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4,3 sur 5 étoiles
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Prix:10,99 €
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Irrésistible ou insupportable ? Le nouveau disque de la brillante bande à Christina Pluhar va sans doute diviser les amateurs, une fois de plus (après Teatro d'amore, Via crucis, Los pajaros perdidos et Mediterraneo, pour la période récente).
Les "grounds" obstinés de Purcell, sa vocalité miraculeuse, sont autant de joyaux qui se prêtent à merveille aux interprétations les plus inventives, et l'Arpeggiata se présente ici comme un collectif à géométrie variable, chaque formation ou soliste mettant l'accent sur le caractère dominant de chaque pièce. Mais si le projet est louable, le résultat est tout de même mitigé. Alors 3 étoiles, dans l'Amazone ça veut dire : "j'aime". Malgré tout ?

D'abord, du beau et du bon. L'édition en livre-disque est belle (quoique le visuel, bof...), avec un livret magnifiquement détaillé. Une réalisation techniquement impeccable, dont on peut apprécier la prise de son, fine, précise, profonde, comme d'habitude certes mais on ne s'en lasse pas. Même si on n'a plus la surprise de la découverte, on apprécie sans réserve la qualité des instrumentistes qui oeuvrent ici (belle guitare fluide, contrebasse admirable, souffleurs parfaits). Quant au répertoire (Evening Hymn, O Solitude, Strike the Viol, etc.) c'est tout simplement du caviar : que des "bombes", qui sont l'expression du génie universel de Purcell.

Mais l'antienne éculée de "la rencontre du classique et du jazz" est vraiment pénible à lire... Surtout parce que ce n'est pas vraiment le cas ici ! Rien qui puisse sérieusement relever de la sphère du jazz dans ces improvisations mesurées, malgré la présence (toujours irradiante) de Gianluigi Trovesi. Il s'agit plutôt d'une couleur ou d'une atmosphère, voire d'ornementations "autres" que celles habituellement pratiquées. Pourquoi dès lors utiliser un discours publicitaire hors de propos ? Pour une vraie "rencontre" entre ces mondes, les élucubrations parfois géniales de Uri Caine (Mahler, Mozart, Schumann et d'autres chez Winter & Winter) valent le détour. Et le "Music for a While" en trio piano-basse-batterie de Bobo Stenson (avec Anders Jormin et Paul Motian, ECM) est inégalé. Cela dit, on s'en fout de la pub, rien n'empèche d'apprécier ce disque pour ce qu'il est, il y a bien de la matière à se réjouir au long de ces 76 minutes.

Le problème tient plutôt dans l'inégalité des résultats. Si le CD commence assez fort avec 'Twas within a Furlong, recréé de manière très dynamique avec une contribution décisive de Vincenzo Capezzuto, et connaît ensuite quelques sommets, il sombre au moins dans deux ratages conséquents qui relativisent l'intérêt de l'ensemble. Pour la mort de Didon "When I am laid in Earth", on dirait un suicide au Temesta, lamentation défigurée par une Raquel Andueza hors de voix (il était temps que la reine meure, se dit-on...), c'est d'autant plus regrettable que par ailleurs l'air "Ah Belinda", moins ambitieux, passe très bien. Surtout, regrets éternels pour "Wondrous Machine" complètement en panne, pièce pour laquelle j'avais l'attente la plus gourmande (et donc la plus grosse déception à l'arrivée), l'arrangement prétentieux veut trop en faire et fout en l'air cette mécanique rutilante d'habitude invincible ; même Vincenzo Capezzuto ne peut rien faire pour sauver les meubles. Si on se souvient (entre autres) de la version dirigée par Diego Fasolis (Arts), la comparaison est sans appel. "Music for a while" est l'exemple d'une adaptation plus réussie, libre, un peu anecdotique mais tellement prenante. Philippe Jaroussky s'y montre plus à l'aise que dans ses enregistrements de jeunesse. Il livre d'ailleurs d'autres beaux moments au fil du programme.
Il reste que si l'ensemble s'écoute avec plaisir, aucune des versions présentes sur ce disque - vraiment aucune - n'arrive à la hauteur des très bonnes (et innombrables) interprétations des "originaux". Sans parler de l'Hallelujah en "bonus" final qui n'apporte rien sinon une impression un peu racoleuse (retour urgent à Leonard Cohen ou Jeff Bucley pour le plaisir d'écoute). Tout cela est élégant mais trop souvent superficiel, lisse, désespérément "mondialisé". D'ailleurs, les références contemporaines citées à titre d'exemples par Christina Pluhar dans sa présentation inquiètent un peu, à moins qu'elles ne révèlent quelque chose : la britannitude des Who comme écho de Purcell, passe encore, mais Klaus Nomi et... Arielle Dombasle, il y a des limites à l'horreur ! Où vas-tu Christina ?

Pourtant, entre la chapelle et la taverne Purcell aime parfois prendre le chemin le plus court. Merci au grand Dominique Visse qui donne ici un peu de consistance aux (d)ébats dans un truculent "Man is for the Woman made". Enfin du corps et de la rugosité. Moment trop court. Dans l'ensemble on reste hélas bien loin des premiers disques Alpha de l'Arpeggiata, notamment ceux avec Marco Beasley, le stupéfiant et subtil ténor dont on regrette l'absence ici.

