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le 4 juin 2012
Dans la lignée de "Voyage au bout de la nuit", mais où les horizons sont moins vastes, où la misère, la crasse, les saloperies, le langage, même, sont encore plus crus. Une sorte de crudité bien concentrée, bien épaisse. Comme pour le Voyage, "Mort à crédit", c'est la vérité de l'existence la plus basse, ce sont les hommes et les femmes dans leurs aspects les plus rebutants tout en parvenant à provoquer de la sympathie. On se dit parfois : "Les pauvres bougres, ils sont vraiment pas gâtés par l''existence quand même..." On y croise des personnages hauts en couleur, on se trouve dans des situations impossibles, paroxystiques, comiques à souhait, et en même temps tellement tristes, quand elles ne sont pas profondément sordides.
Pas de salades avec Céline, pas de happy end, pas de mensonges. Ça rigolait pas au début du 20e siècle pour les classes moyennes. La vie, c'était la mort à petit feu, la mort à crédit, par petits bouts. Toujours à repousser l'échéance, toujours l'endettement, les inquiétudes liées au travail, aux sous, l'épuisement... Lire du Céline c'est comme faire un marathon, une fois qu'on est lancé, si on veut aller jusqu'au bout, il faut être endurant, et être capable de s'enfoncer en soi-même, dans un endroit sûr, pour ne pas décrocher, parce que vraiment, ça fuse à toutes les pages, on en prend plein les yeux ! ça n'arrête pas, ça grouille de partout ! il faut avoir du souffle et le coeur bien accroché pour ne pas crouler sous le déluge de mots, et puis attraper le bon rythme pour ne pas trébucher sur le style, et ainsi se laisser porter par lui. Il faut la maîtriser la "petite musique célinienne", et ça demande du courage, des efforts, c'est sûr ! mais quel plaisir quand vous y parvenez ! quand vous saisissez le truc, ça devient alors un régal de se mettre dans la peau de ces personnages et de les faire parler ! Bref, j'ai hâte de poursuivre ma route dans l'univers célinien ! Rien à ajouter de plus que ce qui a déjà très bien été dit par d'autres commentateurs avant moi.
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le 9 mai 2009
L'action de Mort à crédit se situe chronologiquement avant les événements narrés dans le Voyage. On y retrouve notre ami Ferdinand Bardamu enfant puis adolescent, ses soucis scolaires, professionnels, son univers oppressant du Passage Choiseul, la pauvreté familiale. Nous le quittons sur le point de s'engager : la boucle est bouclée.

Au fur et à mesure que se déroule son œuvre, Céline va de plus en plus loin dans son attitude de fossoyeur des normes littéraires, à l'image de l'auteur qui s'enfonce chaque année un peu plus dans la déchéance. S'il raconte des événements antérieurs au Voyage, il constitue une étape supplémentaire dans cette longue descente aux enfers, de cet enlisement de plus en plus prononcé qui caractérise si bien la vie et l'œuvre de Louis-Ferdinand Céline.

Le style Céline commence véritablement maintenant. Ainsi ne soyez pas surpris que le roman soit un tantinet plus difficile d'accès que le Voyage. Un livre pour tous ceux qui ont aimé le Voyage, qu'il faut tout de même avoir lu et aimé avant de songer à s'attaquer à Mort à crédit.

C'est dans son ordre de parution qu'il faut lire l'œuvre de Céline; ne commencez pas par celui-là, vous risqueriez d'être déçu. Vous ne le serez pas si vous avez aimé le Voyage, Mort n'en est qu'à la fois le prologue dramatique et la suite stylistique logique.

