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21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le grand retour de Gerald Bostock
En 1972, le facétieux Ian Anderson, alors leader de Jethro Tull, sortait un concept album de rock progressiste fumiste et satirique mais musicalement très abouti. Pochette élaborée en forme de journal (qui prit plus de temps à concevoir que la musique), métriques complexes, orchestrations savantes, instruments multiples, sections...
Publié il y a 8 mois par Pierre Dulieu

versus
5 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Jethro Tull sans l'inspiration
Ce nouvel album de Ian Anderson n'a de commun avec Jethro Tull que son leader charismatique, puisque la voix et le son en général nous emmène dans un terrain connu.
Par contre, nous sommes bien loin des grandes heures du groupe où les mélodies gorgées de feeling ne quittaient plus l'auditeur.
En ce sens, "Homo...
Publié il y a 6 mois par Laurent Jacquot


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21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le grand retour de Gerald Bostock, 16 avril 2014
Par 
Pierre Dulieu (Bruxelles, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
En 1972, le facétieux Ian Anderson, alors leader de Jethro Tull, sortait un concept album de rock progressiste fumiste et satirique mais musicalement très abouti. Pochette élaborée en forme de journal (qui prit plus de temps à concevoir que la musique), métriques complexes, orchestrations savantes, instruments multiples, sections innombrables rassemblées dans un titre unique bâti autour d'un poème écrit par Anderson mais faussement attribué à un caractère fictif nommé Gerald Bostock, tout avait été pensé pour faire de ce Thick As A Brick l'une des réalisations majeures du prog. Ce qui fut reconnu comme tel par quasiment tout le monde.

Quarante années plus tard, sans doute aiguisé par le nouvel intérêt croissant porté à la musique progressiste, Anderson réalisait une séquelle à Thick As A Brick en reprenant le personnage de Bostock pour qui il imaginait des vies possibles selon cinq scénarios différents sur des musiques dont la verve, sans atteindre celle du premier opus, n'en était pas moins réjouissante.

Et voilà que pour la troisième fois, Anderson fait revivre son personnage fétiche, aujourd'hui retraité et semi-reclus à St Cleve, qui est supposé cette fois avoir écrit les textes des chansons en s'inspirant d'un ancien manuscrit relatant certains évènements de l'histoire d'Angleterre depuis la fin de la période glaciaire tout en en prophétisant d'autres pour les quarante prochaines années. Le tout composant un thème épique propice à quelques réflexions sur l'ambigüité des diasporas humaines (We are all from somewhere else. Get over it), le contrôle des naissances, le changement climatique, la protection de l'environnement en tant que nécessité et l'avenir incertain d'une planète autrefois fertile. Anderson a remplacé les membres de Jethro Tull par une équipe de fines lames capables de le suivre dans toutes ses pérégrinations musicales, du folk au jazz en passant par le baroque et le rock. En particulier, le jeune guitariste allemand Florian Opahle, qui joua jadis avec Greg Lake, est impressionnant d'aisance. Affichant un éclectisme sans limite, il chausse, avec une confiance qui n'a d'égale que sa virtuosité, les bottes de Martin Barre dont tout le monde pensait, y compris moi-même, qu'il était tout simplement irremplaçable. Quant à Anderson, il a eu la sagesse d'adapter le registre de ses chansons aux capacité actuelles plus limitées de sa voix qu'il ne force désormais plus jamais. Il joue par contre toujours aussi brillamment de cette flûte qui, depuis son premier disque bluesy en 1968, est la marque de fabrique de sa musique.

Renouant avec une manière classique de composer qui fut la sienne au début des 70's, Anderson délivre des mélodies superbes, abandonnant pour le meilleur les rythmiques trop métalliques qui entachèrent les derniers enregistrements du Tull. Ici, tout est plus clair, aérien, plus proche aussi d'une musique populaire qui fit la part belle de The Secret Language Of Birds et de Rupi's Dance. Mais cela reste du prog quand même avec tous ses dérapages et tous ses excès sans oublier ce zeste d'humour anglais à la Monty Python qui fait avaler toutes les couleuvres d'un concept aussi excentrique que son auteur. La production est immaculée mais comme la musique a été enregistrée live à l'ancienne avec tout le monde présent dans le studio, la chaleur est bien là. Peu à peu, au fil des écoutes, Homo Erraticus grandira dans les coeurs pour devenir un autre grand disque essentiel dans la saga mouvementée et imprévisible de Ian Anderson ex Jethro Tull.
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15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Jethro's back!, 17 avril 2014
Par 
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
Etrange sensation en écoutant le premier morceau, Doggerland: le groupe d'Anderson sonne pile-poil comme le Jethro Tull de Stormwatch, il y a 35 ans!
Vraiment étonnant.
Et l'écoute du reste d'Homo Erraticus ("L'homme errant") confirme cette impression, le maître flûtiste s'est créé un nouveau groupe sur mesure qui parvient à évoquer - sans ridicule - ses anciens compagnons... quand ils étaient plus jeunes.
Alors, c'est vrai, Martin Barre manque encore à l'appel, mais Florian Opahle - que nous avions pu déjà entendre sur TAAB2 - est vraiment son fils spirituel. Il sonne parfois comme lui, tout en ne copiant pas servilement les riffs de son aîné.
Côté chant, Anderson a désormais compris: il ne force plus sa voix qui n'a plus, il faut l'avouer, la tessiture de jadis. Résultat, il sonne "bien" et quand il a besoin d'aigûs, il fait appel au jeune Ryan O'Donnell. C'est d'ailleurs un plaisir de retrouver Ryan, que l'on avait pu applaudir pendant la tournée Thick As a Brick et qui est à la fois discret (sa voix se fond bien avec celle de Ian) et extrêmement talentueux. Comme une sorte de réincarnation d'Anderson avec 40 ans de moins.

