des bouffées d’oxygène nécessaires à notre survie dans cet hostile territoire étouffant de barbarie insupportable.

Et, HBO oblige, True Detective nous offre également la plastique atomique d’Alexandra Daddario dont le personnage apporte à l’intrigue un intérêt bien moindre que ce que ses seins divins, lourds et appelant à venir nous réfugier entre eux, procurent à notre libido.

Et plus tard, ce sera à la délicieuse Lili Simmons de nous gratifier d’un plan postérieur qui lui aussi donne envie de pleurer et d’invoquer le désormais familier syndrome de Stendhal.

Mais entre ces deux exquises preuves qu’un corps féminin est la plus enchanteresse des créations terrestre, c’est la savoureuse Michelle Monaghan qui assure la présence chromosome XX dans un rôle d’épouse bien moins travaillé que celui des deux personnages masculins principaux mais qu’elle parvient quand même à rendre indispensable et touchant, sauf lors de sa « vengeance » envers Marty qui se résume à un acte assez irrationnel et qui ne sert que le scénariste.

A la moitié de l’épisode 5, après une descente chez deux tueurs d’enfants dont le déroulement restera probablement comme l’une des plus traumatisantes séquences de la série, parce qu’elle montre, par ce qu’elle raconte, par la démentielle idée de dissocier ce que les mots racontent de ce que les images montrent, la magie commence à s’estomper.

La rupture est nette. Brutale.

Le systématique aller-retour entre flashback et interrogatoire est interrompu. Rust et Marty sont relâchés. C’est par des biais différents que l’on découvre ce qui s’est passé durant tout le temps où les deux hommes ne se sont plus vus avant que leurs chemins ne se rejoignent à nouveau pour une dernière ligne droite dans le présent.

Or les interrogatoires de Rust manquent. Les envolées obscures fascinantes, son ton de voix, ses clopes, ses bières, étaient comme des repères pour nous. L’assurance de retrouver ces moments, de passer du temps enfermé avec lui à l’écouter embrouiller les deux inspecteurs chargés de le cuisiner et de voir de quelle manière son discours répond à celui de Marty au point de souligner l’indéfectible amitié des deux hommes qui semblent pourtant ignorer la nature et la force de la relation qui les unit, tout cela, une fois disparu, laisse un vide que rien ne viendra combler.

A la vertigineuse sensation de vivre l’histoire, on passe à la plus classique posture de suivre l’enquête. On a été amputés d’une dimension. D’un état quasi hypnotique dans lequel les 4 premiers épisodes nous avaient plongés.

L’enquête prend une tournure moins énigmatique, moins mystérieuse. On avance par des voies plus attendues. Un interrogatoire de témoin, un indice, une piste à suivre. Tout devient plus connu, plus rassurant, moins dérangeant.

La vieille dame noire qui sort de son état semi catatonique pour balancer des élucubrations morbides en roulant des gros yeux et seuls les inspecteurs savent de quoi elle parle et que ses prophéties n’ont rien de zinzins, on a déjà vu ça plein de fois ailleurs.

Et la découverte du tueur, son quotidien, son environnement, ont beau être remarquablement traduits à l’image par un subjuguant travail de décoration, le fait de le voir vraiment et de ne plus l’envisager comme une démoniaque et insaisissable entité, fait immanquablement baisser le niveau de tension jusqu’alors éprouvé.

Donc ça reste superbement mis en scène, incroyablement raconté, merveilleusement joué mais y’a plus l’alchimie si fascinante entre intrigue policière et envolées philosophiques, on est dans du plus terre à terre, du plus pragmatiques, nos sens sont moins en éveil et dans le feu de l’action, la voix de McConaughey vibre moins qu’en interrogatoire.

J’ai failli croire que Pizzolatto parviendrait à maintenir le niveau ahurissant jusqu’à la fin. Mais c’ était comme croire que pendant mon sommeil les versions seventies de Brigitte Lahaie et Marilyn Jess se glisseraient dans mon lit pour rendre hommage à mon sexe: ça ne pouvait être possible.

De par le simple fait que l’histoire nécessite une résolution et que toute résolution déçoit forcément par rapport à ce que notre folle imagination ait pu attendre, de par le simple fait que Pizzalotto ne pouvait pas continuer à prendre le temps qu’il voulait pour errer dans les affres des personnalités torturées de ses héros parce qu’il lui fallait faire avancer l’enquête, le niveau ne pouvait être préservé jusqu’à la fin.

Mais la déception est celle que l’on ressent quand on vous remplace un Dom Perignon par un Ruinart. On peut quand même pas se plaindre tant on reste quand même dans un luxe rare et délicat.

La deuxième partie de cette incroyable série est mille fois mieux que la plupart des fictions qui ont avancé sur les terres du tueur en série surpuissant et méphistophélique mais la perte des quelques grammes de génie en route laisse un gout de déception qui ne disparaitra qu’au dernier épisode, lorsque plongés dans le labyrinthe où se cache le minotaure, Rust et Marty atteindront la plus épaisse et la plus annihilante des obscurité, là où plus rien n’existe, là où le néant, exactement comme dans une version adulte et viciée de l’Histoire sans fin, a tout dévoré et peut vous noyer dans la mélancolie.

Là, lors de ce final dantesque, c’est toute l’ampleur, l’immensité, l’absolue puissance de la série qui resurgit et même derrière le plan archi connu de cette main de femme en colère qui oublie tout pour serrer celle de son mari revenu des enfers, se cache une dimension inédite, une approche jamais vue jusqu’alors de la dynamique d’un récit policier de ce type et là, dans ces derniers instants, avant que ne démarre un générique final qui, bouclant la boucle, nous refile les larmes aux yeux, là on réalise qu’en dépit de sa baisse de régime à mi-parcours et de son échec à retrouver la grandeur monstrueuse des 4 premières heures, True Detective reste l’une des expériences télévisuelles les plus dingues vécues depuis longtemps, un chef d’œuvre immédiat, qui en aucun cas ne peut être comparé à d’autres pépites de HBO de par son format de mini-série de 8 épisodes et se voit donc refuser par définition le statut de culte accolé aux Soprano ou the Wire par exemple, mais dans un domaine de plus en plus emprunté par les showrunner, il va être difficile d’égaler l’œuvre de Pizzolatto et le premier à risquer de s’y casser les dents pourrait être Pizzolatto lui-même, puisqu’en choisissant de faire de True Detective une anthologie où chaque saison racontera une enquête différente avec un casting différent, il va inévitablement créer un parallèle entre les suites et cette délirante locomotive et il lui faudra faire preuve de beaucoup d’imagination pour parvenir à nous faire oublier le regard halluciné du personnage de McConaughey qui n’a pas fini de nous hanter.

A la question « pourquoi la vie vaut-elle d’être vécue ?», pour voir True Detective est incontestablement l’une des nombreuses réponses.
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5.0 étoiles sur 5 Déjà un classique, 12 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Detective - Saison 1 - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet (Blu-ray)
Série incroyable de maitrise et de justesse, le scénario est parfait et les acteurs sont au top (mention spéciale à Matthew McConaughey qui crève l'écran et qui mérité son Oscar!).

A posséder absolument.
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