Et puis la couverture est comme d'habitude superbe, n'est-ce pas?
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le 5 juillet 2012
Ce second roman de Louis-Ferdinand prend aux tripes. L'argotique fait une nouvelle fois son effet. C'est le désespoir qui est mis en mots. C'est l'abondance de rien, la malchance en tout, le sceau du destin qui vous frappe. J'ai été touché en plein coeur par le style "Célinien". S'il diffère du Voyage au bout de la nuit par son caractère plus encore personnel et pénétrant, Mort à crédit est tout à fait fascinant et l'égal du Voyage. Ferdinand (qui n'est autre que Bardamu enfant) est accablé de tous les maux par des parents dépassés et éreintés, victime d'un univers insalubre et grouillant. Ce gamin de la ville va passer par de nombreuses péripéties, des boulots de misère parisiens (quand on en trouve !) à l'internat anglais, d'homme de main d'un savant(-fou ?) fantasque à la campagne froide du Beauvaisis. Une constante : le sort s'acharne. Gamin perturbé, enfant perdu ? Dure époque, c'est certain.
Un roman qui vaut la peine d'être lu. Je regrette seulement qu'il se termine si sèchement.
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le 25 mars 2003
Le roman est divisé en trois blocs. La première partie est simplement la mise en scène du présent du narrateur, soit la vie de Céline médecin alors qu’il rédige Mort à crédit.
Les deux parties suivantes d’environ 300 pages chacune sont le reflet des deux « pères ». Tout d’abord la vie de Céline chez ses parents avec son père génétique, puis sa vie d’écolier, celle des premières galères en apprentissage et enfin celle chez son employeur Courtial, inventeur haut en couleur.
Si Voyage débutait par « Ça a débuté comme ça », Mort à crédit nous donne plus de précision. « Ça », avait débuté bien avant le 27 mai 1894 à Courbevoie. L’histoire célinienne prend donc un nouveau départ. Dans le projet initiale Céline avait pensé à une histoire en trois temps : « Enfance, Guerre, Londres ». Finalement Mort à crédit et ses 622 pages ne couvriront que la période de l’enfance. Le service militaire sera décrit dans Casse-Pipe et Londres dans Guignol’s Band I et II. Fait nouveau, le personnage ne s’appelle plus Bardamu, mais Ferdinand. L’aveu complet de l’autobiographie.
Que ce soit la mort de Madame Bérenge ou le suicide de Courtial le lecteur est entraîné par un courant de violence. Attaqué dans ses peurs, dans ses pudeurs, dans ses dégoûts, Ferdinand fera le triste apprentissage de la violence de l’existence tout au long du roman.
Si Céline ne parle pas de lendemains qui chantent c’est aussi parce qu’il ne croit pas à la possibilité d’un homme nouveau. Mais réduire Mort à crédit au titre de livre de la violence serait méconnaître la nature propre du projet romanesque en tant que tel, aussi bien que la complexité de l’imaginaire de Céline.
S’il nous met face à la violence c’est aussi pour nous montrer qu’il existe le rire, cet exutoire, et que finalement la vie n’est qu’une balançoire qui passe de l’un à l’autre.
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le 22 octobre 2010
Le monde a comporté suffisamment de grands écrivains (Flaubert, Cortazar, Biely, Nabokov, Burroughs, Joyce, Cervantès,...)pour égayer notre imaginaire. Mais est arrivé cet aérolithe nommé Céline qui en 2 monstrueux livres (le voyage et Mort à crédit)a ébranlé notre certitude dans les écrivains qu'on vénérait. Ou l'histoire d'un géant marchant sur des liliputiens. De tous ses livres, Mort à Crédit est le plus grand à mon sens. Sans doute car il transpose et pousse les situations les plus cocasses et dramatiques à leur paroxysme. De tout ça, il en ressort un livre inouï, grouillant de vie, de rire, de désespoir. Mais ce qui est le plus inouï encore, c'est que l'on décide de ne pas célébrer le cinquantenaire de la disparition du plus grand écrivain de tous les temps. Certes, l'homme n'était pas forcément recommandable mais il faut savoir faire la part des choses. Et à mon sens, de toute façon, Céline avait tout dit dans ses 2 premiers livres et le reste de son oeuvre est très loin d'être à la hauteur de ces derniers.
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le 19 mai 2011
Ce roman, en autant que vous en faites l'expérience dans le calme et la paix intérieure, est d'une richesse inégalé... Qu'on pense à Proust et à quelques autres, le nom de Céline donne à votre pays son auteur du XXème... Mort à crédit m'a totalement ébloui.
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le 6 décembre 2008
Voici un livre qui est un chef-d'oeuvre absolu...Désespéré,qui montre l'impossibilité des rapports humains,teinté d'un humour féroce...Un livre qui décortique le quotidien au scalpel,nous montre l'essence de la vie, avec son tragique, son absurdité, et qui plus est, d'une drôlerie irrésistible! Le seul livre qui m'ait fait rire de vive voix! Peut-être le plus parfait de Céline, moins désespéré que le voyage...
Et pour ceux que cela intéresse, il existe un double CD chez Frémeaux où Arletty lit la scène du certificat d'études...Imparable...
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le 7 mars 2014
Difficile d'entrer dans ce livre... mais faut insister... insister encore... et soudain, une porte s'ouvre, une lumière jaillit, et Céline vous parle comme à l'oreille, confidences sublimes.
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le 20 juin 2003
Il serait amusant de comparer la vie des deux, en ce debut de 20eme siecle. L'enfance de Celine, c'est les coups de son pere, les cris de sa mere, les gens qui se servent de lui, infiniment, sans qu'en apparence jamais cela ne semble s'arreter. En meme temps, on voit le jeune heros aller en Angleterre pour y apprendre la langue, mais refuser de parler, car il sait que ca n'amene que des ennuis. Un roman tres noir, ou on retrouve encore et toujours la 'mechancete poetique' de l'auteur, au travers de ses descriptions. Tres prenant, une fois qu'on s'est fait a l'ecriture Celinienne, qui semble vous parler au coin d'un bar "..."
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le 18 novembre 2013
Livre trop occulté par le Voyage au bout de la nuit, Mort à Crédit est pour moi le roman le plus aboutit de Céline tant que ce soit sur la forme que sur le fond.
Si le Voyage peut être lu comme une forme de roman initiatique, Mort à Crédit serait plus une forme de dépucelage de l'enfance vers le monde adulte, l’apprentissage d'un adolescent, fils de commerçant, à travers la pauvreté et le monde du travail.
Tout ce qui fait là force de Céline se trouve ici présent, peut être de la façon la plus aboutit possible.
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