Que dire des compositions?
Elles sont cosignées par Gerald Bostock (qui a mûri) et sont regroupées en trois grandes sections: Chroniques, Prophéties et Révélations.
Quant à la musique elle-même, on est en terrain de connaissance.
Pour raconter l'histoire de la colonisation des îles britanniques depuis l'origine des temps jusqu'à 2044, Anderson oscille comme il le faisait si bien à sa grande époque entre folk celtique, heavy rock et jazz. Sa flûte est toujours aussi agile et ses textes - qui mêlent poésie et critique sociale - toujours aussi beaux. Pour le son global, imaginez le JT période Stormwatch en un peu plus "carré". Si. Si. Mais si j'avais un regret à formuler, il tiendrait au fait qu'Anderson joue de moins en moins de guitare acoustique comme il le faisait jadis dans "Life's a Long Song" ou même TAAB. Son style d'arpèges rapides me manque.

Aucun morceau ne se détache vraiment des autres, ce qui ne veut pas dire que l'album est mauvais, bien au contraire.
Il possède une réelle unité et - à défaut d'originalité - il peut figurer très honorablement au côté des meilleurs opus du vieux Jethro dans la catégorie "prog intemporel".
67 ans, Anderson?
Vous plaisantez!

NB: le DVD propose un mixage 24 bits 48 khz, ainsi qu'un mix 5.1 signé Jakko "Crimson" Jakszyk. Mais le disque en vulgaire stéréo se suffit déjà à lui-même.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le vrai Jethro Tull est là, 15 juillet 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
Ian Anderson en solo, cela reste toujours un vrai album du Jethro Tull. Et celui-ci n'échappe pas à la règle. Pour ceux qui ont découvert comme beaucoup le Tull grâce à leur album "Aqualung" écoutez celui-ci et vous ne serez pas déçus. Ian Anderson se bonifie avec l'âge, il ne peut pas nous décevoir! Vivement une tournée par chez nous!
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Nouvelle émanation du Tull ?, 4 juin 2014
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
L’homme a tendance à se déplumer, comme c’est de bonne guerre avec l’avancée dans l’âge, mais si le cheveu se fait désormais plus rare à 67 berges, le leader de Jethro Tull, dont l’œuvre collective reste à part dans le concert rock, n’a parallèlement rien perdu de sa superbe comme le démontre son dernier LP, Homo Erraticus.

Ian Anderson, les plus anciens auront tôt fait de renifler qui se profilait derrière ce préambule, flûtiste hors pair, chanteur à la voix caractéristique, maître d’œuvre des chansons et des concepts discographiques complexes du Tull, nous revient deux ans après une tentative individuelle de récupération de l’idée géniale que fut Thick As A Brick (Jethro Tull/1972) pour en faire une suite, malheureusement en deçà des espérances engendrées.

Comme dans ce projet de 2012, hélas loin de ses ambitions de départ, Ian Anderson réactive la piste de celui dont il tire les ficelles et qui fut l’enfant prodige imaginaire de Thick As A Brick de 72, Gérald Bostock. Comme Thick As A Brick 1 et 2, Homo Erraticus prend place dans le lot des albums concepts chers à Anderson et à son prestigieux passé. La seule différence est qu’il s’affiche ici sous son patronyme.

Remarquez, rien ici ne viendra perturber les fidèles de Jethro Tull, dont l’univers d’Homo Erraticus est très proche. De quoi imaginer quelques beaux moments en perspective…

C’est, en effet et pour moi qui suis un inconditionnel d’un Jethro Tull sur lequel Anderson a encore la main aujourd’hui, doublé d’un fervent client de sa carrière solo, une grande joie d’en découdre à nouveau avec celui qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme Jon du groupe concurrent et tout aussi légendaire que fut Yes.