Voilà donc un bel objet, très bien produit et réalisé, intéressant pour les amateurs de curiosités purcelliennes, mais qui va sans doute susciter des enthousiasmes délirants (du chiffre !) et des indignations outragées, les uns comme les autres allant bien au-delà de ses qualités réelles. Après tout, si ça pouvait permettre de se (re)pencher sur les trésors de Deller, Bowman, Gardiner, Hogwood, Christie et quelques autres, notamment les fabuleuses séries menées par Robert King pour Hyperion ("Complete Odes and Welcome Songs" et "Complete Sacred Music", en deux coffrets à prix éco), ce serait déjà bien.
55 commentaires|41 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Malgré l'avis des puristes, j'ai bien aimé ce Music For A While par l'Arpegiatta de Christina Pluhar. J'apprécie énormément le regretté Alfred Deller dans Purcell, mais Philippe Jaroussky ne démérite pas du tout ici et livre de très belles interprétations ( les autres chanteurs aussi, mais je ne suis pas un spécialiste du chant baroque ).

Même si elle utilise parfois le langage ou les sonorités du jazz, cette relecture de l'oeuvre de Purcell ne se cantonne pas à ce style. Par contre, dire que cela ressemble à du Rondo Venezziano ou de la musique d'ascenseur est grandement exagéré voire injurieux pour les excellents musiciens qui jouent dans cet album ( très belles clarinettes et guitares, en plus de l'ensemble baroque, le piano ne choque pas non plus ici ).

Le visuel fait un peu commercial mais ne s'adresse sûrement pas à la clientèle baroqueuse pure et dure ( par contre je n'ai pas saisi du tout l'allusion au vent et à l'ombrelle, La Tempête de Shakespeare ? )
44 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 juin 2014
On est dérouté à la première écoute, mais c'est joliment travaillé et on est ravi par la fantaisie de ces improvisations
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le 26 octobre 2014
Je sais que mon commentaire va paraître réactionnaire voire rétrograde voire carrément vieux con. Mais dans ce cocktail musical "audacieux", je n'ai trouvé ni le goût subtil de la renaissance ni la saveur corsé du jazz. Et j'aime les deux. Ce n'est pas désagréable à entendre mais c'est un peu n'importe quoi. Comme si on essayait de faire du Rembrandt à la manière de Picasso.
Remarquez, c'est une démarche plutôt anglo-saxonne (même si Christina Pluhar est autrichienne) de mélanger les genres musicaux : on appelle ça un cross-over. Mais à force de faire du "over", on finit par sortir de la route et faire du cross-out !
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le 14 avril 2014
Christina Pluhar a un vrai talent pour faire du nouveau avec de l'ancien. Il n'est pas certain que Purcell lui même renierais cette interprétation de ses oeuvres. Pour ceux qui avaient du mal à digérer les oeuvres de ce compositeur pourtant remarquable mais un peu lointain, cette cure de jouvence devrait leur donner envie de visiter un peu plus en détail sa musique. A écouter et ré écouter sans modération, en toute circonstance et toute la journée, histoire d'oublier un peu les soucis.
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le 2 mai 2014
Moi, j'adore ! Mais je comprends que cet album puisse choquer les puristes. Christina Pluhar et sa bande nous livre là une série d'adaptations plus ou moins surprenantes de morceaux de Purcell. J'aime particulièrement Philippe Jaroussky lorsqu'il se prend pour le fantôme de Klaus Nomi. Purcell, dont se réclament nombre de rockers illustres, se prête volontiers à ce jeu, surtout lorsque c'est Christina Pluhar qui en est le maître. Je le sais, il me l'a dit !
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le 1 avril 2014
tout est réuni pour faire un bel enregistrement: les oeuvres intemporelles et émouvantes de Purcell, l'ensemble l'Arpeggiata et ses brillants musiciens et d'excellents chanteurs. Je vais juste émettre une réserve sur l'interprétation de Jaroussky : bien trop "propre" et trop proche de la ligne de chant originale, il ne sonne pas "jazzy" et la comparaison est assez cruelle quand on écoute les autres chanteurs.
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le 5 mai 2014
Un excellent cross-over pour une fois, voix et orchestre superbes, seule la version du Hallélujah de L Cohen , trop fade et anémiée m’empêche de mettre 5 étoiles.Pas sur que les puriste apprécieront ces variations sur Purcell ! Mais quel plaisir pour les oreilles !
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le 30 janvier 2016
C'est un réel plaisir! Quel talent! Cela pourra peut-être dérouter certains mais cela mérite d'être écouté par tout amateur de musique baroque ( ou autre). La perruque de travers et un brin de fantaisie (folie?) : c'est magnifique!
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le 14 août 2015
Prenez une excellente idée, d'excellents interprètes, un formidable compositeur et vous devriez obtenir un superbe disque.... Hélas, trois fois hélas, la mayonnaise ne prend pas et le résultat sonne comme une musique d’ascenseur. Comme quoi on peut faire un rappel de Purcell ou de Monteverdi avec un soupçon de jazz dans un concert pour la plus grande joie du public et malheureusement on ne peut pas faire avec le même succès un CD complet. Je suis néanmoins content de l'avoir écouté car j'étais séduit par les rappels en question... Ce disque qui évoque le pseudo baroque à la Rondo Veneziano pour séduire les fans de musique pour supermarchés.
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