Homo Erraticus est son huitième jet solo. Ses premières notes annoncent la couleur : nous gravitons dans l’environnement du Tull, terrain que l’écossais de Dumferline maîtrise à merveille. La flûte, toujours aussi enchantée, s’invite d’entrée, la voix n’a pas changé, l’homme ne s’est pas départi de sa grande faculté à conter et le répertoire se décline autour d’un folk prog rehaussé de guitares électrique, de claviers et d’accordéon soutenu par une rythmique résolument tullienne. Rien de nouveau sous le soleil donc, mais quand la trame conceptuelle est toujours aussi bien ficelée, il n’y a pas de raison de s’en offusquer, encore moins de s’en détourner.

C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, aussi en finaud renard, Ian Anderson, en replongeant dans le passé du Tull, ressort les recettes qui gagnent. Enfin, je veux dire celles qui ont déjà fait leurs preuves il y a près de 45 ans. Et ça gagne encore, il suffit de référer aux grandes plages de cet album : After These Wars, Puer Ferox Adventus, Doggerland, The Engineer, The Turnpike Inn, Cold Dead Reckoning, Heavy Metals, l’instrumental Tripudium Ad Bellum ou Enter The Uninvited. Tout bien réfléchi, ce disque aurait pu circuler sous l’identité de Jethro Tull que personne n’en aurait été le moins du monde surpris.

Le concept d’Homo Erraticus, scindé en trois phases (Chronicles, Prophecies, Revelations) revisite les événements essentiels de l’histoire britannique et livre quelques prédictions pour l’avenir de la Grande-Bretagne. Chaque tranche d’histoire est propice à chanson, le répertoire en compte 15. Elles s’enchaînent mais sans se dissoudre les unes dans les autres comme avant. C’est la seule différence notoire entre les concepts progressifs d’hier et aujourd’hui.

Gérald Bostock, reparti dans de nouvelles aventures, en est l’inamovible fil conducteur. L’idée de ce scénario est organisée autour de chansons relativement concises et dans atmosphère folk celtique et rock assez familière à ceux qui fréquentent la maison Tull depuis 1967.

Au final, c’est frais, simple et toujours aussi efficace, finement fignolé, enthousiasmant, musicalement magnifique. Même si c’est du déjà entendu, on ne résistera pas au plaisir de craquer une énième fois pour ce style incomparable, de renouer avec un son et un univers qui exhale le Tull. Chapeau Mr Anderson, c’est comme ça qu’on vous aime.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Musique gastronomique, 16 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
Le nom de Ian Anderson mériterait d'être dans le dictionnaire à côté de Bach , Mozart, et bien d'autres encore , contemporains ou non. Voilà quelqu'un qui a toujours fait évoluer sa musique et sa technique . A écouter bien plus qu'à entendre ... JL
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5 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Jethro Tull sans l'inspiration, 13 juin 2014
Par 
Laurent Jacquot "Tony Clarkin" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
Ce nouvel album de Ian Anderson n'a de commun avec Jethro Tull que son leader charismatique, puisque la voix et le son en général nous emmène dans un terrain connu.
Par contre, nous sommes bien loin des grandes heures du groupe où les mélodies gorgées de feeling ne quittaient plus l'auditeur.
En ce sens, "Homo erracticus" est bien le digne successeur du déjà fade "Thick as a brick 2", assez honteusement flanqué du nom du groupe d'ailleurs.
Il va même plus loin au niveau de l'ennui provoqué malgré de multiples écoutes, aucun titre ne ressortant du coup en particulier de ce paysage déserté de la moindre inspiration.
De plus, il faut se farcir 15 titres, ce qui est beaucoup trop pour digérer un tel album dont on aurait largement pu en extraire quelques uns.
On peut penser surtout à ce monologue inutile ("Per errationes ad astra"), la chanson d'église ("Meloria sequamur"), le répétitif final ("Cold dead reckoning") ou encore l'assez barbant instrumental ("Tripudium ad bellum") pour ne citer que ceux-là ...
Seuls "After these wars" apporte un semblant d'intérêt, "The engineer" avec son accordéon est un peu moins monotone, et "Doggerland" passe à peu près l'épreuve.
Quant au reste, on tend l'oreille ci-et-là pensant qu'une mélodie intéressante arrivera mais c'est peine perdue ... difficile alors de repenser aux "Crest of a knave", "Catfish rising" ou "Stormwatch" entre autres ....
Tout ça est bien navrant, surtout que Martin Barre effectue une tournée de son côté lui aussi en jouant les titres du Tull ... et alors l'impression désagréable que tout est fait pour maintenir un peu de rentabilité à l'instar d'une réelle démarche artistique satisfaisante.
"Homo erraticus" est une oeuvre très décevante, de bonnes critiques sont pourtant éditées ... et bien après tout tant mieux pour le compositeur qui nous à tant apporter par le passé.
Deux étoiles ont failli être requises d'ailleurs par respect pour Ian Anderson mais l'intérêt d'une chronique est de communiquer sincèrement son ressenti, il me semble ...

Mes titres préférés : "After these wars".

Note : 6/20
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Homo Erraticus
Homo Erraticus de Ian Anderson (CD - 2014)
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